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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 23:00

 

Saints Pierre et Paul

 

La liturgie donne la préséance à la solennité des saints Pierre et Paul, lorsque celle-ci tombe un dimanche après la Fête-Dieu.

 

Saint Pierre : le prince des apôtres. Saint Paul : l’apôtre des nations.

 

Dans les Actes des Apôtres, il est question d’Hérode. Il ne s’agit pas d’Hérode Ier qui fit massacrer les Saints Innocents à la naissance de Jésus, ni d’Hérode Antipas qui fit décapiter Jean-Baptiste peu avant la mort de Jésus-Christ, mais d’Hérode Agrippa, petit-fils du premier.

 

Hérode Agrippa fait décapiter s.Jacques (le Majeur), premier évêque à Jérusalem, mesure “bien vue des Juifs” qui, on le voit, dix ans environ après le sacrifice de Jésus, s’obstinent dans leur aveuglement. Mais pas tous : un témoignage de Clément d’Alexandrie (IIe siècle) raconte que le gardien de Jacques fut saisi de son courage et lui demanda pardon, et Jacques de lui répondre “La paix soit avec toi”, en l’embrassant. C’est ce même Jacques qui selon certaines traditions concordantes, aurait eu le temps d’évangéliser l’Espagne avant de revenir en Palestine et serait ainsi à l’origine du pèlerinage de Compostelle.

 

Ajoutant à sa perfidie, Hérode s’en prend maintenant à s.Pierre, car ce dernier est encore à Jérusalem (nous sommes dans les premières années 40) et le fait enfermer. Mais l’heure de Dieu n’est pas arrivée et tandis que “l’Eglise priait pour (Pierre) devant Dieu avec insistance”, le chef de l’Eglise est miraculeusement délivré et rendu à la communauté. Saint Pierre sera encore à Jérusalem vers 49-50, au moment du premier concile et successivement installera son ministère à Rome, où il sera martyrisé vers 64 ou 67. On le sait, c’est lui qui demanda à être crucifié la tête en bas, trop humble pour oser recevoir la même mort que son Maître.

 

Saint Paul, l’apôtre des Nations, voyagea beaucoup, depuis sa conversion à Damas ; toute l’Asie mineure (l’actuelle Turquie) reçut la Bonne Nouvelle de sa bouche, puis la Grèce, puis probablement aussi l’Espagne et le sud de la Gaule, avant qu’il rejoigne la communauté romaine, où il sera à son tour décapité (67). Sa deuxième épître à Timothée, brève, intense, est comme son testament ; il y apparaît lucide, très fatigué, il sait qu’il va au-devant du martyre, et montre sa compréhensible affliction pour ceux qui l’ont abandonné, mais il reste plein de confiance envers Dieu. Malgré toutes ses peines, il chante à Dieu : A lui la gloire pour les siècles des siècles.

 

On lira avec attention ces expressions de Paul : Je me suis bien battu, j’ai tenu jusqu’au bout de la course, je suis resté fidèle, je n’ai plus qu’à recevoir la récompense du vainqueur. Paul ne se vante pas de lui-même, il ne se dit pas à l’abri de quelque faute, de quelque erreur ; simplement, il a tout fait pour rester fidèle à l’appel de Dieu. En cela réside la sainteté : être fidèle quoi qu’il arrive, persévérer malgré tous les obstacles, continuer la marche malgré toutes nos chutes, fidèles à notre divin Maître qui, sur le chemin du Calvaire, se relevait après chaque chute pour grimper jusqu’au bout de la montée : montée vers la mort, mais vers la résurrection surtout.

 

C’est cette confiance totale que chante le psaume 33 : Je bénirai le Seigneur en tout temps… Je cherche le Seigneur, il me répond… Le Seigneur (me) sauve de toutes (mes) angoisses… Le Seigneur est bon ; heureux qui trouve en lui son refuge.

 

En 1967-1968, le pape Paul VI avait proclamé l’Année de la Foi, pour célébrer le dix-neuvième centenaire du martyre des saints Pierre et Paul. L’année 2008 fut à son tour célébrée en l’honneur de saint Paul, pour le deuxième millénaire de la naissance de l’Apôtre. A cette occasion, les chrétiens étaient invités à s’associer aux célébrations romaines, particulièrement en la basilique “Saint-Paul-hors-les-murs”, construite non loin du lieu où saint Paul fut décapité : la petite église qui y avait été construite abrite les “Trois Fontaines” qui auraient jailli là où retomba sa tête.

 

Que demanderons-nous à Dieu, par l’intercession de saint Paul ? Des grâces; beaucoup de grâces ; en tout premier lieu la grâce de la fidélité : la Nouvelle Evangélisation a besoin de chacun de nous, où qu’il soit et quoi qu’il fasse ; notre devoir de chrétiens fidèles est de consacrer toutes nos actions, toutes nos prières, tous nos efforts, pour être fidèles à notre vocation, pour être, ou devenir, ou re-devenir des “pierres vivantes” de l’Eglise, du Corps Mystique de Jésus-Christ, dont nous sommes les membres ; en second lieu, nous demanderons aussi de nous garder dans le droit chemin de la Vérité, à lui qui est le Docteur des Nations, gardien de la Doctrine qu’il a si savamment exposée et enseignée.

 

Saint-Pierre, chef des apôtres, garde-nous dans la foi en Jésus, Fils de Dieu, mort et ressuscité.

 

Saint-Paul, apôtre des nations, aide-nous à être fidèles dans l’apostolat quotidien, jusqu’à la mort. 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 23:00

 

Saint Jean-Baptiste

 

 

La naissance de saint Jean Baptiste est un événement que l'Eglise fête comme une solennité : lorsque celle-ci tombe un dimanche "ordinaire" après la Fête-Dieu, on la célèbre de préférence au dimanche (c'était le cas en 2007). 

 

Jean Baptiste est le seul Saint, à part Marie, dont l'Eglise fête et la naissance et la mort, celle-ci le 29 août. Il tient en effet un rôle très important dans l'Histoire du Salut, car sa vie et son message sont intimement liés à ceux du Christ. 

 

L'Eglise fête cette naissance le 24 juin, juste trois mois après l'Annonciation, quand l'Ange avait annoncé à Marie que Elisabeth en était "à son sixième mois", et Jésus naîtra six mois après, le 25 décembre. Rappelons aussi que la fête de la Visitation a été ramenée au 31 mai, pour être fêtée justement entre l'Annonciation et la naissance de Jean.

 

Comme celle de Jésus, la naissance de Jean tient du miracle. La particularité des parents de Jean est qu'ils sont âgés, ils étaient tristes, voire mortifiés (Luc 1,25) de n'avoir point d'enfants. Cette situation reflète la "vieillesse" de l'Ancien Testament qui ne pouvait plus produire de fruit, et qui attendait ardemment la "nouveauté" du Sauveur.

Marie avait posé une question à l'Ange : "Comment cela adviendra-t-il ?", un peu dans le sens de : Je suis toute disponible, mais comment faire ? ; Zacharie aussi a posé une question, mais avec doute : Ma femme et moi, on est trop vieux, c'est impossible ! Marie s'ouvre totalement à Dieu, elle qui dira à Cana : "Tout ce qu'il vous dira, faites-le". Zacharie est plus rationnel, et son petit raisonnement l'empêche de s'ouvrir à la lumière divine.  Là aussi, il figure le "vieux" Testament qui ne peut plus parler, dont l'enseignement est muet, dans l'attente du Verbe.

 

Comme l'avait dit l'ange, l'enfant fut rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère (Luc 1,15) : il tressaillira en effet en la présence de Marie, inspirant à sa mère ces mots que nous répétons chaque jour : "Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de ton sein est béni" (Luc 1,42).

 

Grande joie à la naissance de Jean ! Zacharie retrouve la parole : par ce signe Dieu montrait que Jean était né pour annoncer la venue du Verbe. Cet enfant reçoit un nom "nouveau", que personne ne portait dans sa famille.

 

L'Evangile est très sobre sur l'enfance de Jean. "Il demeura dans les solitudes" (Luc 1,80) ; il se prépare à sa mission dans le silence du désert, comme Jésus avant sa vie publique, mais peut-être bien que Zacharie et Elisabeth cachèrent très tôt leur enfant, sinon il aurait été rejoint par la fureur d'Hérode lors du massacre des saints Innocents.

 

Jean, ensuite, a prêché, invité à la conversion, s'efforçant de "secouer" la foule : "Produisez donc des fruits dignes du repentir" (Luc 3,8) ; "Celui qui a deux tuniques, qu'il partage avec celui qui n'en a pas, et celui qui a de quoi manger, de même" (Luc 3,11) ; "N'exigez rien au-delà de ce qui vous est fixé" (ibid, v.13) ; "Ne molestez personne… contentez-vous de votre solde" (ibid, v.14).

 

Préfigurant le Christ et la vie consacrée, Jean a vécu dans le don total de sa personne à Dieu, dans la chasteté parfaite, chose exceptionnelle à cette époque. Et son message annonçait celui que Jésus allait proclamer : conversion, générosité, miséricorde, pauvreté joyeuse, humilité.

 

Comme il était humble, Jean ! Il aurait très bien pu céder à quelque sentiment de vanité en voyant toute la foule qui l'écoutait, mais il resta très effacé : "Je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales (Luc 3,16)".

 

Jean a fait plus encore. Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle "Précurseur", au sens propre de "qui court devant (pour annoncer)" : il a voulu témoigner jusqu'au bout de la Vérité, sans craindre d'élever des reproches à Hérode pour sa conduite ; il versa son sang pour la Vérité.

 

Charnière entre l'Ancien Testament et le Nouveau, dernier des prophètes et premier témoin du Christ, Jean a été le premier à dire : "Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde" ; on pourrait dire ainsi qu'il fut le premier prêtre de la nouvelle Alliance, non pas sacramentellement, mais par son message, son exemple, son attitude, en un mot par toute sa vie.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 23:00

 

Cœur Immaculé de Marie

 

 

 

Le Christ avait un jour lancé cet appel (Lc 12:49) : C’est un feu que je suis venu répandre sur terre, et quelle est ma volonté ? S’il avait déjà été allumé ! (1) 

Quel cœur humain a-t-il plus été embrasé d’amour que celui de la Mère de Jésus, Marie Immaculée ?

 

Si l’on peut dire que l’appel de Jésus-Christ était une invitation à l’Amour, on peut dire en même temps que Marie est celle qui répondit le mieux et le plus complètement à cet Amour, par son adhésion totale, inconditionnelle, à l’appel de son Fils.

 

Nous fêtions hier la fête du Cœur Sacré et nous écoutions son appel. Nous fêtons aujourd’hui la réponse à cet appel, la réponse la plus sainte, la plus pure, la plus aimante, celle du Cœur Immaculé de Marie.

 

Le Cœur immaculé de Marie, symbole de sainteté, d’amour de Dieu et du Christ, de bonté envers les hommes sauvés par le divin Sacrifice, nous aidera à nous modeler sur le Cœur de Jésus.

 

La lecture de cette fête nous fait chanter avec Marie la joie qu’Isaïe exprimait pour le peuple d’Israël revenu à son Seigneur. Le nouvel Israël est l’épouse mystique et pure de Dieu ; c’est toute l’Eglise qui est annoncée ici, l’Epouse de l’Agneau, comme Marie est l’épouse mystique de l’Esprit Saint, par Lequel elle enfanta Jésus.

 

Le chant de méditation est le cantique d’Anne, la mère du petit Samuel, qui rend grâce à Dieu pour le don de la maternité. C’est de ce chant, bien connu de Marie, que celle-ci s’inspira lorsqu’elle improvisa son Magnificat.

 

L’évangile de l’Enfant-Jésus retrouvé au Temple a été lu au lendemain de Noël, lors de la fête de la Sainte Famille (année C). Cet épisode douloureux pour les parents de Jésus s’achève par cette remarque de l’évangéliste Luc : Sa mère conservait toutes (ses) paroles dans son cœur (Lc 2:40).

 

Comme il avait déjà été bien éprouvé, ce cœur de Marie ! La naissance dans l’étable froide, la fuite en Égypte, et maintenant trois jours d’angoisse avant de retrouver son Fils ! Quelle maman aurait conservé la paix de l’âme dans ces épreuves ? 

 

Or, voilà la sainteté de Marie : elle accepte généreusement les épreuves, sans se plaindre, sans se départir de sa mission. Elle est fidèle. Marie a répondu Fiat au moment de l’annonciation ; ce Fiat continue dans les épreuves, dans l’accompagnement de Jésus sur sa route, jusqu’au Golgotha.

 

Autrefois, cette fête du Cœur Immaculé de Marie avait été mise au jour octave de l’Assomption, au moment où Marie se trouvait pleinement unie au Christ glorifié. Mais cette fête a trouvé sa juste place maintenant au lendemain de la fête du Sacré-Cœur, en signe de la réponse totale de Marie à son Fils divin.

 

Avec Marie, répondons généreusement à l’appel de Jésus, et n’hésitons pas à nous accrocher à Elle pour être conduits plus sûrement à la Vérité et à la Sainteté. 

 

(1)  D’après le texte de la Nova Vulgata, éditions 1979-1986.

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3 juillet 15 3 03 /07 /juillet /15 23:00

Giovanni Becchetti

1350-1420

 

Voir la notice Pietro et Giovanni Becchetti

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3 juillet 15 3 03 /07 /juillet /15 23:00

Pietro et Giovanni Becchetti

1340-1421 et 1350-1420

 

Pietro et Giovanni Becchetti étaient cousins, appartenant à un rameau italien de la famille anglaise de s.Thomas Becket (v. 29 décembre), installée à Fabriano (Italie).

 

Pietro était né en 1340. Entré dès l’adolescence chez les Augustins, il s’y distingua par la sainteté de sa vie.

Après ses études à Padoue et après avoir reçu le doctorat à Pérouse, il se mit à prêcher avec enthousiasme.

En 1388, il fut nommé Visiteur pour le couvent de Rimini ; en 1389, Lecteur pour celui de Tolentino, et en 1391 pour celui de Venise.

En 1393, il fit le pèlerinage à Jérusalem. A son retour, il construisit avec son cousin un oratoire dédié au Saint-Sépulcre. Ensuite, il «disparaît» des annales ; seule, une lettre du Père général adressée à lui en 1421, laisse supposer qu’il était probablement encore en vie.

Il serait mort cette même année 1421.

Un miracle retentissant se produisit devant son tombeau lorsqu’un homme, poursuivi par son ennemi et mortellement frappé, se releva avec seulement un blessure superficielle à la tête.

 

Giovanni était né en 1350.

Il entra lui aussi au monastère des Augustins de Fabriano, où il fut remarqué pour son goût de la prière, de l’étude de l’Ecriture et de la Théologie.

Il connaissait à fond Platon et Aristote et fut surnommé par ses Confrères Aristotélicien ou Platonicien. Il composa un traité où il essayait de concilier les idées de Platon avec l’Ecriture.

Bachelier en théologie, il enseigna à Rimini en 1385 et, la même année, fut envoyé à Oxford, dont il revint auréolé du titre de Maître en Théologie. Il y fut également professeur pendant deux années, combattant par les idées mais aussi par la prière, les idées controversées de Wiclef.

En 1391, il était directeur des études à Pérouse. Il le fut peut-être aussi à Bologne.

Il accompagna probablement aussi son cousin Pietro dans son pèlerinage à Jérusalem.

En 1420, il était recteur à Fabriano, mais les documents de la période postérieure à cette date ont disparu.

On croit qu’il mourut en 1420.

 

 

Proches par le sang, les deux cousins furent encore plus proches dans l’amour de Dieu et dans le sacerdoce. Une même urne contient leurs reliques à Fabriano. Quand on voulut reconnaître leurs corps, à l’ouverture de la tombe, des roses blanches apparurent sur la branche d’aubépine qu’on y avait déposée au 15e siècle ; on en déduisit que les épines de leurs mortifications avaient produit les roses célestes. Ils furent honorés ensemble d’un culte, approuvé en 1835.

Ces deux Bienheureux sont maintenant commémorés ensemble le 2 juillet au Martyrologe.

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