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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 08:48

SEPTEMBRE

 

01 SEPTEMBRE

 

-XIII.

S Josué : il paracheva l'œuvre de Moïse et conquit la Terre Sainte (Jos). 

II.

S Terentianus, premier évêque à Todi.

III.

SS Sixtus et Sinicius, premiers évêques à Reims. 

S Firmin, évêque à Amiens.

?

S Priscus, martyr (et peut-être évêque) à Capoue.

IV.

Ste Verena, chrétienne d'Egypte, vierge vénérée à Zurzach, ermite et thaumaturge.

S Vincentius, premier évêque à Dax, martyr.

V.

S Victorius, évêque au Mans pendant quarante ans, thaumaturge.

VI.

S Constantius, évêque à Aquino.

VII.

S Gilles, grec, thaumaturge, abbé près de Marseille, un des quatorze Saints Auxiliaires, invoqué contre la stérilité des femmes, les frayeurs nocturnes, la folie et le cancer ; patron des estropiés et des éperonniers. 

S Loup, évêque à Sens, neveu de deux évêques (Orléans et Auxerre), et qu'on accusa calomnieusement de fornication avec la fille de son prédécesseur ; un jour, pendant la messe, une pierre précieuse tomba dans son calice ; il est invoqué contre l'épilepsie.

S Nivard, évêque à Reims, fondateur du monastère de Hautvillers, centre d'une florissante école de miniatures et surtout connu par l'un de ses cellériers, Dom Pérignon qui, au XVIIIe s., mit au point la manière d'obtenir le champagne.

S Lythan, en pays de Galles.

SS Rénobert, évêque à Bayeux, et Zénon, archidiacre.

IX.

B Gondulphe, évêque à Metz.

XI.

SS Arcane et Egide, ermites à Borgo San Sepolcro.

XIII.

Bse Giuliana de Collalto, abbesse bénédictine à Venise, amie de la bse Beatrice d'Este.

XIV.

Bse Giovanna Soderini, vierge florentine disciple de ste Giuliana Falconieri, tertiaire des Servites de Marie, aux mortifications extraordinaires.

XIX.    

Bx Yi Jeong-sik Ioannes et Yang Jae-hyeon Martinus, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014. 

XX.  

 

Bx Martyrs espagnols de 1936-1937 :

 - béatifiés en 1992 :

Hospitaliers : Joaquín Ruiz Cascales (Proceso, *1887), prêtre ; Guillermo Rubio Alonso (Dositeo, *1869), José Franco Gómez (Canuto, *1871), Mariano Niño Pérez (Cesáreo, *1878), Nicolás Aramendía García (Eutimio, *1878), Isidro Gil Arano (Carmelo, *1879), Alejandro Cobos Celada (Benjamín, *1887), Simó Isidre Joaquím Brun Arará (Cosme, *1894), Miquel Roca Huguet (Cristí, *1899), Crescencio Lasheras Aizcorbe (Rufino, *1900), Enrique López y López (Cecilio, *1901), Antonio Villanueva Igual (Faustino, *1913), profès, près de Madrid ;

- béatifiés en 2001 :

Diocésains : Alfonso Sebastiá Viñals (*1910), près de Valencia ;

Mineurs conventuels : Cándido Rivera y Rivera (Pedro, *1912), prêtre, près de Barcelone (mais le 6 septembre selon certains).

- béatifié en 2010 :

Diocésains : Josep Samsó Ellias (*1887), près de Barcelone ;

- béatifiés en 2013 :

Ouvriers du Sacré-Cœur : José Prats Sanjuán (*1874), à Tortosa ; 

Mercédaires : Antonio Lahoz Gan (*1858) et Pedro Esteban Hernandez (*1869), convers, près de Teruel.

Lasalliens : Joaquín Pallerola Feu (Leonci Joaquín, *1892) et Francesc Trullen Gilisbarts (Hug Bernabé, *1895), près de Cambrils ; Manuel Mateo Calvo (Claudio José, *1902), Maximiano Fierro Pérez (Ángel Amado, 1905) et Pío Ruiz de la Torre (Buenaventura Pío, 1909), près de Tortosa.

Hospitaliers : Juan Ramón Morín Ramos (1913-1937), près de Madrid.

 

Josué
XIIIe siècle avant Jésus-Christ

Le nom-même de Josué se présente comme une façon différente d’énoncer le nom de Jésus, qui signifie Dieu sauve. Le Fils de Dieu est venu nous apporter le salut divin, et Josué était déjà une préfiguration de cette libération, par sa lutte pour libérer les fils d’Israël des attaques des païens et pour introduire le peuple dans la vie nouvelle, symbolisée par la Terre Promise.
Josué vivait donc au XIIIe siècle avant Jésus-Christ. il s’appelle d’abord Osée, salut ; c’est quand il est choisi pour aller explorer le pays de Canaan, que Moïse lui donnera son nom définitif et prophétique : Dieu sauve !
Comme serviteur de Moïse, il apparaît déjà en quelques endroits des premiers Livres de l’Écriture Sainte. 
Dans le livre de l’Exode, il combat victorieusement contre les Amalécites (Ex 17:9) ; il accompagne Moïse sur la Montagne (24:13) ; il ne quitte pas la Tente de la Réunion, où Dieu parlait à Moïse (33:11). 
Dans le livre des Nombres, il fait partie des douze hommes envoyés pour reconnaître Canaan, la Terre promise (Nb 13:8, 16), puis avec Caleb il proteste contre la révolte des Israélites (14:6) ; il reçoit la bénédiction sacerdotale pour être associé à Moïse et guider le peuple d’Israël (27:18-23, où l’on voit que Josué reçoit cette mission par l’imposition des mains) ; 
Dans le livre du Deutéronome, il prend peu à peu sa place de conducteur, pour succéder à Moïse dans la mission salvatrice (Dt 3:21, 28 ; 31:7-8,14,23). Au moment de la mort de Moïse, il est dit de Josué : 
Josué, fils de Nûn, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse lui avait imposé les mains. C’est à lui qu’obéirent les enfants d’Israël, exécutant l’ordre que Yahvé avait donné à Moïse (Dt 34:9). 
Après les cinq Livres du Pentateuque, vient dans la Bible le Livre de Josué, bref, où nous lisons comment Josué fait entrer le peuple d’Israël dans la Terre Promise, comment ils passent le Jourdain à pied sec (comme la Mer Rouge quarante ans plus tôt), comment ils prennent la ville forte de Jéricho, comment ils battent les rois païens avant de partager le pays de Canaan en douze parties pour les douze tribus.
Un des plus notables épisodes de cette période est la bataille de Gabaôn, où la prière de Josué arrête un moment le cours du soleil pour donner le temps aux Israélites d’achever leur victoire sur l’ennemi (Jos 10:12-13).
Comme le font les Grecs, notre Martyrologe mentionne saint Josué au premier septembre : 
Saint Josué, fils de Nun, serviteur du Seigneur, qui, après que Moïse lui eut imposé les mains, fut rempli de l’esprit de sagesse et, après la mort de Moïse, fit passer de façon miraculeuse le peuple d’Israël à travers le Jourdain et l’introduisit dans la terre promise.


Priscus de Capoue
1er siècle ?

Ce mystérieux personnage était, disait-on, originaire de Jérusalem, un des soixante-douze disciples du Seigneur (cf. Lc 10), noble père de famille qui accueillit le Christ et ses apôtres pour la Dernière Cène.
A Rome, où il rejoignit s.Pierre, il fut ordonné évêque de Capoue vers 44, et le serait resté jusqu’en 66.
Il serait mort assez âgé, frappé par les prêtres de Diane, jaloux, qui lui brisèrent les jambes à coups de bâtons et le percèrent de poignards.
On l’honorait ainsi comme le premier évêque et premier martyr de Capoue.
Actuellement, les spécialistes le font mourir au quatrième siècle environ, et lui ont retiré son caractère épiscopal.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Priscus de Capoue au 1er septembre.


Terentianus de Todi
† 138

La Gens Terentia romaine se serait installée en Tuscia (Italie C) au début du deuxième siècle, et notre Terentianus pouvait en faire partie.
Déjà âgé, il fut choisi pour être le premier évêque de Todi.
Il advint que le prêtre païen du temple de Zeus accusa Terentianus de magie, raison pour laquelle il fut arrêté et traduit en justice. Terentianus resta ferme dans sa foi : le proconsul Letianus lui fit couper la langue, mais devint lui-même muet et mourut peu après.
Le procès reprit, où fut accusé en même temps un néophyte baptisé par Terentianus. Ils furent tous les deux soumis à diverses tortures puis décapités.
L’année de ce martyre se situe vers 138, ou même un peu plus tôt, au point qu’on pourrait imaginer que Terentianus aurait connu l’apôtre Pierre, même si certains historiens opineraient volontiers plutôt pour le quatrième siècle.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Terentianus de Todi au 1er septembre.


Sixtus de Reims
† 280

Cet apôtre parcourait le nord-est de la Gaule en compagnie de Sinicius.
Sinicius fut installé évêque de Soissons, tandis que Sixtus devint le premier évêque de Reims, vers 260.
Vers 280, il mourut de mort naturelle et son successeur fut justement Sinicius.
On commémorait autrefois ensemble ces deux évêques.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Sixtus de Reims au 1er septembre.


Verena de Zurzach
3e-4e siècles

Les Grecs appellent cette vierge Pherina.
C’était la fille unique d’une noble famille de Thèbes (Egypte). L’évêque Chérémon lui enseigna les principes de la foi et la baptisa.
Vers 250, plusieurs parents de Verena furent enrôlés dans la Légion Thébéenne, qui devait être envoyée en Europe pour surveiller la route de la Ligurie à la Germanie.
Verena voulut accompagner ces proches, pour les soutenir, les encourager, les assister de ses soins, comme toute femme sait le faire. Elle les accompagna jusqu’en Italie septentrionale, et vécut à Milan chez un certain Maximus.
On verra au 22 septembre comment tous les soldats de cette Légion furent massacrés, sur leur refus de renier le Christ. 
L’ayant appris, Verena voulut rejoindre les lieux de leur martyre, puis se retira dans une solitude près de Salodurum (auj. Soleure), menant une vie tout ascétique, accueillant les pauvres, les malades ; les lépreux avaient sa prédilection : elle les guérissait ! 
Elle s’efforçait aussi de guérir les âmes, et son apostolat lui valut une période d’emprisonnement. S.Maurice - son cousin - lui apparut et lui redonna courage. Et comme sa prière obtint la guérison du gouverneur romain, ce dernier la fit libérer.
Verena choisit alors de se retirer sur une petite île entre l’Aar et le Rhin et continua sa vie apostolique et ascétique. Elle vivait de ce qu’elle pouvait confectionner de ses mains. 
Au bout de sept années, la Vierge Marie lui apparut, le jour de sa mort, vraisemblablement au début du quatrième siècle.
Verena est très honorée en Suisse et en Allemagne, mais elle appartient au patrimoine religieux de l’Eglise copte. 
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Verena de Zurzach au 1er septembre.


Vincentius de Dax
4e siècle

On fête plusieurs Vincent dans l’Aquitaine. Celui d’aujourd’hui passe pour avoir été le premier évêque de Dax, au troisième ou au quatrième siècles.
Il serait mort martyr.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Vincentius de Dax au 1er septembre.


Victorius du Mans
5e siècle

Un voile - une chape - d’incertitude recouvre le souvenir de cet évêque.
Il aurait été le quatrième évêque du Mans, et son épiscopat aurait duré quarante années.
On sait quand même qu’il mourut en 490.
Les choses se compliquent lorsqu’on essaie de situer son successeur, Turibius, cinquième évêque du Mans, mais d’après certains deuxième de la liste épiscopale (v. 16 avril). 
On en aura déduit, un peu arbitrairement, qu’il y eut deux évêques nommés Turibius : l’un au premier siècle, l’autre au cinquième. Dans cette hypothèse, Victorius serait bien le cinquième évêque du Mans.
Mieux, Victorius aurait eu un autre successeur en la personne de son fils, Victor, avant le Turibius dont on parlait ci-dessus. En vérité, il semble là qu’on ait simplement dédoublé en deux personnages le même Victorius, à une époque tardive.
Pour qu’on se rende compte des difficultés soulevées, voici un résumé des informations qu’on trouve actuellement :
Victeur, cinquième évêque du Mans, de 397 à 421 «pendant quarante ans» (?)
Victor, fils du précédent, évêque de 422 à 490 (donc pendant près de soixante-dix ans ?)
Le Martyrologe Romain mentionne saint Victorius du Mans au 1er septembre.

 

Constantius d’Aquino
† 570

Constantius fut évêque à Aquino (Latium, Italie C) pendant au moins une vingtaine d’années, car il l’était déjà durant la vie de s.Benoît († 543, v. 11 juillet), et mourut durant le pontificat du pape Jean III (561-574).
Il était le troisième titulaire de ce siège ; la liste officielle de ce diocèse fait débuter son épiscopat en 528-529 ; son successeur occupera le siège à partir de 572, ce qui n’empêche pas non plus un certain temps de vacance entre les deux pontifes.
L’unique trait rapporté à propos de Constantius, fut son don de prophétie. Le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars) écrit de lui que, sur son lit de mort, il annonça que ses successeurs seraient d’abord un muletier, puis un foulon, ce qui s’avéra juste : il y eut Andrea, chargé autrefois des relais de chevaux, puis Giovino, ancien foulon. Ensuite, les envahisseurs lombards dévastèrent Aquino et passèrent par l’épée tous ses habitants ; les quelques survivants moururent de la peste. 
Constantius fut le premier évêque d’Aquino à être vénéré comme Saint.
Au 18e siècle, on redécouvrit les reliques de Constantius et elles furent déposées dans la nouvelle cathédrale, désormais dédiée à saint Constantius. Cette cathédrale, détruite en 1944 puis reconstruite, fut dédiée en 1963 à s.Constantius et à s.Thomas d’Aquin.
Saint Constantius d’Aquino est commémoré le 1er septembre dans le Martyrologe Romain.


Gilles abbé
6e-7e siècle

On se trouve ici devant une difficulté insurmontable : un Saint, apparemment immensément connu pour ses vertus et ses nombreux miracles, mais dont les détails de la vie nous laissent bien perplexes. C’est au point qu’un auteur bénédictin a pu avancer que saint Gilles est vraisemblablement un moine ou un ermite du 6e ou du 8e siècle, dont on ne savait plus rien quand le développement du monastère qui gardait ses reliques donna à son nom une renommée universelle.
Ce qui suit résume un peu sa Vie, sans aucune garantie d’historicité précise.
Gilles, donc - Ægidius - serait né en Grèce, de parents athéniens nommés Théodore et Pélagie.
Tout jeune déjà, il couvrit un pauvre malade de sa tunique, dont le contact le guérit : modestement, il avoua qu’on lui avait volé son vêtement.
Devenu orphelin, Ægidius distribua ses biens aux pauvres et se mit à faire d’autres miracles ; il s’enfuit et trouva un bateau qui le déposa à Marseille, après qu’il ait apaisé une tempête par sa prière.
C’est alors qu’il rencontra s.Césaire d’Arles (v. 27 août). C’est ce détail important qui permettrait de situer Ægidius au 6e siècle.
Ægidius vécut quelque temps avec un autre ermite, certain Vérédème, avant de s’établir dans une caverne proche du Gard. Providentiellement, une biche venait lui offrir son lait chaque jour.
Le roi des Goths, Wanda (ou son successeur Flavius, fut témoin de cette présence du doux animal, et offrit à Ægidius de vastes terrains pour construire un monastère et deux églises. Ægidius fut alors ordonné prêtre et nommé abbé.
Un étonnant roi de France de nom Charles aurait alors convoqué Ægidius à la cour, et l’on se demande qui pouvait être ce personnage, au 6e siècle. La prière d’Ægidius aurait alors obtenu une grâce bien extraordinaire : le roi aurait été pardonné d’une grave faute qu’il n’osait avouer, ce qui d’après la discipline sacramentaire de l’Eglise, n’est pas admissible.
Ensuite, Ægidius obtint du pape l’immunité totale de son monastère. Le pape aurait alors remis à Ægidius deux portes en cyprès, qu’Ægidius fit jeter dans le Tibre… et qui arrivèrent bientôt au large du monastère.
Ægidius mourut un 1er septembre, et les fidèles entendirent les anges recevoir son âme en chantant ses louanges.
La plus ancienne Vie d’Ægidius dont nous disposons, remonte au 10e siècle. Rien d’impossible à ce que son auteur se soit trompé, par exemple, sur le nom du roi de France.
Le monastère donna naissance à la ville de Saint-Gilles, étape importante sur les chemins de Rome et de Compostelle. Après une longue période de prospérité, l’abbaye déclina et subit douloureusement les guerres de «religion».
Il reste que saint Ægidius fut invoqué par les gens de mer, les cultivateurs, les bergers ; contre les fièvres, la folie, la panique, les frayeurs nocturnes, le cancer aussi ; il est un des Saints Auxiliateurs (v. 8 août).
Saint Gilles abbé est commémoré le 1er septembre dans le Martyrologe Romain.


Lupus de Sens
573-623

Comment des parents chrétiens ont-ils pu donner à leur fils le nom de Lupus ? Nous viendrait-il à l’idée d’avoir un Loup parmi nos enfants ? On ne pourrait pas même supposer que le petit garçon eût peut-être reçu un surnom, tant il grandit dans la vertu, la piété, l’étude assidue.
Ses parents, Beto et Austregilde, appartenaient à la noblesse et vivaient sur les bords de la Loire, pas très loin d’Orléans.
Lupus, donc, qu’on appelle communément Loup ou Leu, naquit vers 573.
Il montra très tôt de notables aptitudes, de sorte que ses deux oncles maternels Austrinus et Aunacharius, qui étaient évêques respectivement à Orléans et à Auxerre, le firent entrer dans la cléricature.
A la mort de l’évêque de Sens (609), Lupus fut appelé à lui succéder. On reconnaissait unanimement sa piété, sa générosité envers les pauvres.
Evêque, Lupus continua de s’élever dans la sainteté. On lui attribuait des miracles. Il fit construire le monastère de Sainte-Colombe à Sens.
La nuit, il sortait pour aller prier dans les églises ; à l’heure de l’office, il sonnait la cloche du lever des clercs. 
Des calomnies lui tombèrent dessus. Comme on le voyait entourer de sollicitude la fille de son prédécesseur, Eulosia (ou Verosia), on lança contre l’évêque des accusations d’immoralité; sa réponse fut simplement : Les paroles d’autrui ne peuvent nuire en rien à l’homme qu’une conscience propre ne salit pas.
Une plus grande épreuve attendait Lupus. A la mort du roi burgonde (613), le roi des Francs envahit le royaume, au préjudice de l’héritier, Sigebert. L’armée franque fut d’abord mise en déroute par le son de la cloche que fit sonner Lupus. Sigebert, cependant, fut assassiné et son royaume confié au duc franc Farulfus. Lupus, toujours digne et fidèle à Sigebert, ne jugea pas opportun d’aller saluer Farulfus, qui le fit exiler au pays de Vimeu, chez le duc Boson. On pensait ainsi le réduire au silence : peine perdue ! Lupus se mit à évangéliser les populations de la vallée de la Bresle. D’autres miracles eurent lieu, qui amenèrent Boson à se convertir.
L’exil ne dura pas longtemps ; les Sénonais obtinrent très vite de Clotaire le retour de leur évêque, qui fut triomphal. Clotaire fit même des donations pour l’Eglise de Sens. Lupus obtint à Paris la délivrance de prisonniers, à Melun il arrêta subitement un incendie.
Cet exil dura en réalité moins d’un an, puisqu’on vit Lupus au concile de Paris en 614.
Il faut signaler ce fait extraordinaire qu’un jour où Lupus célébrait la sainte Messe à Ordon, on vit une pierre précieuse tomber dans son calice ; le roi Clotaire l’obtint pour compléter les précieuses reliques de sa chapelle. Le même Clotaire aurait bien voulu obtenir la fameuse cloche de Sens, mais elle perdit sa claire sonorité en quittant la ville, de sorte qu’on la reporta à Sens, où elle retrouva sa sonorité.
Lupus mourut le 1er septembre 623 et fut enterré dans son monastère de Sainte-Colombe.
D’autres miracles se produisirent à ce tombeau ; on invoqua Lupus contre l’épilepsie.
Saint Lupus de Sens est commémoré le 1er septembre dans le Martyrologe Romain.
Il y eut plusieurs autres saints Lupus, et tous évêques ; le Martyrologe mentionne ceux de Limoges, Lyon et Troyes (v. 22 mai, 24 septembre, 29 juillet) ; on fête localement aussi ceux d’Angers, Bayeux, Chalon-sur-Saône, Soissons (v. 17 octobre, 25 octobre, 27 janvier, 19 octobre ?).


 

Giuliana de Collalto
1186-1262

Elle vint au monde vers 1186 à Collalto (Treviso, Italie NE), fille du comte Rambaldo VI et de la comtesse Giovanna di Sant’Angelo de Mantoue. 
Eduquée très chrétiennement, elle vêtit à douze ans l’habit bénédictin à Salarola, où elle fut exemplaire en tout.
En 1220, entra à son tour au même monastère Beatrice d’Este (v. 10 mai), avec laquelle elle se lia d’une profonde amitié.
Giuliana fut bientôt chargée de fonder le monastère des Saints Biagio-et-Cataldo, sur une petite île en face de Venise, dont elle devint abbesse. Elle restaura aussi celui de Pianiga.
Les dernières années de sa vie, Giuliana souffrit de forts maux de tête, raison pour laquelle on recourut à elle de partout pour obtenir le soulagement des douleurs hémicrâniennes.
Elle mourut à Venise le 1er septembre 1262. Son corps fut retrouvé intact vers 1290 et son culte fut approuvé dès 1743 (ou 1753).


Giovanna Soderini
1301-1367

Giovanna (Jeanne) était de noble famille florentine.
A douze ans, elle se mit à l’école de sainte Giuliana Falconieri (v. 19 juin), et fit ensuite les vœux de religion parmi les Mantellate, branche féminine des Servites de Marie.
Giovanna se voua tout entière à la méditation de la passion du Christ et des douleurs de Marie. Elle put recevoir chaque jour l’Eucharistie et méditait longuement devant le Saint-Sacrement.
Quand mourut Giuliana, Giovanna put découvrir le dur cilice qu’elle portait et aperçut en-dessous l’empreinte de la sainte Hostie et l’image de Jésus en croix. 
En 1341, elle succéda à Giuliana comme supérieure et voulut en imiter, outre les vertus, les jeûnes et les flagellations.
Satan chercha à la décourager, on ne sait si seulement en pensée ou réellement ; Giovanna fut tentée d’abandonner la prière, le jeûne, et même l’état religieux. Mais elle persévéra dans la prière, parfois jusqu’à quinze heures dans la journée, ne recevant certains jours pour nourriture que le Corps du Christ. Les vendredis, elle se flagellait violemment. Elle portait une chaîne à la taille, des liens aux bras et aux jambes ; elle dormait sur le sol ; elle se mettait en été des vêtements plus chauds et plus lourds, et l’hiver allait pieds-nus ; tout ce qu’elle pouvait avoir, elle le donnait.
Elle pouvait répéter jusqu’à mille fois par jour la salutation angélique (qui, à l’époque, ne comportait pas la deuxième partie Sainte Marie, Mère de Dieu…).
Giovanna eut la même mort que Giuliana : elle mourut juste après avoir reçu le viatique, le 1er septembre 1367.
Les Florentins ne se gênèrent pas pour la béatifier quasi immédiatement. Le culte de Giovanna fut confirmé en 1828.

 

Yi Jeong-sik Ioannes

1794-1868

 

Yi Jeong-sik Ioannes est un laïc coréen né en 1794 à Dongrae (Gyeongsang-do, Corée du Sud).

Il fut décapité à Dongrae en septembre 1868 et béatifié en 2014.

 

 

Yang Jae-hyeon Martinus

1827-1868

 

Yang Jae-hyeon Martinus est un laïc coréen né en 1827 en Chungcheong-do (Corée du Sud).

Il fut décapité à Dongrae (Gyeongsang-do) en septembre 1868 et béatifié en 2014.

 

 

 

Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 † 1936

 

Il y avait une communauté des Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu très active aux environs de Madrid, à Carabanchel Alto.

Dans cet hospice Saint-Joseph, douze Frères soignaient avec amour les épileptiques.

Lors de l’éclatement de la guerre civile en juillet 1936, un groupe de miliciens vint encercler l’établissement, le 29 juillet, obligèrent les Religieux à se réunir dans une salle, pendant qu’ils se livraient à l’habituelle fouille de tous les lieux en vue de découvrir les hypothétiques caches d’armes.

N’en trouvant pas, ils se retirèrent, non sans avoir intimé l’ordre aux Religieux de cesser tout acte de culte religieux, de retirer toutes les images, statues et tableaux à caractère religieux, et d’accomplir leurs dévotions dans le sous-sol.

En même temps, le Père Général recommandait aux Religieux de ne pas cesser d’assister les malades.

Cette situation de liberté surveillée dura un mois.

Le 29 août suivant, arriva le maire de Carabanchel, entouré de quelques autres individus armés, qui intima aux Religieux l’ordre d’abandonner toute implication dans l’administration de la maison, de remettre tout leur argent (bien sûr !), et de se préparer à partir, le jour qu’on leur indiquerait.

Le 1er septembre, tandis que les Religieux étaient en train de s’occuper des malades, arrivèrent d’autres miliciens qui les firent immédiatement sortir de la maison et monter dans un autocar.

L’engin partit sur la route de Boadilla del Monte, s’arrêta à Charco Cabrera : on y fit descendre les douze Religieux, qu’on aligna le long d’une grande fosse. Comprenant leur situation, ils se mirent à crier fortement Vive le Christ Roi !

Ils furent immédiatement fusillés, ce 1er septembre 1936.

Ils furent béatifiés en 1992.

 

Voici leurs noms par ordre alphabétique ; il y a une notice à part pour chacun.

  • Alejandro (Benjamín) Cobos Celada, né en 1887 ;
  • Antonio (Faustino) Villanueva Igual, né en 1913. 
  • Crescencio (Rufino) Lasheras Aizcorbe, né en 1900 ;
  • Enrique (Cecilio) López López, né en 1901 ;
  • Guillermo (Dositeo) Rubio Alonso, né en 1869 ;
  • Isidro (Carmelo) Gil Araño, né en 1879 ;
  • Joaquín (Proceso) Ruiz Cáscales, né en 1887, prêtre ; 
  • José (Canuto) Franco Gómez, né en 1871 ;
  • Mariano (Cesáreo) Niño Pérez, né en 1878 ;
  • Miquel (Cristí) Roca Huguet, prêtre, né en 1899, prêtre ;
  • Nicolás (Eutimio) Aramentia García, né en 1878, prêtre ;
  • Simó Isidre (Cosme) Brun Arará, né en 1894.

 

 

Antonio Lahoz Gan

1858-1936

 

Antonio vit le jour le 22 octobre 1858 à Híjar (Teruel, Espagne), de Antonio et Rafaela, qui le firent baptiser le lendemain. C’était une famille plutôt aisée.

Le garçon grandit dans la piété, bon chrétien, assidu au chapelet du matin, aux sacrements, à la chorale paroissiale, jamais au bal.

Entré dans l’Ordre des Mercédaires à El Olivar il reçut l’habit en 1903, à quarante-cinq ans ; il dut recevoir une dispense d’âge pour entrer, car c’était peut-être un peu difficile de commencer un noviciat à cet âge-là ; terminé le noviciat, il fit la première profession en 1904 et les vœux solennels en 1907.

La veille de ce grand jour, il renonça à ses biens, car sa famille lui avait laissé une petite fortune, qu’il partagea entre ses frères et le couvent.

Il fut tout le temps à El Olivar, où il travailla au jardin, au poulailler, à l’accueil. Tout son bonheur était de procurer à la communauté de bons légumes, de beaux œufs frais, de beaux lapins bien nourris… Si on lui proposait de se reposer un peu, il répondait laconiquement : Se reposer ? Au ciel !

Il ne goûtait jamais de ses fruits en dehors des repas ; si on le tentait, il répondait : la Règle ! Si on lui en demandait, il refusait de donner ce qui appartenait à la communauté et renvoyait au Supérieur pour en obtenir son autorisation.

S’il devait surveiller les bêtes, il avait aussi un livre à lire ; s’il avait les mains libres, il égrenait le chapelet.

Les Confrères affirmaient qu’à quatre-vingts ans, le Frère Antonio avait conservé son innocence baptismale.

Il fut dans les derniers à quitter le couvent de El Olivar en juillet 1936.

Le Supérieur l’autorisa à rejoindre son pays natal. Il se mit en route avec le Frère Pedro.

Ils arrivèrent à Burillo, se firent reconnaître des gens et firent prévenir la famille de Pedro, qui vint les chercher. Ils s’établirent dans le voisinage, travaillant aux champs, recevant leurs repas, lisant et priant.

La famille chercha à les faire fuir vers la zone nationale et ils se remirent en route, mais revinrent sur leurs pas, expliquant qu’ils ne voulaient pas fuir la mort, et qu’il est au contraire très grand et très glorieux d’être des martyrs. En vérité, le bon Frère Antonio se déplaçait difficilement en raison de son âge (soixante dix-huit ans) et de sa grande fatigue, et le Frère Pedro ne voulait pas le laisser seul.

Vers minuit, au début de septembre, un groupe de miliciens arriva, l’un d’eux ouvrit la porte et se trouva en face du Frère Pedro, qui présenta sa poitrine : Je n’ai pas peur, Vive le Christ Roi ! Antonio était à côté de lui.

Ils firent sortir les deux Frères, leur tirèrent dessus et les laissèrent là. Le chef du groupe rentra au pays et racontait ainsi sa soirée : Les gars, hier soir, on a tué deux moines, et au premier coup que j’ai envoyé à l’un des deux, toutes les tripes lui sont sorties.

On ne peut pas préciser mieux duquel des deux Frères parlait ce milicien, ni le jour précis de ce début de septembre. C’est pourquoi on attribue aux deux Frères le 1er septembre 1936 comme dies natalis.

Les Frères Antonio et Pedro furent béatifiés en 2013.

 

 

Guillermo Tomás Rubio Alonso

1869-1936

 

Guillermo Tomás vit le jour le 10 février 1869 à Madrigalejo (Burgos).

Entré à vingt-cinq ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Dositeo.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Saragosse, Llobregat, Santa Águeda, Barcelone, Pamplona, Gibraltar, Grenade, Calafell, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Pedro Armengol Esteban Hernández

1869-1936

 

Pedro Armengol vit le jour le 27 juin 1869 à Híjar (Teruel, Espagne), de Isidro et María, qui le firent baptiser le lendemain (sur le saint Patron de Pedro, saint Pedro Armengol, voir au 27 avril).

On ne sait rien, pour l’heure, de son enfance et de son adolescence, mais il dut certainement apprendre parfaitement l’art de la culture, de la vigne et des chevaux, ce qu’il mit à profit durant sa vie religieuse.

Il entra à vingt ans dans l’Ordre des Mercédaires à El Olivar en 1889 ; mais l’étude du latin lui étant quelque peu difficile, on l’orienta vers la vocation de Frère convers.

Il reçut l’habit en 1890, fit la première profession en 1891 et les vœux solennels en 1894.

Humble et travailleur, toujours présent aux offices des Religieux, heureux et communiquant sa joie aux autres, il resta toute sa vie religieuse, quarante-cinq ans, à El Olivar, sauf une brève interruption en 1934 à Barcelone, pour remplacer momentanément un autre Frère malade.

Son travail fut, comme on l’a dit au début, grâce à son apprentissage de jeunesse, l’exploitation agricole du monastère. Semer, récolter, tailler, élaguer, légumes, oliviers, arbres, vigne, rien n’avait de secret pour lui ; ajoutons-y le soin des chevaux, leur achat et leur reproduction, et aussi quelques autres travaux de menuiserie ou de maçonnerie, où il excellait, et l’on comprendra combien le Frère Pedro était un don précieux pour la communauté.

Ce n’était pas seulement son travail qui le rendait utile ; c’est qu’il faisait tout cela avec le sourire, pour aider les autres, pour honorer ses Supérieurs et les prêtres ; c’était un Frère très convaincu de sa vocation religieuse et ses petites réflexions faisaient le ravissement des jeunes qui le rencontraient.

Il fut trois fois en péril de mort la même année 1924 : un mulet furieux lui envoya une ruade ; une autre fois, il tomba d’une charrette qui le tira sur une centaine de mètres ; et une voiture fit si peur à sa mule, qu’elle s’emballa, le renversa et lui passa dessus, mais sans lui faire de mal. La communauté rendit grâce à Dieu pour avoir ainsi protégé leur Frère, dont l’heure visiblement n’était pas encore arrivée. Elle sonna en 1936.

En juillet 1936, le Frère Pedro fut dans les derniers à quitter le couvent de El Olivar.

Le Supérieur l’autorisa, avec le Frère Antonio, à rejoindre leur pays natal, Híjar, et ils se mirent en route.

Ils arrivèrent à Burillo, se firent reconnaître des gens et firent prévenir la famille de Pedro, qui vint les chercher. Ils s’établirent dans le voisinage, travaillant aux champs, recevant leurs repas, lisant et priant.

La famille chercha à les faire fuir vers la zone nationale et ils se remirent en route, mais revinrent sur leurs pas, expliquant qu’ils ne voulaient pas fuir la mort, et qu’il est au contraire très grand et très glorieux d’être des martyrs. En vérité, le bon Frère Antonio se déplaçait difficilement en raison de son âge (soixante dix-huit ans) et de sa grande fatigue, et le Frère Pedro ne voulait pas le laisser seul. Ce fut là tout son mérite héroïque : il aurait pu sauver sa peau, mais préféra aider son aîné.

Vers minuit, au début de septembre, un groupe de miliciens arriva, l’un d’eux ouvrit la porte et se trouva en face du Frère Pedro, qui présenta sa poitrine : Je n’ai pas peur, Vive le Christ Roi ! Antonio était à côté de lui.

Ils firent sortir les deux Frères, leur tirèrent dessus et les laissèrent là. Le chef du groupe rentra au pays et racontait ainsi sa soirée : Les gars, hier soir, on a tué deux moines, et au premier coup que j’ai envoyé à l’un des deux, toutes les tripes lui sont sorties.

On ne peut pas préciser mieux duquel des deux Frères parlait ce milicien, ni le jour précis de ce début de septembre. C’est pourquoi on attribue aux deux Frères le 1er septembre 1936 comme dies natalis.

Les Frères Antonio et Pedro furent béatifiés en 2013.

 

 

José Franco Gómez

1871-1936

 

José vit le jour le 23 décembre 1871 à Aljucer (Murcia).

Il entra d’abord chez les Carmes, mais dut abandonner à cause de sa santé.

Entré en 1893 dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Canuto.

Le pauvre Frère souffrait d’une assez grave surdité, de sorte qu’on lui réserva le travail de sacristain. Il était très sensible, artiste, et savait peindre avec goût.

Il fut à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

José Prats Sanjuán

1874-1936

 

José vit le jour le 31 juillet 1874 à Catí (Castellón, Espagne).

Il fréquenta le collège des vocations San José à Tortosa, fut ordonné prêtre en 1898 et entra en 1899 chez les Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus.

En 1910, il fut directeur du collège San José de Murcia, puis il travailla dans les séminaires de Astorga, Saragosse, Barcelone, Cuenca, Baeza et Tortosa, où il avait été élève lui-même.

Ce fut un des Ouvriers les plus connus et recherchés. C’était un saint prêtre qui transmettait une sainte joie.

En 1936, il se rendait à Tortosa mais partit pour les montagnes avec un cousin. Finalement, il crut plus sage de repartir dans son pays. Mais dans l’autobus, quelqu’un le reconnut et le fit conduire à la mairie, qui servait de prison. On lui demanda s’il était prêtre ; il répondit affirmativement. Quand il vit arriver le véhicule qui devait l’emmener au peloton, il commença à chanter les versets du psaume 50, Miserere mei Deus secundum magnam misericordiam tuam.

Il reçut huit balles, dans la tête, à la tempe et à la nuque.

Ce fut à Tortosa (Tarragona) le 1er septembre 1936.

Don José fut béatifié en 2013.

 

 

Mariano Niño Pérez

1878-1936

 

Mariano vit le jour le 15 septembre 1878 à Torregutiérrez (Ségovie).

Il avait une réelle vocation religieuse, mais était aussi tellement maigre, qu’on craignait pour sa santé et qu’on n’osait pas le recevoir.

Il finit par convaincre et entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, professant avec le nom de Cesáreo.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Pamplona, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

 

 

Nicolás Aramendia García

1878-1936

 

Nicolás vit le jour le 23 octobre 1878 à Oteiza de la Solana (Navarre, Espagne).

Entré à quinze ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Eutimio.

Il passa le diplôme de médecine et de chirurgie, et fut infirmier-chef.

Il fut présent dans les maisons de Barcelone, Llobregat, Madrid, Murcia, Santa Águeda, Palencia, Pamplona. On l’envoya aussi en Colombie (Bogotá et Pasto), et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid), comme vice-directeur.

Il refusa de partir avec sa famille, pour rester avec les Confrères de la communauté.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Isidro Gil Araño

1879-1936

 

Isidro vit le jour le 15 mai 1879 à Tudela (Navarre, Espagne), en la fête de saint Isidore, dont il reçut le nom au Baptême.

C’est à vingt-sept ans qu’il se décida pour la vie religieuse.

Entré dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa en 1904 avec le nom de Carmelo.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Carabanchel Alto, Pamplona, Valencia, Llobregat, et en dernier lieu de nouveau à Carabanchel Alto (Madrid).

Lors de la révolution de juillet 1936, il fut sur le point de regagner les siens, mais préféra finalement demeurer parmi ses Confrères.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Josep Samsó i Elias

1887-1936

 

Il vit le jour le 17 janvier 1887 à Castellbisbal (Catalogne, Espagne).

Il fréquenta d’abord l’école des Frères Maristes à Rubi, puis la famille s’installa à Sarriá (Barcelone).

Josep entra au séminaire de Barcelone, où il fut un des meilleurs élèves, au point que l’archevêque le prit comme secrétaire avant même qu’il fût ordonné prêtre, en 1910. Don Josep fut aussi reçu docteur en Théologie de l’Université de Tarragona.

Ses trois postes furent : Argentona (1910), Sant Joan de Mediona (1917) et Santa Maria de Mataró (1923).

Il s’occupa de rehausser la liturgie et l’aspect intérieur de l’église, qui devint basilique mineure en 1928.

Catéchiste particulièrement zélé, il écrivit un Guide pour les Catéchistes, prêt à être édité dès 1936 et qui cependant ne fut publié qu’en 1940. 

En 1934, des hommes armés vinrent menacer don Josep ainsi que les fidèles qui se trouvaient dans l’église : ils donnèrent l’ordre à tous d’aller empiler les chaises dans la nef centrale, et le curé devait les retirer de là, ce que don Josep refusa de faire. Les bandits alors mirent le feu à un autel et à différents objets ; vite les fidèles s’employèrent à éteindre le feu.

Plus tard, l’autorité judiciaire voulut obtenir un témoignage du prêtre pour arrêter les responsables, mais don Josep, qui les connaissait bien, refusa de les dénoncer.

Lors de la révolution de juillet 1936, il vint se réfugier chez un de ses fidèles, mais il fut arrêté dès le 28 juillet, au moment où il tentait de quitter la ville. On le mit en prison à Mataró, sous l’accusation d’être prêtre, et il resta là environ un mois.

Le 1er septembre 1936 on vint le prendre pour le fusiller au cimetière de Mataró. Durant le trajet, il fit le Chemin de la Croix. 

Juste avant son exécution, il demanda à être délié, s’approcha de ceux qui allaient tirer et leur dit qu’il leur pardonnait., qu’il refusait d’avoir les yeux bandés et voulait mourir en regardant la ville.

Don Josep fut béatifié en 2010.

 

 

Alejandro Cobos Celada

1887-1936

 

Alejandro vit le jour le 9 juillet 1887 à Palencia (Espagne).

Entré à quatorze ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Benjamín.

On lui fit faire des études appropriées et il fut un infirmier titulaire très compétent. On apprécia beaucoup sa présence dans les maisons de Ciempozuelos, Barcelone, Madrid, Llobregat, Málaga, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Joaquín Ruiz Cáscales

1887-1936

 

Joaquín vit le jour le 4 octobre 1887 à Beniel (Murcia, Espagne).

Il fit une première expérience érémitique à La Fuensanta, qui cependant n’était pas sa voie.

Entré dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu en 1915, il professa avec le nom de Proceso.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Madrid, Gibraltar, Valencia, Barcelone, et en dernier lieu fut supérieur à Carabanchel Alto (Madrid).

Durant le mois d’août, un de ses frères vint, accompagné d’un milicien, lui remettre un sauf-conduit pour s’échapper, mais il répondit qu’il ne l’accepterait que si tous les Confrères en obtenaient un aussi.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Joaquím Pallerola Feu

1892-1936

 

Joaquím (ou Joaquín, en catalan) vit le jour le 2 juillet 1892 à La Seo de Urgel (Lleida, Espagne) et fut baptisé le 6.

Il fut un des premiers élèves du nouveau collège des Frères des Ecoles Chrétiennes à La Seo de Urgel, qui s’ouvrit à la suite de la fermeture des écoles chrétiennes en France. 

Il fit le noviciat mineur à Les en 1906, et prit l’habit l’année suivante avec le nom de Leoncio Joaquím ou Leonci Joaquín.

Il fut envoyé au scholasticat de Lembecq-lez-Hal (Belgique).

En 1910, il revint en Espagne et fut à la nouvelle maison de Manresa, comme catéchiste

En 1914, il dut faire le service militaire, mais sans quitter Manresa, de sorte qu’il restait en contact avec sa communauté. Ses excellentes qualités lui valurent l’estime des officiers, qui lui promirent aussi une belle carrière, s’il restait dans l’armée. 

Mais Frère Leoncio avait en tête une autre armée.

Il fit la profession perpétuelle en 1920 à Mollerusa, et fut envoyé à la nouvelle maison de Oliana dès 1921. Il devait en être directeur en 1933.

Entre temps, il eut de gros problèmes de santé, qui lui causèrent trois mois de soins en 1925, à La Seo de Urgel.

Après Oliana, il fut préconisé à Barcelone pour concentrer l’administration des maisons de Toulouse, réunies à la province Barcelone. Il était le candidat idéal, mais sa santé le frappa de nouveau : les rhumatismes l’empêchaient de marcher. On voulut lui épargner ces fatigues et il fut gardé à l’infirmerie de Cambrils.

Là, grâce à l’intervention du consulat français, trois Frères anciens et malades purent être amenés en France. Restèrent le Frère Hugo Bernabé, aide-infirmier, qui s’occupait du Frère Leoncio Joaquín. Ils restèrent quelques jours et le Frère Hugo, qui devait faire un bref déplacement à Tortosa, fut arrêté. Il obtint toutefois un sauf-conduit pour aller s’occuper du Frère Leoncio à Cambrils.

A Cambrils, les révolutionnaires, eux, n’épargnèrent rien aux pauvres Frères. Le Frère Hugo n’eut que deux jours de répit. Les révolutionnaires vinrent plusieurs fois fouiller la maison. Ils arrêtèrent les deux Frères, les fourrèrent dans une voiture qui partit pour Viñols, près de Cambrils.

Arrivés sur place, ils voulurent éprouver la fidélité d’un nouvel arrivé dans le parti, lui ordonnant de tirer sur les Frères. Mais le garçon était un ancien employé de la maison des Frères, et refusa ; on le menaça, on se moqua de lui, et finalement le malheureux, tout tremblant, tira des balles à la tête des deux Religieux. C’était le 1er septembre 1936.

Frère Leonci et Frère Hug purent se reposer dans la gloire céleste. Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

Simón Brun Arará

1894-1936

 

Simón vit le jour le 12 novembre 1894 à Santa Coloma de Farnés (Gerona, Espagne).

A seize ans, il se mit au service du séminaire de Gerona, et devint le domestique privé de Mgr Pol, jusqu’à la mort de ce dernier.

Il vivait à Barcelone, mais voulut être religieux. Entré dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu en 1917, il professa avec le nom de Cosme.

Il fut présent dans diverses maisons, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Francesc Trullen Gilisbarts

1895-1936

 

Francesco (ou Francesc, en catalan) vit le jour le 20 janvier 1895 à Roquetas (Tarragona, Espagne).

Il fut un des premiers élèves du nouveau collège des Frères des Ecoles Chrétiennes à Tortosa. 

Il fit le noviciat mineur à Cambrils en 1907.

Il fut envoyé au scholasticat de Lembecq-lez-Hal (Belgique), où il prit l’habit en 1911 avec le nom de Hugo Bernabé ou Hug Bernabé.

Il revint en Espagne et fut catéchiste à Santa Madrona, Manlleu et Farnés.

En 1922, il fut à Gracia (Barcelone), puis en 1931 à Manlleu.

En 1933, à cause des lois de sécularisation, il quitta l’Espagne ; il fut d’abord à Froyennes (Belgique), et en 1934 à Vals (Le Puy, France).

En 1935, il revint à Cambrils pour y rendre divers services. Entre autres, il fut l’infirmier particulier du Frère Leoncio, immobilisé par ses rhumatismes. Il ne le quittait pas.

Il dut faire un bref voyage à Tortosa en été 1936, et fut arrêté.

Préoccupé pour l’état du malade, il obtint un sauf-conduit et rejoignit le Frère Leoncio, qui était seul dans la maison, désormais abandonnée et évacuée.

Le Frère Hugo ne put assister l’autre Frère que deux jours. Dès le 1er septembre, on les fourrait tous les deux de force dans une voiture qui partit pour Viñols, près de Cambrils.

Arrivés sur place, les révolutionnaires voulurent éprouver la fidélité d’un nouvel arrivé dans le parti, lui ordonnant de tirer sur les Frères. Mais le garçon était un ancien employé de la maison des Frères, et refusa ; on le menaça, on se moqua de lui, et finalement le malheureux, tout tremblant, tira des balles à la tête des deux Religieux. C’était le 1er septembre 1936.

Frère Leonci et Frère Hug purent se reposer dans la gloire céleste. Ils ont été béatifiés en 2013.

Miquel Roca Huguet

1899-1936

 

Miquel vit le jour le 6 juin 1899 à Molins de Rey (Barcelone).

Il eut aussi deux autres frères qui entrèrent dans l’Ordre Hospitalier, dont l’un, Sadurní (Constanci), fut martyrisé le 30 juillet et béatifié avec lui.

 

Entré très jeune dans la maison de l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempozuelos, il y fit le noviciat et, très porté à l’étude, se prépara au sacerdoce ; il professa avec le nom de Cristino et fut ordonné prêtre en 1926.

Il fut présent dans la maison Saint-Rafael de Madrid, maître des novices à Calafell, et en dernier lieu directeur à Carabanchel Alto (Madrid).

Il avait une grande réputation d’excellent pédagogue et de directeur d’âmes.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Crescencio Lasheras Alzcorbe

1900-1936

 

Crescencio vit le jour le 15 juin 1900 à Arandigoyen (Navarre).

Après une jeunesse très chrétienne et vertueuse, il entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu en 1927, et professa avec le nom de Rufino.

Il fut présent dans diverses maisons, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Enrique López López

1901-1936

 

Enrique vit le jour le 25 juin 1901 à Las Alpujarras (Fondón, Almería).

Entré à quinze ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Cecilio.

Sa bonne mémoire et son intelligence vive décidèrent ses Supérieurs à lui faire faire des études en vue du sacerdoce. Malheureusement, la tuberculose lui fit suspendre ces études.

Envoyé en Colombie pour se reposer, il continua de rendre service comme infirmier, plutôt que de retourner dans le monde et y trouver un avenir brillant.

Revenu en Espagne, il fut à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

Au moment de quitter les malades, sur l’ordre des miliciens, il leur dit : Au-revoir au Ciel.

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Manuel Mateo Calvo

1902-1936

 

Manuel vit le jour le 5 octobre 1902 à Aliaga (Teruel, Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1915.

Après le noviciat de Hostalets, il reçut l’habit en 1918, avec le nom de Claudio José. Il fit ensuite le scholasticat à Bujedo.

Il exerça son activité d’abord à Cambrils, jusqu’en 1926.

Il fut alors envoyé à Bonanova, à Tarragona (1928), de nouveau à Bonanova (1931), puis à Tortosa (1935).

Il fut arrêté à Tortosa ainsi que deux autres Frères (Buenaventura Pío et Ángel Amado). Chaque soir, des miliciens appelaient des prisonniers pour les conduire au peloton. Un témoin affirma que les Frères furent des modèles de courage et de foi : ils organisèrent la prière, la méditation, les chants même, autant que faire se pouvait.

Ces trois Frères furent appelés au soir du 31 août ; en partant, ils chantaient le psaume 50 (Miserere) ; ils furent fusillés le 1er septembre dans la nuit, au lieu-dit Los Ametllers.

Frère Claudio José avait trente-trois ans.

Il fut béatifié en 2013, avec ses deux Compagnons.

 

 

Maximiano Fierro Pérez

1905-1936

 

Maximiano vit le jour le 21 août 1905 à Alfamén (Saragosse), Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Il entra au collège, des Frères des Ecoles Chrétiennes à Monreal del Campo en 1918, puis au noviciat mineur de Cambrils.

Après le noviciat de Fortianell, il reçut l’habit en 1921, avec le beau nom de Ángel Amado (Ange Aimé). Il fit ensuite le scholasticat à Cambrils.

Il exerça son activité d’abord à Condal, puis Manlleu (1926) et Bonanova (1930).

En 1931, il partit pour Cuba (Marianao et La Havane).

Revenu en Espagne en 1934, il fut envoyé à Tortosa.

Il fut arrêté à Tortosa ainsi que deux autres Frères (Buenaventura Pío et Claudio José). Chaque soir, des miliciens appelaient des prisonniers pour les conduire au peloton. Un témoin affirma que les Frères furent des modèles de courage et de foi : ils organisèrent la prière, la méditation, les chants même, autant que faire se pouvait.

Ces trois Frères furent appelés au soir du 31 août ; en partant, ils chantaient le psaume 50 (Miserere) ; ils furent fusillés le 1er septembre dans la nuit, au lieu-dit Los Ametllers.

Frère Ángel Amado fut béatifié en 2013, avec ses deux Compagnons.

 

 

Pío Ruiz de la Torre

1909-1936

 

Pío vit le jour le 9 juillet 1909 à Fresno de Rodilla (Burgos), Espagne) et fut baptisé le 11.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1922, sur les traces de son aîné (voir notice José Ruiz de la Torre).

Après le postulat, il reçut l’habit en 1926, avec le nom de Buenaventura Pío. Il fit ensuite le scholasticat à Cambrils.

Il exerça son activité d’abord à Manlleu en 1928 ; ses débuts dans l’enseignement ne furent pas faciles, mais il devint ensuite un excellent éducateur.

Il dut quitter cette maison à cause des lois de 1933, et vint à Condal, puis Tortosa (1935).

Il fut arrêté à Tortosa ainsi que deux autres Frères (Angel Amado et Claudio José). Chaque soir, des miliciens appelaient des prisonniers pour les conduire au peloton. Un témoin affirma que les Frères furent des modèles de courage et de foi : ils organisèrent la prière, la méditation, les chants même, autant que faire se pouvait.

Ces trois Frères furent appelés au soir du 31 août ; en partant, ils chantaient le psaume 50 (Miserere) ; ils furent fusillés le 1er septembre dans la nuit, au lieu-dit Los Ametllers.

Frère Buenaventura Pío fut béatifié en 2013, avec ses deux Compagnons.

 

 

Alfonso Sebastiá Viñals

1910-1936

 

Il naquit le 27 mai 1910 à Valencia, dans une bonne famille chrétienne, d’un humble père ouvrier.

Il entra en 1920 au Petit séminaire de Orihuela, puis au Grand séminairevint de Valencia ; il fut ordonné prêtre en 1933.

Nommé curé-archiprêtre de Castellón, il reçut des menaces s’il restait dans cette paroisse, mais il persévéra fidèlement, se donnant à fond à l’Action Catholique.

En 1935, on le nomma à Valencia comme professeur à l’Ecole de Formation Sociale, une matière où il était particuièrement préparé ; il y fut directeur spirituel. C’était une fondation de l’Association Catholique Nationale, qui convenait très bien au jeune prêtre, préoccupé par la question sociale, la situation des ouvriers.

Quand le palais archiépiscopal fut la proie des flammes en juillet 1936, le père de don Alfonso lui suggéra de se retirer chez un de ses frères à Ruzafa ; les autres frères d’Alfonso lui conseillaient aussi de partir de Valencia, car il avait un passeport en règle, mais le jeune prêtre préférait rester là où Dieu l’avait mis, fidèle pasteur au milieu de ses brebis menacées.

Il se savait condamné et affirma : Je vais mourir bientôt, j’en suis convaincu. Prie pour moi, pour que j’aie la force de pardonner jusqu’au bout.

Le 20 août, on vint l’arrêter pour le conduire au Gouvernement Civil, d’où on le mit à la prison San Miguel de los Reyes. 

Le 1er septembre 1936, au moment où sa mère et sa sœur attendaient à la porte de la prison pour lui rendre une visite, elles le virent monter dans un camion en leur faisant adieu de la main.

Don Alfonso fut fusillé à Paterna.

Il a été béatifié en 2001.

 

 

Cándido Rivera Rivera

1912-1936

 

Cándido vit le jour à Villacreces (Palencia, Espagne) le 3 septembre 1912.

Il entra en 1925 au couvent des Frères Mineurs Conventuels de Granollers (Barcelone), et prit le nom de Pedro, en référence à saint Pedro d’Alcántara (voir au 18 octobre).

Il commença les études de philosophie à Barcelone, les poursuivit à Ósimo (Italie), et acheva la théologie à Rome, où il fit aussi la profession solennelle en 1933 et fut ordonné prêtre en 1935, la même année où il passa la licence en théologie.

On le décrivit comme exemplaire en tout et pour tout. Il savait aussi peindre avec un certain talent. Il était petit de taille, mais en imposait par sa piété et son sérieux.

Il fut alors nommé Gardien (supérieur) à Granollers, après le père Dionisio Vicente Ramos, devenu aveugle (voir au 31 juillet).

Le 19 juillet 1936 au soir, il se réfugia non loin du couvent ; le 20, il s’y rendit pour célébrer encore une fois la Messe, mais il dut s’enfuir et se cacher trois jours dans une autre famille, la peur au ventre, sachant bien que non seulement sa vie était en danger, mais aussi celle de ceux qui l’hébergeaient. De jour, il se cachait dans les vignes.

Il fut arrêté le 25 juillet, conduit à la prison de Granollers, où il retrouva des Confrères. Sa résolution était de mourir en criant Vive le Christ Roi !

Il se trouva qu’un des prisonniers était «ami» du chef du Comité, de sorte que tous les prêtres et les religieux obtinrent alors un sauf-conduit et sortirent de prison le 27 juillet.

Il alla se confesser au curé de la paroisse de Llinás, lui disant : Si j’ai la grâce d’être tué, je mourrai en criant ‘Vive le Christ Roi’.

Le père Pedro rejoignit la maison d’un ouvrier qui avait travaillé au couvent puis, vers le quinze août, rejoignit Barcelone, d’où il expédia une lettre au Grand Pénitencier de Saint-Pierre de Rome, annonçant le martyre de ses Confrères (Dionisio Vicente Ramos, Francisco Remón Játiva, Modesto Vegas Vegas) et, peut-être aussi, écrit-il, de quelques autres dont on n’a plus de nouvelles.

Le 22 août, il fut dénoncé et arrêté. Quand il entendit prononcer son nom, il se présenta lui-même : C’est moi, je suis à votre disposition. En partant, il remercia la personne qui l’avait hébergé, demandant pardon pour le dérangement ; cette personne était cousine d’un autre jeune postulant franciscain présent à ce moment-là, auquel un milicien dit : Jeune homme, c’est tes treize ans qui te dispensent de suivre le même sort que ton copain.

On n’a jamais pu savoir avec exactitude le mode et le jour du martyre du père Pedro. Le 24 août, on le donnait encore pour «certainement vivant». Les récits furent différents : 

- les uns dirent qu’il fut conduit à Montcada, qu’il y fut jeté vivant dans un puits, ou fusillé et enterré au cimetière du même endroit ;

- d’autres, qu’on le tua à l’Arrabassada de Barcelone ; 

- d’autres encore que son corps - déjà mort ou encore vivant - aurait été jeté en pâture à des cochons, que les anarchistes avaient installés dans le couvent Sant Elías, devenu leur fameuse tcheka.

Dans le diocèse de Barcelone, on le mentionne comme fusillé le 6 septembre 1936. Le Martyrologe Romain le mentionne au 1er septembre, à quelques jours de son vingt-quatrième anniversaire.

Le père Rivera a été béatifié en 2001.

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Published by samuelephrem - dans 09-septembre
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 08:48

02 SEPTEMBRE

 

III.

SS Zenon (? et ses deux fils Concorde et Théodore), martyrs à Nicomédie.

IV.

Ste Theodota et ses trois fils, Evodios, Hermogenes et Callistos, martyrs à Nicée.

S Habib, diacre à Edesse, brûlé vif.

S Antonin, tailleur de pierres, martyr à Apamée où son zèle de vingt ans provoqua la colère des païens.

S Juste, évêque à Strasbourg.

S Iustus, évêque à Lyon ; après le lynchage traîtreux d'un homme qu'il avait protégé, il se rendit incognito en Egypte, avec son lecteur Viateur, pour y faire pénitence en ermite.

?

SS Dioméde, Julien, Philippe, Eutychien, Hésyque, Léonide, Philadelphe, Ménalippe et Pantagape, martyrs.

V.

S Valentin, évêque à Strasbourg.

S Elpidius, évêque à Lyon.

?

S Antoine, ermite martyr à Lialores, dont il est le patron.

VI.

S Nonnosus, abbé au Mont Soratte puis à Castel Sant Elia, thaumaturge.

S Syagrius, évêque à Autun. 

VII.

S Agricola, évêque en Avignon où il succéda à son père, et patron de cette ville, invoqué pour obtenir la pluie ou le beau temps.

VIII.

S Prosperus, évêque à Tarragone.

?

S Elpidius, abbé ou ermite dans le Picenum. 

IX.

S Lésé (Lézens), espagnol, martyr au Mas d'Auvignon, blessé en se battant contre des envahisseurs normands.

XI.

S Imre, fils du roi hongrois s. István ; mort prématurément vers trente ans, avant d'avoir régné (le 4 novembre au Martyrologe).

S Guillaume, prêtre anglais venu au Danemark, évêque à Roeskilde ; il tint tête au roi qui s'écartait des règles de la morale et du droit.

S Lolan, évêque en Ecosse.

SS Alberto et Guido, prieurs bénédictins à Pontida ; Guido gouverna pendant qu'Alberto, le fondateur, faisait son noviciat à Cluny.

XIII.

Bse Margriet, servante, victime de son innocence, martyre à Louvain.

S Brocard, ermite au Mont Carmel.

Bse Ingrid Elofsdotter, prieure dominicaine à Skänninge. 

XVIII.

Bx Martyrs de septembre au Couvent des Carmes et à Saint-Germain-des-Prés ; le 31 août 1792, le député Tallien déclarait à l'Assemblée : "Nous avons fait arrêter les prêtres perturbateurs ; ils sont enfermés et, sous peu de jours, le sol de la liberté sera purgé de leur présence". Ce sont : 

- Les trois évêques

François-Joseph de La Rochefoucauld Maumont (évêque à Beauvais), 

Jean-Marie du Lau d'Allemans (évêque à Arles), 

Pierre-Louis de la Rochefoucauld Bayers (évêque à Saintes) ;

 - Les cent-sept prêtres et religieux :

Diocésains : André Angar, André Grasset de Saint-Sauveur, Anne-Alexandre-Charles-Marie Lenfant, Antoine-Charles-Octavien du Bouzet, Antoine-Mathias-Augustin Nogier, Armand de Foucauld de Pontbriand, Armand-Anne-Auguste-Antonin-Sicaire Chapt de Rastignac, Charles-François Legué, Charles-Louis Hurtrel, Claude Cayx (Dumas), Claude Chaudet, Claude Colin, Claude Fontaine, Claude-Antoine-Raoul de Laporte, Claude-François Gagnières des Granges, Daniel-Louis André des Pommerayes, François Balmain, François Dardan, François Dumasrambaud de Calandelle, François Vareilhe-Duteil, François-César Londiveau, François-Joseph Pey, François-Louis Méallet de Fargues, François-Urbain Salins de Niart, Gabriel Desprez de Roche, Gaspard-Claude Maignien, Guillaume-Antoine Delfaut, Guillaume-Louis-Nicolas Leclercq (fr. Salomon, canonisé en 2016), Henri-Hippolyte Ermès, Jacques Friteyre-Durvé, Jacques-Alexandre Menuret, Jacques-François de Lubersac, Jacques-Jean Lemeunier, Jacques-Joseph Lejardinier Deslandes, Jacques-Jules Bonnaud, Jean Charton de Millon, Jean Goizet, Jean Lacan, Jean-André Capeau, Jean-Antoine de Savine, Jean-Antoine Guilleminet, Jean-Antoine-Barnabé Séguin, Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils, Jean-Baptiste Jannin, Jean-Baptiste Nativelle, Jean-Baptiste-Claude Aubert, Jean-Baptiste-Marie Tessier, Jean-François Bousquet, Jean-Henri-Louis-Michel Samson, Jean-Joseph Rateau, Jean-Louis Guyard de Saint-Clair, Jean-Philippe Marchand, Jean-Pierre Bangue, Jean-Pierre Simon, Jean-Robert Quéneau, Joseph Bécavin, Joseph-Thomas Pazery de Thorame, Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame, Julien Poulain-Delaunay, Laurent X, Louis Le Danois, Louis Longuet, Louis Mauduit, Louis-François-André Barret, Louis-Laurent Gaultier, Louis-Remi Benoist, Louis-René-Nicolas Benoist, Loup Thomas ou Bonnotte, Marc-Louis Royer, Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de la Villecrohain, Mathurin-Victor Deruelle, Nicolas Clairet, Olivier Lefèvre, Pierre Landry, Pierre Ploquin, Pierre-François Pazery de Thorame, Pierre-Jacques-Marie Vitalis, Pierre-Louis Gervais, Pierre-Louis-Joseph Verrier, René Nativelle, René-Nicolas Poret, Robert Le Bis, Saintin Huré, Thomas-Jean Montsaint, Thomas-Nicolas Dubray, Thomas-René Dubuisson, Vincent Abraham, Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat ;

Bénédictins : Ambroise-Augustin Chevreux, Louis Barreau de La Touche, René-Julien Massey ;

Frères Mineurs : Jean-François Burté ;

Capucins : Jean-Jacques-Apollinaire Morel ;

Tiers-Ordre franciscain : Séverin-Georges Girauld ;

Sulpiciens : Bernard-François de Cucsac, Jacques-Gabriel Galais, Pierre Gauguin, Pierre-Michel Guérin, Jacques-Etienne-Philippe Hourrier, Henri-Auguste Luzeau de la Mulonnière, Jean-Baptiste-Michel Pontus, Pierre-Nicolas Psalmon, Claude Rousseau ;

Société Jésus-Marie : Charles-Jérémie Bérauld du Pérou, François Lefranc, François-Louis Hébert ;

Missions Etrangères : Urbain Lefèvre ;

- les quatre diacres : 

Etienne-François-Dieudonné de Ravinel, Jacques-Augustin Robert de Lézardières, Louis-Alexis-Mathias Boubert, Louis-Benjamin Hurtrel ; 

- le séminariste :

Auguste-Denis Nézel ;  

- le laïc : 

Charles-Régis-Mathieu de la Calmette.

XX.  

Bx Martyrs espagnols de la Révolution de 1936-1937 :

- béatifié en 2005 :

Lasalliens : Baldomer Margenat Puigmitjá (Esiqui Josep, *1897), près de Girona ;

- béatifié en 2007 :

Dominicains : José María Laguía Puerto (1888-1937), profès, dans les Asturies ;

- béatifiés en 2013 :

Picpus : Fortunato Barrón Nanclares (*1899), prêtre, à Madrid ;

Ouvriers du Sacré-Cœur : Lorenzo Insa Celma (*1875), prêtre, à Tortosa.

Zenon de Nicomédie
3e siècle

Zenon est un martyr de Nicomédie, qui mourut avant la persécution de Dioclétien, donc dans la deuxième moitié du troisième siècle.
On lui adjoignait ses deux fils, Concorde et Theodoros.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Zenon de Nicomédie au 2 septembre.


Theodota de Nicée et ses trois Fils
4e siècle

Theodota était une chrétienne de Nicée, qui avait trois fils : Evodios, Hermogenis, Kallistos.
Evodios fut d’abord meurtri à coups de bâton, puis tous les quatre furent jetés dans les flammes.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Theodota de Nicée, avec ses trois fils, au 2 septembre.


Habib d’Edesse
† 322

L’empereur Constantin avait proclamé la paix et la liberté du culte pour tous les Chrétiens depuis une dizaine d’année (313), mais localement des autorités romaines prenaient un certain plaisir à persécuter encore les Chrétiens.
A Edesse, on gardait le souvenir de deux Chrétiens, Gurias et Samonas, torturés et décapités en 306 (v. 15 novembre).
Le diacre Habib était recherché par le préfet Lysanias et se cacha très longtemps, avant d’aller de lui-même se présenter au tribunal.
Il fut longuement interrogé, non moins longuement torturé et finalement condamné à être brûlé vif.
Avant de monter sur le bûcher, il donna le baiser de paix à sa mère, à ses proches et à ses amis.
C’était le 2 septembre 322.
La relation de ce martyre ne semble pas affirmer que tous ces derniers aient été ensuite inquiétés à leur tour de quelque manière. Le gouverneur païen voulait seulement intimider les Chrétiens sans déclencher une réelle persécution, ce qu’il n’avait plus le droit de faire.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Habib d’Edesse au 2 septembre.


Antonin d’Apamée
4e siècle

Antonin naquit à Aribazos de Syrie, une localité qu’on n’a pas identifiée.
Il était tailleur de pierres.
Fervent chrétien, il tenta de persuader des gens d’un village, Kaprouagnidos, de cesser d’adorer des statues de marbre ou de plâtre et de se convertir au Christ. On ne l’écouta pas.
Il reprit son travail et, deux ans plus tard, avec l’aide d’un anachorète de l’endroit, il se rendit tout simplement dans le temple païen et y démolit les statues. On imagine le mécontentement des habitants.
Successivement, Antonin obtint de l’évêque d’Apamée l’autorisation d’édifier une grande église en l’honneur de la Sainte Trinité.
Les païens, qui n’avaient pas pardonné à Antonin son intervention, étaient encore plus furieux de le voir maintenant construire un sanctuaire chrétien. Ils s’approchèrent de nuit, se saisirent d’Antonin, le tuèrent et le dépecèrent.
Antonin avait à peine vingt ans.
Il faut reconnaître que l’attitude d’Antonin, telle qu’on l’a décrite ci-dessus, est tout-à-fait condamnable, car l’Eglise n’autorise pas ce genre de provocation. Mais aussi, nous ignorons beaucoup de circonstances de ces événements, les récits qui en ont été rédigés étant restés trop fragmentaires. 
On peut légitimement supposer, par exemple, que des habitants de l’endroit se soient saisis d’Antonin, l’aient conduit de force dans leur temple pour l’obliger à adorer des statues de dieux : Antonin, bien sûr, aura refusé et, se sachant condamné d’avance, aura renversé l’une ou l’autre statue à portée de ses mains.
Quoi qu’il en soit, notre Antonin fut très tôt honoré comme martyr.
Lors d’un transfer de reliques, en Gaule, Antonin d’Apamée est devenu Antonin de Pamiers.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Antonin d’Apamée au 2 septembre.


Iustus de Lyon
† après 381

Iustus (Just) était diacre de l’Eglise de Vienne en Gaule, et fut promu treizième évêque de Lyon en 374.
Cette même année, on trouve un Iustus parmi les signataires du concile de Valence, probablement lui, ainsi qu’au concile d’Aquilée en 381.
On ne saurait guère plus sur sa personne, sans un événement qui dut secouer beaucoup les Lyonnais, disons les Lugdunenses.
Un jour donc, un homme fut pris d’un accès de folie furieuse et se mit à donner des coups d’épée aux passants ; pendant qu’on essayait de le maîtriser, il revint à la raison, se défendit et réussit à gagner l’église dont il ferma les portes. La foule n’osa le forcer dans cet asile sacré, mais s’impatienta vite et quelques-uns parlaient de mettre le feu à l’édifice. L’évêque n’osa résister. Il fit jurer par un notable que le malheureux ne serait pas molesté, mais serait seulement gardé en prison tant que le peuple ne serait pas apaisé, et le fit sortir. Aussitôt on l’accabla de coups,on l’attacha par les pieds et on le traîna jusqu’à ce qu’il mourût.
Iustus fut bouleversé de cette trahison et de cette mort, dont il s’attribua toute la responsabilité. Se jugeant indigne d’exercer ses fonctions épiscopales, il partit avec son lecteur Viator et put rejoindre les moines du désert d’Egypte, pour en partager le style de vie.
Le temps passa, Iustus, toujours anonyme, était parmi les plus parfaits des moines. Un jour cependant, un homme de Lyon, peut-être un prêtre - on ne sait -, fut reçu à l’hostellerie et, voyant passer quelques moines, y reconnut le cher évêque de Lyon. C’est ainsi que les moines apprirent que Iustus était évêque, et s’en montrèrent tout confus, mais pour autant Iustus ne changea rien dans sa conduite.
Plus tard, un prêtre de Lyon, Antiochus, voulut à son tour rencontrer l’évêque : Iustus en annonça lui-même la venue à ses confrères, mais ne céda pas aux instances du visiteur et demeura dans la communauté.
L’heure suprême s’avançait. Iustus en prévint son cher Viateur, ajoutant qu’il le suivrait de peu.
Iustus mourut un 2 septembre, Viateur huit jours plus tard.
Quand le corps de s.Iustus fut rapporté à Lyon, l’église des Saints-Macchabées où on le déposa, prit le nom de Saint-Iustus. Elle fut détruite pendant les guerres dites de religion.
Tandis que le Martyrologe Romain, étrangement, mentionne s.Viateur au 21 octobre, saint Iustus de Lyon est inscrit au 2 septembre.


Elpidius en Picenum
4e siècle ?

De saint Elpidius on peut dire avec certitude qu’on ne sait rien.
Même le Martyrologe Romain se contente de le situer avant le onzième siècle, et reconnaît qu’il est à l’origine de la ville qui porte son nom, et où il est enterré.
En Picenum (Marches, Italie E), plusieurs localités portent ce nom : Sant’Elpidio a Mare, Sant’Elpidio Morico, Porto Sant’Elpidio. En outre, beaucoup en reçoivent le nom au baptême.
Elpidius (ce nom dérive du grec elpis,, espérance) serait venu de Cappadoce.
Une autre source avance qu’il vécut dans une grotte proche de Jéricho, avant d’émigrer dans le Picenum italien.
Mais on se demande s’il n’était pas simplement un saint ermite italien, dont le culte s’est largement diffusé.
Qu’il ait été aussi abbé, ne semble pas exact : on aurait probablement quelques indices sur l’abbaye fondée par lui.
Mais pourquoi ne procède-t-on pas à une analyse de ses reliques, au moins pour tenter de mieux le situer dans le temps ?
Saint Elpidius en Picenum est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Nonnosus du Mont Soratte
500-560

L’édition de 2005 du Martyrologe Romain porte au 2 septembre cette phrase : Au Mont Soratte (…) saint Nonnosus, abbé.
D’après Grégoire le Grand (v. 3 septembre), Nonnosus aurait été prieur au Mont Soratte (Italie centrale), serait devenu abbé à Suppentonia (act. Castel Sant’Elia), et serait mort comme abbé au Mont Soratte. 
Des reliques de cet Abbé auraient été portées à Freising (Allemagne), puis rapportées au Mont Soratte.
Or on a découvert récemment en Autriche une tombe d’un certain Nonnosus, diacre au 6e siècle, mort en 533 à cent-trois ans.
Le saint pape Grégoire le Grand aurait pu recevoir des informations inexactes - ou confondre celles concernant deux personnages différents.
On attribue à saint Nonnosus trois grands miracles : 
L’un fut le déplacement d’une énorme roche, que ne pouvaient pas déplacer cinquante paires de bœufs, pour permettre la culture d’un jardin autour de l’abbaye.
Un autre fut  la réparation parfaite d’une lampe à huile en verre que Nonnosus avait laissé tomber à terre par mégarde.
Le troisième fut la «multiplication» de la récolte d’huile, alors que les oliviers du monastère n’avaient donné que très peu de fruits.
Il est dit aussi que Nonnosus, comme moine ou prieur, s’efforçait de «faire passer» les ordres péremptoires de l’irascible abbé de l’époque, en y mettant toute la douceur possible.
Des reliques de ce Diacre auraient ensuite été portées d’Allemagne au Mont Soratte.
On invoque saint Nonnosus pour les maladies des reins.
Saint Nonnosus «du Mont Soratte» est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Syagrius d’Autun
† 600

On ne connaît pas les origines de Syagrius. On a avancé qu’il était d’Autun.
Son histoire commence au moment de son élévation à l’épiscopat, pour le siège d’Autun, en 561, d’où l’on déduit qu’il pouvait être né vers 530. Il était le dix-neuvième évêque d’Autun et fut le treizième à être reconnu saint.
A peine consacré, Syagrius fut sollicité par l’abbesse de Saint-Césaire d’Arles, Liliola, pour faire intervenir le roi Gontran au sujet de la petite Rusticula, enlevée par Cheraonius (v. 11 août).
Il y eut d’importants conciles régionaux en Gaule durant l’épiscopat de Syagrius, qui y participa certainement : Lyon en 567 et 581, Paris en 573, Mâcon en 581 et 585.
Avec l’appui de la reine Brunehaut, Syagrius fonda à Autun le célèbre monastère de Saint-Martin.
En 596, il reçut avec toute la bienveillance possible Augustin, que le pape envoyait en mission en Angleterre. L’année suivante, le pape lui faisait remettre le pallium et lui donnait la première place après l’évêque de Lyon. 
Syagrius mourut le 2 septembre 600.
Saint Syagrius d’Autun est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Agricola d’Avignon
† 700

On a peut-être renoncé à établir une liste précise des évêques d’Avignon, tant sont divergentes entre elles toutes les copies qu’on en a retrouvé.
Agricola était peut-être le fils de s.Magnus, lui-même probable évêque d’Avignon entre 646 et 660. Comme on sait que les hommes mariés promus à l’épiscopat promettent de vivre dans le célibat, on pourrait avec raison déduire qu’Agricola était né avant 646.
On a ensuite avancé qu’Agricola «succéda» à son père, en 646, d’où l’on peut légitimement déduire qu’il avait au moins une trentaine d’années à ce moment-là, car il est très rare dans l’histoire de l’Eglise qu’un évêque soit consacré avant trente ans.
Agricola a pu donc naître au plus tard vers 616.
Il mourut le 2 septembre 700.
Son nom a donné lieu à une dévotion populaire pour obtenir de lui la pluie ou le beau temps, selon la nécessité. La ville d’Avignon l’a pris pour céleste patron en 1647.
Saint Agricola d’Avignon est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Prosperus de Tarragone
5e ou 8e siècle

Deux traditions se disputent sur l’époque de la vie de Prosperus : évêque de Tarragone, il aurait fui l’invasion des Vandales, selon l’une, en 409, ou l’invasion des Arabes, selon l’autre, vers 713 ou 718. Il aurait donc été le quatrième ou le vingtième évêque de ce siège.
Pour la suite, les deux versions coïncident, affirmant que Prosperus quitta Tarragone, détruite par les envahisseurs, et vint se réfugier à Capodimonte (Italie C), où il fonda un monastère. C’est là qu’il s’éteignit saintement. A sa mort, les cloches se mirent spontanément à sonner. 
Prosperus fut enseveli - qui sait pourquoi ? - à Camogli (Ligurie).
Dans la liste épiscopale officielle de l’archidiocèse de Tarragone, il ne semble pas que Prosperus ait vécu au cinquième siècle.
Les notices affirmant que s.Prosperus n’est pas reconnu par l’Eglise catholique, ne sont pas à jour. En effet, depuis l’édition du Martyrologe Romain de 2005, saint Prosperus de Tarragone est mentionné au 2 septembre.

Imre de Hongrie

1000-1031

 

Le prince Imre (Emeric, parfois aussi Heinrich, Henri) naquit en 1000 ou 1007 à Székesfehérvár, du roi István (v. 15 août) et de Gisèle.

Elevé dans la foi chrétienne, il vécut dans une grande pureté. Son père lui aurait dédicacé un Testament spirituel, dont on discute de l’authenticité, mais qui est repris au Bréviaire.

On parle de sa profonde amitié pour les moines de Pannonhalma, particulièrement pour le moine Maur, futur évêque de Pécs.

Il aurait été fiancé, vers 1023, avec une princesse mal identifiée (parente de l’empereur de Constantinople, ou polonaise ou croate), pour laquelle aurait été fondée l’abbaye de Veszprémvölgy.

Lorsque l’empereur d’Allemagne Konrad II prétendit envahir la Hongrie (et fut défait), Imre y commandait les mercenaires étrangers.

Il serait mort d’un accident de chasse, tué par un sanglier, à Veszprém, le 2 septembre 1031. Son père devait mourir sept ans plus tard.

Ils furent tous deux canonisés en 1083.

On ne sait pas pourquoi le Martyrologe Romain a introduit saint Imre au 4 novembre, alors que le dies natalis est au 2 septembre.

Avec un facile jeu de mots, les Hongrois émigrés se disent Emericani, plutôt que Americani.

 

 

Alberto Prezzati de Pontida

† 1095

 

Alberto était de la noble famille Prezzati, dans le nord de l’Italie, et combattit courageusement dans les rangs de l’armée. 

Blessé, il rejoignit l’armée du Christ ; après un pèlerinage à Compostelle, il fonda le monastère bénédictin de Pontida (Bergame, Italie N), dédié à saint Jacques (1079).

Il mit ce monastère sous la dépendance de l’abbaye de Cluny, où il alla passer cinq années de noviciat et de formation, avant de revenir à Pontida.

Pendant ce temps, le monastère était gouverné par Guido, qui laissa la place à Alberto lors de son retour.

Alberto mourut là le 2 ou le 12 septembre 1095 (ou 1099). Le Martyrologe mentionne comme Saints les deux prieurs, Alberto et Guido, au 2 septembre.

 

 

Guido de Pontida

11e siècle

 

On ne sait à peu près rien de ce saint Guido.

Voir pour cela la notice Alberto Prezzati de Pontida

On y verra l’unique information qu’on ait de Guido : il fut prieur du monastère de Pontida, fondé par son ami Alberto.

Un détail cependant ne doit pas manquer d’être relevé, qui montre la grande sainteté de Guido. Quand Alberto revint de sa formation à Cluny, Guido s’effaça et lui abandonna le gouvernement. Cette attitude montre combien Guido était détaché de toute ambition humaine, combien il estimait et vénérait son ami fondateur, et combien il tenait à obéir humblement à Alberto.

L’histoire en effet ne nous révèle aucun signe du moindre désaccord entre les deux amis, et c’est ce qui nous édifie.

On pourrait rapprocher cette situation à l’attitude de Jean-Baptiste qui disait du Christ : Il doit grandir et moi diminuer (Jn 3:30).

Comme il est dit dans la notice indiquée ci-dessus, saints Guido et Alberto sont mentionnés tous deux dans le Martyrologe au 2 septembre.

 

 

Margriet de Louvain

† 1225

 

Margriet (Marguerite) était une servante dans une auberge à Louvain (Flandre), tenue par un parent.

Un soir arrivèrent des clients qui, après avoir demandé à boire, assassinèrent l’hôtelier puis bâillonèrent Margriet pour l’entraîner. Se refusant énergiquement elle fut à son tour assassinée et jetée dans la Dyle.

Quand on retrouva son corps, elle serrait encore l’anse du broc (cassé) qu’elle apportait à ses meurtriers.

Des miracles eurent lieu.

En 1905, son culte fut confirmé, mais elle ne se trouve pas au Martyrologe. On la vénère le 2 septembre.

 

 

Brocard du Mont Carmel

1198-1231

 

Brocard (ou Burchard) est très mal connu, du fait que le monastère du Mont-Carmel fut détruit, avec ses archives, par les Mamelouks à la fin des croisades.

On avance que Brocard était de parents français, né à Jérusalem vers 1198, à moins que cette date soit celle à laquelle Brocard fut élu à la tête des premiers moines carmes.

Il dirigea la communauté des Religieux du Mont-Carmel après Berthold ; quant à dire qu’il ait eu cette charge de prieur «pendant 35 ans», ne peut guère s’accorder avec les dates avancées, à moins que la date de sa naissance doive être reculée vers 1160. 

Brocard reçut du patriarche Alberto Avogadro (v. 14 septembre) la Règle du nouvel Ordre. Du fait que cette Règle est rédigée par «B», on a attribué à Brocard la rédaction de ce document précieux. En 1226, le pape l’approuva après avoir eu une vision de Marie, qui confirmait le contenu du texte.

Brocard aurait été envoyé en mission auprès du sultan de Damas pour négocier la paix et la reprise de Jérusalem, mais les négotiations n’aboutirent pas. 

En revanche on attribue à Brocard la guérison d’un lépreux ; on a aussi rapporté qu’il baptiza dans le Jourdain le vice-Sultan d’Egypte.

Brocard mourut le 2 septembre 1231 (environ), mentionné à ce jour comme Bienheureux dans le Martyrologe.

 

 

Ingrid Elofsdotter de Skänninge

?-1282

 

Ingrid était née en Suède, dans la province de l’Ôstergötland, petite-fille du roi Knut (v. 10 juillet) et petite-nièce de sainte Brigitte (v. 23 juillet).

Après son veuvage, elle fit les traditionnels pèlerinages de l’époque : Terre Sainte, Rome, Compostelle.

A Rome, elle demanda au pape l’autorisation de fonder un monastère à Skänninge. Il fallait des fonds et une protection religieuse. Les fonds arrivèrent par le frère d’Ingrid, Johan Olovson, chevalier teutonique ; l’assistance religieuse fut assurée par le dominicain Pietro de Dacia.

En 1281, le couvent était fondé, le premier en Suède. Lors de l’inauguration, était présent le roi Magnus III.

Ingrid y entra, première religieuse dominicaine de Suède ; elle fut nommée prieure.

Elle mourut l’année suivante, le 2 septembre 1282.

Des miracles étant intervenus près de son tombeau ou par son intercession, un procès fut ouvert, des conclusions furent présentées, mais il n’y eut pas de véritable canonisation, de sorte qu’Ingrid est considérée comme Bienheureuse.

Les reliques d’Ingrid et le couvent de Skänninge disparurent dans la tourmente de la Réforme. Il reste que la bienheureuse Ingrid a été introduite récemment au Martyrologe, le 2 septembre.

Martyrs du 2 Septembre

1792

 

Durant les événements de la Révolution Française, la haine des révolutionnaires s’est sauvagement déchaînée contre les membres du Clergé.

Parmi les douloureux épisodes de la Révolution française, les massacres de Septembre sont assurément l'un des plus célèbres, ce qui ne veut pas dire qu'il soit des mieux connus, car l'enquête judiciaire ne fut effectuée qu'après la réaction thermidorienne, en l'an IV. Entre temps, l'événement avait soulevé une telle réprobation que les divers partis révolutionnaires avaient cherché à en rejeter la responsabilité les uns sur les autres. Depuis, l'incendie de l'hôtel de ville et des archives de la Seine, en 1871, a détruit la plus précieuse source qui permît de contrôler et parfois de rectifier les récits des témoins échappés à ces massacres.

L’ensemble des prêtres, des religieux, des religieuses, des moines, qui furent arrêtés et condamnés soit à la déportation soit sur-place à la guillotine ou qui furent exécutés après un simulacre de jugement, n’avaient pas d’autre ambition que d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Ac 5:29).

Les circonstances sont bien connues. Au lendemain du 10 août et de la chute de la monarchie, le peuple, du moins les éléments avancés, se crut enfin délivré des dernières entraves du veto, qui l'empêchaient de faire justice des ennemis de la liberté. Quand parvint à Paris la nouvelle de l'invasion prussienne et de la prise de Longwy, l'excitation fut portée au paroxysme et se traduisit par la résolution de se porter aux frontières, mais après avoir fait justice des traîtres. D'où est venue l'initiative ? Il est difficile de le dire. On l'attribue souvent aux sections qui, en grand nombre, votèrent, le 1er septembre, des motions comme celle-ci : Le danger imminent où se trouve la patrie ne résulte pas seulement de l'entrée des troupes ennemies sur le territoire français, mais bien de ce nombre de malveillants que renferme la capitale, de ces conspirateurs détenus dans les prisons, dont le jugement est retardé sous différents prétextes. Il n'y avait d'autres moyens que de faire faire sur-le-champ justice prompte de tous les malfaiteurs et conspirateurs détenus dans les prisons, que de faire marcher, en tête des forces à opposer à l'ennemi, les prêtres insermentés, les femmes et les enfants des ennemis dont les corps serviraient de remparts aux troupes citoyennes.

Ces motions furent distribuées aux autres sections, mais arrivèrent trop tard, semble-t-il, pour avoir effet. Cependant, la proposition avait circulé oralement et fait des adeptes qui, le 2, se portèrent sur les prisons. Leur nombre est difficile à déterminer : quelques centaines, peut-être. Au rapport d'un témoin, ils n'étaient pas tous de la lie du peuple, ces bourreaux assassins. Leurs accents et leurs discours trahissaient souvent des adeptes dont le philosophisme des clubs et des écoles du jour, bien plus que la rustre ignorance, avait fanatisé le cœur contre les prêtres.

Les chefs, ceux du gouvernement et de la commune, qui avaient propagé ces idées, ne se souciaient guère de perdre leur popularité en désapprouvant ceux qui les mettaient en acte. A vrai dire, ils auraient été impuissants à empêcher le massacre, s'ils en avaient eu la velléité, faute d'une police d'Etat et d'une garnison, la garde nationale refusant de marcher. Ceux qui intervinrent se bornèrent à régulariser l'opération.

Les «philosophes», les encyclopédistes, tous les ancêtres de la Révolution avaient voué une haine solide à la «religion» et à ses ministres. Aussi, après le 10 août, une fois disparus le «tyran» et le veto, se mit-on à arrêter les prêtres réfractaires au serment de fidélité à la Constitution civile. Les prisons étaient pleines, il fallut en créer de nouvelles, au couvent des Carmes et au séminaire Saint-Firmin. Celles-ci furent affectées aux seuls prêtres et religieux, dont beaucoup avaient quitté leur province pour chercher un refuge à Paris. Un certain nombre furent enfermés dans les prisons de l'Abbaye et de la Force. La prison de l'Abbaye, devenue elle-même trop étroite, se vit annexer les bâtiments du célèbre monastère bénédictin de Saint-Germain-des-Prés.

Le 31 août 1792, le député Tallien déclarait à l'Assemblée : Nous avons fait arrêter les prêtres perturbateurs ; ils sont enfermés et, sous peu de jours, le sol de la liberté sera purgé de leur présence.

Il y eut plusieurs vagues d’extermination en particulier à Paris, à Compiègne, à Angers, à Orange, sans oublier les arrestations qui conduisirent des centaines de victimes aux Pontons de Rochefort.

Durant les massacres de septembre à Paris, furent poignardés ou égorgés près de trois-mille victimes de la haine antireligieuse, dont l’Église a retenu cent-quatre-vingt-onze, béatifiés pour la plupart en 1926.

Le 2 septembre 1792, il y eut un massacre en l’abbaye Saint-Germain, un autre dans le Couvent des Carmes, qui firent en tout cent-seize Martyrs, dont trois évêques, cent-huit prêtres ou religieux, quatre diacres et un laïc.

C'est là que le massacre commença, le 2 septembre, pendant le transfert des prêtres, renfermés d'abord à la mairie. Du groupe était notamment l'abbé Royer, curé de Saint-Jean-en-Grève, qui ranimait les courages. Au matin du 2, il interpella ses compagnons : C'est aujourd'hui dimanche, il est certain qu'on ne nous permettra ni de dire ni d'entendre la messe, mettons-nous donc à genoux le temps qu'elle durerait et élevons notre cœur vers Dieu.

Vers deux heures de l’après-midi, le canon tonna, soi-disant à cause de la prise de Verdun ; en réalité, ce fut le signal pour diriger le reste des prisonniers de la mairie à l’Abbaye. Insultés en cours de route, ils furent massacrés en descendant de leurs voitures. Les autres subirent un simulacre de jugement dans la salle des hôtes du monastère. On demandait aux prêtres s’ils avaient prêté le serment. La condamnation était prononcée par le cri A la Force !  et la victime massacrée à coups de sabre.

Aux Carmes, le massacre commença plus tard, vers seize heures. Les prisonniers sortaient pour leur promenade journalière dans le jardin. Bientôt des clameurs s'élevèrent, la porte du jardin fut enfoncée et les assaillants se ruèrent sur les prêtres. Le premier qu'ils rencontrèrent, l'abbé Girauld, récitait son bréviaire ; il ne se détourna pas, fut renversé d'un coup de sabre et transpercé d'une pique. Puis ils se précipitèrent sur l'archevêque d'Arles, Jean-Marie du Lau, qui ne s'abattit qu'au troisième coup de sabre et fut aussitôt transpercé.

Ils se mirent ensuite à poursuivre et à frapper les prêtres à travers le jardin et vinrent prendre pour cible ceux qui s'étaient réfugiés dans une chapelle. L'évêque de Beauvais eut la jambe fracassée d'un coup de fusil.

Le commissaire de la section, arrivé sur les entrefaites, voulut faire respecter la légalité et rassembla les prêtres dans le chœur, où on leur demanda bientôt s'ils avaient prêté le serment. Sur leur réponse négative : Passez, passez, leur dit-on, votre compte est bon. On les fit passer par un petit couloir où l'on vérifiait leur identité ; au bout, ils étaient massacrés en descendant au jardin, sur le petit escalier qui subsiste encore.

Un des derniers fut l'évêque de Beauvais, François de La Rochefoucauld, qui avait été transporté à l'église sur un matelas et fut transporté de même pour recevoir le coup fatal. Avec lui périt aussi son frère, l'évêque de Saintes.

Tous ces martyrs furent béatifiés en 1926.

Des listes existent. Ici, on va trouver ces Martyrs dans l’ordre alphabétique de leurs prénoms, avec, plus bas, quelques indications qu’on a pu trouver sur chacun d’eux. 

Sauf indication contraire, leurs postes respectifs étaient à Paris.

1. A l’abbaye Saint-Germain (vingt-et-un Martyrs)

    - les prêtres : 

Alexandre-Charles-Anne Lenfant

Antoine-Charles-Octavien du Bouzet

Armand-Anne-Auguste-Antonin-Sicaire Chapt de Rastignac

Charles-Louis Hurtrel

Claude Fontaine

Daniel-Louis André des Pommerayes

François-Joseph Pey

Jean-André Capeau

Jean-Joseph Rateau

Jean-Louis Guyard de Saint-Clair

Jean-Pierre Simon

Laurent X

Louis Le Danois

Louis-Remi (ou René) Benoist

Louis-René (ou Remi)-Nicolas Benoist

Marc (ou Marie)-Louis Royer

Pierre-Jacques-Marie Vitalis

Pierre-Louis Gervais

Saintin Huré

Thomas-Jean Monsaint

    - le diacre : 

Louis-Benjamin Hurtrel

 

 

2. Au Couvent des Carmes, toujours à Paris.

Après plusieurs vérifications, il semble que le chiffre indiqué dans le Martyrologe doive être corrigé d’une unité : trois évêques et quatre-vingt-douze compagnons (et non quatre-vingt-treize).

    - les évêques : 

François-Joseph de la Rochefoucauld Maumont 

Jean-Marie du Lau d’Allemans

Pierre-Louis de la Rochefoucauld Bayers

    - les prêtres : 

Ambroise Augustin Chevreux

André Angar

André Grasset de Saint-Sauveur

Armand de Foucauld de Pontbriand

Bernard-François de Cucsac

Charles-François Legué (Le Gué)

Charles-Jérémie Bérauld du Pérou

Claude Cayx (ou) Dumas

Claude Chaudet

Claude Colin

Claude Rousseau

Claude-Antoine-Raoul (de) Laporte (de la Porte), 

Claude-François Gagnières des Granges

François Balmain

François Dardan

François Dumasrambaud de Calandelle

François Lefranc

François Vareilhe-Duteil

François-César Londiveau

François-Louis Hébert

François-Louis Méallet de Fargues

François-Urbain Salins de Niart

Gabriel Desprez de Roche

Gaspar-Claude Maignien

Georges Girauld

Guillaume-Antoine Delfaut

Guillaume-Nicolas-Louis (frère Salomon) Leclercq

Henri-Auguste (Marie-Auguste) Luzeau de la Mulonnière

Henri-Hippolyte Ermès

Jacques Friteyre-Durvé

Jacques-Alexandre Menuret

Jacques-Etienne-Philippe Hourrier

Jacques-François de Lubersac

Jacques-Gabriel Galais

Jacques-Jean Lemeunier

Jacques-Joseph Lejardinier Deslandes

Jacques-Jules Bonnaud

Jean Charton de Millon

Jean Goizet

Jean Lacan

Jean-Antoine Guilleminet

Jean-Antoine-Barnabé Séguin

Jean-Antoine (de) Savine

Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils

Jean-Baptiste Jannin

Jean-Baptiste Nativelle

Jean-Baptiste-Claude Aubert

Jean-Baptiste-Marie Tessier

Jean-Baptiste-Michel Pontus

Jean-François Bousquet

Jean-François Burté

Jean-Henri-Louis Samson

Jean-Jacques Morel

Jean-Philippe Marchand

Jean-Pierre Bangue

Jean-Robert Quéneau

Joseph Bécavin

Joseph-Thomas Pazery de Thorame

Julien Poulain-Delaunay

Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame

Louis Barreau de la Touche

Louis Longuet

Louis Mauduit

Louis-François-André Barret

Louis-Laurent Gaultier

Loup Thomas (ou Bonnotte),

Matthias-Augustin Nogier

Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de la Villecrohain

Mathurin-Victor Deruelle

Nicolas Clairet (Cléret)

Olivier Lefèvre (Lefebvre)

Pierre Gauguin

Pierre Landry

Pierre Ploquin

Pierre-François Pazery de Thorame

Pierre-Louis-Joseph Verrier

Pierre-Michel Guérin

Pierre-Nicolas Psalmon

René Nativelle

René-Julien Massey

René-Nicolas Poret

Robert Le Bis

Thomas-Nicolas Dubray

Thomas-René Dubuisson

Urbain Lefèvre (Lefebvre)

Vincent Abraham

Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat

    - les diacres : 

Etienne (Antoine)-François-Dieudonné de Ravinel

Jacques-Augustin-Robert de Lézardières

Louis-Alexis-Matthias Boubert

    - le séminariste : 

Auguste-Denis Nézel

    - le laïc :

Charles-Régis-Matthieu de la Calmette

Louis-Laurent Gaultier

1717-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre (jésuite ?) du diocèse de Paris, né à Bazouges-la-Pérouse (Ille-et-Vilaine) le 13 mars 1717. 

Il résidait dans la maison Saint-François-de-Sales à Issy.

Ce vénérable prêtre de soixante-quinze ans fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Robert Le Bis

1719-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né en 1719 à Saint-Amand (Manche).

Curé de Saint-Denis de Bris-en-Josas dans le diocèse de Paris (ou de Versailles ?).

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Loup Thomas (Bonnotte)

1719-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Entrains-sur-Nohain (Nièvre) le 19 octobre 1719. 

Confesseur des Ursulines.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

 

Marc-Louis Royer

1720-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1720. 

Son prénom était peut-être Marie-Louis.

Il était curé de Saint-Jean-en-Grève. 

Il s’adressa à sos Compagnons au matin du 2 septembre : C’est aujourd’hui dimanche, il est certain qu’on ne nous permettra ni de dire ni d’entendre la messe, mettons-nous donc à genoux le temps qu’elle durerait et élevons notre cœur vers Dieu.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude-François Gagnières des Granges

1722-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Chambéry (Savoie) le 23 mai 1722. 

Il résidait dans la maison Saint-François de Sales, à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-François Legué (Le Gué)

1724-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 6 octobre 1724. 

Il résidait à Paris depuis la suppression de la Société.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Cays (Dumas)

1724-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Martel (Lot) le 6 novembre 1724. 

Directeur des Ursulines de Saint-Cloud.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Urbain Lefèvre (Lefebvre)

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 21 janvier 1725 à Saint-Pierre-du-Boile près de Tours (Indre-et-Loire)

Ancien membre de la Société des Missions Étrangères de Paris et retiré à Athis-Mons.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Gauguin

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2) 

Prêtre, né le 12 février 1725 à Esvres (Indre-et-Loire), prêtre de la Société de Saint-Sulpice, au séminaire d’Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques Friteyre-Durvé

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Marsac-en-Livradois (Puy-de-Dôme) le 18 avril 1725. 

Chanoine de Saint-Paul d’Estrées et missionnaire à Paris.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Thomas-Jean Montsaint

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2) 

Prêtre du diocèse de Paris, né le 18 décembre 1725 à Villerville (Calvados). 

Il était vicaire à Saint-Roch.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Clairet (Cléret)

1726-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Barfleur (Manche) en 1726. 

Chapelain des Incurables.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat

1726-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Châteauneuf-du-Faou (Finistère) le 3 juillet 1726. 

Confesseur des Religieuses de la Visitation, rue du Bac.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Anne-Alexandre-Charles-Marie Lenfant

1726-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On  trouve aussi les prénoms de ce prêtre dans l’ordre suivant : Alexandre-Charles-Anne-Marie.

Il naquit le 6 septembre 1726 à Lyon. 

Après ses études chez les Jésuites de Lyon, il fut au noviciat d’Avignon, puis à Marseille. 

Il excellait tellement dans la prédication, qu’on lui donna cette charge exclusive : il prêcha dans toutes les villes de France, à Malines en Belgique. Quand la société des Jésuites fut supprimée en 1773, il continua de prêcher, à Versailles, à Lunéville, à Vienne. Diderot l’entendit et reconnut qu’il était difficile de rester incrédule après une telle prédication. C’était le prédicateur du roi Louis XVI. 

Ayant refusé de prêter le serment constitutionnel, il fut arrêté le 30 août 1792 et conduit à la prison de l’Abbaye. 

Le 2 septembre au matin, avec l’abbé de Rastignac (v. ci-après) il donna une ultime bénédiction à tous les présents. 

Ayant comparu devant le “tribunal”, il fut d’abord relâché sur la demande du peuple, mais dans la rue, des passantes dirent trop fort : C’est le Confesseur du Roi, de sorte qu’il fut derechef arrêté. Il n’eut alors que le temps de dire : Mon Dieu, je vous remercie de pouvoir vous offrir ma vie, comme vous avez offert la vôtre pour moi. 

Il s’agenouilla et expira sous les coups des assassins.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Armand-Anne-Auguste-Antoine-Sicaire Chapt de Rastignac

1727-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse d’Orléans (ou d’Arles ?), né le 1er octobre 1727 à Corgnac (Dordogne). 

C’était le dernier abbé commendataire de l’ancienne abbaye Saint-Mesmin de Micy (Loiret). Il fut député aux États généraux.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Georges Girauld

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Né le 14 janvier 1728 à Rouen (Seine-Maritime).

Du Tiers-Ordre régulier de Saint-François, il portait le nom de Séverin.

Confesseur des Franciscaines de Sainte-Elisabeth, il résidait au couvent de Nazareth. 

Il fut la première victime au Couvent des Carmes. Il était en train de prier le bréviaire et ne se détourna même pas ; on le renversa d’un coup de sabre et il fut transpercé d’une pique.

C’était le dimanche 2 septembre 1792. Le père Séverin fut béatifié en 1926.

 

 

Ambroise-Augustin Chevreux

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Orléans (Loiret) le 13 février 1728. 

Supérieur général de la même congrégation et député à l’Assemblée nationale.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Colin

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Charenton (Val-de-Marne) le 15 février 1728. 

“Maître spirituel” de l’Hôtel-Dieu.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Olivier Lefèvre (Lefebvre)

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Grentheville (Calvados) en 1728. 

Chapelain des Dames de la Miséricorde, il était membre de la Société du Cœur de Jésus.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Louis-Joseph Verrier

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Douai (Nord) le 28 décembre 1728. 

Il vivait dans la maison de retraite Saint-François-de-Sales à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-François de Lubersac

1729-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à La Forge près de Chalais (Dordogne) en 1729. 

Aumônier de Madame Victoire, la tante du roi Louis XVI.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Mathurin-Victor Deruelle

1729-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris le 18 septembre 1729. 

Chapelain des Filles de la Charité, sur la paroisse Saint-Gervais.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de la Villecrohain

1731-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Le nom pourrait être orthographié Ville-Crohain.

Prêtre jésuite né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 19 décembre 1731. 

Confesseur des Bénédictines de la rue de Bellechasse.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Nicolas Poret

1732-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 11 janvier 1732 à Barbery près Le Mesnil-Touffray (Calvados).

Curé de Saint-Martin de Boitron, diocèse de Sées.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Julien Massey

1732-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) en 1732. 

Procureur du monastère Saint-Florent de Saumur.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Guillaume-Antoine Delfaut

1733-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Daglan (Dordogne) le 5 avril 1733. 

Curé de Daglan, député à l’Assemblée nationale.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Balmain

1733-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Luzy (Nièvre) le 23 mai 1733. 

Confesseur des Filles de Saint-Croix de Rueil.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Dardan

1733-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Isturitz, près de Saint-Martin d’Arberoue (Pyrénées-Atlantiques) le 13 juin 1733. 

Confesseur au collège Sainte-Barbe.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Louis Guyard de Saint-Clair

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Beauvais, né en 1734 à Avenelles (Orne). 

Il était chanoine de Noyon. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Alexandre Menuret

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Montélimar (Drôme) le 2 avril 1734. 

Supérieur de la maison de retraite Saint-François de Sales à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Vareilhe-Duteil

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Felletin (Creuse) le 15 juin 1734. 

Retiré à la maison de retraite de Saint-François de Sales à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude-Antoine-Raoul de Laporte (de la Porte)

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Brest (Finistère) le 6 décembre 1734. 

Curé de Saint-Louis de Brest.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Pierre-François Pazery de Thorame

1735-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né en 1735 à Aix-en-Provence (Bouches du Rhône).

C’était l’oncle de Joseph et Jules (v. notices).

Vicaire général d’Arles.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Louis Hébert

1735-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la congrégation de Jésus et de Marie (Eudistes), né à Crouttes (Orne) le 14 septembre 1735. 

Coadjuteur du supérieur général des Eudistes et confesseur du roi Louis XVI.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Joseph de la Rochefoucauld Maumont

1736-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Evêque à Beauvais, né à Angoulême (Charente) le 28 avril 1736. 

Il eut la jambe fracassée d’un coup de fusil. On le transporta dans l’église sur un matelas.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Thomas-René Dubuisson

1737-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 6 juillet 1737 à Laval (Mayenne).

Curé de Barville dans le diocèse d’Orléans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-Jérémie Bérauld du Pérou

1737-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Note : Il faut peut-être orthographier Béraud.

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né à Meursac (Charente-Maritime) le 17 novembre 1737. 

Il était vicaire général à Saintes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine Guilleminet

1738-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Bédarieux (Hérault) le 4 janvier 1738. 

Il était au service de la paroisse Saint-Roch.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils

1738-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né le 7 juin 1738 à Pradelles (Haute-Loire).

Vicaire général de Viviers.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926. 

 

 

Jean-Marie du Lau d’Allemans

1738-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

 

Evêque à Arles.

Né à Biras (Dordogne) le 30 octobre 1738. 

Il reçut trois coups de sabre et fut transpercé d’une pique.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Antoine-Charles-Octavien du Bouzet

1739-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Châlons, né le 6 mars 1739 à Bives (Gers). 

Il était vicaire général, en même temps qu’abbé commendataire de Notre-Dame des Vertus.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Lefranc

1739-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la congrégation de Jésus et de Marie (Eudistes), né à Vire (Calvados) le 26 mars 1739. 

Professeur au collège de Lisieux à Paris.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Jacques Morel

1739-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Né le 12 juin 1739 à Prez-sous-Noréaz (Fribourg en Suisse), il était entré chez les Capucins, avec le nom de fr.Apollinaire.

Vicaire des Allemands à la paroisse Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Vincent Abraham

1740-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Reims, né le 15 juin 1740 à Charleville (Ardennes). 

Curé de Sept-Saulx au diocèse de Reims.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François Burté

1740-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né le 20 juin 1740 à Rambervillers (Vosges).

Supérieur des Cordeliers.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Jules Bonnaud

1740-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Cap-Haïtien (anciennement Cap-Français, Haïti) le 27 octobre 1740. 

Vicaire général de Lyon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-René-Nicolas Benoist

1742-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Frère cadet de Louis-Remi, prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1742.

Il y a des confusions entre son prénom et celui de son frère ; il semble bien que l’aîné s’appelât Louis-Remi, et celui-ci Louis-René.

Lui aussi, vicaire à Saint-Paul.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Goizet

1742-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 29 mai 1742 à Niort (Deux-Sèvres).

Curé de Notre-Dame de Niort.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Louis Le Danois

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1744 à Moitiers-en-Beauptois (Manche). 

Il était vicaire à Saint-Roch.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Bangue

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Vuillafans (Doubs) le 12 février 1744. 

Chapelain de l’hôpital Saint-Jacques.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Julien Poulain-Delaunay

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 4 mars 1744 à Ver-sur-Mer (Calvados).

Assistant du curé de Saint-Gilles, à Caen.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Robert Quéneau

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 9 avril 1744 à Angers (Maine-et-Loire).

Curé de Saint-Doucelin d’Allones dans le diocèse d’Angers.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Louis de la Rochefoucauld Bayers

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Evêque à Saintes.

Né à Blanzaguet-Saint-Cybard-le-Peyrat (Charente) le 12 octobre 1744.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Guillaume-Nicolas-Louis Leclercq

1745-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2).

Né le 14 novembre 1745 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), de parents qui tenaient un petit commerce, il fut baptisé dès le lendemain.

Il entra chez les Frère des Écoles Chrétiennes, prenant le nom de Frère Salomon.

Après avoir enseigné, il fut nommé directeur d’école, puis économe. En dernier lieu, il fut secrétaire général de l’Institut, le supérieur général étant le Frère Agathon.

Ayant refusé de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé, il vécut à Paris dans la clandestinité, écrivant à sa famille de nombreux billets, qu’on a conservés.

Le 15 août 1792, il écrivit sa dernière lettre ; ce même jour, il fut arrêté et enfermé au Couvent des Carmes. 

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792 et béatifié en 1926 avec tous ses Compagnons. 

Il fut canonisé en 2016 : de tous les Bienheureux de cette triste période révolutionaire, il est actuellement le premier canonisé.

 

 

Thomas-Nicolas Dubray

1746-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Beauvais (Oise) le 21 janvier 1746. 

Il exerçait dans la paroisse Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-Régis-Matthieu de la Calmette

1747-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Comte de Valfons, il est l’unique laïc de ce groupe, né à Nîmes (Gard) en 1747. 

Il vivait retiré chez Jean-Antoine Guilleminet (v. notice). Il fut massacré pour avoir répondu J’appartiens à l’Église catholique, apostolique et romaine.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Jean Lemeunier

1747-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Lemeunier ou Lemounier.

Prêtre du diocèse de Sées, né à Mortagne-au-Perche (Orne) en 1747. 

Vicaire à Notre-Dame de Mortagne.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Fontaine

1749-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1749 à Paris. 

Il était vicaire à Saint-Jacques de la Boucherie.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Nicolas Psalmon

1749-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Rouen (Seine-Maritime) le 29 juin 1749. Il reçut au baptême le prénom du Saint du jour : saint Pierre.

Il était vicaire général pour les prêtres du diocèse de Troyes vivant à Paris, et doyen de Saint-Pierre de Varen.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste Nativelle

1749-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 25 septembre 1749 à Guilberville (Manche) et frère cadet de René (v. notice).

Vicaire à Saint-Martin de Longjumeau, diocèse de Versailles.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Joseph Lejardinier Deslandes

1750-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Deslandes ou Delande.

Prêtre né à Laigle (Orne) en 1750. 

Curé de Saint-Nicolas de La Feuillie, dans le diocèse de Coutances.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gabriel Desprez de Roche

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Decize (Nièvre) en 1751. 

Vicaire général de Paris ; il appartenait à la Société du Cœur de Jésus.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François Bousquet

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

(Bousquet ou Bosquet)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Ginestas (Aude) le 8 janvier 1751. 

Il demeurait chez les Eudistes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René Nativelle

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 28 janvier 1751 à Guilberville (Manche).

C’était le frère aîné de Jean-Baptiste (v. notice).

Vicaire à Saint-Denis d’Argenteuil, diocèse de Versailles.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph-Thomas Pazery de Thorame

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, frère aîné de Jules (voir notice), né le 18 avril 1751 à Aix-en-Provence.

Chanoine de Blois.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Rousseau

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Paris le 1er mai 1751. 

Directeur au séminaire de Laon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Etienne-Philippe Hourrier

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Mailly (Somme) le 16 juillet 1751. 

Directeur au séminaire de Laon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Charton de Millon

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Millon ou Millou.

Prêtre jésuite né à Lyon (Rhône) le 7 septembre 1751. 

Confesseur des Religieuses du Saint-Sacrement, rue Cassette.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Armand de Foucauld de Pontbriand

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Celles (Dordogne) le 24 novembre 1751. 

Vicaire général d’Arles, abbé commendataire de Solignac.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Henri-Hippolyte Ermès

1752-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1752. 

Vicaire à Saint-André-des-Arts.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gaspar-Claude Maignien
1752-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Beauvais, né à Amance (Haute-Saône) en octobre 1752. 
Curé de Villeneuve-les-Sablons.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Pierre-Louis Gervais
1753-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né en 1753 à Montreuil-en-Caux (Seine-Maritime). 
Il était le secrétaire de l’archevêque de Paris, et chanoine de Champeaux.
Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jacques-Gabriel Galais
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Longué (Maine-et-Loire) le 15 avril 1754. 
Supérieur du séminaire des Robertins à Vaugirard.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jean-Henri-Louis Samson
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre, né le 25 août 1754 à Avranches (Manche). Il reçut parmi ses prénoms celui du Saint du  jour : saint Louis, roi de France.
Vicaire à Saint-Gilles de Caen.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


François Dumasrambaud de Calandelle
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Limoges, né à La Chaussade (Creuse) le 18 octobre 1754. 
Aumônier de l’évêque de Limoges.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jean-Antoine-Barnabé Séguin
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né à Carpentras (Vaucluse) en 1754. 
Vicaire et supérieur des clercs à Saint-André-des-Arts.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jean-Baptiste Jannin
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né à Sourdeval-la-Barre (Manche) en 1754. 
Aumônier de l’hôpital de la Salpétrière.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Louis-Remi Benoist
1755-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1755 ; son prénom était peut-être Louis-René.
Il était lui aussi vicaire à Saint-Paul, comme Daniel-Louis André des Pommerayes (du même groupe).
Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Daniel-Louis André de Pommerayes
1756-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 juillet 1756 au Havre (Seine-Maritime). 
Il était vicaire à Saint-Paul.
Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Louis Longuet
1757-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre, né le 24 février 1757 à Saint-Germain-Langot (Calvados).
Chanoine de Saint-Martin de Tours.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Bernard-François de Cucsac
1758-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Toulouse (Haute-Garonne) en 1758. 
Supérieur du Séminaire Saint-Sulpice.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

André Grasset de Saint-Sauveur

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Montréal (Québec, Canada) le 5 avril 1758. 

Chanoine de Sens.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis Barreau de la Touche

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né au Mans le 6 juin 1758.

Bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, prieur de Saint-Baudile à Nîmes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-François-André Barret

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Carpentras (Vaucluse) le 23 septembre 1758. 

Vicaire à Saint-Roch.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Joseph Rateau

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 17 novembre 1758 à Bordeaux (Gironde). 

Il était maître de conférences au Séminaire Saint-Sulpice. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Michel Guérin

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Saint-Christophe (Charente-Maritime) le 8 mars 1759. 

Directeur du séminaire de Nantes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

André Angar

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1759. 

Vicaire à Saint-Sauveur.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

François-Joseph Pey

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1759 à Solliès-Pont (Var). 

Il était vicaire à Saint-Landry.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Jacques-Marie Vitalis

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1759 à Carpentras (Vaucluse). 

Il était vicaire à Saint-Merry.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Chaudet

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) à date inconnue. 

Il exerçait dans la paroisse de Saint-Nicolas-des-Champs.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Lacan

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Rodez (Aveyron) à date inconnue. 

Aumônier de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-André Capeau

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse d’Avignon, né en Avignon (Vaucluse), à une date inconnue. 

Il était vicaire à Saint-Paul. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Simon

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris, à une date inconnue. 

Il était le promoteur de l’officialité, grand chantre à Notre-Dame de Paris. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Laurent (X)

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Laurent, dont on ne connaît que le prénom, était prêtre du diocèse de Paris. 

C’était l’adjoint au directeur de l’Institut des Sourds-Muets.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-Louis Hurtrel

1760-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On le présente aussi comme “Louis-Charles”, frère aîné de Louis-Benjamin (v. plus bas), prêtre de l’Ordre des Minimes, né en 1760 à Paris. 

Il était le bibliothécaire de son couvent.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-Benjamin Hurtrel

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Frère de Charles-Louis (voir plus haut), diacre du diocèse de Paris, né à Paris à date inconnue. 

Il était au séminaire des Trente-Trois.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Urbain Salins de Niart

1760-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Pamiers, né à Neuf-Brisach (Haut-Rhin) le 23 mai 1760. 

Chanoine de Saint-Lizier de Couserans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine (de) Savine

1760-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Embrun (Hautes-Alpes) le 20 juin 1760. 

Supérieur des Clercs de Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste-Marie Tessier

1761-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

(Tessier ou Tessien).

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Fontaine-les-Ribouts (Eure-et-Loir) en 1761. 

Il était prédicateur à Paris.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Landry

1762-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né en 1762 à Niort (Deux-Sèvres).

Vicaire à Notre-Dame de Niort.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Henri-Auguste Luzeau de la Mulonnière

1762-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On a trouvé aussi Marie-Auguste pour prénom de ce Religieux.

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Sucé-sur-Erdre (Loire-Atlantique) le 1er décembre 1762. 

Ancien directeur du séminaire d’Angers, il s’était retiré au séminaire de Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Ploquin

1762-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 12 décembre 1762 à Villandry (Indre-et-Loire).

Vicaire à Druye au diocèse de Tours.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste-Michel Pontus

1763-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Néville-sur-Mer (Manche) le 19 juin 1763. On pourrait présumer qu’il fut baptisé le 24 juin suivant, fête de saint Jean-Baptiste, dont il reçut le prénom.

Vicaire à la paroisse Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame

1763-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, frère cadet de Joseph (voir notice), né en septembre 1763 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Chanoine et vicaire général de Toulon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis Mauduit

1763-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 31 décembre 1763 à Chevillon (Yonne).

Vicaire général de Sens.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Matthias-Augustin Nogier

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On a trouvé aussi le prénom Antoine-Matthieu-Augustin. Mais si Antoine reste possible, on a fort probablement appelé l’enfant Matthias, car on fêtait l’apôtre Matthias cette année-là le 25 février (année bissextile, la fête étant célébrée les autres années le 24 février, jusqu’à la réforme récente de 1970).

Prêtre du diocèse de Paris, né au Puy (Haute-Loire) le 25 février 1764. 

Chapelain des Ursulines de la rue Saint-Jacques.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-César Londiveau

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse du Mans, né à Saint-Calais (Sarthe) le 11 juin 1764. 

Vicaire à Saint-Martin d’Évaillé dans le même diocèse.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Louis Méallet de Fargues

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Clermont, né à Vitrac (Puy-de-Dôme) le 7 juillet 1764. 

Vicaire général de Clermont.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Philippe Marchand

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 22 août 1764 à Marçay (Vienne).

Vicaire à Notre-Dame de Niort.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Saintin Huré

1765-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Versailles, né en 1765 à Vigny (Val d’Oise). 

Il était vicaire de Marines, âgé de vingt-sept ans.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-Alexis-Matthias Boubert

1766-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Diacre, né à Amiens (Somme) le 24 février 1766, en la fête de saint Matthias, dont il reçut aussi le prénom.

Il assumait la charge d’économe des clercs de Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph Bécavin

1767-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Carquefous (Loire-Atlantique) le 6 février 1767. 

Il avait vingt-cinq ans, et venait d’être ordonné prêtre le 15 avril précédent.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste-Claude Aubert

1768-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Paris le 19 mars 1768.

Curé de Notre-Dame de Pontoise au diocèse de Rouen.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Jacques-Augustin-Robert de Lézardières

1768-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Né le 27 novembre 1768 à Challans (Vendée), il était séminariste à Saint-Sulpice.

Il était venu au séminaire de Saint-Sulpice à Paris et avait été ordonné diacre, le 15 avril 1791 ; habituellement, l’ordination sacerdotale a lieu peu après celle du diaconat, mais les temps étaient difficiles.

Un an après, il n’était pas encore ordonné prêtre. Se trouvant le 15 août à la maison de campagne du séminaire, à Issy-les-Moulineaux, il apprit l’arrestation de prêtres du séminaire et décida de les rejoindre. Les révolutionnaires conduisirent les «prisonniers» d’Issy à Paris et les réunirent à ceux déjà enfermés au couvent des Carmes. 

C’est là, au Couvent des Carmes de Paris, que ce jeune séminariste fut martyrisé ; il n’était pas même âgé de vingt-quatre ans.

Martyrisé le 2 septembre 1792, il fut béatifié en 1926.

 

 

Etienne-François-Dieudonné de Ravinel

1769-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Diacre du diocèse de Nancy, né à Bayon (Meurthe-et-Moselle) le 6 juillet 1769. Il portait peut-être aussi le prénom d’Antoine : Etienne-Antoine-François-Dieudonné.

Séminariste à Saint-Sulpice, il venait d’avoir vingt-trois ans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Auguste-Denis Nézel

1770-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Séminariste du diocèse de Paris, né à Paris le 28 septembre 1770 : il n’avait donc pas même vingt-deux ans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Lorenzo Insa Celma

1875-1936

 

Lorenzo vint au monde le 18 juin 1875 à Calaceite (Teruel, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

 

Il reçut la palme du martyre à Tortosa (Tarragona) le 2 septembre 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Baldomer Margenat Puigmitjá

1897-1936

 

Baldomer (Baudoin) vit le jour le 4 juillet 1897 à Salt (Gerona, Catalogne, Espagne) et fut baptisé peu de jours après.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1911, au noviciat mineur de Hostalets, puis au noviciat de Bujedo (1912), où il reçut l’habit et prit le nom de Esiqui Josep.

Après le scholasticat, il exerça son ministère à Salt, où il tomba malade. 

Après sa convalescence à Llivia (Cerdaña), il fut envoyé à Limoux (Aude) pour des travaux agricoles et revint à Fortianell (1922).

Vers le 19 juillet 1936, toute la communauté put être sauvée grâce à l’intervention du maire qui mit à la disposition des Frères deux autobus à destination de Fonserannes (Béziers, Hérault).

Esiqui, cependant, resta sur place, pour s’occuper de la maison. Mais dès qu’elle fut évacuée par tous les élèves, les miliciens l’occupèrent, la mettant à sac, détruisant, profanant tout ce qu’ils trouvaient de sacré. L’aumônier passait par là, qui fut atrocement massacré sur place.

Frère Esiqui put s’esquiver et rejoindre Figueras, où il erra pendant deux jours, avant d’aller à Salt, chez un frère à lui.

Le 30 août, il se présenta au consulat français pour obtenir un passeport, espérant gagner la France au titre de vendangeur saisonnier. On le lui refusa.

Le 2 septembre, des miliciens vinrent surprendre les deux frères et les firent monter dans une camionnette. On sortit du village pour aller vers Orriols. Avant d’y arriver, ils croisèrent un camion du Comité local : ils firent arrêter la camionnette et, après quelques vérifications, les envoyèrent vers Gerona, mais sans Esiqui. Tout cela était une mise en scène pour retenir le Frère.

Le lendemain, l’autre frère était de retour ; il se présenta pour demander des nouvelles d’Esiqui. On lui répondit cyniquement : Voulez-vous parler d’un Religieux ? Ils l’ont fusillé hier alors qu’il tentait de franchir la frontière.

En réalité, les miliciens du Comité l’avaient assassiné juste après l’incident de la veille, près d’Orriols, le 2 septembre 1936.

Frère Esiqui a été béatifié en 2007.

 

 

Fortunato Barrón Nanclares

1899-1936

 

Il vit le jour le 20 octobre 1899 à Ollauri (Logroño, Espagne).

Entré à l’Ecole apostolique de la Congrégation des Sacrés-Cœurs (Pères de Picpus) à Miranda de Ebro, il y fit ensuite le noviciat et la profession en 1917, avec le nom de Gonzalo. 

On le décrivait comme très joyeux, très gentil, très pieux.

De Miranda de Ebro, il passa bientôt à Torrelavega (Cantabria) pour la théologie.

Ordonné prêtre à Santander en 1923, il fut incorporé à la communauté de Martín de los Heros. 

Il fut, pourrait-on dire, le bras droit du père Mateo Crawley, dans l’apostolat pour l’intronisation du Sacré-Cœur dans les foyers et pour l’Adoration nocturne du Saint-Sacrement. Il fut (entre autres) appelé aussi à accompagner l’archevêque de Tolède dans une de ses visites pastorales.

Prédicateur infatigable, il ne s’arrêtait pas et, s’il voyagea beaucoup, ce fut toujours au service des âmes. On l’entendait dire : L’apôtre ne se refuse à personne, il est tout entier au service des âmes.

Un des fruits de ses prédications ardentes, fut le nombre élevé d’adorateurs qu’ils suscita : quarante mille ! On a avancé qu’il aurait tenu environ quatorze mille prédications en treize années de sacerdoce ; le chiffre semble exagéré, mais ce n’étaient pas toujours des prédications en chaire : c’étaient souvent aussi des allocutions, de brèves méditations, lors d’une adoration, de réunions de groupes, qu’il préparait toujours ; des piles de feuilles qu’on a retrouvées, certaines sont écrites à la machine, d’autres sont des schémas.

A ces occupations apostoliques, on lui ajouta celle d’économe provincial. 

Préoccupé par la condition des pauvres, il quêta pour eux et s’occupa de très près de la fondation de l’Ecole de Tetuán, aux environs de Madrid, où il allait volontiers prêcher et catéchiser le dimanche.

Il visitait les malades et, dans sa communauté, ne résistait pas à se transformer en infirmier pour assister tel Confrère qui en avait besoin.

Il savait rappeler aux ouvriers d’être consciencieux sur leur travail, mais aussi aux patrons, de les rémunérer justement.

On le connaissait très bien à Madrid, pour ses prédications au Cerro de los Ángeles, et il fut longtemps recherché durant l’été 1936.

Dès le début des événements de juillet, il aida son Confrère Teófilo à éteindre l’incendie allumé à Martín de los Heros. Le 19 juillet commencèrent les fouilles dans les maisons : on commença par mettre à l’abri en différentes maisons les religieuses du Sacré-Cœur qui s’étaient réfugiées chez les Pères après avoir dû évacuer leur maison ; le père Gonzalo devait rester à l’étage mais la police arriva ce jour-là : personne n’a pu expliquer comment il réussit à faire perdre ses traces et à se réfugier chez une pieuse dame de Madrid, Madame Aguinaga.

Il trouva ensuite refuge au consulat du Honduras, mais son zèle l’empêchait de rester enfermé. Il sortit pour assister un moribond et retourna cette fois-ci chez Madame Aguinaga.

Au soir du 1er septembre 1936, alors qu’il était sorti faire une course, il fut repéré, suivi, et arrêté.

On lui fit subir une sorte de jugement, durant lequel il affirma clairement sa condition de prêtre et de prédicateur au Cerro de los Ángeles. Il fit aussi remarquer que ses Confrères étaient tellement persécutés, qu’ils changeaient de domicile chaque jour, et que, pour ce motif, il ne pouvait dire où ils se trouvaient.

On retrouva son cadavre le 2 septembre aux Altos del Hipódromo (Madrid).

Le père Gonzalo fut béatifié en 2013.

 

 

José María Laguía Puerto

1888-1937

 

Il naquit le 12 mars 1888 à Albarracín (Teruel, Espagne), et fut baptisé le jour-même.

Il eut deux sœurs religieuses, une Dominicaine contemplative et une des Sœurs des Vieillards Abandonnés.

Depuis l’enfance, il fut en contact quotidien avec les Dominicaines de sa ville natale, à San Esteban et à San Bruno.

Il demanda à être admis comme Frère convers à Corias, parce qu’il savait que dans l’Ordre dominicain il aurait beaucoup de frères saints. Il y fit la première profession en 1909.

De mauvaise santé, il était persuadé qu’il avait été admis grâce à son saint Patron, saint Joseph.

Il fut portier du couvent, puis envoyé à Vergara, où il fit la profession solennelle en 1918.

Il fut ensuite à Las Caldas de Besaya (Santander) comme infirmier et sacristain, et s’occupant du linge. Par ses services assidus, il se conquit l’admiration et la reconnaissance unanimes.

En 1930, il fut à la nouvelle fondation de La Felguera (Asturias), toujours serviable et doux. 

Lors de la révolution de 1936, la communauté dut se disperser, et il vécut cinq mois caché chez des amis, tout en pouvant participer chaque jour à l’Eucharistie. Puis il changea d’endroit, jusqu’au 30 juillet 1937.

Ce jour-là, il fut arrêté et conduit au Comité, puis emprisonné à Sama de Langreo, ensuite à Gijón, où l’église des Jésuites avait été transformée en prison.

On l’envoya à une carrière.

Début septembre, on le fit sortir de la prison avec d’autres Compagnons, on les conduisit à La Felguera, puis à Tudela de Veguín, de là au cimetière du Sauveur à Oviedo : c’est là, dans une fosse commune, qu’on retrouva son cadavre, le chapelet en main.

Il avait été fusillé le 2 septembre 1937.

Il fut béatifié en 2007.

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Published by samuelephrem - dans 09-septembre
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 08:47

03 SEPTEMBRE

 

I.

Ste Phibi, diaconesse à Cenchrées (cf. Rm XVI, 1-2).

IV.

Ste Basilissa, jeune vierge de neuf ans; martyre à Nicomédie.

S Sandalius, martyr à Cordoue.

S Mansuetus, évêque à Toul.

?

S Marinus, tailleur de pierres, diacre et ermite, à l'origine de la ville de San Marino.

VI.

S Oengus Mac Nisse, évêque en Irlande.

S Auxanus, évêque à Milan, qui fit par erreur une consécration irrégulière et s'en repentit.

S Maurillon, évêque à Cahors, qui soignait sa goutte en s'appliquant un fer rouge sur les jambes et les pieds.

VII.

S Grégoire le Grand, pape (590-604) et Docteur de l'Eglise, mort le 12 mars, fêté en ce jour, anniversaire de son ordination.

S Remacle, moine à Luxeuil, abbé à Solignac, évêque à Tongres.

S Aigulphus, bénédictin à Fleury-sur-Loire, à l'origine du transfert des reliques de s. Benoît, et plus tard abbé à Lérins, victime d'une conspiration dans son monastère, cause de son martyre.

S Frogentius, bénédictin à Fleury-sur-Loire, martyr.

S Rieul, évêque à Reims, qui avait auparavant épousé la nièce de son prédécesseur, s. Nivard, et s'était réconcilié avec l'assassin de ses fils. 

S Vitaliano, évêque à Montesarchio.

VIII.

S Balanus, moine en Irlande (Iona, Techsaxon).

S Chrodegang, évêque à Séez ; voulant faire le pèlerinage à Rome, il confia le diocèse à son frère, qui le fit assassiner à son retour.

XIII.

B Guala, dominicain et évêque à Brescia.

XVII.

Bx Bartolomé Gutiérrez (mexicain), Francisco Terrero de Jésus (espagnol), Vicente Carvalho (portugais), augustins ; Gabriel Tarazona de Ste-Madeleine (franciscain espagnol), Antonius Ishida Kyūtaku (jésuite japonais), Hieronymus Iyo de la Croix (japonais), tous prêtres sauf Gabriel, torturés d'abord avec de l'eau sulfureuse, puis brûlés à petit feu l'année suivante à Nagasaki.

Bse Brigida de Jésus Morello, jeune veuve génoise, puis fondatrice des Ursulines de Marie-Immaculée à Piacenza, béatifiée en 1998.

XVIII.    

Bx Martyrs de septembre au séminaire Saint Firmin à Paris : soixante-et-onze prêtres et religieux ; un diacre et trois laïcs dans la prison La Force, tous béatifiés en 1926 ; ce sont : 

- Diocésains : André-Abel Alricy, Bertrand-Antoine de Caupenne, Charles Carnus, Charles-Victor Véret, Claude-Louis Marmontant de Savigny, Claude-Sylvain-Raphaël Mayneaud de Bizefranc, Denis-Claude Duval, Etienne-Michel Gillet, François-Joseph Monnier, Georges-Jérôme Giroust, Gilbert-Jean Fautrel, Gilles-Louis-Symphorien Lanchon, Henri-Jean Milet, Jacques Dufour, Jacques-Léonor Rabé, Jacques-Louis Schmid, Jean Lemaître, Jean-Baptiste Bottex, Jean-Charles (Jean-Baptiste) Legrand, Jean-Jacques de la Lande, Jean-Joseph de Lavéze-Bellay, Jean-Michel Philippot (Phelippot), Jean-Pierre Le Laisant, Jean-Thomas Leroy, Joseph Falcoz, Joseph-Louis (Jean-Louis) Oviefre, Joseph-Marie Gros, Julien Le Laisant, Julien-François Hédouin, Louis-Jean-Matthieu Lanier, Marie-François Moufflé, Martin-François-Alexis Loublier, Michel Leber, Michel-André-Sylvestre Binard, Nicolas Bizé, Nicolas Gaudreau, Nicolas-Claude (Nicolas-Charles) Roussel, Philibert Fougère (Pierre-Philibert), Pierre Bonzé, Pierre Briquet (Brisquet), Pierre Brisse, Pierre Saint-James, Pierre-François Hénocq, Pierre-Jacques de Turménies, Pierre-Jean Garrigues, Pierre-Louis Joret, Pierre-Paul Balzac, Pierre-Robert-Michel Régnet, René-Joseph Urvoy, Yves-André Guillon de Keranrun, Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic ;

- Jésuites : Eloy Herque (du Roule), François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, Jean-Antoine Seconds, Jean-François-Marie Benoît (Vourlat), Michel-Marie-François de la Gardette, Nicolas-Marie Verron, Pierre-Michel (Pierre-Marie) Guérin du Rocher, René-Marie Andrieux, Robert-François (François-Robert) Guérin du Rocher ;

- Chanoines de Saint-Victor : Jean-Charles-Marie-Bernard du Cornillet ;

- Chanoines de Sainte-Geneviève : Jean-François Bonnel de Pradel (Pradal), Claude Pons (Ponse) ;

- Vincentiens (de la Mission) : Jean-Charles Caron, Nicolas Colin, Louis-Joseph François, Jean-Henri Gruyer ;

- Eudistes : Pierre-Claude Pottier ;

- Doctrine Chrétienne : Claude Bochot, Eustache Félix ;

- Capucins : Jean-Pierre Duval ;

- Diacre : Pierre-Florent Leclercq ;

- Laïcs : Sébastien Desbrielles, Louis-François Rigot, Jean-Antoine-Joseph de Villette.

XIX.       

SS Yohan Bak Hu-jae, Agyeseu Gim Hyo-Chu, Bareubara Gweon-heui, Bareubara Yi Jeong-heui, Maria Bak Keun-agi, Maria Yi Yeon-heui, laïques coréens torturés et décapités, canonisés en 1984, fêtés le 20 septembre. 

XX.    

Bx Martyrs espagnols de la Révolution de 1936, béatifiés en 2013 :

- Diocésains : Pius Salvans Corominas (*1878), près de Lleida ;

- Frères Maristes : Joan Pastor Marco (Fabià, 1876), Baldomer Baró Riera (Aquilli, *1903), Lorenzo Gutiérrez Rojo (Félix Lorenzo, *1906) et Hilario de Santiago Paredes (Ligorio Pedro, *1912), près de Lleida ;

- Filles de la Sagesse : Conceptión Pérez Giral (*1887), Dolores Úrsula Caro Martín (*1893), Andrea Calle González (*1904), près de Madrid.

Phibi de Cenchrées
1er siècle

On écrit en général Phoebe, mais les Grecs prononcent Phibi.
Dans l’épître aux Romains, s.Paul écrit : 
Je vous recommande Phibi, notre sœur, qui est diaconesse de l’Eglise de Cenchrées, afin que vous la receviez en notre Seigneur d’une manière digne des saints, et que vous l’assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle a donné aide à plusieurs et à moi-même (Ro 16:1-2).
Cenchrées (auj. Kekhries) était un des ports de Corinthe (Grèce). On se souviendra que s.Paul passa à Cenchrées où, ayant fait un vœu, il se fit raser la tête totalement (cf. Ac 18:18).
Phibi était donc diaconesse, c’est-à-dire assistante, comme le diacre assiste l’évêque, mais avec cette différence que le diaconat, premier échelon du sacerdoce, se confère dans le sacrement de l’Ordre, tandis que les diaconesses étaient en quelque sorte des religieuses, rendant mille services à la communauté, comme le font les infirmières, les sacristines, les catéchistes etc.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Phibi de Cenchrées au 3 septembre.


Basilissa de Nicomédie
4e siècle

D’après les manuscrits grecs, cette petite fille de neuf ans subit un long martyre.
Ni les fouets, ni le feu, ni les bêtes n’eurent raison de sa foi constante ; au contraire, elle convertit le préfet Alexandre à la foi du Christ. On la traîna hors de la ville, où elle mourut en priant.
C’était à Nicomédie (Bithynie, act. Izmit, Turquie NW), vers 305.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Basilissa de Nicomédie au 3 septembre.


Sandalius de Cordoue
4e siècle

Sandalius aurait été martyrisé au début du quatrième siècle, à Cordoue (Espagne S), vers 305.
Certains, moins convainquants, opineraient pour le neuvième siècle, durant la persécution musulmane.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Sandalius de Cordoue au 3 septembre.


Marinus de Rimini
4e siècle

Marinus aurait été originaire de l’île dalmate d’Arborea.
Tailleur de pierres, il vint à Rimini (Italie NE) exercer le métier de maçon.
Sentant arriver la persécution, il se réfugia sur le mont Titano, bientôt suivi par tout un groupe de Chrétiens, qui formèrent ainsi la première communauté, événement officiellement daté du 3 septembre 301.
Lors de l’édit de Constantin (313), Marinus fut ordonné diacre par l’évêque de Rimini.
Marinus serait mort en 366, date retenue pour la fondation historique de la ville de Saint-Marin.
On se demande pourquoi Marinus resta diacre si longtemps, sans être ordonné prêtre. La réponse est peut-être dans sa profonde humilité. Devenu prêtre (ou évêque), il n’aurait plus eu le temps de vaquer à son travail de la pierre.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Marinus de Rimini au 3 septembre.


Mansuetus de Toul
4e siècle

Mansuetus (communément appelé Mansuy), aurait été originaire de Grande-Bretagne.
De retour de Rome, il s’arrêta (ou on l’arrêta) à Toul pour y être le premier évêque.
Son épiscopat aurait duré de 338 à 375, soit trente-sept ans.
On l’invoque particulièrement pour la guérison des lépreux.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Mansuetus de Toul au 3 septembre.

 

Oengus Mac Nisse

† 514

 

Oengus Mac Nisse (en latin : Macanisius), irlandais, passe pour avoir été baptisé par s.Patrice (v. 17 mars), avant de devenir un disciple de s. Olcán (v. 20 février ?).

On croit savoir qu’Oengus Mac Nisse vivait déjà en ermite à Kells, avant d’y fonder un monastère.

Il serait le fondateur et premier évêque-abbé de Connor (act. Antrim).

Saint Oengus Mac Nisse est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Auxanus de Milan

† 566

 

Auxanus (Ausano en italien), aurait été le trentième évêque de Milan, de 556 à 566, si du moins les listes épiscopales sont exactes.

Il y a un problème concernant Auxanus : une lettre du pape Pélage concernant l’évêque de Milan, le traite de schismaticus. Auxanus n’était certainement pas un ennemi de la doctrine ; les historiens ont essayé de comprendre la situation et ont avancé qu’Auxanus avait peut-être ordonné, et par erreur, Paulinus d’Aquilée qui, lui, n’était pas dans l’orthodoxie, ce qui pouvait justifier le jugement du pape. S’étant rendu compte de son erreur, Auxanus s’en repentit ; mais Pélage mourut en 561 et n’eut peut-être pas le temps de revenir sur son jugement.

Le repentir d’Auxanus doit susciter notre admiration ; il justifie pleinement la mémoire dont on a entouré l’évêque après sa mort et le culte qu’on lui a rendu.

Saint Auxanus de Milan est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Rimagilus de Stavelot

600-669

 

Rimagilus, en français Remacle, était d’une famille d’Aquitaine, où il naquit vers 600.

Il entra au monastère de Luxeuil, où l’on observait la Règle de s.Colomban (v. 23 novembre).

En 632, il reçut de s.Eloi (v. 1er décembre) la mission de fonder une abbaye à Solignac, où l’on vivrait sous les deux Règles de s.Colomban et s. Benoît. Remacle y fut abbé pendant plus de dix ans.

En 645, il fondait encore à Cugnon, dans la forêt d’Ardenne.

Après 650, Remacle fut autorisé à fonder un double monastère à Stavelot-Malmédy. Cette fondation aurait joui d’une totale immunité. L’immense terrain concédé représentait un cercle de trente kilomètres de diamètre, avec d’autres possessions en basse Loire, des moulins, etc. 

De 652 à 662, on confia aussi à l’Abbé l’administration du diocèse de Tongres, sur le territoire duquel se trouvaient Stavelot et Malmédy. Remacle fut donc le vingt-sixième évêque de Tongres.

Remacle mourut le 3 septembre, vers 669.

Stavelot dépendit plus tard de Liège, Malmedy de Cologne.

Saint Rimagilus de Stavelot est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

Les deux abbayes de Stavelot-Malmedy furent pillées et supprimées en 1796. On en visite actuellement les ruines et quelques bâtiments.

 

 

Aigulphus de Lérins

630-675

 

S’il a vraiment existé (!) Aigulphus serait né à Blois vers 630, de parents pauvres et pieux qui, l’ayant enfin obtenu grâce à leurs prières ferventes, le consacrèrent à Dieu.

Adolescent, Aigulphus se mit sous la direction de l’abbé de Fleury-sur-Loire, à moins qu’il se soit d’abord adressé à Leobodus, abbé à Orléans, qui l’envoya ensuite à Fleury.

Il fut chargé d’aller récupérer les reliques de s.Benoît (v. 21 mars) au Mont-Cassin, après l’incursion destructrice des Lombards. S’étant bien acquitté de sa mission, il devint célèbre (ainsi que l’abbaye de Fleury-sur-Loire) et fut appelé à gouverner le monastère de Lérins (670).

Ce monastère venait à son tour d’être dévasté par les Sarrasins et le nouvel Abbé voulait tout mettre en œuvre pour le relever. Deux moines cependant, devenus suppôts du diable, entravèrent les travaux autant qu’ils le purent et même obtinrent du gouverneur Mummolus une troupe qui vint enlever Aigulphus et tous les moines restés fidèles à lui.

Les captifs eurent les yeux crevés et la langue coupée, et furent abandonnés sur un îlot proche de la Corse.

Ensemble ils répétaient à leur façon le psaume 94 : Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche annoncera ta louange. Aigulphus les exhortait patiemment à accepter ces souffrances comme la clé qui leur ouvrirait les portes du Ciel.

Leur gardien, touché par l’attitude de ces pieux soldats du Christ, offrit la liberté à Aigulphus, qui la refusa.

Au contraire, Aigulphus reçut un surplus de tortures et fut décapité.

Toute cette histoire qui semble très véridique, est contestée à la base par les historiens dits spécialistes, qui ne retiennent pour historiques que l’abbatiat d’Aigulphe à Lérins et l’incursion des Sarrasins, vers 675.

Saint Aigulphus de Lérins est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Vitaliano de Montesarchio

† 699

 

Vitaliano aurait été évêque de Montesarchio, une localité située entre Capoue et Benevento (Italie), dont le nom latin (Caudium) nous rappelle immédiatement l’épisode des Fourches Caudines (321 av. JC).

Mais Capoue revendique aussi Vitaliano comme son vingt-cinquième évêque, de 693 à 718. Rien n’empêche que Vitaliano ait pu être nommé successivement aux deux diocèses, ou qu’il les ait cumulés pendant un temps. Les dates restent imprécises et permettent ces suppositions.

Une «tradition» existe selon laquelle, après avoir été acclamé par le peuple de Capoue, Vitaliano fut accusé de vie dissolue et promené en place publique vêtu d’habits de femme. Malgré sa parfaite innocence, l’évêque fut capturé, lié dans un sac de cuir et jeté au fleuve Garigliano ; porté miraculeusement à Ostie, Vitaliano fut alors rappelé par ses diocésains, mais il préféra se retirer.

Capoue fut bientôt frappée de sécheresse, de famine et de peste.

Vitaliano aurait fondé un  ermitage sur le Monte Partenio et y serait mort en 699 (ou même 718, cf. supra)).

Saint Vitaliano de Montesarchio est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Chrodegang de Séez

† 770

 

Chrodegang (ou Godegrand) était de famille noble, peut-être d’Exmes. Il avait une sœur, Opportune (v. 22 avril).

Les vertus de Chrodegang le désignèrent pour devenir le dix-septième évêque de Séez, entre s.Loyer et s.Gérard. On ne sait quand Loyer termina ses jours, ni précisément quand Gérard commença son épiscopat : vers 765-770.

Chrodegang voulut mettre son épiscopat sous la protection de s.Pierre, et entreprit le pèlerinage à Rome. Mais pour ne pas laisser son diocèse sans direction, il le confia à son frère, Chrodebert.

Ce dernier, loin de correspondre à l’idéal de son frère, profita de l’absence de Chrodegang pour s’approprier des biens ecclésiastiques et alla jusqu’à se faire élire évêque à la place de Chrodegang. Il est vrai que le pèlerinage de Chrodegang dura quelque sept années, et ce fut certainement une erreur de la part de Chrodegang d’être absent de son diocèse si longtemps.

Dieu permet parfois des situations «irrégulières» pour aboutir à des circonstances qui retournent à Sa gloire. Ainsi, lorsque Chrodegang fut de retour, il s’arrêta d’abord auprès de sa sœur Opportune, qui était abbesse de Montreuil, puis rendit visite à sa tante Lanthilde, l’abbesse d’Almenèches. De passage à Nonant, Chrodebert l’aperçut et, sans phrase, le fit assassiner.

C’est ce martyre qui rendit célèbre Chrodegang, plus que toute sa vie, qu’on ne connaît finalement pas.

Il paraît que les buveurs ont repris la deuxième forme du prénom de Chrodegang, Godegrand, qui devint pour eux Godet grand, pour en faire leur saint Patron.

Saint Chrodegang de Séez est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

Guala de Roniis de Brescia

1180-1244

 

Guala (Wala) naquit à Bergame (Italie N) vers 1180.

Vers 1218, déjà prêtre, il entra chez les Dominicains et fut nommé prieur à Brescia, déjà remarqué pour la sainteté de sa vie.

En 1219, assistant saint Domingo (v. 6 août) avec Rodolfo de Faenza et Reginald d’Orléans, il reçut les vœux de Diana d’Andaló (v. 10 juin) à Bologne. Les années suivantes, ce fut lui qui intervint personnellement auprès du pape pour obtenir le déplacement de quelques Religieuses dominicaines romaines à Bologne, en vue de l’établissement d’un monastère à Bologne (1223).

En 1221, au nom du Fondateur, il reçut de l’évêque de Brescia l’église de s.Faustino en faveur des Dominicains et, en 1223, il participait avec l’évêque à la solennelle procession des reliques des ss.Faustino et Jovite, après le terrible tremblement de terre de Noël 1222.

Quand mourut saint Domingo, le fondateur des Dominicains (1221), Guala eut la vision de l’entrée de Domingo dans la gloire du Ciel : sans savoir que Domingo était mort, il accourut à Bologne pour raconter aux Frères sa vision, et c’est alors qu’on lui annonça la mort de Domingo.

En 1226, une première mission lui fut confiée auprès des villes lombardes et de l’empereur Frédéric II, qui échoua. D’autres tractations continuèrent entre Trévise et Padoue, entre Bologne et Modène. Il est établi que c’est grâce à lui que fut signée la Paix de San Germano en 1230, qui assura une certaine tranquillité en Europe pendant huit ans ; un accord intervint enfin entre l’empereur et le Pape.

En 1230, il fut nommé évêque pour le siège de Brescia. Il est contestable que Guala ait commencé son épiscopat par le décret de la peine de mort pour les hérétiques ; il semble que l’empereur lui-même l’ait précédé dès 1224, et que Guala n’ait pas protesté, uniquement pour ne pas provoquer l’empereur contre la ville et le diocèse. Guala au contraire s’interposa constamment pour rétablir la paix entre les factions.

En 1232 et 1233, il fut chargé de mission auprès de l’empereur à Ravenne et auprès de l’évêque de Parme ; il assista à la canonisation de saint Domingo à Bologne.

Dans son diocèse, Guala lutta énergiquement contre le clergé simoniaque, mais aussi contre les potentats locaux qui voulaient s’emparer des biens de l’Eglise.

La situation politique et sociale de cette ville, comme dans toute la Lombardie, était continuellement sujette aux revendications de la population, tantôt montée contre l’empereur, tantôt dressée contre la papauté. Guala intervint en faveur de la paix, mais cherchant à soutenir l’Eglise et le Pape, ou l’Empereur (quand il n’était pas excommunié) pour en obtenir les faveurs, ou la Ligue lombarde, quand c’était possible.

En août 1238, Brescia résista énergiquement contre Frédéric II, qui dut se retirer après deux mois de siège. Mais en 1239, Guala fut exilé à la suite d’un mouvement populaire dans lequel convinrent la commune, le clergé, et même le légat pontifical ; Guala se retira près le monastère d’Astino et on lui nomma un remplaçant, qui ne fut jamais reconnu par Rome. La situation était compliquée, impliquant aussi le conseil des Dominicains ; il y eut plusieurs procès et appels. Guala dut aller trouver personnellement le pape à Rome pour lui expliquer la vraie situation. Finalement, en 1240, Grégoire IX nomma Guala inquisiteur de la Foi et lui confia une nouvelle mission auprès de l’empereur ; enfin, en 1243, Innocent IV rétablit Guala sur son siège et l’évêque fut accueilli triomphalement par les diocésains.

Revenu au monastère d’Astino pour une visite, Guala y mourut le 3 (ou le 5) septembre 1244.

Son culte fut confirmé en 1868.

Hieronymus Iyo

?-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Hieronymus Iyo naquit  à Nagasaki (Japon).

C’était un prêtre diocésain, membre du Tiers-Ordre franciscain et, dans cette dernière affectation, portait le nom de Hieronymus de la Croix.

Il porta sa croix jusqu’au bout et fut condamné avec Bartolomé Gutiérrez Rodríguez et ses Compagnons.

Le 2 septembre, le gouverneur Unémé envoya les deux prêtres japonais, Antonius Ishida et Hieronymus Iyo, avec le frère Gabriel Tarazona, chez des renégats, qui essayèrent sans succès de les faire apostasier.

Hieronymus consomma donc son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Gabriel Tarazona Rodríguez

1567-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Gabriel était né en octobre 1567 à Fonseca (Tolède, Espagne), de Pedro et Isabel, qui le firent baptiser le 22 octobre suivant ; il reçut la Confirmation en 1571.

Après avoir étudié et exercé la médecine, il entra comme Convers chez les Frères Mineurs Alcantarins vers l’âge de trente ans, prenant le nom de Gabriel de Sainte-Madeleine.

Ce fut une âme mystique. Il fut favorisé de dons extraordinaires.

On l’envoya en 1601 aux Philippines, et de là en 1606 au Japon, où des guérisons miraculeuses qu’il opéra dans les hôpitaux d’Osaka lui acquirent une certaine popularité. 

Une persécution éclata en 1613, mais les persécuteurs le laissaient circuler librement et même le relâchaient s’il venait à être arrêté dans une rafle de chrétiens.

Frère Gabriel était connu pour ses miracles, pour ses extases ; il lui arriva de devenir invisible à ses gardiens de prison, et de se trouver au même moment chez le gouverneur…

Ce gouverneur Unémé, cependant, qui voulait empêcher à tout prix le Christianisme de se répandre, garda chez lui le Frère, et se fit soigner par lui. Et voilà que sa nièce, guérie par la prière du Frère, se convertit : fureur du gouverneur, qui ordonna de conduire le Frère à Ōmura, où se trouvaient déjà le père Bartolomé Gutiérrez et ses Compagnons.

La suite des événements a été relatée dans la notice du père Bartolomé. Ajoutons que, lors du supplice de l’eau sulfureuse, le frère Gabriel, qui était déjà malade, n’y fut soumis «que» deux fois.

Le 1er septembre, il fut comme les autres condamné à mort.

Le 2 septembre, le gouverneur Unémé envoya les deux prêtres japonais, Antonius Ishida et Hieronymus Iyo, avec le frère Gabriel, chez des renégats qui essayèrent sans succès de les faire apostasier.

Gabriel consomma donc son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Antonius Ishida Kyūtaku

1570-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Antonius naquit en 1570 à Shimabara (Nagasaki, Japon).

Après ses études, il entra en 1589 chez les Jésuites et fut ordonné prêtre.

Convoqué par le Provincial des Jésuites à Nagasaki, il s’y rendit mais, soit qu’il ne fût pas assez prudent, soit qu’il n’eût pas le temps de l’être, il fut arrêté dès le 15 novembre 1629 sur ordre du gouverneur de Nagasaki, un certain Unémé.

Ce dernier lui montra des ornements sacerdotaux et l’invita à s’en revêtir. Le Père obéit et prêcha éloquemment la foi chrétienne. Unémé fut très intéressé, mais à la fin rappela les ordres de l’empereur et fit brûler tous les ornements, dont les cendres furent jetées à la mer. Une entrevue avec des bonzes, le lendemain, montra la supériorité du Jésuite, mais ne modifia pas la conduite du gouverneur. Unémé donna ordre de transférer le père Antonius à Ōmura, le 12 décembre 1629. Il y resta jusqu’en novembre 1631. Mais ce n’était pas encore l’heure du martyre.

(Pour la suite des détails de ce martyre, qu’on veuille bien lire la notice de Bartolomé Gutiérrez Espinosa).

En décembre 1631, le père Francisco souffrit six fois le supplice de l’eau sulfureuse.

La sentence de mort lui fut annoncée le 1er septembre 1632, comme on l’a vu pour Bartolomé Gutiérrez. Le 2 septembre, le gouverneur Unémé envoya encore Antonius et un autre prêtre (Hieronymus Iyo) chez des renégats, qui essayèrent, mais vainement, de les faire apostasier.

Antonius consomma son martyre, avec Hieronymus et les autres Compagnons, le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Bartolomé Gutiérrez Espinosa

1580-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Bartolomé naquit le 24 août 1580 à Mexico, de Alonso et Ana Rodríguez de Espinosa, et fut baptisé le 4 septembre suivant.

Après avoir étudié chez les Jésuites, sa vocation le conduisit chez les Augustins, où il fit la profession en 1597.

On l’envoya ensuite approfondir sa formation ès Arts et théologique à Yuririapúndaro, puis il fut ordonné prêtre et commença son apostolat à Puebla de los Ángeles.

En 1606, il partit sur le Espíritu Santo à destination des Philippines, où il fut d’abord confesseur pour les Espagnols, puis aurait été maître des novices à Manille.

En 1612, il fit un premier voyage au Japon, nommé supérieur pour un couvent, mais il fut vite contraint de repartir à Manille, où il s’occupa de la sacristie et fut maître des novices, parmi lesquels deux Japonais.

Il repassa clandestinement au Japon en 1617, avec Pedro de Zúñiga (voir au 19 août). 

Le père Bartolomé était déjà un homme d’apparence squelettique. Son calvaire allait commencer. 

Arrêté à Kikizzou le 10 novembre 1629, il fut conduit à Nagasaki. 

Au nord de Nagasaki, se trouve le mont Ungen, où jaillissent des eaux sulfureuses horriblement corrosives. L’eau pénétrée de soufre rejaillit à près d’un mètre ; ce liquide a le don de détruire les chairs en un instant. C’est en cela que consista le supplice du père Bartolomé et de ses Compagnons, qui étaient Vicente Simões de Carvalho, Francisco Terrero de Ortega Pérez, Antonius Ishida Kyūtaku, Hieronymus Iyo, Gabriel Tarazona Rodríguez, ainsi que Beatriz da Costa et Maria da Silva.

Le 3 décembre 1631, on les emmena au pied du mont Ungen. Le 5 décembre, on les attacha à une pierre et on leur versa sur la peau cette eau terrible, mais lentement, pour ne pas provoquer une mort subite. Le père fut soumis deux fois à ce supplice. Puis on prétendit les faire marcher sur le Crucifix, mais ils restèrent inébranlables. Le 5 janvier, on les ramena à Nagasaki, couverts de plaies et d’ulcères, mais fortifiés dans leur foi.

On attendit plusieurs mois la décision de l’empereur, ce qui permit aux prisonniers de faire parvenir des billets aux missionnaires cachés dans la ville.

Le 1er septembre, les Religieux furent condamnés à mort, les deux femmes exilées.

Le 3 septembre, on chargea les Religieux dans des litières bien fermées pour ne pas exciter la population. On les conduisit aux environs de Nagasaki, à Nishizaka, où on les attacha par un doigt seulement à des poteaux, pour leur permettre, éventuellement, de fuir aisément si la douleur venait à bout de leur courage. De plus, le bûcher avait été arrosé d’eau salée pour diminuer la force du feu et prolonger le supplice.

Quand les corps furent entièrement consumés, on jeta à la mer leurs cendres.

Bartolomoé Gutiérrez fut béatifié avec ses Compagnons en 1867.

 

 

Vicente Simões de Carvalho

1590-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Vicente naquit en 1590 à Albufeira (Portugal), de António et Catarina Pereira.

Après ses excellentes études, ses parents l’envoyèrent à Lisbonne, où il entra chez les Ermites Augustins et il fut ordonné prêtre en 1617.

Il fut envoyé aux missions d’Extrême Orient, et il put pénétrer au Japon en 1623, déguisé en jongleur ou en marchand des quatre-saisons, pour pouvoir s’introduire dans les maisons et parler du Christ aux païens, ou relever le courage des Chrétiens persécutés.

Il fut pris le 25 novembre 1629 et conduit le 12 décembre suivant à Ōmura, où il resta jusqu’en novembre 1631. Mais ce n’était pas encore l’heure du martyre.

(Pour la suite des détails de ce martyre, qu’on veuille bien lire la notice de Bartolomé Gutiérrez Espinosa).

Le père Vicente souffrit quatre fois le supplice de l’eau sulfureuse.

Il consomma son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Francisco Terrero de Ortega Pérez

1590-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Francisco naquit en mai 1590 à Villamediana (Palencia, Espagne).

Après ses études, il entra en 1614 chez les Ermites Augustins de Valladolid. Il prit le nom de Francisco de Jésus et il fut ordonné prêtre.

Il fut envoyé aux missions d’Extrême Orient, et arriva à Manille en 1620. Il put pénétrer au Japon en 1623 avec le père Vicente Simões de Carvalho : il s’était teint le visage en noir et vendait des châtaignes, moyennant quoi il pouvait accoster les gens et leur parler du Christ.

Il fut pris le 18 novembre 1629 dans les montagnes d’Yukinura et conduit à Ōmura, où il resta jusqu’en novembre 1631. Mais ce n’était pas encore l’heure du martyre.

(Pour la suite des détails de ce martyre, qu’on veuille bien lire la notice de Bartolomé Gutiérrez Espinosa).

En décembre 1631, le père Francisco souffrit six fois le supplice de l’eau sulfureuse. C’est par une de ses lettres qu’on connaît le détail de ces eaux horribles. En outre, il fut attaché, en équilibre sur une pierre ronde, pendant toute une nuit glaciale.

Il consomma son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Brigida Morello

1610-1679

 

Brigida Morello vit le jour le 17 juin 1610 à San Michele di Pagana (Rapallo, Gênes, Ligurie, Italie nord-ouest), sixième des onze enfants du gouverneur de Rapallo, Nicoló, et de Lavinia Borzese.

Sa mère étant malade, elle dut s’occuper, à douze ans, de ses dix frères et sœurs. 

Quand elle parla à son père de sa vocation religieuse, ce dernier lui confia qu’il n’avait pas de dot suffisante à lui fournir pour la placer dans le meilleur couvent de Gênes. Brigida en tomba gravement malade, mais, dit-on, une vision de la Sainte Vierge avec l’Enfant Jésus dans les bras, lui apporta la guérison.

Désireuse pourtant d’entrer en religion, elle pria Dieu de l’éclairer sur la sainteté dans le mariage et, en 1633, épousa Matteo Zancano avec lequel elle s’établit à Parme, où Matteo possédait des mines de sel.

En 1636, devant les troupes espagnoles envahissantes, le couple dut quitter la demeure, et revint s’installer à Crémone après les combats. C’est alors que Matteo mourut de tuberculose, en 1637, cet époux qu’elle aimait plus que tout au monde et qui la laissait veuve et sans enfants.

Brigida fit alors le vœu de chasteté et s’occupa des pauvres, des malades, des activités paroissiales. En 1640, elle se déplaça à Plaisance et tenta d’être admise chez les Capucines, mais son état de veuve ne le permettait pas. Elle pratiqua alors de sévères mortifications, couchant sur la dure, marchant pieds-nus en hiver. 

La volonté de la Providence se manifesta par l’intermédiaire de la duchesse de Parme, Margherita de’ Medici, qui désirait ouvrir à Plaisance une maison pour l’éducation de la jeunesse féminine. Brigida répondit à cet appel. On dit qu’elle aurait alors vu en vision Notre-Seigneur qui lui proposait d’être la fondatrice de cette famille religieuse. 

Brigida réunit autour d’elle quelques jeunes dames, elle-même prenant le nom de Brigida de Jésus et fonda ainsi en 1649 la Maison de Sainte-Ursule à Plaisance, dont les Religieuses s’appelèrent par la suite les Ursulines de Marie-Immaculée. Elles devaient s’occuper de l’éducation chrétienne des jeunes, dans un esprit missionnaire et œcuménique. 

Brigida, la Fondatrice, refusa d’être supérieure et se contenta d’être l’économe ; elle se soumit humblement à sa Supérieure, faisant part à la communauté des inspirations célestes qu’elle recevait ; des personalités vinrent la consulter ; elle fut à son tour élue supérieure en 1665, et réélue jusqu’à sa mort. Elle alla aussi soigner les pauvres et les malades, qu'elle visitait à domicile ou à l’hôpital.

On a signalé des grâces particulières dont Dieu la favorisa, des dons mystiques comme des extases ou des miracles.

Pendant vingt-quatre ans elle fut elle-même affligée de différentes maladies. En 1659, elle aurait été guérie d’une tumeur maligne mortelle en se frottant le mal avec de l’huile de la lampe qui brûlait devant la statue de saint François-Xavier, envers lequel elle nourrissait une grande dévotion ; elle obtint plus tard que ce Saint fût reconnu comme co-protecteur céleste de Plaisance. Elle vénérait aussi particulièrement saint Nicolas (voir au 6 décembre) et saint Nicola de Tolentino (voir au 10 septembre), les patrons de son père. 

Brigida de Jésus mourut le 3 septembre 1679, à Plaisance.

Sa tombe disparut à Plaisance ; on conservait d’elles quelques précieux écrits, mais on ne reprit sa cause de béatification qu’au 20e siècle. Elle fut béatifiée en 1998.

Voici quelques extraits de l’homélie de Jean-Paul II lors de la messe de béatification :

"A une époque où les idéaux de la féminité étaient peu considérés, la bienheureuse Morello a mis en lumière, sans bruit, la valeur de la femme dans la famille et dans la société. Amoureuse de Dieu, elle fut pour cela disponible pour ouvrir son cœur et ses bras à ses frères et sœurs dans le besoin. Enrichie de dons mystiques, mais éprouvée, en même temps, par de longues et pénibles souffrances, elle ne cessa pas d'être pour ses contemporains une authentique maîtresse de vie spirituelle et l'exemple significatif d'une synthèse admirable entre vie consacrée et engagement social et éducatif. Dans ses écrits transparaît une invitation constante à la confiance en Dieu. Elle aimait à répéter: Confiance, confiance, le cœur grand ! Dieu est pour nous un Père et jamais il ne nous abandonnera !

Martyrs du 3 Septembre

1792

 

Faisant suite à ce qui a été dit la veille de ce jour, nous allons aujourd’hui considérer les victimes qui versèrent leur sang pour la Foi au séminaire Saint-Firmin et à la prison La Force, toujours à Paris.

On s’est demandé pourquoi les assassins, qui étaient pourtant nombreux, n’exécutèrent pas le même jour toutes leurs victimes. On a pensé que c’étaient les mêmes équipes qui passaient d’un lieu à l’autre, ce qui expliquerait le décalage.

Au séminaire Saint-Firmin, donc, les équipes d’assassins n’arrivèrent que le matin du 3 septembre. La veille, à vingt heures, le procureur du séminaire fut prévenu par des jeunes gens, qui le supplièrent de mettre ses jours en sûreté. Après des hésitations, il les suivit et traversa sans encombre le corps de garde. D’autres se sauvèrent également ou restèrent cachés dans un grenier, deux jours durant. Le 3, à cinq heures et demie du matin, les massacreurs pénétrèrent dans la maison, la visitèrent, mirent sous la sauvegarde de la loi cinq prêtres de la communauté de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Les autres, y compris le vénérable supérieur du séminaire, M.François, lazariste, furent précipités par les fenêtres ou assommés.

A la prison de La Force, on avait commencé, le 2 septembre, vers seize heures, l’appel des prisonniers, sous prétexte de les inscrire pour les envoyer combattre à la frontière. Cet appel dura jusqu’au soir, et on dit que les prisonniers qui ne rentraient plus avaient été transférés dans une autre maison d’arrêt.

Le massacre commença vers minuit. La plus célèbre victime fut la princesse de Lamballe. Les condamnations se faisaient au cri de : A l’Abbaye ! Le prisonnier que les juges n’avaient pas condamné était d’abord saisi par quatre brigands ; celui qui présidait aux massacres le conduisait, criant et lui ordonnant de crier comme lui : Vive la nation ! Ils arrivaient ainsi jusqu’au guichet de la prison. Là étaient les bourreaux. Au nombre d’environ soixante, ils formaient une haie prolongée jusqu’à l’extrémité de la rue, fermée par un trophée de cadavres, entassés les uns sur les autres. Le prisonnier était relâché au cri de : Grâce au bon citoyen ! D’un prêtre, on exigeait le serment de Liberté-Égalité, que prononçait d’abord un Marseillais, la main étendue sur les cadavres.  Si le prisonnier répétait le serment, les derniers bourreaux lui ouvraient le passage et il était libre.

Il y eut encore des victimes au Châtelet, à la Conciergerie et à Bicêtre, mais l’Église n’a pour l’instant retenu que les prêtres et religieux, ainsi que trois laïcs.

Les victimes du séminaire Saint-Firmin et de la prison La Force, que l’Église a béatifiées en 1926, sont au nombre de soixante-quinze. Ils se trouvent ci-après dans l’ordre alphabétique de leurs prénoms et, plus bas, dans l’ordre chronologique de leur naissance.

On a indiqué le poste qu’ils avaient au moment de leur mort. Quand ce n’est pas autrement spécifié, ce poste est à Paris.

 

André-Abel Alricy, 

Bertrand-Antoine de Caupenne, 

Charles Carnus, Charles-Victor Véret, Claude Bochot, Claude Pons (Ponse), Claude-Louis Marmontant de Savigny, Claude-Sylvain-Raphaël Mayneaud de Bizefranc, 

Denis-Claude Duval, 

Eloy Herque (du Roule), Etienne-Michel Gillet, Eustache Félix, 

François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, François-Joseph Monnier, 

Georges-Jérôme Giroust, Gilbert-Jean Fautrel, Gilles-Louis-Symphorien Lanchon, 

Henri-Jean Milet, 

Jacques Dufour, Jacques-Léonor Rabé, Jacques-Louis Schmid, Jean Lemaître, Jean-Antoine Seconds, Jean-Antoine-Joseph de Villette, Jean-Baptiste Bottex, Jean-Charles Caron, Jean-Charles (Jean-Baptiste) Legrand, Jean-Charles-Marie-Bernard du Cornillet, Jean-François Bonnel de Pradel (Pradal), Jean-François-Marie Benoît (Vourlat), Jean-Henri Gruyer, Jean-Jacques de la Lande, Jean-Joseph de Lavéze-Bellay, Jean-Michel Philippot (Phelippot), Jean-Pierre Duval, Jean-Pierre Le Laisant, Jean-Thomas Leroy, Joseph Falcoz, Joseph-Louis (Jean-Louis) Oviefre, Joseph-Marie Gros, Julien Le Laisant, Julien-François Hédouin, 

Louis-François Rigot, Louis-Jean-Matthieu Lanier, Louis-Joseph François, 

Marie-François Moufflé, Martin-François-Alexis Loublier, Michel Leber, Michel-André-Sylvestre Binard, Michel-Marie-François de la Gardette, 

Nicolas Bizé, Nicolas Colin, Nicolas Gaudreau, Nicolas-Claude (Nicolas-Charles) Roussel, Nicolas-Marie Verron, 

Philibert Fougère (Pierre-Philibert), Pierre Bonzé, Pierre Briquet (Brisquet), Pierre Brisse, Pierre Saint-James, Pierre-Claude Pottier, Pierre-Florent Leclercq, Pierre-François Hénocq, Pierre-Jacques de Turménies, Pierre-Jean Garrigues, Pierre-Louis Joret, Pierre-Michel (Pierre-Marie) Guérin du Rocher, Pierre-Paul Balzac, Pierre-Robert-Michel Régnet, 

René-Joseph Urvoy, René-Marie Andrieux, Robert-François (François-Robert) Guérin du Rocher, 

Sébastien Desbrielles, 

Yves-André Guillon de Keranrun, Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic.

 

André-Abel Alricy

1712-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 août 1712 à Crémieux (Isère). 

Aumônier à la prison Saint-Médard.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Bonzé

1719-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Versailles, né en 1719 à Paris. 

Curé de Massy.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Bochot

1720-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne, né le 10 juillet 1720 à Troyes (Aube). 

Supérieur de la maison Saint-Charles de cette même congrégation.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Brisse

1722-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Beauvais, né le 3 août 1722 à Brombos (Oise). 

Curé de Boran-sur-Oise.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Jean Garrigues

1725-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 mars 1725 à Sauveterre (Aveyron). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Eustache Félix

1726-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne, né le 23 avril 1726 à Troyes (Aube). 

Procureur et conseiller provincial de cette même congrégation.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin

1726-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 5 mai 1726 à Quimper (Finistère). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph Falcoz

1726-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 4 décembre 1726 à Saint-Sorlin d’Arves (Savoie). 

Chapelain de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Pons

1729-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Note : On trouve parfois l’orthographe Ponse.

Prêtre des Chanoines Réguliers de la Congrégation de France, né en 1729 à Saint-Pierre-le-Monastier (Haute-Loire). 

Chanoine régulier à Sainte-Geneviève de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas-Claude Roussel

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Nicolas-Claude (ou Nicolas-Charles) était prêtre du diocèse de Paris, né en 1730 à Paris. 

Confesseur des Hermites à Grosbois.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gilbert-Jean Fautrel

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 19 avril 1730 à Marcilly (Manche). 

Aumônier de la Maison des Enfants-Trouvés.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Charles Caron

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 30 septembre 1730 à Auchel (Pas-de-Calais). 

Curé de Collégien, au diocèse de Meaux.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Colin

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 12 décembre 1730 à Grenant (Haute-Marne). 

Curé de Genevrières, au diocèse de Langres. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Michel Leber

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1731 à Paris. 

Curé de La Madeleine.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Michel Guérin du Rocher

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Pierre-Michel (ou Pierre-Marie ?) était le frère aîné de Robert-François (v. plus bas).

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né en 1731 à Sainte-Honorine-la-Guillaume (Orne). 

Supérieur de la Maison des Nouveaux-Convertis.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François-Marie Benoît Vourlat

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 26 mars 1731 à Lyon (Rhône). 

Aumônier des Dames de l’Adoration perpétuelle.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine-Joseph de Villette

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Laïc, né le 12 juin 1731 au Cateau-Cambrésis (Nord). 

Ancien officier, retiré au séminaire Saint-Firmin.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Martin-François-Alexis Loublier

1733-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Sées, né en 1733 à Mortrée (Orne). 

Curé de Condé-sur-Sarthe au même diocèse.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine Seconds

1734-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né en 1734 à Rodez (Aveyron). 

Chapelain de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Henri Gruyer

1734-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 13 juin 1734 à Dole (Jura). 

Vicaire à Saint-Louis de Versailles. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Jacques de la Lande

1735-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse d’Evreux, né le 8 mars 1735 à La Forêt-Auvray (Orne). 

Curé de Saint-Martin d’Illiers-l’Évêque, au même diocèse.

Il fut député aux États généraux.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Robert-François Guérin du Rocher

1736-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Robert-François (ou Françlis-Robert) était le frère cadet de Pierre-Michel (v. plus haut).

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 23 octobre 1736 à Repas (Orne). 

Aumônier de l’hospice des Capucins.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Bizé

1737-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 5 octobre 1737 à Versailles (Yvelines). 

Directeur du séminiaire Saint-Nicolas du Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Thomas Leroy

1738-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Meaux, né en 1738 à Epernay (Marne). 

Grand prieur de l’abbaye de Chanoines réguliers de Saint-Jean-des-Vignes et curé-prieur de La Ferté-Gaucher, au diocèse de Soissons.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François Bonnel de Pradel

1738-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Note : On trouve parfois l’orthographe Pradal.

Prêtre des Chanoines Réguliers de la Congrégation de France, né le 5 septembre 1738 à Aix-les-Thermes (Ariège).

Chanoine régulier à Sainte-Geneviève de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Denis-Claude Duval

1739-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1739 à Paris. 

Vicaire à Saint-Etienne-du-Mont.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Sébastien Desbrielles

1739-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Laïc, né le 28 avril 1739 à Bourges (Cher). 

Maître d’hôtel à l’Hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Duval

1740-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Né en 1740 à Paris, il entra chez les pères Capucins et prit le nom de Frère Côme.

Il était aumônier à l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Eloy Herque du Roule

1741-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 31 mai 1741 à Lyon (Rhône). 

Aumônier de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

Jean-Joseph de Lavéze-Bellay

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1742 à Gluiras (Archèche). 

Confesseur des malades à l’Hôtel-Dieu de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Philibert Fougère

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Philibert (Pierre-Philibert) était prêtre du diocèse de Nevers, né en 1742 à Paris. 

Curé de Saint-Laurent de Nevers.

Il fut député à l’Assemblée nationale.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Marie Andrieux

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 16 février 1742 à Rennes (Ille-et-Vilaine). 

Ancien Supérieur de la communauté Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Briquet

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Pierre Briquet (ou Brisquet) était prêtre du diocèse de Paris, né le 25 février 1742 à Vervins (Aisne). 

Professeur au Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph-Marie Gros

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 22 mai 1742 à Lyon (Rhône). 

Curé de Saint-Nicolas du Chardonnet. 

Il fut député aux États généraux.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Saint-James

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 18 octobre 1742 à Caen (Calvados). 

Recteur de l’Hôpital général.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Michel-André-Sylvestre Binard

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 28 novembre 1742 à Laulne (Manche). 

Professeur au Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Michel Philippot

1743-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1743 à Paris. 

Chapelain du Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Claude Pottier

1743-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de Jésus et Marie (Eudistes), né le 20 septembre 1743 au Havre (Seine-Maritime). 

Supérieur du séminaire Saint-Vivien de Rouen. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Gaudreau

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Versailles, né en 1744 à Paris. 

Curé de Vert-le-Petit.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Florent Leclercq

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Pierre-Florent était diacre du diocèse d’Amiens, né en 1744 à Hautvilliers (Somme). 

Élève au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, c’était apparemment une «vocation tardive», étant âgé de quarante-huit ans.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Michel-Marie-François de la Gardette

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 5 septembre 1744 à Billon (Puy-de-Dôme). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Jacques de Turménies

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 5 octobre 1744 à Gournay-en-Bray (Seine-Maritime). 

Grand-maître du Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Charles Legrand

1767-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Jean-Charles (ou Jean-Baptiste) était prêtre du diocèse de Paris, né en 1745 à Versailles (Yvelines). 

Professeur au Collège de Lisieux, à Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph-Louis Oviefre

1748-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Joseph-Louis (ou Jean-Louis) était prêtre du diocèse de Paris, né en 1748 à Paris. 

Directeur de la petite Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Paul Balzac

1750-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 25 avril 1750 à Paris. 

Vicaire à Villejuif, retiré dans la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude-Sylvain-Raphaël Mayneaud de Bizefranc

1750-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 mai 1750 à Digoin (Saône-et-Loire). 

Prêtre de la communauté de Saint-Etienne-du-Mont.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Léonor Rabé

1750-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 27 décembre 1750 à Sainte-Mère-Église (Manche). 

Chapelain de l’hospice des Enfants-Assistés.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

Louis-Joseph François

1751-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 3 février 1751 à Busigny (Nord). 

Supérieur du séminaire Saint-Firmin. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-François Rigot

1751-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Laïc, né le 28 octobre 1751 à Amiens (Somme). 

Sous-sacristain à l’Hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Louis Schmid

1752-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 14 septembre 1752 à Paris. 

Curé de Saint-Jean l’Évangéliste.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Le Laisant

1753-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Frère aîné de Julien (v. plus bas) 

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1753 à Valognes (Manche). 

Vicaire à Dugny, au diocèse de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-Jean-Matthieu Lanier

1753-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1753 à Château-Gontier (Mayenne). 

Préfet du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Bertrand-Antoine de Caupenne

1753-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 août 1753 à Jégun (Gers). 

Vicaire à Montmagny.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gilles-Louis-Symphorien Lanchon

1754-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1754 à Les Pieux (Manche). 

Directeur spirituel des Religieuses de Port-Royal.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Marie-François Moufflé

1754-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 23 août 1754 à Paris. 

Vicaire à Saint-Merry.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas-Marie Verron

1754-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 7 novembre 1754 à Quimperlé (Finistère). 

Directeur des Religieuses de Sainte-Aure.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Robert-Michel Régnet

1755-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 19 mars 1755 à Cherbourg (Manche). 

Résidant à Paris. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Etienne-Michel Gillet

1758-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1758 à Paris. 

Directeur au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Henri-Jean Milet

1759-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1759 à Paris. 

Vicaire à Saint-Hippolyte.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Charles-Marie-Bernard du Cornillet

1759-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre des Chanoines Réguliers de Saint-Victor, né le 4 août 1759 à Châteaubriant (Loire-Atlantique). 

Chanoine régulier de Saint-Victor à Paris et bibliothécaire de l’abbaye.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Julien-François Hédouin

1760-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 3 octobre 1760 à Coutances (Manche). 

Chapelain de la Communauté de la Compassion.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Julien Le Laisant

1761-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Frère cadet de Jean-Pierre (v. plus haut).

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1761 à Valognes (Manche). 

Vicaire à Videcosville, au diocèse de Coutances.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic

1761-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1761 à Ploumez-Paimpol (Côtes-d’Armor). 

Vicaire à Saint-Jacques du Haut-Pas. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Louis Joret

1761-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse d’Amiens, né le 28 octobre 1761 à Rollot (Somme). 

Résidant à Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Joseph Monnier

1763-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 18 mars 1763 à Paris. 

Vicaire à Saint-Séverin.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Charles-Victor Véret

1763-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 17 juillet 1763 à Louvières (Calvados). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Georges-Jérôme Giroust

1765-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1765 à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne). 

Vicaire à Gennevilliers.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques Dufour

1765-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 9 avril 1765 à Troisgots (Manche). 

Vicaire à Maison-Alfort.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Joseph Urvoy

1766-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1766 à Plouisy (Côtes-d’Armor). 

Maître de conférences au séminaire des Trente-Trois. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Lemaître

1767-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1767 à Beaumais (Calvados). 

Il avait donc vingt-cinq ans et avait été ordonné prêtre le 17 juin précédent.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Pak K’ŭn-agi Maria

1786-1839

 

Maria était née à Seoul (Corée sud) en 1786. C’était la sœur de l’autre Martyre,  Pak Hŭi-sun Luchia (voir au 24 mai).

Arrêtée et durement battue avec le cudgel, elle fut condamnée à mort comme sa sœur.

Mais une loi établissait qu’on ne pouvait exécuter le même jour deux membres d’une même famille, aussi Maria attendit quatre mois en prison après la mort de sa sœur Luchia.

Maria fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Kwŏn Hŭi Bareubara

1794-1839

 

Bareubara (Barbara) était née à Seoul (Corée sud) en 1794. C’était l’épouse de Yi Kwang-hŏn Auguseutino (voir au 24 mai), la mère de Yi Agata  (voir au 9 janvier) et la belle-sœur de Yi Kwang-nyŏl Yohan (voir au 20 juillet).

Elle était née dans une famille païenne, mais se convertit avec son mari au Catholicisme.

Comme on l’a vu pour l’autre Martyre, Yi Yŏn-hŭi Maria, elle ne craignit pas d’accorder l’hospitalité à l’évêque et à ses missionnaires, ni de mettre sa maison à la disposition des fidèles pour la Messe et le catéchisme.

Arrêtée en 1839 et durement torturée de façon répétée, sa plus grande douleur fut de voir sa jeune fille de seize ans, Agata, elle aussi arrêtée et torturée par la faim, la soif, le froid et les coups.

Bareubara fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Pak Hu-jae Yohan

1799-1839

 

Yohan était né à Yong-in (Gyeonggi-do, Corée sud) en 1798 ou 1799. C’était le fils d’un autre Martyr,  Pak Laurentius (on n’a pas retrouvé ce nom dans la liste des martyrs actuellement béatifiés ; il y a bien Pak Chwi-deuk Laurentius, martyrisé en 1799, voir au 3 avril, mais ce détail ne coïncide pas avec la déclaration de Yohan, voir plus bas ; si pourtant c’était le cas, le petit Yohan serait né l’année-même de la mort de son père).

Une fois marié, il vint avec sa famille à Seoul, où il fabriqua des espadrilles. Selon le témoignage de son épouse, c’était un travailleur, très croyant, qui répétait : Il faut que je meure martyr, pour sauver mon âme, et rappelait souvent à son épouse qu’elle devait supporter n’importe quelle souffrance pour obtenir le salut. Pour se mortifier, il se tapait sur les jambes avec un des outils qu’il utilisait dans son atelier. Pour s’encourager à la mortification, il racontait cette petite histoire (ou parabole) : Un saint vieillard, voyant un ver sortir d’une de ses plaies, l’y remit en disant : hé, toi, c’est là-dedans que tu dois manger.

Quand la persécution reprit en 1839, il n’eut pas peur. Il n’avait pas grand-chose à la maison : dans un grand pot de terre, il conservait un peu d’argent, qu’il divisa calmement, en deux, moitié pour lui et moitié pour son épouse ;  puis il conseilla à son épouse d’aller passer la nuit suivante chez sa tante.

Le lendemain, l’épouse apprit qu’il avait été arrêté.

Au bureau de police, on l’interrogea : 

- Tes parents vivent encore ?

- Ma mère est morte il y a quelques années ; mon père a été décapité pour sa foi en 1801. Je n’ai pas d’autres parents.

- Tu sais que tu violes l’ordre du roi ?

- Mon Créateur, c’est Dieu. Je dois plus de fidélité à Dieu qu’au roi.

- Donne-nous les noms de tes complices ?

- Je ne peux pas faire de mal aux autres.

- Renie ta foi, si tu veux vivre.

- Ma religion est plus importante que ma vie.

On le battit quarante fois au cudgel. Yohan n’était qu’un lambeau de chair tout en sang. Le bruit de ses membres écrasés par le cudgel effrayait les autres prisonniers.

Yohan fut décapité à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifié en 1925 et canonisé en 1984, il est fêté avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Yi Chŏng-hŭi Bareubara

1799-1839

 

Bareubara (Barbara) était née à Pongch’ŏn (Sihŭng, Kyŏnggi, Corée sud) en 1799. 

C’était la fille de Hŏ Kye-im Magdallena (voir au 26 septembre), la sœur de Yi Yŏng-hŭi Magdallena (voir au 20 juillet) et la tante de Yi Bareubara (voir au 27 mai).

Née en 1799, elle montra dès sa jeunesse une foi inébranlable et une ferme volonté.

Quand son père voulut la donner en mariage à un païen, elle simula des maux de jambes et, pendant trois années, resta assise ou couchée par-terre. L’homme perdit patience et en épousa une autre. Bareubara alors épousa un Catholique.

Mais son mari mourut deux ans après, et la jeune veuve retourna chez ses parents, puis alla vivre avec sa sœur Yi Yŏng-hŭi Magdallena à Seoul chez sa tante, Yi Teresa.

Elle fut arrêtée en 1839 et supporta très courageusement toutes les tortures qu’on lui infligea dans le but de la faire apostasier.

Bareubara fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Yi Yŏn-hŭi Maria

1804-1839

 

Maria était née à Seoul (Corée sud) en 1804. C’était l’épouse du martyr Nam Myŏng-hyŏk Damiano (voir au 24 mai).

Cette femme à la forte volonté et très intelligente avait l’habitude courageuse de recevoir chez elle l’évêque Laurent Imbert (voir au 21 septembre) et en général les missionnaires, ainsi que les fidèles, pour soigner les uns, exhorter les autres, tout cela avec grâce et la plus simple modestie.

Elle fut arrêtée en 1839, mise en prison et maltraitée. Elle reprocha sévèrement à ces hommes leurs manières si indélicates, mais quand son époux lui rappela qu’un Catholique doit mourir comme un agneau docile, elle supporta sans se plaindre tout ce qu’on lui imposa comme traitements pénibles et grossiers.

On avait mis son fils dans une cellule proche et on le torturait aussi ; Maria entendait ses cris et les gardiens lui disaient quelles tortures on infligeait à son fils. On espérait ainsi faire apostasier l’un ou l’autre, mais l’unique crainte de Maria était que son fils cédât aux tortures et reniât sa foi. Toutefois elle se rassura par la pensée que toutes ces souffrances étaient pour la gloire de Dieu ; tout ce qu’elle désirait, c’était le Ciel. Elle fut durement battue.

Ensuite, le récit ne donne pas d’autres détails sur ce garçon.

Maria fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Kim Hyo-ch’u Agyeseu

1814-1839

 

Agyeseu (Agnès) était née à ou près de Seoul (Corée sud) vers 1814 (ou 1816). C’était la sœur de Kim Hyo-im Columba (voir au 26 septembre).

Sa famille était païenne, mais sa maman et ses six enfants devinrent catholiques à la mort du papa.

Agnès et ses deux sœurs, Columba et Clara, promirent à Dieu la chasteté.  

Agnès fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

Juan Pastor Marco

1876-1936

 

Juan était né le 16 janvier 1876 à Barcelone (Espagne), de Jaime et Eladia, qui le firent baptiser deux jours après.

Bien que barcelonais, Juan entra d’abord au séminaire de Girona (1889). C’est là qu’il connut des Frères Maristes français, qui venaient apprendre l’espagnol. C’est du moins ce qu’on trouve dans les relations, mais en Catalogne on risquait d’apprendre plutôt le catalan !

Pratiquement, Juan choisit la voie des Frères Maristes : il ne serait pas prêtre, mais aurait la charge d’enseigner à de jeunes garçons et peut-être aussi d’être missionnaire.

Il passa en France pour entrer en 1889 au noviciat des Frères Maristes de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme, France) ; en 1890 il reçut l’habit et le nom de Fabián ; un an après il faisait les premiers vœux et la profession perpétuelle en 1897.

Juan fut envoyé à Le Beausset, Var (1890) comme cuisinier ; puis comme professeur à Lambèse, Algérie (1891) et à Dieulefit, Drôme (1892) ; ensuite il enseigna en Espagne : Mataró (1893), Lleida (1895), San Andrés de Palomar (1901), Torelló (1902), Saragosse (1903), Lleida (1909), Barcelone (1911), Valencia (1912), Murcia (1913), Calatayud (1914), Lleida (1915), Barcelone (1922-1935).

Le Frère Fabián ne fut pas seulement professeur ; il fut chargé par ses Supérieurs pour les représenter devant les bureaux et les autorités civiles ; il fut un vrai Religieux, humble et serviable, pas toujours reconnu à la hauteur de ses démarches difficiles, mais toujours fidèle, toujours au service de Dieu, sans s’inquiéter du jugement des hommes.

Il se retira finalement, rempli de bonnes œuvres et de fatigues, à Las Avellanas, pour y être soigné.

A la croix de sa mauvaise santé, devait s’ajouter la croix du martyre : il fut assassiné à Las Avellanas le 3 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Pius Salvans Corominas

1878-1936

 

Pius vint au monde le 2 janvier 1878 à Santa Maria de la Guàrdia, alias Guàrdia de Sagàs (Berguedà, Solsona, Catalogne, Espagne), de Josep et Raimunda, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Ordonné prêtre en 1902, il fut vicaire à Olvan, mais dut se retirer à cause de sa santé délicate.

Quand il fut remis, il fut nommé à la paroisse de Montdam, puis à celle de Fonollet, toujours dans le doyenné de Berguedà. Enfin il fut nommé curé de Santa Susanna (Solsonès).

En 1927, il dut abandonner cette paroisse, toujours pour motifs de santé, et il fut alors nommé aumônier des Sœurs des Ecoles Chrétiennes à Mollerussa (Pla d’Urgell).

La fidélité et la piété de ce prêtre, son humilité et sa patience dans l’épreuve, lui valurent une réputation de sainteté, parmi tous ceux, fidèles, prêtres, religieuses, qui venaient volontiers se confesser à lui.

Lors des premières émeutes de 1934 (la révolte des Asturies), il apprit la mort du confrère, Josep Morta, curé de Navàs (Bages) avec une sainte envie : Bienheureux curé de Navàs ! Moi aussi j’aimerais bien qu’on me coupât un doigt d’une main, si l’on m’assurait ainsi une mort comme celle de don Josep ! Ce prêtre (1867-1934) avait été martyrisé le 7 octobre 1934. Et aussi : Sachez qu’il n’y a pas de grâce plus grande que de pouvoir aller directement au Ciel !

Le 3 septembre 1936, des miliciens vinrent le trouver chez lui avant même le lever du jour. Le vieux prêtre aurait pu s’échapper, mais ne le fit pas ; il demanda seulement qu’on le laissât s’habiller. Puis il les suivit sans mot dire, comme un petit agneau ; il prit congé de sa bonne de cure en lui disant : Adieu, au ciel !

On le fit monter dans une voiture, qui partit directement au cimetière de Mollerussa. Là, on le fusilla et l’on mit le feu à son cadavre, qui portait encore la soutane. Il était cinq heures du matin.

Don Pius reçut donc la grâce tant désirée du martyre le 3 septembre 1936, et fut béatifié en 2013.

 

 

Conceptión Pérez Giral

1887-1936

 

Elle vit le jour le 10 janvier 1887 à Madrid (Espagne).

Orpheline à cinq ans, elle grandit dans la famille de sa mère, puis dans celle de son père.

Elle entra chez les Filles de la Charité. Son dernier poste fut Albacete.

Expulsées le 25 juillet 1936, les trois Sœurs se réfugièrent à Madrid chez les parents de l’une d’elles.

Puis elles pensèrent être plus en sécurité chez d’autres parents à Vallecas, mais on ne les accepta pas, par crainte des dénonciations possibles. Les Sœurs furent reconnues comme moniales, on les arrêta, on en abusa, avant de les mettre face au mur et de les fusiller, à Vallecas.

Sœur Conceptión refusa encore une fois de renier sa foi, et tomba en criant Vive le Christ Roi !

C’était le 3 septembre 1936 ; les trois Sœurs furent béatifiées en 2013.

 

 

Dolores Úrsula Caro Martín

1893-1936

 

Elle vit le jour le 21 octobre 1893 à Granátula (Ciudad Real, Espagne), en la fête de sainte Ursule, d’où son deuxième prénom.

Elle était maîtresse et infirmière, et finalement entra chez les Filles de la Charité, en 1917.

A Albacete, sa personnalité fit que même ses «ennemis» la respectèrent ; à Madrid, où elle fut le plus longtemps, elle s’occupa surtout de l’infirmerie.

Expulsées le 25 juillet 1936, les trois Sœurs se réfugièrent à Madrid chez un cousin de Dolores, qui les reçut très fraternellement.

Puis elles pensèrent être plus en sécurité chez d’autres parents à Vallecas, et Dolores sacrifia sa famille pour accompagner sa Supérieure, Andrea Calle. 

Mais on ne les accepta pas, par crainte des dénonciations possibles. Les Sœurs furent reconnues comme moniales, on les arrêta, on viola même Dolores et Andrea. Puis on les maltraita dans une arène, comme pour des taureaux, avant de les mettre face au mur et de les fusiller, à Vallecas (ou bien, selon un autre récit, en leur tirant une balle dans la tempe).

C’était le 3 septembre 1936 ; elles furent béatifiées en 2013.

 

 

Baldomero Baró Riera

1903-1936

 

Baldomero était né le 29 septembre 1903, à Tiurana (Lleida, Espagne), un des nombreux enfants de José et María, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Ces parents très chrétiens moururent cependant très jeunes, ce qui marqua profondément Baldomero.

Baldomero entra en 1916 au séminaire des Frères Maristes à Vic et commença le noviciat à Las Avellanes en 1918 ; en 1919 il reçut l’habit et le nom de Aquilino ; un an après il faisait les premiers vœux.

Aquilino fut professeur à Vic (1921), Arceniega (1922, où il professa en 1925), Logroño (1932) et Las Avellanas (1933).

Durement éprouvé par l’absence de ses parents, Aquilino s’habitua à mettre sa confiance en Dieu seul ; il aimait se recueillir devant le Saint Sacrement, et faisait passer à ses élèves tout son élan pour la liturgie et pour la musique. Il avait en outre une grande dévotion envers les Ames du Purgatoire.

Ce fut un Religieux très humble, allant jusqu’à demander à genoux à ses élèves de lui rappeler ce qu’il aurait pu laisser passer comme imperfections ou fautes envers eux.

Arrêté à Las Avellanas, le Frère Aquilino subit le martyre le 3 septembre 1936, quand il avait trente-trois ans, l’âge du Christ.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Andrea Calle González

1904-1936

 

Elle vit le jour le 27 février 1904 à Plasencia (Cáceres, Espagne).

Elle était modiste, et finalement entra chez les Filles de la Charité, en 1930. C’était une femme forte, qui supporta courageusement des calomnies et des incompréhensions à son égard.

Elle fut infirmière à l’hôpital psychiâtrique de Almería et de Zaldívar, puis à Albacete, dans un établissement pour femmes atteintes de maladies mentales.

Expulsées le 25 juillet 1936, les trois Sœurs se réfugièrent à Madrid chez les parents de l’une d’elles.

Puis elles pensèrent être plus en sécurité chez d’autres parents à Vallecas, mais on ne les accepta pas, par crainte des dénonciations possibles. Les Sœurs furent reconnues comme moniales, on les arrêta, on viola Andrea et Dolores, on les conduisit dans une arène comme des bêtes, avant de les mettre face au mur et de les fusiller, à Vallecas (ou bien, selon un autre récit, en leur tirant une balle dans la tempe).

C’était le 3 septembre 1936 ; elles furent béatifiées en 2013.

 

 

Lorenzo Gutiérrez Rojo

1906-1936

 

Lorenzo était né le 10 août 1906, fête de saint Laurent, dont il porta le nom, à Las Hormazas (Burgos, Espagne), de Enrique et Feliciana, des cultivateurs très chrétiens qui le firent baptiser dès le lendemain.

Il entra en 1919 au collège des Frères Maristes à Arceniega et commença le noviciat à Las Avellanas en 1922 ; en 1923 il reçut l’habit et le nom de Félix Lorenzo ; un an après il faisait les premiers vœux et fera la profession perpétuelle en 1928.

Ses supérieurs remarquèrent et apprécièrent dès le début sa profonde mansuétude, et le destinèrent sans difficulté à l’enseignement. 

Félix Lorenzo fut envoyé à Murcia (1924) et Saragosse (1930). 

Il n’eut pas d’autres postes : une insuffisance cardiaque l’obligea à se retirer à la maison-infirmerie de Las Avellanas en 1931. Au début, les médecins ne lui donnaient même que six mois de vie ; Dieu permit que ce fussent presque six années, mais extrêmement douloureuses. Cependant, le Frère Félix vécut ces années avec un inaltérable sourire, qualifié par ses visiteurs de enchanteur.

Quand sa maladie lui accordait quelque répit, il en profitait pour s’occuper utilement : la prière bien sûr, mais aussi des réparations d’horloges, où il excellait. Extrêmement habile de ses mains, il savait aussi combiner qui sait quel mécanisme utile en salle de Travaux pratiques pour la physique et la chimie.

Les anarchistes de 1936 ne s’arrêtèrent pas à la maladie des Frères Maristes : les Religieux, parmi eux Félix Lorenzo, furent assassinés à Las Avellanas le 3 septembre 1936.

Le Frère Félix Lorenzo fut béatifié en 2013.

 

 

Hilario de Santiago Paredes

1912-1936

 

Hilario était né le 13 mai 1912 à Cisneros de Campos (Palencia, Espagne), de Ignacio et Josefa, excellents chrétiens qui le firent baptiser le 19 mai. Il fut confirmé en 1907.

Le papa avait déjà eu en premières noces Francisca et Gregorio ; de son second mariage naquirent Ludivina, notre Hilario et Feliciano Emilio, qui devait le rejoindre chez les Maristes.

La maman, Josefa, mourut en 1916 et la fille aînée, Francisca, la «remplaça» maternellement à la maison.

Un oncle paternel, prêtre, eut une excellente influence sur le garçon.

Hilario entra en 1927 au collège des Frères Maristes à Carrión de los Condes (Palencia) ; ce collège était international et accueillait des élèves d’Amérique, dont la mentalité était fort différente de celle d’Hilario ; il en souffrit même beaucoup au début, et sut prendre sur lui pour surmonter l’épreuve. 

On l’envoya ensuite à Espira de l’Agly (Pyrénées Orientales), pour y achever ses études et perfectionner son français.

Il commença le noviciat à Pontós en 1930 ; en 1931 il reçut l’habit et le nom de Ligorio Pedro ; un an après il faisait les premiers vœux.

La même année, il dut faire son service militaire à Saragosse, dont l’atmosphère lui fut pénible et dont il se consolait en fréquentant la maison des Frères de cette ville. C’est durant cette période qu’il contracta la pénible maladie du Mal de Pott.

Au terme de cette épreuve, il reprit sa formation à Pontós (1934) et devait s’embarquer en 1935 pour le Mexique, mais il fut envoyé à Valencia. 

Il n’eut pas d’autres postes : il fut même contraint de se retirer à la maison-infirmerie de Las Avellanas en 1936. 

Les anarchistes de 1936 ne s’arrêtèrent pas à la maladie des Frères Maristes : les Religieux, parmi eux Ligorio Pedro, furent assassinés à Las Avellanas le 3 septembre 1936.

Le Frère Ligorio Pedro fut béatifié en 2013.

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Published by samuelephrem - dans 09-septembre
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 08:46

04 SEPTEMBRE

 

-XIII.

S Moïse, législateur et prophète.

II.

S Marcellus, célèbre martyr à Chalon-sur-Saône.

IV.

SS Théodore, Ammien et Julien, martyrs à Nicomédie, compagnons présumés de s. Océan (cf. 18 septembre).

?

Ste Aussile, à Thil-en-Auxois.

V.

S Boniface Ier, pape (418-422), consciencieux et prudent.

S Salvin, évêque à Verdun.

Ste Munessa, vierge irlandaise, morte après avoir été baptisée par s. Patrice ; elle ne voulait avoir d'époux que le créateur du soleil.

VI.

S Calétric, évêque à Chartres.

VII.

S Ultan, évêque à Ard Breacain, qui aimait les bains ascétiques glacés.

Ste Rhuddlad, vierge patronne de Llanrhuddlad.

IX.

Ste Ida, alsacienne, descendante de Charles Marte, veuve et bienfaitrice.

S Frezal, évêque à Mende, assassiné par un neveu ambitieux.

S Sulpice, évêque à Bayeux, peut-être le même que s. Sulpice le Pieux à Bourges.

XI.

 

Ste Irmgarde, comtesse à Süchteln.

XII.

Ste Rosalia, solitaire près de Palerme, dont elle est patronne, invoquée contre la peste, depuis que le fléau cessa en 1624 lors d'une procession de ses reliques.

XVI.

Bse Caterina Mattei, tertiaire dominicaine et mystique piémontaise, stigmatisée.

XVII.

B Nicolò Rusca, prêtre, martyr en Suisse, béatifié en 2013.

XVIII.

B Scipion-Jérôme Brigeat de Lambert, doyen du chapitre à Avranches, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XX.

Bse Dina Bélanger (Marie de Sainte-Cécile-Romaine, 1897-1929), canadienne, élève de piano et d'harmonie au conservatoire de New-York, religieuse de la congrégation de Jésus-Marie, béatifiée en 1993.

Bx Martyrs de la Révolution espagnole de 1936 :

- béatifié en 1995 : 

Ouvriers du Sacré-Cœur : José Pascual Carda Saporta (*1893), près de Castellón ;

- béatifié en 2001 : 

Diocésains : Francisco Sendra Ivars (*1899), près d’Alicante ;

Capucins : José Bleda Grau (Berardo de Lugar Nuevo de Fenollet, *1867), prêtre, près de Valencia ;

- béatifié en 2007 : 

Trinitaires : José Vicente Hormaechea Apoita (José de Jésus-Marie, *1886), prêtre, près de Jaén ;

- béatifiés en 2013 :

Mineurs Franciscains : Pedro Sánchez Barba (*1895), prêtre, et Baltasar Mariano Muñoz Martínez (Buenaventura, *1912), clerc, près de Murcia ; 

Frère mariste : Restituto Santiago Allende (*1902), aux Asturies.

 

Moïse

13e siècle avant Jésus-Christ

 

Toute la vie et l’œuvre de Moïse se trouvent rapportés dans la sainte Écriture, depuis le livre de l’Exode jusqu’à la fin du livre du Deutéronome.

La naissance de Moïse est racontée dès le début du livre de l’Exode (Ex 2). Le pharaon d’Égypte avait décrété de jeter au fleuve tout nouveau-né de la communauté d’Israël, mais la maman de Moïse eut l’idée de le mettre dans une nacelle, où le découvrit bientôt la fille du Pharaon, qui l’adopta. Moïse a une sœur, Myriam ou Marie, et un frère, Aaron, tous deux ses aînés.

Moïse grandit donc au palais