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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 16:52

Servulus de Rome
6. siècle

Servulus («le petit esclave») était paralytique, probablement de naissance.
Il vivait à Rome avec sa mère et son frère, qui l’assistaient à tout moment.
On le déposait sous le portique de la basilique Saint-Clément, où il sollicitait la générosité des fidèles. Mais les aumônes qu’il recevait, il les repassait à plus pauvres que lui.
Il ne savait pas lire, mais s’était procuré des manuscrits de la Sainte Ecriture, qu’il se faisait lire par les bonnes personnes qui prenaient un peu de temps avec lui. Il finit par connaître très bien l’Ecriture.
L’offrande à Dieu de ses souffrances, était sa prière constante.
Servulus sentit arriver sa dernière heure. Il pria ceux qu’il put de l’aider à se maintenir sur ses jambes pour chanter la bonté divine ; il invita ses assistants à s’associer à son chant.
A un moment donné, il leur imposa le silence : Vous n’entendez pas toutes ces voix qui viennent du ciel ? Evidemment, personne n’entendait, mais Servulus était ravi, et mourut en cet état.
Ces détails nous viennent du pape Grégoire le Grand (v. 3 sept.), dont Servulus était contemporain.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Servulus de Rome au 23 décembre.

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 11:35

Cheremon de Nilopolis
† 250

Cheremon était le vieil évêque de Nilopolis (ou Delas, non loin de Memphis, Egypte).
L’évêque Denys d’Alexandrie (v. 8 avril) conclut sa chronique de la persécution de Dèce en mentionnant précisément ce Cheremon : 
Cheremon était très vieux et évêque de la ville appelée Nilopolis. S’étant enfui dans la montagne d’Arabie avec sa compagne, il n’est pas revenu et jamais les frères bien qu’ils aient beaucoup cherché n’ont pu voir ni eux, ni leurs cadavres.
Beaucoup, dans la même montagne d’Arabie, furent réduits en esclavage par les barbares Sarrasins ; certains ont été rachetés à grand-peine, avec beaucoup d’argent, les autres jusqu’à présent ne le sont pas encore.

De ce témoignage on ne peut tirer que des hypothèses. Cheremon était-il marié ? ou vivait-il avec cette compagne comme frère et sœur ? Mourut-il d’épuisement, de froid, de faim, ou dévoré par les bêtes ?
Une certitude : il est considéré comme Martyr, et beaucoup d’autres moururent dans les mêmes conditions atroces.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Cheremon de Nilopolis au 22 décembre.

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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 10:35

Themistocles de Myre
† 251

Il n’y a pas que s.Nicolas qui illustra la ville de Myre (Lycie, actuelle Turquie d’Asie SW).
Themistocles était un simple berger des environs de Myre.
Le gouverneur Asclépios envoya des hommes à la recherche d’un certain Dioscoride, chrétien notoire de la ville. Les soldats passèrent près du troupeau de Themistocles et lui demandèrent s’il ne l’avait pas vu passer. Or Dioscoride venait de trouver refuge dans la cabane de Themistocles.
Ce dernier demanda tout simplement aux soldats d’épargner la vie du «fugitif», mais les soldats menacèrent de l’emmener, lui, à la place de Dioscoride, s’il ne le leur livrait pas. Themistocles se laissa arrêter. On remarquera au passage que les soldats ne se permettaient pas de forcer la porte de la cabane du berger.
Conduit devant Asclepios, Themistocles refusa d’indiquer la cachette de Dioscoride, et ajouta une petite prédication de son cru, rappelant que les dieux païens avaient des mœurs tout-à-fait honteuses et condamnables.
Le gouverneur le fit flageller sur le ventre jusqu’à ce que ses entrailles fussent mises à nu, puis le fit suspendre à un poteau pour qu’il fût déchiré par des peignes de fer - de ceux qu’on utilise pour carder la laine -, finalement il fut traîné dans les épines, où il expira bientôt.
Ce devait être en 251.
Sur la tombe de Themistocles, son bâton de berger prit racine et donna un merveilleux amandier.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Themistocles de Myre au 21 décembre.

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 21:32

Leopoldina Naudet
1773-1834

Née d’un père français et d’une mère autrichienne, Leopoldina fut une religieuse italienne.
Leopoldina naquit le 31 mai 1773 à Florence, où son père, Joseph - il était originaire de Soissons - occupait une haute charge à la cour du grand-duc, Pietro Leopoldo de Habsburg. Celui-ci fut le parrain de la petite fille, à laquelle il donna son nom. Leopoldina avait une petite sœur, Luisa.
En 1776, la maman, Susanna von Arnth, autrichienne, mourut.  Deux ans plus tard, les deux sœurs furent placées chez les Religieuses de Saint-Joseph à Florence. Leopoldina reçut la Confirmation à huit ans, la Première communion à neuf ans, ce qui était précoce pour l’époque.
Leopoldina allait grandir ainsi en voyageant en Italie, en France, en Autriche.
En 1783, le grand-duc favorisa un voyage de Joseph Naudet à Soissons avec ses filles, pour leur permettre de poursuivre leurs études et compléter leur culture. Les petites filles furent donc reçues chez les Sœurs de Notre-Dame de Soissons. Avec leur père, elles visitèrent Paris, les églises, les musées.
En 1787, mourut à son tour Joseph Naudet à Florence et les deux adolescentes revinrent en Italie. Elles devinrent préceptrices des enfants du grand-duc ; quand celui-ci devint empereur d’Autriche, elles le suivirent à Vienne.
En 1792, à la mort de l’empereur Leopold, Leopoldina devint la dame de compagnie de l’archiduchesse Maria Anna, qui résidait à Prague.
C’est dans ce contexte qu’elle rencontra Niccoló Paccanari, qui lui suggéra la fondation d’une congrégation enseignante, les Bien-aimées de Jésus. Encouragées par le pape Pie VII, elles ouvrirent même des maisons en Angleterre et en France. 
A ce moment-là, le groupe des Françaises se détacha et, avec Madeleine-Sophie Barat (v. 25 mai), constitua la Société du Sacré-Cœur.
De son côté, Leopoldina tenta de reprendre l’expérience à Vérone (Italie N), où elle collabora avec une autre Sainte, Maddalena de Canossa (v. 10 avril), fondatrice des Filles de la Charité. Maddalena eut une grande estime pour Leopoldina au point qu’elle la nomma supérieure de son propre groupe. 
Mais la vocation de Leopoldina était autre : son expérience à la cour l’avait convaincue qu’il fallait former les filles de grande famille à une vie plus chrétienne, plus soucieuse des classes inférieures. Conseillée par s.Gaspare Bertoni (v. 12 juin), elle fonda en 1816, les Sœurs de la Sainte Famille, pour l’éducation des jeunes filles de bonne famille.
L’approbation gouvernementale, ainsi que la pontificale, furent données la même année, en 1833. Leopoldina n’en voulait pas davantage. Dans sa joie, elle affirmait que Dieu n’attendait plus rien d’elle. Peu après, elle fut en effet prise de fortes fièvres et s’éteignit à Vérone le 17 août 1834.
Elle a été béatifiée en 2017. Le miracle approuvé pour cela, fut la guérison inexplicable et totale d’un enfant frappé de méninginte purulente, pour lequel fut invoquée Leopoldina.
Les Sœurs de la Sainte Famille ont ouvert des maisons au Brésil, au Mozambique, aux Philippines.
Leopoldina Naudet sera commémorée le 17 août dans le Martyrologe Romain.

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 09:57

Liberalis de Rome
3. siècle ?

Liberalis aurait été consul.
Il fut martyrisé à Rome.
On a retrouvé sa tombe sur la voie Salaria de Rome, mais l’inscription en vers qui la décorait n’est plus lisible.
Il n’a pas été possible de déterminer la période de sa vie et de son martyre.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Liberalis de Rome au 20 décembre.

 

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 09:57

Philogonios d’Antioche de Syrie
† 324

Philogonioios était avocat à Antioche (auj. Antakya).
Il était marié et avait une fille.
S.Jean Chrysostome raconte qu’il menait une vie si chaste et si pure, ses vertus brillaient d’un si vif éclat que, de suite, on le trouva digne de cette grande charge : on le nomma évêque d’Antioche, il en était le vingt-deuxième titulaire (319).
C’était au lendemain des persécutions, Constantin ayant accordé la liberté de culte aux Chrétiens. Mais c’était le début de la douloureuse crise arienne. Dans sa ténacité, Arius traitait Philogone d’hérétique.
Malheureusement, l’empereur d’Orient, Licinius, n’eut pas la largeur d’esprit de Constantin en Occident, et chercha à affaiblir l’Eglise de multiples façons. Philogonius sut résister fermement à ces manœuvres et protégea son peuple de l’infection hérétique.
S.Athanase d’Alexandrie (v. 2 mai) était en correspondance avec lui.
Philogonius mourut le 20 décembre 324
Le Martyrologe Romain mentionne saint Philogonios d’Antioche de Syrie au 20 décembre.

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 09:14

Gabriel Olivares Roda
1888-1936

il naquit le 10 mars 1888 à Baza (Grenade, Espagne S) et fut baptisé dix jours plus tard.
En 1903, le 15 août, il reçut l’habit franciscain et fit la première profession l’année suivante, la solennelle en 1907.
En 1912, il fut ordonné prêtre.
Son apostolat se déroula en diverses localités : Cartagena, Cehegín, Almería en 1936.
Il avait une dévotion toute particulière pour la Sainte Vierge, qu’il vénérait sous le vocable de Notre-Dame de Guadalupe (patronne d’Extrémadoure) et de Notre-Dame des Merveilles (patronne de Cehegín). Il composa un livret de dévotion qu’il intitula Souviens-toi de ta Mère.
A cet enthousiasme marial se joignait une réserve personnelle, nourrie d’une vie austère et prudente, qui le faisaient estimer pour ses conseils judicieux.
Au moment de la guerre civile de 1936, il vint demander l’hospitalité à un ami, avec d’autres confrères qui avaient été expulsés de leur couvent ; mais il préféra quitter rapidement cette maison pour ne pas attirer d’ennuis à la famille. Il rejoignit Arboleas, où le maire lui fit savoir de partir de là le plus rapidement possible, et arriva à Huércal-Overa.
Là, le 25 juillet, il fut dénoncé et arrêté ; le chef communiste le poussa à coups de crosse de fusil jusqu’à la prison d’Almería. Son voisin se souvint que durant cette nuit, le pauvre père Gabriel souffrait beaucoup des coups qu’il avait reçus la veille. 
Le 19 décembre, on l’envoya de là avec une trentaine d’autres prisonniers au Campo de Viator, où on les fit travailler dans de dures conditions. Lorsqu’un prisonnier était malade, on le transportait à l’«infirmerie» - et on l’assassinait. C’est ce qui se passa pour le p. Gabriel qui, victime de l’asthme, ne pouvait aller au travail ; il fut écarté et abattu, le 20 décembre 1936.
Ses propres assassins racontèrent qu’il disait alors : Pardonne-leur…
Il a été béatifié en 2017.
Gabriel Olivares Roda sera commémoré le 20 décembre dans le Martyrologe Romain.

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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 22:28

Gregorius d’Auxerre
449-533

Il fut le douzième évêque d’Auxerre, de 511 à 533 (ou de 516 à 528 ?), soit pendant douze ans.
Il s’éteignit en 533, âgé de quatre-vingt quatre ans.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Gregorius d’Auxerre au 19 décembre.

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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 13:57

Giuseppe Migliavacca
1849-1909

Giuseppe naquit le 13 juin 1849 à Trigolo (Crémone, Italie N).
En 1874, il fut ordonné prêtre.
En 1888, il entra dans la Compagnie de Jésus.
Il fut confesseur, prédicateur de retraites, animateur spirituel dans les collèges, directeur spirituel de communautés religieuses.
C’est dans ce cadre qu’un groupe de jeunes filles se forma autour du père Migliavacca, et qui devint en 1893 l’Institut des Sœurs de Marie Consolatrice ; leur mission serait l’enseignement et la formation de la jeunesse des milieux défavorisés, la prise en charge des orphelins et le catéchisme. Plusieurs maisons s’ouvriront à Turin, Milan, Bergame.
En 1903, le père Migliavacca quitta l’Ordre des Jésuites et entra chez les Frères Mineurs Capucins. Il y fit profession religieuse sous le nom d’Arsenio de Trigolo.
Désormais, il s’occupera de prêcher, de confesser et d’accompagner prêtres et séminaristes.
Le père Arsenio mourut à Bergame le 10 décembre 1909, jour où il sera inscrit au Martyrologe.
Arsenio de Trigolo a été béatifié en 2017.

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 22:08

Miggo, Sanames et Lucitas d’Afrique
2. siècle

Lire la notice Namphamo, Miggo, Sanames et Lucitas d’Afrique

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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