Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 12:14

Basilia Diez Recio

1889-1936

 

Basilia Díez Recio naquit le 14 juin 1889 à Moradillo del Castillo (Burgos, Espagne N), de Pedro et Victoriana.

A l’époque, on fêtait le 14 juin saint Basile (v. 2 janvier), dont elle reçut le nom au baptême.

Petite, elle aimait déjà prier dans le secret, parler avec Notre-Seigneur. Elle voulait se consacrer entièrement à Dieu, se donner à l’Eglise, mais les circonstances familiales la retenaient à la maison.

En 1921, finalement, elle put accomplir son profond désir et entra chez les Conceptionnistes de Madrid, prenant le nom de María de Jésus.

Ce qu’on a retenu d’elle pendant ces années de vie religieuse et contemplative, est qu’elle ne cherchait jamais à imposer sa préférence, son goût personnel.

Cette heureuse période s’acheva, hélas ! de façon abrupte en 1936.

On trouvera un petit exposé de ces douloureux moments dans la notice d’Isabel Lacaba Andía, ce même jour.

María de Jésus a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 18:44

Benito Quintano Díez
1861-1936

Né le 3 avril 1861 à Lodoso (Burgos), d’Andrés et Jacoba, il fut baptisé deux jours plus tard. Cette année-là, Pâques tombait le 31 mars, et Benito fut donc baptisé le vendredi suivant.

Entré dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens), il fit la profession en 1879 et fut ordonné prêtre en 1885… à Cuba.

En effet, il fut envoyé dans les missions de cette île avant même son ordination ; il fut à La Havane et à Santiago. En 1899, il revint en Espagne, à Paredes de Nava puis à Madrid, où il résida dans la maison de la rue Lope de Vega. En 1936, il était à Valdemoro.

Le dimanche 26 juillet, les miliciens occupèrent avec toute la violence possible les locaux de la maison de Valdemoro, mettant dehors tous ceux qui s’y trouvaient, cinq prêtres, six frères et un jeune ; ils prétendaient les exécuter immédiatement sur la place publique, mais un gradé de la Garde Civile s’y opposa; honneur à lui.

Les miliciens les séparèrent en deux groupes et les emmenèrent à la Direction Générale de Sécurité (on pourrait émettre quelque doute sur le sens de cette appellation), puis à la prison de Ventas.

A partir du 27 juillet, le p.Quintano, qui avait soixante-quinze ans, organisa à ses risques et périls, la prière du chapelet avec les détenus ; il y eut bientôt tant de prisonniers, que la prière ne s’interrompait plus.

Pendant tous ces quatre mois de détention, le p.Quintano souffrit beaucoup, jusqu’à en perdre la vue. Ceux qui le côtoyèrent restèrent admiratifs de la patience avec laquelle il supporta tout cela sans jamais se plaindre.

Le 11 décembre à dix-huit heures, on le fit sortir de la prison, à cause de son âge, mais sans lui restituer l’argent qu’on lui avait pris à son arrivée, de sorte qu’il ne pouvait payer la pension ; il dormit tout de même chez des amis et, le lendemain, il vint frapper à la prison pour réclamer son argent : c’est là qu’on l’abattit.

Martyrisé le 12 décembre 1936 et béatifié en 2017, Benito Quintano Díez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 décembre.

Partager cet article

Repost0
22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 17:03

Benito Paradela Novoa
1875-1936

Benito naquit le 22 octobre 1887 à Amoeiro (Orense) de Manuel et Camila, qui le firent baptiser le lendemain.

Brillant élèvre de la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) à Hortaleza et Madrid, il fit la profession en 1909 et fut ordonné prêtre en 1916.

D’abord envoyé à Limpias, il devint l’archiviste de la Congrégation à partir de 1922 et s’installa à Madrid, d’où il dirigea les Annales de la Congrégation de la Mission et des Filles de la Charité. Ce fut un chercheur infatigable, un historien de premier ordre, auquel tous ses Confrères purent se référer pour trouver les informations nécessaires à leur apostolat. Discret et homme de peu de paroles, il était trop intelligent pour faire les choses à moitié : il sauva les archives et donna sa vie.

Devant la bourrasque révolutionnaire qui se faisait chaque jour plus pesante, il s’occupa de transférer personnellement tous les livres, les fichiers, les documents qu’il put, en différents endroits, dont la rue Felipe Neri, où il se réfugia lui-même. De là, il sortait quelque fois au collège Santa Isabel, rue Hortaleza, pour son ministère sacerdotal.

Découvert, il fut surveillé à vue, et longtemps torturé et interrogé dans le but de lui extorquer des noms et des adresses d’autres Confrères.

Pour lui aussi, il y a apparemment des incertitudes sur le jour de son martyre. On trouve le 29 octobre, qui est sans doute une erreur ; mais aussi le 24 octobre, au lendemain de la mort du p. José María Fernández, veille de la fête du Christ-Roi, célébrée alors au dernier dimanche d’octobre. Mais comme le p.Benito semble avoir versé son sang le vendredi avant le Christ-Roi, il faudrait établir la date de son martyre au 23 octobre. Dans l’attente d’autres précisions, gardons cette date.

La veille de ce jour, le p.Benito accomplissait soixante-et-un ans.

Martyrisé le 23 octobre 1936 et béatifié en 2017, Benito Paradela Novoa sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 23:18

Benjamín Ortega Aranguren
1885-1936

Né le 30 mars 1885 à Villalta (Burgos), de Andrés et Bernardina, Benjamín fut baptisé le 1er avril.

Il reçut sa première formation des Filles de la Charité et entra à son tour chez les Pères Lazaristes (ou Vincentiens).

Après la profession (1904), il fut ordonné prêtre en 1911.

Pendant quatorze années, il fut confesseur et directeur spirituel à Ávila. Mais il perdit l’ouïe et dut se retirer à Madrid, comme aumônier et administrateur de la revue Médaille Miraculeuse. On devait célébrer en 1930 le centenaire des apparitions de la Sainte Vierge à ste Catherine Labouré.

Le 22 juillet 1936, il trouva refuge dans une famille d’amis, où il put célébrer la Messe, prier et se préparer au martyre.

Le 12 octobre eut lieu une perquisition et les miliciens y trouvèrent un livre en latin, sans doute le bréviaire du Prêtre. Le lendemain, 13 octobre, ils vinrent arrêter ce dernier pour le conduire à leur tchéka.

La famille, en particulier le fils de ces gens, cherchèrent de toutes les façons à intervenir pour obtenir la libération du p.Benjamín ; un des miliciens était bien connu de ce garçon, et lui dit qu’il comprenait très bien ses bons sentiments mais que, comme il s’agissait d’un prêtre, il n’était pas possible de faire quoi que ce soit, car ils avaient tous fait le serment d’éliminer tous les curés.

Martyrisé le 19 octobre 1936 à Madrid et béatifié en 2017, Benjamín Ortega Aranguren sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 19 octobre.

Partager cet article

Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:47

Bonaventura Reixach Vilarò
1860-1936

Né le 20 avril 1860 à Olost (Barcelone), baptisé le lendemain, et confirmé en juin - selon la coutume du temps - il était le deuxième des dix enfants de Juan, un tailleur, et María. Cette belle famille fut frappée par cinq deuils de petits enfants.

Bonaventura (c’est la forme catalane pour Buenaventura) entra au postulat des Pères clarétains de Vic en 1886, y fit le noviciat et la profession (1888).

Il fut ensuite envoyé dans les maisons de Santo Domingo de la Calzada (1892), Alagón (1898), Cervera enfin (1914).

Très adroit, il fut le réparateur, le jardinier, le cuisinier. Il mettait un soin particulier à maintenir bien propre le congélateur. C’était édifiant de l’entendre prier sans cesse, même en travaillant.

Les derniers jours de sa vie, à partir de juillet 1936, furent marqués de la même façon que pour ses Confrères (v. Heraclio Matute Tobías, Lluís Jové Pach, Evarist Bueria Biosca ou Francesc Canals Pascual).

Martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera et béatifié en 2017, Bonaventura Reixach Vilarò sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

Partager cet article

Repost0
11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 21:35

Bartolomé Caparrós García
1872-1936

Né le 27 février 1872 à Vera (Almería), il fut baptisé le lendemain.

Entré au séminaire diocésain, il fut ordonné prêtre en 1895. Il eut neuf postes successifs : Albox, Pocicas, Olula del Río, Serón, Albox, Gádot pendant huit ans (1912-1920), Garrucha, Arboleas, enfin et de nouveau à Albox.

Très marial, il s’employa à faire couronner canoniquement la Vierge de Saliente, dont il fit restaurer le sanctuaire ainsi que le presbytère. Un tel rite comporte des démarches auprès de l’autorité diocésaire d’abord, pour reconnaître l’authenticité des miracles qui se sont produits à cet endroit, puis auprès des instances vaticanes, qui procèdent encore à d’autres enquêtes. Il y faut de la patience.

Il était haï des laïcistes. Dès le début de la révolution de juillet 1936, il eut à peine le temps de consommer les Hosties, qu’on venait l’arrêter le 26 juillet. On l’obligea à se déshabiller. On le laissa aller à Fiñana, où on l’arrêta pour de bon et on le conduisit à la prison d’Almería. 

Après maintes tortures dans la prison, il fut martyrisé le 12 octobre 1936 au cimetière d’Almería.

Béatifié en 2017, Bartolomé Caparrós García sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 octobre.

 

Partager cet article

Repost0
31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 07:15

Bernard Casey
1870-1957

Bernard Francis naquit le 25 novembre 1870 à Oak Grove (Wisconsin, USA), sixième des seize enfants de Bernard James et Ellen Elizabeth, qui étaient d’origine irlandaise. Ils firent baptiser leur fils le 18 décembre suivant.

A huit ans, il eut la diphthérie, qui lui laissa des séquelles permanentes dans la voix et sa configuration physique. Deux de ses frères et sœurs moururent de cette maladie la même année.

Toujours en 1878, la famille déménagea à Hudson et Bernard commença l’école Saint Mary ; quatre ans plus tard, on déménagea encore à Burkhardt. 

A partir de 1887, Bernard alla en quête de travail dans le Minnesota ; il fut bûcheron, infirmier dans un hôpital, gardien de prison, chauffeur de taxi.

Il conçut le désir de se marier, mais la jeune fille fut brusquement envoyée dans un pensionnat. 

Un grave accident dont il fut témoin pendant son dernier job, fit jaillir en lui la vocation sacerdotale : il aperçut un marin ivre en train de battre à mort une femme.

En 1891, il demanda son admission au séminaire tenu par les Franciscains dans le diocèse de Milwaukee ; mais les cours se faisaient en latin ou en allemand ! Il fut orienté vers les ordres monastiques, où il aurait pu être ordonné et célébrer la Messe, sans avoir à prêcher ni à confesser. 

Il réfléchit et, pendant qu’il priait, entendit une voix qui lui disait : Va à Detroit ! Bernard fit le voyage : plus de six cents kilomètres ! et il n’avait jamais vu Detroit ! Il y trouva un couvent de pères Capucins et y fut admis, en janvier 1897.

Il y prit le nom religieux de Francis Solano, en référence à s.Francisco Solano (v. 14 juillet) : tant Francisco que Bernard aimaient le violon ! Il fit la profession en 1898 et fut ordonné prêtre en 1904. Il avait trente-quatre ans.

Tout d’abord, il fut envoyé dans des communautés de New York : Yonkers, la City, Penn Station, Harlem. On sentait que sa parole était «inspirée». Puis en 1924, il fut envoyé à Detroit, où il fut portier jusqu’en 1945. Chaque mercredi, il recevait des malades et c’est ainsi qu’on remarqua quelle tendre compassion il démontrait pour ceux-ci, mais aussi les résultats qui en découlaient : les malades étaient soulagés, voire guéris.

Une nuit, un père frappé d’insomnie alla prier à la chapelle : il y vit Francis Solano à genoux devant l’autel, immobile, comme en extase et ne s’apercevant de rien autour de lui.

Francis aimait bien son violon ; durant les récréations, il jouait et chantonnait à ses Confrères des chansons irlandaises, mais sa voix était si éraillée (comme on l’a dit plus haut), que certains ne pouvaient s’empêcher de toussoter pendant qu’il chantait, de sorte que Francis, sans se fâcher, allait humblement à la chapelle chantonner et jouer pour un public invisible et plus bienveillant.

Le père Francis n’était pas un faux mystique, il participait volontiers aussi aux parties de volley ou de tennis avec des Confrères, ou les accompagnait au jogging.

Mais à partir de 1946 sa santé déclina beaucoup. Les dix dernières années de sa vie furent marquées par un eczema qui lui dévorait tout le corps ; il fut envoyé dans un autre couvent à Huntington pour y être soigné, jusqu’à ce qu’on fût obligé de l’hospitaliser à Detroit en 1956. L’année suivante, nouvelle hospitalisation d’urgence pour un empoisonnement, après quoi on nota qu’il marchait beaucoup plus lentement, et qu’il souffrait davantage de la peau ; admis encore une fois à l’hôpital, on lui diagnostiqua un érysipèle, incurable à l’époque, et on envisagea l’amputation.

Le père Francis mourut le 31 juillet 1957, après avoir dit Je rends mon âme à Jésus Christ.

Un grand nombre de guérisons, avenues tant de son vivant qu’après sa mort, furent reconnues. Le miracle reconnu pour la béatification du père Francis, fut la guérison totale et inexplicable d’une malade atteinte d’ichtyose, une maladie génétique incurable (2012).

Le père Francis Solano, dans le monde Bernard Casey, fut béatifié en 2017 et sera commémoré le 31 juillet dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 22:56

Barbatianus de Ravenne
5. siècle

Ce prêtre de Ravenne fit l’objet d’un récit hagiographique assez surprenant, dont on ne peut garantir l’authenticité.
Barbatianus, originaire d’Antioche, aurait été le directeur spirituel de l’impératrice Galla Placidia (388-450) à Ravenne.
Or, cette dernière faillit être victime d’un naufrage, lorsqu’une apparition de s.Jean l’évangéliste vint recueillir l’impératrice et la mettre en sûreté. Barbatianus fut témoin du prodige. On ne sait pas si c’est avant ou après cet épisode que Galla Placidia fit construire à Ravenne une église à s.Jean-Evangéliste.
A sa mort, Barbatianus aurait été enseveli par les soins de s.Pierre Chrysologue (v. 31 juillet) et de Galla Placidia, dans l’église du monastère Saint-Jean-Baptiste.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Barbatianus de Ravenne au 31 décembre.

Partager cet article

Repost0
24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 22:14

Basileus de Rome
† 258

Lire la notice Iovinus et Basileus de Rome

Partager cet article

Repost0
22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 17:26

Basilide de Crète
† 250

Lire la notice Les Dix Martyrs de Crète

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens