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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 20:38

Victoricus et Fuscianus d’Amiens
3. siècle

Victoricus et Fuscianus auraient accompagné s.Denys (v. 3 octobre) en Gaule et auraient évangélisé le nord de la France. On a le droit de supposer qu’ils étaient prêtres.
Le préfet (peut-être légendaire) Rictiovarus les fit arrêter et conduire à Amiens, où ils furent torturés : l’ancien Martyrologe racontait qu’on leur enfila des tringles dans le nez et les oreilles, qu’on leur perça les tempes avec des clous brûlants, qu’on leur arracha les yeux et qu’on cribla leurs corps de flèches. Après quoi, ils furent décapités.
Cela pourrait avoir eu lieu vers 287 sous Maximien.
S.Fuscianus a donné son nom au monastère, puis à la ville de Saint-Fuscien (Somme).
Le Martyrologe Romain mentionne saints Victoricus et Fuscianus d’Amiens au 11 décembre.

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 20:38

Sabinus de Plaisance
330-420

Sabiinus était né à Milan vers 330 et appartenait au clergé de cette ville ; il était connu pour sa formation théologique solide et sa fidélité à l’Eglise.
En 372, quand il n’était encore que diacre, il fut envoyé par le pape Damase (v. 10 déc.) en Orient, dans la ville d’Antioche, pour y exhorter la population et le clergé à rester fidèles à la foi orthodoxe romaine, contre les innovations et les dangers de la doctrine arienne. Au retour, il était porteur d’une lettre de s.Basile (v. 2 janv.) adressée à l’épiscopat occidental d’Italie et de Gaule.
Il ne tarda pas à être ordonné prêtre, s’il est vrai que son épiscopat commença dès 375. Il était le deuxième évêque de Plaisance.
En 381 et 390, il participa aux conciles d’Aquilée et de Milan.
On connaît plusieurs lettres que lui écrivit s.Ambroise (v. 7 déc.), par lesquelles on se rend compte de la grande amitié qui les liait. C’est ainsi qu’on apprend que s.Ambroise lui envoya des traités, sur lesquels il lui demande son avis ; ou aussi que s.Paulinus de Nole, avec son épouse, a vendu ses biens pour les distribuer aux pauvres (v. 22 juin).
On raconte que, lors d’une menaçante inondation du Pô, Sabinus aurait rédigé une «menace» au fleuve, lui intimant l’ordre de ne plus détruire les cultures et les habitations ; il aurait jeté dans l’eau cet ordre, auquel le Pô aurait désormais obéi.
Sabinus mourut en 420, nonagénaire, après un épiscopat de quarante-cinq ans.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Sabinus de Plaisance au 11 décembre.

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 20:37

Daniel Stylite
409-493

Il naquit près de Samosate, Syrie, auj. Samsat, Turquie SE).
Sa mère, longtemps stérile, l’obtint à force de prier et vint l’offrir à l’higoumène (supérieur) du monastère voisin quand il eut cinq ans. C’est ce moine qui lui donna le nom de Daniel.
A douze ans (422), Daniel reçut l’habit monastique dans un autre monastère. Souhaitant connaître Siméon le Stylite sur sa colonne (v. 27 juil.), il put venir en Syrie avec son supérieur : on disposa une échelle pour permettre au jeune garçon de monter sur la colonne de Siméon, qui lui donna sa bénédiction.
Daniel devint à son tour higoumène ; mais toujours attiré par la sainteté de Siméon, il se fit remplacer au monastère et s’en vint trouver Siméon ; il pensait aller jusqu’à Jérusalem, lorsqu’un mystérieux vieillard lui suggéra de se rendre plutôt à Constantinople. Daniel s’installa dans un oratoire Saint-Michel ; il chassa une troupe de démons qui infestaient l’endroit, il guérit l’archevêque qui était malade, et beaucoup de personnes - pieuses ou curieuses - voulurent le voir. Cette vie dura neuf années.
En 460, Daniel apprit dans une extase la mort de Siméon le Stylite ; peu après, un moine nommé Sergios vint lui apporter la tunique de Siméon. Daniel se fit alors construire une colonne.
Le propriétaire du terrain sa fâcha contre Daniel : une grêle détruisit sa vigne, si bien que le propriétaire, se ravisant, proposa à Daniel de lui construire une colonne plus vaste. De partout on recourait à la prière de Daniel : un possédé fut délivré, un consul fut guéri, l’empereur obtint un fils héritier.
Le patriarche Gennadios vint en personne ordonner prêtre Daniel. L’empereur Léon 1er venait volontiers le consulter pour les décisions à prendre ; le bruit courut que le Vandale Genséric allait attaquer Alexandrie d’Egypte : Daniel persuada l’empereur et la population qu’il n’en serait rien.
L’empereur construisit près de la colonne un monastère.
Le nouvel empereur, Zenon, fut un moment détrôné par un usurpateur nommé Basilisque ; à la prière de Daniel, la tour du palais s’écroula : Basilisque se soumit et rendit bientôt le trône à Zenon.
Daniel opéra de nombreux miracles ; souvent, il répondait par écrit et sa réponse, déposée sur le malade, apportait la guérison.
Un hiver, le vent emporta la tunique de Daniel : il resta nu sous la neige. On le réanima par des frictions d’eau chaude ; Daniel était resté en extase, il voyait Siméon. Après cet épisode, l’empereur fit construire un toiton en métal au-dessus de la colonne.
Sept jours avant sa mort, Daniel réunit les moines. La nuit du 10 au 11 décembre 493, il célébra encore les Saints Mystères et donna la communion à tous les moines. Il mourut le 11 dcembre, âgé de plus de quatre-vingt quatre ans. Il était resté trente-trois ans sur sa colonne.
A ce moment-là, un possédé fut délivré ; l’archevêque put monter vénérer la dépouille de Daniel, au moyen d’un escalier en spirale qu’on éleva pour lui ; il y eut tant de monde pour voir une fois encore le Stylite, que l’échaffaudage s’écroula, mais sans faire de victimes.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Daniel Stylite au 11 décembre.

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 10:38

Maurus de Rome
? 3. siècle

On a supprimé du 3 décembre la mention d’un Claudius, tribun, avec son épouse Hilaria et leurs deux fils Iason et Maurus, par manque de témoignages solides.
Mais Maurus est validement attesté par une inscription de s.Damase (v. 11 déc.).
Le saint pape décrit Maurus comme un insons puer, un enfant innocent. Celui-ci aurait bravé les tourments qu’on lui faisait subir pour renier le Christ, et mourut, peut-être décapité.
Ce pouvait être au troisième siècle, ou au début du quatrième.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Maurus de Rome au 10 décembre.


 

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 10:38

Gemellus d’Ancyre
362

Ce Martyr serait mort à Ancyre (auj. Ankara, Turquie) en ou vers 362.
Après bien des tortures, il aurait été crucifié.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Gemellus d’Ancyre au 10 décembre

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 09:40

Syrus de Pavie
1. ou 4. siècle

Il est assez difficile de situer Syrus, à cause de l’incohérence des sources.
Syrus aurait été cet enfant qui, dans l’Evangile, se trouvait non loin de Jésus avec son panier de cinq pains et deux poissons (cf. Jn 6:9). Il est vrai que Syrus signifie «syrien», et l’enfant dont parle l’Evangéliste pouvait être syrien, mais il ne le nomme pas.
Ensuite, toujours d’après la tradition, Syrus aurait suivi à Rome s.Pierre et aurait été envoyé par ce dernier dans la région de Pavie, dont il fut alors le premier évêque, mais propageant l’Evangile dans tout le nord de l’Italie, à Vérone, Brescia, Tortona, Asti Lodi, Plaisance, Parme et bien sûr Milan. Les fauteurs de cette tradition pouvaient ainsi revendiquer l’antériorité de Pavie sur Milan.
Mais une autre tradition fait de Syrus un disciple de s.Hermagoras (v. 12 juillet), lui-même disciple de l’évangéliste s.Marc et premier évêque d’Aquilée.
Ces deux traditions pourraient à la rigueur coïncider, mais le problème est que le deuxième successeur de Syrus, Inventius, n’est attesté qu’en fin de quatrième siècle, ce qui peut faire naître plusieurs hypothèses. Soit les deux premiers évêques de Pavie, Syrus et Pompeius, vécurent plus de cent-cinquante ans ; soit il y a eu deux personnages de même nom mais à deux périodes bien distinctes ; soit Syrus fut effectivement évêque de Pavie au premier siècle, puis le diocèse aurait connu une vacance de plus de deux siècles ; soit encore on a perdu la trace des évêques de Pavie durant les deuxième et troisième siècles ; soit Syrus n’est simplement pas du premier siècle et aurait été évêque au début du quatrième siècle environ : c’est l’hypothèse la plus probable envisagée aujourd’hui.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Syrus de Pavie au 9 décembre.

 

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 09:40

Leocadia de Tolède
† 305

D’après la tradition, le préfet Publius Dacianus, gouverneur de la Betica (Espagne S) voulut appliquer dans toute sa rigueur le décret émis par l’empereur Dioclétien pour éliminer les Chrétiens.
A peine arrivé à Tolède, Dacianus se fit amener la vierge Leocadia dans l’espoir de la faire apostasier sous la torture. N’y réussissant pas, il la fit mettre aux fers dans un cachot obscur, où on lui raconterait dans quels tourments on avait précédemment torturés d’autres Martyrs, tels Eulalia de Merida, Vicente de Talavera (v. 10 déc. et 28 oct.).
Fortement impressionnée par les descriptions détaillées qu’on lui exposa, Leocadia mourut d’épuisement dans ce cachot infect. 
La fidélité de Leocadia et sa mort librement acceptée pour l’amour du Christ, l’ont fait considérer comme martyre.
Ce pouvait être en 305.
Plus tard, la même sainte Leocadia apparut à s.Ildefonso (v. 23 jan.) pour lui indiquer l’endroit où se trouvaient ses reliques. S.Ildefonso, en gage de cette apparition, tailla un morceau du voile de la Sainte, que l’on conserve toujours à Tolède.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Leocadia de Tolède au 9 décembre.

 

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 09:39

Gorgonia de Nazianze
330-370

Gorgonia était la sœur aînée de s.Grégoire de Nazianze (v. 25 jan.). C’est de ce dernier que nous connaissons les détails qui suivent.
Elle naquit vers 330, de Gregorios et Nonna (v. 5 août). Gorgonia et Grégoire eurent aussi un frère, Cæsarios (v. 25 fév.). On le voit, ces trois frères et sœur sont tous mentionnés dans le Martyrologe.
De son mariage avec Alypios, qui était d’Iconium, Gorgonia eut trois filles.
On croit pouvoir déduire du texte de Grégoire, que sa sœur ne reçut le baptême que sur le tard de sa vie, mais Gorgonia fut toute sa vie une amante de la Vérité et une fidèle servante de l’Eglise.
Grégoire nous raconte comment sa sœur, victime d’un grave accident de «voiture», fut assez gravement blessée, mais refusa, par pudeur, de montrer ses plaies au médecin.
Durant une de ses dernières maladies, Gorgonia profita d’une accalmie de son mal pour aller prier devant l’autel : elle se releva guérie.
Au dernier instant, elle murmura encore le verset du psaume 4 : En paix aussitôt je m’endormirai et me reposerai (Ps 4:9).
La mort de cette sainte femme advint vers 370.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Gorgonia de Nazianze au 9 décembre.

 

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 09:39

Cyprianus de Périgueux
6. siècle

Une source trop tradive présente Cyprianus comme originaire d’Auvergne et disciple de l’abbé Salane à Genouillac (Périgueux). 
Une autre source, apparemment contemporaine de Cyprianus ou légèrement postérieure à lui, est l’ouvrage de s.Grégoire de Tours (v. 17 nov.).
Selon ce dernier, Cyprianus fut abbé à Genouillac même.
Parmi ses nombreux miracles, il guérit les mains débiles, remit sur pieds des paralytiques, rendit la vue à des aveugles. Il guérit aussi trois lépreux en les oignant d’huile.
On ne sait au juste quand mourut Cyprianus.
A son tombeau, les malades recouvraient fréquemment la santé.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Cyprianus de Périgueux au 9 décembre.

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 18:40

Eucharius de Trèves
1er ou 3. siècle

Une vieille tradition - qui n’a pas l’agrément des historiens - présente Eucharius comme un envoyé de s.Pierre en Germanie, en même temps que s.Materne (v. 14 septembre).
Materne serait mort près de Strasbourg et aurait été ressuscité par le bâton d’Eucharius. 
Eucharius est toujours considéré comme le premier évêque de Trèves.
Lors d’une épidémie de peste au sixième siècle, il aurait miraculeusement protégé la ville de Trèves, avec s.Materne et s.Nicetius (v. 1er octobre).
Le Martyrologe Romain mentionne saint Eucharius de Trèves au 8 décembre.

 

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