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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 15:07

Dionisio Pérez García

1912-1936

 

Dionisio Pérez García naquit le 7 avril 1912 à Villavilla de Villadiego (Burgos, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession comme frère convers.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Dionisio Pérez García devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 13:10

Dominicains martyrs à Almagro

1936

 

 

Au sud de Madrid, dans la province de la Manche et le diocèse de Ciudad Real, se trouve la vieille ville d’Almagro, avec son grand couvent des pères Dominicains.

Fin juin 1936 se trouvaient dans cet établissement plus d’une centaine d’individus, entre prêtres, novices, frères convers et élèves du collège. L’ambiance sociale était déjà agitée, et presque tous les jeunes élèves avaient été renvoyés dans leurs familles pour les vacances, de sorte que, au moment où éclata la guerre civile de 1936, il n’y avait plus qu’une cinquantaine de personnes dans le couvent.

Le bruit circulait dans la rue que ce couvent si peuplé cachait beaucoup d’argent ; l’unique réalité est que les bons frères convers entretenaient un grand jardin où ils cultivaient les fruits et les légumes, et élevaient aussi un bon nombre de vaches : le travail ne manquait pas pour nourrir tout ce monde, mais d’argent, il n’y en avait pas, sinon pour les nécessités administratives comme il en faut dans toute institution.

Dès le 18 juillet 1936, quand les communistes commencèrent à s’attaquer vraiment aux édifices et aux membres de l’Eglise, les pères Dominicains furent d’abord insultés et menacés dans la rue.

Le 21 juillet, les anarchistes mirent la feu à l’église de la Mère de Dieu, proche du couvent. Des Religieux intervinrent pour maîtriser l’incendie, mais ils furent agressés par la foule. Déjà, on parlait de fusiller tous les Religieux.

En effet, après l’incendie de l’église, le 25 juillet, on fit sortir tous les Dominicains et on les enferma dans une barraque abandonnée. Ensemble, ils priaient, bien conscients de leur sort. Le maire voulait les envoyer à Madrid sous bonne escorte, mais les communistes d’Almagro craignaient de les «perdre de vue» et en vinrent aux voies de fait.

Les premiers immolés (une douzaine) furent immédiatement torturés et fusillés dans le cimetière d’Almagro ; on ne dispose pas de leurs noms.

Quatorze autres furent fusillés dans la prison, et d’autres encore en divers endroits des environs : un à Alcazar de San Juan (24 juillet) ; trois à Miguelturra (30 juillet), trois autres à Manzanares (8 août), treize tout près d’Almagro (14 août) ; quatre autres à Madrid (Paracuellos). On trouvera leurs noms plus bas.

Les trois qui furent fusillés à Miguelturra, étaient en principe destinés à Madrid pour être «protégés», mais on prévint la station de Miguelturra pour arrêter les petits oiseaux et leur donner à manger. Deux furent abattus à leur descente de train, le troisième, qui s’était caché dans un coin, fut vite découvert et abattu à bout portant.

Le 14 août à trois heures du matin, des miliciens vinrent hurler et blasphémer à la porte de cette «maison-prison», demandant l’immédiate ouverture de la porte, sinon ils la mitrailleraient. Les Pères se résolurent à ouvrir, pour épargner les jeunes garçons qui étaient encore avec eux. A ce moment-là, le plus ancien des Pères donna l’absolution collective à tous, bien conscients que leur vie terrestre touchait à sa fin.

Les miliciens firent sortir tout le monde et s’apprêtaient à les fusiller, mais le Prieur des Dominicains intervint pour sauver au moins la vie des plus jeunes des garçons, dont certains n’avaient que douze ans. Finalement, les miliciens sélectionnèrent treize des plus anciens Religieux ; le frère José Prieto restait avec huit enfants, ainsi que trois autres novices. Les treize «choisis» furent conduits en-dehors d’Almagro ; juste avant d’être fusillé, l’un d’eux pria : «Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font» (Lc 23:34).

Les survivants furent embarqués pour Madrid, sous escorte des gardes d’assaut ; à Daimiel, ils furent arrêtés par des miliciens menaçants, mais les gardes d’assaut les mirent en joue et ils passèrent, pour arriver finalement à Madrid dans l’après-midi : les jeunes enfants furent conduits au Tribunal des Mineurs, sans qu’on sache précisément quel fut leur sort ; quant aux quatre Religieux, leur destin fut la prison Modelo ; quelques jours plus tard, se présenta à eux un ancien compagnon d’Almagro, qui leur proposa de les libérer s’ils faisaient comme lui : il était passé dans les rangs des miliciens ; inutile de dire que les Religieux n’acceptèrent pas ce chantage. Le 23 août, il y eut un début d’incendie dans la prison ;  le 16 novembre, ils furent évacués pour la prison San Antón, car la prison Modelo était bombardée.

On proposa aux frères Escosura et Santiago la liberté et une bonne place, s’ils acceptaient de se marier, mais ils préférèrent rester dans cette prison sale, mal manger et dormir par-terre, plutôt que de trahir leur consécration.

Le frère Delgado Pérez fut exécuté le 7 novembre à Paracuellos (il a été béatifié en 2007).

Le 28 novembre, il y eut une exécution avec beaucoup de victimes, dont le fr.Prieto.

Les deux derniers Frères furent exécutés le 3 décembre.

Voici une liste des noms de tous ces Martyrs, pour lesquels il y a une petite notice plus détaillée. Ils ont été béatifiés en 2020.

à Alcázar de San Juan, 24 juillet :

  • Antolín Martínez Santos,

à Miguelturra, 30 juillet :

  • José Garrido Francés,
  • Santiago de Prado Fernández (Mateo)
  • Justo Vicente Martínez

à Manzanares, 8 août :

  • Paulino Reoyo García,
  • Santiago Aparicio López
  • Ricardo López y López

à deux kilomètres d’Almagro, le 14 août :

  • Ángel Marina Álvarez
  • Manuel Fernández-Herba Pereira
  • Antonio Trancho Andrés
  • Natalio Camazón Junquera
  • Luis Suárez Velasco
  • Eduardo Sáinz Lantarón
  • Pedro López Delgado
  • Francisco Santos Cadierno
  • Sebastián Sáinz López
  • Arsenio de la Viuda Solla
  • Ovidio Bravo Porras
  • Dionisio Pérez García
  • Fernando García de Dios

à Madrid, prison Modelo, exécution à Paracuellos del Jarama, béatifiés en 2007 :

  • José Delgado Pérez († 7 novembre)
  • José Prieto Fuentes († 28 novembre)
  • Francisco Fernández Escosura († 3 décembre)
  • Manuel Santiago Santiago († 3 décembre)

 

Les vingt premiers Martyrs de cette liste furent béatifiés en 2020.

 

 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 14:30

Domingo del Barrio Batz

1951-1980

 

Domingo del Barrio Batz naquit le 26 janvier 1951 à Ilom (Guatemala).

Chrétien, père de trois enfants, il était engagé dans l’Action Catholique ; c’était le sacristain de la paroisse de Chajul.

Très attaché au père José María Gran Cirera, il l’accompagnait volontiers dans ses déplacements, bravant le danger de tomber dans quelque embuscade.

Le 4 juin 1980, au retour d’une visite pastorale, le père José María et lui s’arrêtèrent à Xe Ixoq Vitz sur le bord de la route pour prier, mais on les attendait : ils furent criblés de balles.

Domingo del Barrio Batz devrait être béatifié en 2020, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe, avec le père José María Gran Cirera, le 4 juin.

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 21:06

Donizetti Tavares de Lima

1882-1961

 

Donizetti - il ne s’agit pas de la famille d’un illustre musicien italien - naquit le 3 janvier 1882 à Santa Rita de Cássia (Minas Gerais, Brésil), un des neuf enfants de parents assez pauvres, Tristão et Francisca Cândida, l’un juriste, l’autre enseignante.

Dès 1886, la famile se transféra à Franca (São Paulo) : Donizetti y fit ses études et apprit la musique.

En 1894, il commença ses études au Petit séminaire, où il devint bien vite un si bon organiste, qu’il pouvait enseigner son art aux autres séminaristes.

En 1897, il fréquenta un collège, pour compléter ses études, mais continua d’enseigner la musique aux séminaristes. En 1900, il commença un cours de droit et, en 1903, commença vraiment ses études de Philosophie et de Théologie, en vue du sacerdoce.

En 1908, il fut ordonné prêtre, pour le diocèse de Pouso Alegre. Le jour de son ordination, il fit le vœu de pauvreté, qui n’est pas explicitement requis en cette occasion.

Ses premiers postes furent la paroisse Saint-Gaétan puis, en 1909, celle de Sainte-Anne. Le jeune prêtre avait comme premièe préoccupation l’assistance aux pauvres, à un point tel que les gens «riches», dérangés par la générosité de l’abbé Donizetti, se mirent à lui reprocher d’être «communiste». Le prêtre laissa dire.

Chez lui, il dormait par-terre, la tête sur une pile de bouquins ; il ne prenait que le repas du soir - une pauvre soupe ; ce qu’on lui donnait, il le distribuait aux pauvres. Il ne gardait vraiment rien pour lui-même.

Durant le temps qu’il fut à Sainte-Anne, il participa à la construction des chapelles dédiées l’une à Notre-Dame Aparecida, l’autre à Saint Benoît.

En 1926, il fut nommé curé à Saint-Antoine de Tambaú, où il célébra pour la première fois le 13 juin, fête de saint Antoine de Padoue (rappelons que saint Antoine était portugais).

C’est durant cette période qu’il veilla à la construction d’un grand sanatorium, pour venir en aide aux gens abandonnés et aux vieillards. Il avait le souci du bien de ses paroissiens : il fonda une crèche, une école,  des cercles de travailleurs, visita les immigrés italiens, visita les personnes âgées.

Mais ce qui marqua le plus la présence de don Donizetti à Tambaú, ce furent les miracles répétés qui eurent lieu dans cette paroisse. La première fois, en 1927, alors qu’un orage planait sur une procession de Notre-Dame Aparecida, le prêtre pria et en un instant, l’orage disparut complètement. En 1950, ce fut la guérison totale d’un malade d’ostéochondrite. En 1953, on put constater que don Donizetti était simultanément dans sa paroisse et dans la localité de São Pedro dos Morrinhos. Ce fut ainsi une succession de guérisons, de manifestations diverses (bilocation, lévitation du prêtre pendant la messe…), qui attirèrent de grandes foules. Parfois les esprits s’échauffaient dangereusement, donnant lieu à de véritables scènes de fanatisme. Ce fut au point que l’évêque se vit obligé, en 1955, d’interdire au prêtre de se manifester. Le prêtre obéit.

En réalité, ce saint prêtre n’attribuait pas grande importance aux signes extérieurs ; il s’intéressait primordialement à la guérison intérieure, à la conversion.

Des personnalités politiques lui rendirent visite, pour lui demander conseil. C’est à la suite de ces rencontres qu’on aboutit à des lois sociales plus équitables.

En 1959, on fit cadeau à Donizetti d’un portrait du pape Jean XXIII. Don Donizetti évoqua alors le prochain Concile de Vatican II. Et quand on lui suggéra de mettre au mur ce portrait à la place de celui du pape précédent, Pie XII, il répondit que non, «car il allait bientôt le rencontrer».

Différents épisodes de faiblesses cardiaques et diabétiques conduisirent don Donizetti à être admis plusieurs fois à l’hôpital. En 1961, sa santé s’altéra encore plus et le saint prêtre mourut dans la matinée du 16 juin 1961.

Le miracle retenu en vue de sa béatification, fut la guérison totale et instantanée, inexplicable, d’un commerçant brésilien, qui était paralysé des jambes.

Donizetti Tavares de Lima a été béatifié en 2019 et sera inscrit au Martyrologe le 16 juin.

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 00:54

Donato Rodríguez García

1911-1937

 

Donato, né le 27 janvier 1911 à Santa Olalla de Valdivielso (Burgos, Espagne), était le fils de Diego Rodríguez Fernandez et de Basilia García Valderrama.

Très jeune, il souffrit de la polyomiélite, et dut marcher avec des cannes.

En 1934, il reçut le diplôme du Conservatoire National de Musique, qui lui permettait désormais d’enseigner le piano. Il ne voulait pas faire une carrière de soliste, mais il préféra assister le prêtre Valentín Palencia Marquina, qui s’occupait activement d’enfants pauvres et d’orphelins. C’est grâce à lui que les enfants purent constituer un petit orchestre.

En 1936, Donato se trouvait en effet avec ce prêtre dans la colonie de Suances au moment de la Guerre civile.

Dénoncés, le prêtre fut arrêté avec six autres jeunes gens, dont notre Donato et, avec lui, trois autres jeunes : Germán García y García, Zacarías Cuesta Campo, Emilio Huidobro Corrales (v. ce même 15 janvier).

Après quelques temps de détention, on les conduisit sur le Mont Tramalon de Ruiloba (Santander), où ils furent fusillés.

Donato allait avoir vingt-six ans.

Don Valentín Palencia Marquina et ses quatre vaillants défenseurs furent béatifiés en 2016 pour être inscrits au Martyrologe le 15 janvier.

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 09:27

Denise Leclercq

1930-1995

 

Née le 8 janvier 1930 à Gazeran (Yvelines), Denise Leclercq entra en 1959 chez les Sœurs de N.Dame des Apôtres.

Au jour de sa profession, elle prit le nom de la jeune Martyre Bibiane (v. 2 décembre).

En 1961, elle fut envoyée en Algérie, à la maternité de Constantine.

En 1964, son nouveau poste fut en Alger, où elle fut responsable d’un centre de couture, de broderie d’art, de puériculture, au profit des seules jeunes qui n’avaient pu faire d’études.

A travers ces jeunes, la Sœur fut amenée à visiter les familles, à constater la grande misère de la population ; c’était pour elle l’occasion de manifester l’amour du Christ envers tous.

Lorsqu’en 1994, en raison de la difficile situation politique, la question se posa de rester ou de partir, la position de Sœur Bibiane fut claire : Ce sont les gens eux-mêmes qui ont demandé des Sœurs. Actuellement ils demandent que nous restions.

Sœur Bibiane reçut à son tour la palme du martyre à Belcourt (Alger, Algérie), alors qu’elle sortait de la Messe.

C’était le 3 septembre 1995, le dies natalis où elle sera mentionnée au Martyrologe.

Elle fut béatifiée en 2018.

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 22:06

Dorinda Sotelo Rodríguez
1915-1936

Née le 15 février 1915 et baptisée le 18 à Lodoselo (Orense), Dorinda était l’aînée des quatre enfants de Manuel et Rosa.

Sa vocation lui vint de l’exemple qu’elle vit en la personne d’une Fille de la Charité qui travaillait sur la paroisse.

Peu avant son entrée au postulat des Filles de la Charité, son père chercha à l’en dissuader, non pas pour s’opposer à la vocation de sa fille, mais à cause de la fâcheuse tournure des événements d’Espagne. Mais Dorinda était bien résolue : Je veux être religieuse, même s’ils me tuent.

Elle commença le noviciat à Madrid en 1933 et fut envoyée à Barcelone, au sanatorium des tuberculeux de Gramanet (1934). Le bruit des sirènes l’impressionna tellement qu’elle en conserva l’horreur jusqu’à sa mort. Elle n’avait pas encore fait la profession et, pour cela, la Supérieure lui proposa de rentrer vite à la maison, mais Dorinda tenait à rester auprès des malades.

Cette jeune Religieuse de vingt-et-un ans accompagna jusqu’au bout son aînée, Toribia (v. plus haut).

Martyrisée le 24 octobre 1936 à Barcelone et béatifiée en 2017, Dorinda Sotelo Rodríguez sera mentionnée dans le Martyrologe Romain au 24 octobre.

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 23:15


Dionisio Arizaleta Salvador
1911-1936

Né le 8 février1911 à Guirguillano (Navarre), il était le fils de Bernardo et Eustasia, qui le firent baptiser le jour-même et confirmer en 1915. Dionisio lui-même qualifia ses parents de très chrétiens.

Il commença le postulat chez les Clarétains d’Alagón et acheva les Humanités à Cervera. Mais c’était trop difficle pour lui : il opta pour être Frère convers et fit son noviciat à Vic ; il y arrivait à seize ans, avec son caractère d’adolescent, de sorte que le maître des novices n’était pas très convaincu de sa nouvelle recrue, mais Dionisio était bien décidé à marcher sur le chemin de la perfection, et donna pleine satisfaction aux Supérieurs ; il fit la profession en 1928.

Il fut envoyé à Cervera comme couturier et cuisinier ; en 1933 à Barbastro comme sacristain ; en 1934 de nouveau à Cervera dans l’atelier de couture.

On apprit par une confidence qu’il fit, qu’il avait offert à Dieu sa vie pour le salut de l’Espagne. Son offrande allait être bientôt acceptée.

Quand la maison de Cervera dut être évacuée, le 21 juillet 1936, Dionisio fut dans le groupe de la vingtaine de Religieux qui, ne pouvant rejoindre Solsona, sa rabattirent sur San Ramón pendant deux jours et gagnèrent la ferme de Mas Claret. Les membres du Comité vinrent s’emparer de cette ferme et obligèrent tous les Religieux à travailler aux champs. Le 15 août, on leur interdit de prier ensemble.

Le 19 octobre 1936, dans l’après-midi, tous furent fusillés sur place.

Martyrisé le 19 octobre 1936 à Mas Claret et béatifié en 2017, Dionisio Arizaleta Salvador sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 19 octobre.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:15

Diego Morata Cano
1881-1936

Né le 29 mars 1881 à Vera (Almería), il avait pour père un humble cordonnier et pour mère une femme de ménage.

Diego aussi dut travailler comme domestique, tout en fréquentant le collège, avant d’entrer en 1891 au Grand séminaire. Ses études furent brillantes et, après avoir été ordonné prêtre en 1903, il passa la licence de théologie à Grenade.

Ce fut un prêtre extraordinairement actif. Il fut d’abord vicaire à Almería, où il fonda une petite école pour enseigner l’Evangile. En 1909, il fut curé de Bédar, où son zèle pour assister les victimes d’une épidémie de typhus fut récompensé officiellement. Par la suite, il eut diverses responsabilités importantes dans Almería même et fut nommé chanoine de la cathédrale en 1929, en même temps qu’il était l’aumônier de Religieuses.

Il fut arrêté dès le 1.août 1936 et si maltraité, qu’on dut l’envoyer à l’hôpital. Il avait refusé énergiquement de blasphémer, de sorte qu’on lui avait annoncé que, le jour où il sortirait de l’hôpital, on le ferait passer en jugement. L’infirmier tenta de lui prolonger son traitement pour le sauver, mais don Diego le «rassura» en lui affirmant qu’il se confiait au Bon Dieu.

Le lendemain de sa sortie, on le rencontra en train de prier le chapelet ; il reçut une première balle dans l’épaule, puis une dans la tête. Don Diego eut le temps de crier : Reine des Martyrs ! Seigneur, c’est pour Toi et je leur pardonne ! Ils ne savent pas ce qu’ils font ! (cf. Lc 23:34).

Ceux qui l’avaient abattu étaient vraiment acharnés. En arrivant au cimetière où ils le traînaient, ils l’insultaient encore : Allez, Morata, si je n’ai pas pu te tuer avant, je le fais maintenant ! Et au petit matin, ils racontaient : Plus on lui tirait dessus, plus il criait Vive le Christ Roi, cette canaille ! Au lieu de crier grâce, il nous pardonnait ! Et si on ne lui avait pas tiré dans la bouche, il ne se serait pas arrêté de crier.

Martyrisé le 22 septembre 1936 et béatifié en 2017, Diego Morata Cano sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

 

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 15:14

Domingo Campoy Calvano

1903-1936

 

Domingo naquit le 17 mars 1903  à Almería dans une humble famille de chaudronniers, où il apprit à vénérer  avec grande dévotion Notre-Dame du Carmel.

Il étudia chez les Filles de la Charité, puis entra au séminaire d’Almería.

Ordonné prêtre en 1925, il fut d’abord chantre à la cathédrale, organiste, professeur au Collège, vicaire à la paroisse Saint-Jacques. En 1931, il fut nommé à sa paroisse natale de Saint-Sébastien. L’atmosphère était déjà à la haine antireligieuse, et don Domingo fut arrêté quatre fois ; tous les matins il retrouvait écrit sur son mur : Ici, il y a un curé. Il faut l’abattre. Chaque fois, il effaçait vite la phrase, avant que la famille s’en aperçût.

Le 19 juillet 1936, il fut arrêté une fois encore. Interrogé sur sa foi, il répondit : Je suis un prêtre du Christ, vous ne me reconnaissez pas ? Comme bien d’autres, il passa de la prison d’Almería au bateau-prison Astoy Mendi, où il reçut tant de tortures, que le médecin lui-même demanda à le faire hospitaliser. Le sergent lui répondit : Ce n’est pas la peine ; cette nuit je vais le tuer.

Il le tua ce soir-là, au Pozo de la Lagarta. Il lui déchargea tout son révolver dans la tête, et s’en vantait encore quelques jours plus tard. Le Prêtre avait, comme le Christ, trente-trois ans.

Martyrisé le 30 août 1936 et béatifié en 2017, Domingo Campoy Calvano sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 août.

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