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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 00:13

Brice de Tours
† 444

Brice (Brictius) était tourangeau. 
Il entra dans la cléricature, mais se laissa aller à un train de vie tout-à-fait étranger à sa condition : il acheta des chevaux, eut ses esclaves ; on disait qu’il achetait de jeunes garçons - et de jeunes filles aussi.
Et comme cela ne lui suffisait pas, il insultait franchement ce fou de Martin, parlant du saint évêque saint Martin (v. 11 novembre).
L’entourage de Martin ne comprenait vraiment pas pourquoi l’Evêque ne sanctionnait pas ce prêtre à la conduite scandaleuse. Mais Martin avait eu l’intuition - qui sait par quelle révélation - que Brice se convertirait, et même qu’il lui succéderait dans l’épiscopat. Et de répéter : Si le Christ a supporté Judas, moi, pourquoi ne supporterais-je pas Brictius ?
Aux accusations fondées, lancées contre Brice, s’ajoutèrent aussi des calomnies, en particulier de la part d’un autre prêtre, nommé Lazarus.
La mort de s.Martin (397) déclencha dans le cœur de Brice un sentiment de repentir sincère ; sa conduite changea tellement radicalement, qu’on le nomma pour succéder à Martin. Il devenait ainsi le quatrième évêque de Tours.
Ce n’est pas la seule conversion qui s’opéra après la mort de s.Martin. Lazarus, qui avait calomnié Brice, comprit son erreur - et devint l’évêque d’Aix-en-Provence.
Martin avait annoncé son destin à Brice, mais avec aussi bien des adversités. Son «dossier» parvint à Rome. Mais en 417, le pape Zosimus le lava de ces calomnies.
En 428, nouveau scandale : Brice était soupçonné d’avoir eu une petite fille d’une vierge de Tours. On voulait le lapider. Cette fois-ci, Brice dut partir pour Rome, où il demeura sept années.
Pendant ce temps, les ennemis de Brice firent nommer deux «évêques» pour le remplacer sur le siège de Tours, Iustinianus et Armentius. A Rome, cependant, l’enquête aboutit à confirmer l’innocence de Brice, qui revint gouverner pendant sept autres années le diocèse de Tours.
Il construisit des églises et une basilique sur le tombeau de s.Martin.
Il mourut vers 444, après un épiscopat global de quarante-sept ans. 
Le Martyrologe Romain mentionne saint Brice de Tours au 13 novembre, deux jours après s.Martin.

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 22:33

Benignus de Dijon
3. siècle

Benignus aurait été envoyé d’Orient par s.Polycarpe de Smyrne (v. 23 février). Il était prêtre.
Arrivant en Bourgogne, il convertit et baptisa à Autun un noble nommé Faustus, et toute sa famille. A Langres, il baptisa Leonilla et ses trois enfants ; puis il vint à Dijon.
L’empereur Aurélien, de passage dans la région (274), se fit amener Benignus. Sur le refus de ce dernier d’apostasier, Aurélien le fit battre avec des nerfs de bœuf, mais un ange guérit Benignus de ses blessures. Le lendemain, Aurélien voulut mettre de force dans la bouche de Benignus de la viande offerte aux idoles : mais ce furent les statues des dieux qui s’effondrèrent.
Aurélien mit Benignus en prison, les pieds immobilisés par du plomb fondu ; on lui enfonça des alènes pointues sous les ongles, on devait le laisser sans rien manger pendant une semaine, entouré de douze chiens affamés. Mais six jours après, on trouva Benignus libéré et en bonne santé : un ange lui avait apporté à manger.
Furieux, Aurélien ordonna de briser la tête de Benignus avec une barre de fer.
Beaucoup de miracles se produisirent au tombeau de Benignus, au-dessus duquel on construisit au sixième siècle une basilique, puis un monastère, à l’origine de l’actuelle cathédrale Saint-Bénigne.
De bons auteurs ont pensé que toute cette histoire fut une invention et que même ce Martyr, totalement inconnu, reçut le nom de benignus (bienveillant) à cause de ses miracles.
On aura noté quelques incohérences chronologiques : s.Polycarpe mourut vers 155 ; s’il envoya Benignus, déjà prêtre, en Gaule, ce dernier serait certainement mort bien avant le passage d’Aurélien en 274.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Benignus de Dijon au 1. novembre.

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 11:44

Barsen d’Edesse
† 379

Barsen (ou Barsas, Barses, Barsus) connut d’abord la vie solitaire, en Mésopotamie septentrionale.
En 361 il fut évêque d’Edesse en Syrie (cette ville d’Edesse prendra le nom de Urfa quand elle tombera aux mains des Ottomans en 1637 et récemment sera rebaptisée Şanlıurfa après la Première Guerre mondiale et le tristement célèbre génocide arménien. Habitée principalement par des Kurdes, ceux-ci l’appellent actuellement Riha).
Barsen se montra tout de suite un ferme adversaire des erreurs d’Arius. Il fut célèbre dans sa ville épiscopale, mais le rayonnement de sa sainte vie et de sa doctrine s’étendit en Phénicie, en Egypte, en Thébaïde. Aussi l’empereur Valens chercha à casser cette influence, en exilant Barsen.
Ce fut d’abord sur l’île Arado (auj. Arouad, au large de la Syrie), mais les foules continuaient de venir l’écouter ; l’illustre s.Basile (v. 2 janvier) lui écrivit deux lettres pleines de consolation.
Valens chercha à éloigner davantage le saint évêque : ce fut alors dans une ville d’Egypte nommée Oxyrynchius (auj. Per-Medjed, cent-soixante kilomètres au sud-ouest du Caire), finalement aux confins des régions de l’empire, à Philo, dans la profonde Lybie désertique.
Plein de mérites, Barsen mourut en 379, un jour du mois de mars. 
Longtemps on put conserver la couche sur laquelle Barsen s’étendait quand il était dans l’île d’Arado ; les malades y guérissaient.
L’empereur visita la ville d’Edesse, où il avait nommé un évêque arien à la place de Barsen. Il constata qu’en fait les foules désertaient l’église et fuyaient cet intrus hérétique et s’en allaient prier en pleine campagne  ; furieux, Valens souffleta le préfet et lui ordonna de disperser ces rassemblements manu militari. Le préfet, homme de paix quoique arien, fit prévenir les Chrétiens en secret, mais ceux-ci s’assemblèrent encore plus nombreux pour prier et proclamer leur foi, sur quoi Valens renonça à cette entreprise qui aurait provoqué plus d’agitation. Mais le préfet fit exiler en Thrace tous les ecclésiastiques.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Barsen d’Edesse au 15 octobre.

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 10:02

Bacchus de Syrie
4. siècle

Se reporter à la notice Sergius et Bacchus de Syrie

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 10:18


Basilla de Rome
304

Basilla fut une Martyre enterrée sur l’ancienne Via Salaria de Rome.
On la disait de race royale et fiancée à un haut personnage de la cour impériale.
L’empereur (Gallien ou Dioclétien ?) la mit en face de ce dilemme : ou son «fiancé», ou le glaive. Basilla répondit que son Epoux était le Roi du ciel.
Elle mourut d’un coup d’épée.
Autrefois, on situait l’épisode sous Gallien († 268), mais aujourd’hui on a préféré sous Dioclétien, et vers 304.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Basilla de Rome au 22 septembre.

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 12:36

Basilissa de Nicomédie
4e siècle

D’après les manuscrits grecs, cette petite fille de neuf ans subit un long martyre.
Ni les fouets, ni le feu, ni les bêtes n’eurent raison de sa foi constante ; au contraire, elle convertit le préfet Alexandre à la foi du Christ. On la traîna hors de la ville, où elle mourut en priant.
C’était à Nicomédie (Bithynie, act. Izmit, Turquie NW), vers 305.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Basilissa de Nicomédie au 3 septembre.

 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 18:21

Basilla de Sirmium
3e-4e siècles

On a parlé d’une sainte Basilla le 28 août, qui fut une martyre romaine (v. 22 septembre).
Celle-ci mourut à Sirmium  (act. Sremska Mitrovica, Serbie).
Tout ce qu’on sait d’elle - son nom et le lieu de sa mort - vient d’être écrit.
Mais il existe un récit qui pourrait compléter nos connaissances si lacunaires.
Basilla serait née au 2e siècle, d’un gouverneur romain en fonction en Lusitanie (Espagne NW ou Portugal). Le gouverneur et son épouse étaient païens. Tandis que le père était en voyage, la mère accoucha de… neuf enfants, dont notre Basilla. Effrayée, cette maman crut bon de faire disparaître toutes ces petites créatures et demanda à sa servante de les noyer, mais la servante, baptisée, les cacha et les sauva. On se rappelle ici l’histoire de Moïse (Ex 2:1-10).
Plus tard, lors d’une persécution, ces neuf filles furent présentées précisément à ce même gouverneur, leur père. Intrigué par leur ressemblance avec son épouse, il appela cette dernière, qui reconnut ses filles. Le papa donna une journée à ses filles pour réfléchir, sinon elles seraient mises à mort. Ayant réussi à s’échapper en neuf directions différentes, elles furent rattrapées et exécutées en divers lieux d’Europe, notre Basilla à Sirmium.
Ce récit présente tout de même des détails assez étranges pour être totalement crédible.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Basilla de Sirmium au 29 août.

 

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 11:37


Bassa d’Haloné
et Theognios, Agapios et Pistos à Edessa
4e siècle

Bassa était la mère de Theognios, Agapios et Pistos.
Elle fut martyrisée en l’île d’Haloné (Cyzique, Mysie, Turquie d’Asie NW).
Ses trois fils, Theognios, Agapios et Pistos, furent martyrisés à Edessa de Grèce.
Il existe, paraît-il, des Actes de ces Martyrs, auxquels cependant on ne peut guère donner confiance.
Le Martyrologe Romain mentionne Bassa d’Haloné et ses fils au 21 août.

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 14:55

Eutropius, Zosima et Bonosa de Portus Romanus

† ?

 

Se reporter à la notice Eutropius, Zosima et Bonosa de Portus Romanus

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 22:01

Bianor et Silvanus de Pisidie

† 305

 

De Bianor et Silvain on rapporte qu’ils furent torturés et enfin décapités.

On les situe en Pisidie (act. Turquie SW)

Ce fut probablement au début du 4e siècle, lors de la persécution de Dioclétien.

Les Saints Bianor et Silvanus de Pisidie sont commémorés le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

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