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29e dimanche per annum

 

 

La première lecture, du prophète Isaïe, nous montre que Dieu se sert même de païens pour accomplir Sa volonté. Cyrus II le Grand, au VIe siècle avant Jésus-Christ, n’était pas un Juif, ni un Croyant. Mais ce roi de Perse, qui avait conquis toute l’Asie occidentale, avait des qualités, entre autres une grande tolérance religieuse, permettant par exemple aux Juifs exilés de revenir à Jérusalem.

De ce Païen au cœur noble, Isaïe dit que Dieu l’a consacré, l’a pris par la main ; La parole de Dieu que transmet Isaïe est très précise : c’est Dieu lui-même qui a donné cette puissance à Cyrus pour qu’on sache qu’il n’y a rien en-dehors de (Lui). Les hommes politiques sont ce qu’ils sont, avec leurs défauts et leurs ambitions, leurs orientations plus ou moins avouées, mais derrière ce fin rideau mouvant de l’histoire, le Tout-Puissant se sert de chacun pour exécuter Sa volonté, et c’est dans cette direction que nous devons regarder, pour essayer d’avoir un jugement un peu différent celui de Monsieur Tout-le-Monde.

 

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C’est ainsi que nous pouvons chanter ce magnifique psaume 95 : un chant nouveau, parce que ce n’est ni facile ni fréquent de savoir chanter au Seigneur dans certaines circonstances difficiles de notre vie. 

Mais c’est ainsi, nous devons humblement reconnaître que Dieu gouverne les peuples avec droiture.

 

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Jésus est aujourd’hui assailli par des pharisiens et des hérodiens. Cette situation vaut la peine d’être ici commentée, tant elle a de l’inhabituel.

A l’époque de Jésus, la Palestine est sous occupation romaine. Comme dans toute situation analogue, il y a dans le pays l’autorité officielle (l’envahisseur avec le gouverneur Pilate, qui manipulent le roi Hérode) et l’autorité légitime locale (en Palestine, une autorité “religieuse” : prêtres, pharisiens, docteurs de la Loi, qui d’ailleurs rivalisent d’autorité entre eux). D’habitude, ces diverses autorités sont en conflit constant, mais cette fois-ci ils se mettent d’accord pour prendre en faute Jésus.

Si Jésus dit qu’il faut payer l’impôt à l’empereur César, les Pharisiens vont l’accuser de “collaborationniste”, de traître à la Loi de Moïse. Si Jésus dit qu’il ne faut pas le payer, les Hérodiens vont l’accuser d’être un fauteur de trouble, un ennemi de l’empereur.

La réponse de Jésus est une leçon qui vaut pour chacun de nous. Notre vie quotidienne exige que nous participions à la vie civile et que nous payions des taxes - si chères soient-elles, oui, c’est vrai - ; mais chacun aussi, qu’il soit humble petit citoyen ou haut fonctionnaire, ne doit pas oublier les “impôts” qu’il doit à Dieu. 

Ainsi, non seulement Jésus renvoie dos à dos Pharisiens et Hérodiens, mais aussi, puisqu’ils s’étaient entendus pour monter le traquenard, Il rappelle à tous leurs devoirs envers l’unique Dieu créateur, Père commun de tous les hommes.

Disons quelque chose, en passant, à propos de nos impôts. Ils sont toujours “excessifs et injustes”, d’après nous. Mais, reconnaissons-le, ils dépendent des autorités que nous avons bien voulu (laisser) élire. Si nous étions convertis de cœur, si notre société était vraiment chrétienne, et nos élus seraient plus scrupuleux dans leur gestion, et nos impôts seraient plus adéquats ; il reste que nous sommes bien contents de bénéficier à tout moment de services divers dont on ne peut se passer, et qu’il faut bien rémunérer.

Quelque part, l’autorité civile est toujours le fruit de notre société, et l’œuvre de la Providence envers nous. Il la faut reconnaître et respecter, selon le conseil de l’apôtre Paul : Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu (Ro 13,1-7). Etat et Eglise ont une même origine, dans l’un comme dans l’autre chacun a ses devoirs, l’un comme l’autre énoncent des règles de convivialité fraternelle ; mais tandis que l’Etat se limite aux rapports extérieurs et aux conditions matérielles de vie de la société, l’Eglise rappelle à chacun que c’est par la conversion du cœur que l’homme peut vraiment être proche de l’homme son frère, et qu’ensemble ils peuvent être proches de Dieu.

 

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Sans lien direct avec ce qui précède, nous lisons à partir d’aujourd’hui plusieurs larges extraits de la Première Lettre de s. Paul aux Thessaloniciens. 

Thessalonique se trouve très au nord de la Grèce actuelle, dans la Macédoine grecque ; à la prédication de Paul, quelques juifs et beaucoup de Grecs païens se convertirent (Ac 17:1-9), non sans quelques difficultés d’ailleurs. 

La lettre que Paul leur écrit est probablement le tout premier écrit du Nouveau Testament, donc un témoignage de premier ordre de la prédication apostolique à ses débuts. Saint Paul oublie les incidents de son passage à Thessalonique, et se réjouit plutôt de ce que la communauté persévère dans la foi, dans l’espérance et la charité. En outre, il rend grâce à Dieu de ce qu’ils ont reçu sa parole non comme simple parole, mais comme présence de la puissance, de l’action de l’Esprit Saint, avec certitude absolue. Nous entendrons, les dimanches prochains, quels enseignements l’Apôtre leur adresse.

Notons cependant l’exorde de cette Epître : …l’Eglise de Thessalonique qui est en Dieu le Père et en Jésus Christ le Seigneur : que la grâce et la paix soient avec vous. C’est de là qu’a été tirée l’une des formules de salutation que peut utiliser le prêtre au début de la Messe : 

 

Que Dieu notre Père et Jésus Christ notre Seigneur vous donnent la grâce et la paix. 

Béni soit Dieu, maintenant et toujours !

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Published by samuelephrem - dans Homélies - année A

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