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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 19:47

Dedë Malaj

1917-1959

 

Dedë Malaj naquit le 16 novembre 1917 à Dushkul (Mali Shëngjinit, Lezhë, Albanie).

Après l’école et le collège, il étudia au Séminaire Pontifical Albanais de Shkodër, puis en Italie.

En 1942, il fut ordonné prêtre à Castel Gandolfo (Rome, Italie).

Revenu en Albanie, il exerça son ministère dans la région de Djaç.

Sous le régime de terreur communiste qui s’instaura à partir de 1944, il commit le crime gravissime de communiquer à l’étranger une liste de prêtres qui avaient été fusillés. Il fut donc arrêté, jugé et condamné à mort.

Durant son procès, dont il devinait très bien l’issue, il proclama haut et fort les injustices du gouvernement athée albanais. Il ajouta aussi : Je suis fier d’être fusillé en tant que prêtre catholique, pour l’Albanie et pour l’habit que je porte. Je demande pardon à tous ceux que j’ai pu offenser durant ce procès ou dans ce tribunal et je pardonne à ceux qui m’ont offensé.

Le 12 mai 1959, il fut abattu, sur les rives du lac de Shkodër.

Dedë Malaj fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 12 mai.

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 10:44

Dedë Plani

1891-1948

 

Dedë Plani naquit le 21 janvier 1891 à Shiroka (Shkodër, Albanie).

Après ses premières études à Shkodër, il alla au collège des Jésuites et au Séminaire Pontifical d’Albanie, puis fut envoyé étudier la philosophie et la théologie à Innsbruck (Autriche), où il reçut l’ordination sacerdotale en 1919.

Il exerça son apostolat sacerdotal à Gimaj, Pog, Rrogam et Shiroka, son village natal. Quelqu’un qui l’a connu a témoigné : C’était un homme savant, svelte, fort, costaud. Un autre encore a rapporté qu’il aidait beaucoup les pauvres et ne refusait jamais un service.

Mis en prison en 1947, il y fut sans cesse torturé pour «avouer» les crimes dont on l’accusait ; jamais il n’admit ces calomnies. Sa mère pouvait lui apporter quelque nourriture et, un jour, trouva au fond du récipient ce petit mot : Ils me torturent d’une façon inhumaine ; je suis à ce point massacré que je mourrai bientôt.

Il mourut en effet dans l’hôpital de la prison, le 30 avril 1948 (ou 1949) à Shkodër ; son «jugement», d’aillleurs inutile, n’avait pas encore eu lieu.

Dedë Plani fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 30 avril.

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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 18:41

Dedë Nikacj

1900-1948

 

Dedë (Dominique) Nikaj naquit le 19 juillet 1900 à Shkodër (Albanie), et fut orphelin à l’âge de cinq ans.

Recueilli par les Franciscains, il fit chez eux de bonnes études et demanda à être admis dans l’Ordre des Frères Mineurs Conventuels, où il prit le nom de Cyprian.

Il fut même envoyé à Lankowitz et à Graz (Autriche), puis à Rome et Pescia pour des études de théologie, et fut ordonné prêtre à Rome en 1924.

Il recouvra différents postes : Maître des clercs (1929), des novices (1932), provincial de son Ordre pour l’Albanie (1938), directeur du séminaire franciscain (1941), finalement gardien (supérieur) du couvent de Gjiudahol (quartier de Shkodër), depuis 1943.

En novembre 1946, Dedë fut arrêté par la police communiste d’Albanie, sous l’accusation d’avoir caché des armes derrière un autel de la chapelle. Mieux : comme par hasard, ce jour-là, la télévision yougoslave était présente dans l’église de Gjiudahol pour filmer en direct la «découverte», et ainsi accuser les Religieux.

En réalité, un traître au service de la police avait caché au préalable ces armes ; ce pauvre homme fut par ailleurs à son tour accusé de trahison et, durant son procès, hurla au micro que c’était lui qui avait caché les armes en question ; on le fusilla.

Le père Cyprian, en prison, fut torturé longuement ; quatre soldats prétendaient discuter avec lui de l’existence de Dieu, mais en vinrent bien vite aux tortures et aux coups ;  de retour dans sa cellule, Cyprian dit à son compagnon : Je vais bien, je vais très bien, j’ai donné mon témoignage… Je dois garder ma lampe allumée où qu’elle vienne à s’éteindre. Certainement, ce n’est pas facile de souffrir, mais la souffrance rend la victoire plus noble.

Condamné à mort le 28 décembre 1947, il fut fusillé, le 11 mars 1948, dans un fossé proche d’une vigne. Juste avant de mourir, Cyprian cria : Vive le Christ Roi ! Nous pardonnons à nos ennemis. L’Albanie ne meurt pas avec nous !

Dedë Nikaj fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 11 mars.

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 19:17

Dedë Maçaj

1920-1947

 

Dedë Maçaj naquit le 5 février 1920 à Mal i Jushit (Shkodrë, Albanie).

Après le séminaire de Shkodra, il étudia à Rome.

Durant son service militaire, il souffrit déjà le mépris et les mauvais traitements, en raison de sa foi.

Ordonné prêtre en 1944, il fut curé adjoint à Shkodra ; on le disait diligent, compatissant, volontaire.

Il fut arrêté le 10 mars 1947 sous l’accusation habituelle d’être un espion du Vatican.

Après des tortures indescriptibles, Dedë fut exécuté à Përmet, le 28 mars 1947, devant les soldats du régiment et piétiné par des fanatiques communistes, comme en a témoigné un compagnon d’armes.

Dedë Maçaj fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 28 mars.

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 15:20

Daniel Dajani

1906-1946

 

Daniel Dajani naquit le 2 décembre 1906 à Blinisht (auj.Lezhë, Albanie).

En 1908, il  entra au séminaire de Shkodër, dirigé par les Jésuites.

En 1926, il entra lui-même au noviciat de cet Ordre à Gorizia (Italie), étudia la philosophie de 1931 à 1933 à Chieri, puis à Shkodër en 1934-1935, avant de revenir à Chieri de 1937 à 1939 pour ses études de théologie.

En 1938, il fut ordonné prêtre ; en 1942, il fit la profession solennelle.

Pendant trois années il continua à enseigner, puis l’Albanie fut envahie par les troupes nazies, qui la laissèrent aux mains du gouvernement marxiste. Pendant toute cette période, Daniel continua à montrer une attitude calme et ferme, très appréciée de ses étudiants.

En 1945, il fut nommé Recteur du séminaire.

En décembre de cette année-là, un des séminaristes fut durement torturé puis relâché, et mourut peu après. Lors des funérailles, le 31 décembre, Daniel n’hésita pas à avertir que tous ceux qui suivraient les traces de ce séminariste, pourraient être fiers de mourir pour la foi chrétienne.

Immédiatement arrêté à son retour à Shkodër, il subit deux mois de confinement puis des semaines de torture ; un semblant de procès fabriqué d’avance, l’accusa de préparer des traîtres à la nation, de soutenir les Etats occidentaux, et d’être des espions du Vatican ; en outre, on l’accusait de diriger l’Union Albanaise, qui n’était qu’un pseudonyme dont s’étaient servi deux séminaristes pour imprimer un manifeste anti-communiste (sans le dire aux supérieurs).

A la fin du procès, Daniel répondit au juge : Je suis prêt à mourir pour témoigner de ma foi. - Mes compagnons et moi-même considérons comme un privilège de mourir pour Jésus-Christ, parce que notre sacrifice sera la source de nouveaux Martyrs de la foi chrétienne. Peut-être qu’un jour les gens comprendront quelle erreur s’est commise ici.

Le 22 février 1946, avec sept autres prévenus, il fut condamné à être fusillé et fut abattu avec cinq d’entre eux le 4 mars 1946.

Juste avant de tomber, il dit encore : Je pardonne à tous ceux qui me frappent. Je suis heureux de pouvoir mourir innocent plutôt que coupable. Dites à mes parents d’offrir au père Shllaku l’argent nécessaire pour célébrer deux Messes pour moi.

Daniel est l’un des trente-huit Martyrs d’Albanie béatifiés en 2016.

Daniel Dajani est inscrit au Martyrologe le 4 mars.

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 15:07

Dionisio Pérez García

1912-1936

 

Dionisio Pérez García naquit le 7 avril 1912 à Villavilla de Villadiego (Burgos, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession comme frère convers.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Dionisio Pérez García devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 13:10

Dominicains martyrs à Almagro

1936

 

 

Au sud de Madrid, dans la province de la Manche et le diocèse de Ciudad Real, se trouve la vieille ville d’Almagro, avec son grand couvent des pères Dominicains.

Fin juin 1936 se trouvaient dans cet établissement plus d’une centaine d’individus, entre prêtres, novices, frères convers et élèves du collège. L’ambiance sociale était déjà agitée, et presque tous les jeunes élèves avaient été renvoyés dans leurs familles pour les vacances, de sorte que, au moment où éclata la guerre civile de 1936, il n’y avait plus qu’une cinquantaine de personnes dans le couvent.

Le bruit circulait dans la rue que ce couvent si peuplé cachait beaucoup d’argent ; l’unique réalité est que les bons frères convers entretenaient un grand jardin où ils cultivaient les fruits et les légumes, et élevaient aussi un bon nombre de vaches : le travail ne manquait pas pour nourrir tout ce monde, mais d’argent, il n’y en avait pas, sinon pour les nécessités administratives comme il en faut dans toute institution.

Dès le 18 juillet 1936, quand les communistes commencèrent à s’attaquer vraiment aux édifices et aux membres de l’Eglise, les pères Dominicains furent d’abord insultés et menacés dans la rue.

Le 21 juillet, les anarchistes mirent la feu à l’église de la Mère de Dieu, proche du couvent. Des Religieux intervinrent pour maîtriser l’incendie, mais ils furent agressés par la foule. Déjà, on parlait de fusiller tous les Religieux.

En effet, après l’incendie de l’église, le 25 juillet, on fit sortir tous les Dominicains et on les enferma dans une barraque abandonnée. Ensemble, ils priaient, bien conscients de leur sort. Le maire voulait les envoyer à Madrid sous bonne escorte, mais les communistes d’Almagro craignaient de les «perdre de vue» et en vinrent aux voies de fait.

Les premiers immolés (une douzaine) furent immédiatement torturés et fusillés dans le cimetière d’Almagro ; on ne dispose pas de leurs noms.

Quatorze autres furent fusillés dans la prison, et d’autres encore en divers endroits des environs : un à Alcazar de San Juan (24 juillet) ; trois à Miguelturra (30 juillet), trois autres à Manzanares (8 août), treize tout près d’Almagro (14 août) ; quatre autres à Madrid (Paracuellos). On trouvera leurs noms plus bas.

Les trois qui furent fusillés à Miguelturra, étaient en principe destinés à Madrid pour être «protégés», mais on prévint la station de Miguelturra pour arrêter les petits oiseaux et leur donner à manger. Deux furent abattus à leur descente de train, le troisième, qui s’était caché dans un coin, fut vite découvert et abattu à bout portant.

Le 14 août à trois heures du matin, des miliciens vinrent hurler et blasphémer à la porte de cette «maison-prison», demandant l’immédiate ouverture de la porte, sinon ils la mitrailleraient. Les Pères se résolurent à ouvrir, pour épargner les jeunes garçons qui étaient encore avec eux. A ce moment-là, le plus ancien des Pères donna l’absolution collective à tous, bien conscients que leur vie terrestre touchait à sa fin.

Les miliciens firent sortir tout le monde et s’apprêtaient à les fusiller, mais le Prieur des Dominicains intervint pour sauver au moins la vie des plus jeunes des garçons, dont certains n’avaient que douze ans. Finalement, les miliciens sélectionnèrent treize des plus anciens Religieux ; le frère José Prieto restait avec huit enfants, ainsi que trois autres novices. Les treize «choisis» furent conduits en-dehors d’Almagro ; juste avant d’être fusillé, l’un d’eux pria : «Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font» (Lc 23:34).

Les survivants furent embarqués pour Madrid, sous escorte des gardes d’assaut ; à Daimiel, ils furent arrêtés par des miliciens menaçants, mais les gardes d’assaut les mirent en joue et ils passèrent, pour arriver finalement à Madrid dans l’après-midi : les jeunes enfants furent conduits au Tribunal des Mineurs, sans qu’on sache précisément quel fut leur sort ; quant aux quatre Religieux, leur destin fut la prison Modelo ; quelques jours plus tard, se présenta à eux un ancien compagnon d’Almagro, qui leur proposa de les libérer s’ils faisaient comme lui : il était passé dans les rangs des miliciens ; inutile de dire que les Religieux n’acceptèrent pas ce chantage. Le 23 août, il y eut un début d’incendie dans la prison ;  le 16 novembre, ils furent évacués pour la prison San Antón, car la prison Modelo était bombardée.

On proposa aux frères Escosura et Santiago la liberté et une bonne place, s’ils acceptaient de se marier, mais ils préférèrent rester dans cette prison sale, mal manger et dormir par-terre, plutôt que de trahir leur consécration.

Le frère Delgado Pérez fut exécuté le 7 novembre à Paracuellos (il a été béatifié en 2007).

Le 28 novembre, il y eut une exécution avec beaucoup de victimes, dont le fr.Prieto.

Les deux derniers Frères furent exécutés le 3 décembre.

Voici une liste des noms de tous ces Martyrs, pour lesquels il y a une petite notice plus détaillée. Ils ont été béatifiés en 2020.

à Alcázar de San Juan, 24 juillet :

  • Antolín Martínez Santos,

à Miguelturra, 30 juillet :

  • José Garrido Francés,
  • Santiago de Prado Fernández (Mateo)
  • Justo Vicente Martínez

à Manzanares, 8 août :

  • Paulino Reoyo García,
  • Santiago Aparicio López
  • Ricardo López y López

à deux kilomètres d’Almagro, le 14 août :

  • Ángel Marina Álvarez
  • Manuel Fernández-Herba Pereira
  • Antonio Trancho Andrés
  • Natalio Camazón Junquera
  • Luis Suárez Velasco
  • Eduardo Sáinz Lantarón
  • Pedro López Delgado
  • Francisco Santos Cadierno
  • Sebastián Sáinz López
  • Arsenio de la Viuda Solla
  • Ovidio Bravo Porras
  • Dionisio Pérez García
  • Fernando García de Dios

à Madrid, prison Modelo, exécution à Paracuellos del Jarama, béatifiés en 2007 :

  • José Delgado Pérez († 7 novembre)
  • José Prieto Fuentes († 28 novembre)
  • Francisco Fernández Escosura († 3 décembre)
  • Manuel Santiago Santiago († 3 décembre)

 

Les vingt premiers Martyrs de cette liste furent béatifiés en 2020.

 

 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 14:30

Domingo del Barrio Batz

1951-1980

 

Domingo del Barrio Batz naquit le 26 janvier 1951 à Ilom (Guatemala).

Chrétien, père de trois enfants, il était engagé dans l’Action Catholique ; c’était le sacristain de la paroisse de Chajul.

Très attaché au père José María Gran Cirera, il l’accompagnait volontiers dans ses déplacements, bravant le danger de tomber dans quelque embuscade.

Le 4 juin 1980, au retour d’une visite pastorale, le père José María et lui s’arrêtèrent à Xe Ixoq Vitz sur le bord de la route pour prier, mais on les attendait : ils furent criblés de balles.

Domingo del Barrio Batz devrait être béatifié en 2020, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe, avec le père José María Gran Cirera, le 4 juin.

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 21:06

Donizetti Tavares de Lima

1882-1961

 

Donizetti - il ne s’agit pas de la famille d’un illustre musicien italien - naquit le 3 janvier 1882 à Santa Rita de Cássia (Minas Gerais, Brésil), un des neuf enfants de parents assez pauvres, Tristão et Francisca Cândida, l’un juriste, l’autre enseignante.

Dès 1886, la famile se transféra à Franca (São Paulo) : Donizetti y fit ses études et apprit la musique.

En 1894, il commença ses études au Petit séminaire, où il devint bien vite un si bon organiste, qu’il pouvait enseigner son art aux autres séminaristes.

En 1897, il fréquenta un collège, pour compléter ses études, mais continua d’enseigner la musique aux séminaristes. En 1900, il commença un cours de droit et, en 1903, commença vraiment ses études de Philosophie et de Théologie, en vue du sacerdoce.

En 1908, il fut ordonné prêtre, pour le diocèse de Pouso Alegre. Le jour de son ordination, il fit le vœu de pauvreté, qui n’est pas explicitement requis en cette occasion.

Ses premiers postes furent la paroisse Saint-Gaétan puis, en 1909, celle de Sainte-Anne. Le jeune prêtre avait comme premièe préoccupation l’assistance aux pauvres, à un point tel que les gens «riches», dérangés par la générosité de l’abbé Donizetti, se mirent à lui reprocher d’être «communiste». Le prêtre laissa dire.

Chez lui, il dormait par-terre, la tête sur une pile de bouquins ; il ne prenait que le repas du soir - une pauvre soupe ; ce qu’on lui donnait, il le distribuait aux pauvres. Il ne gardait vraiment rien pour lui-même.

Durant le temps qu’il fut à Sainte-Anne, il participa à la construction des chapelles dédiées l’une à Notre-Dame Aparecida, l’autre à Saint Benoît.

En 1926, il fut nommé curé à Saint-Antoine de Tambaú, où il célébra pour la première fois le 13 juin, fête de saint Antoine de Padoue (rappelons que saint Antoine était portugais).

C’est durant cette période qu’il veilla à la construction d’un grand sanatorium, pour venir en aide aux gens abandonnés et aux vieillards. Il avait le souci du bien de ses paroissiens : il fonda une crèche, une école,  des cercles de travailleurs, visita les immigrés italiens, visita les personnes âgées.

Mais ce qui marqua le plus la présence de don Donizetti à Tambaú, ce furent les miracles répétés qui eurent lieu dans cette paroisse. La première fois, en 1927, alors qu’un orage planait sur une procession de Notre-Dame Aparecida, le prêtre pria et en un instant, l’orage disparut complètement. En 1950, ce fut la guérison totale d’un malade d’ostéochondrite. En 1953, on put constater que don Donizetti était simultanément dans sa paroisse et dans la localité de São Pedro dos Morrinhos. Ce fut ainsi une succession de guérisons, de manifestations diverses (bilocation, lévitation du prêtre pendant la messe…), qui attirèrent de grandes foules. Parfois les esprits s’échauffaient dangereusement, donnant lieu à de véritables scènes de fanatisme. Ce fut au point que l’évêque se vit obligé, en 1955, d’interdire au prêtre de se manifester. Le prêtre obéit.

En réalité, ce saint prêtre n’attribuait pas grande importance aux signes extérieurs ; il s’intéressait primordialement à la guérison intérieure, à la conversion.

Des personnalités politiques lui rendirent visite, pour lui demander conseil. C’est à la suite de ces rencontres qu’on aboutit à des lois sociales plus équitables.

En 1959, on fit cadeau à Donizetti d’un portrait du pape Jean XXIII. Don Donizetti évoqua alors le prochain Concile de Vatican II. Et quand on lui suggéra de mettre au mur ce portrait à la place de celui du pape précédent, Pie XII, il répondit que non, «car il allait bientôt le rencontrer».

Différents épisodes de faiblesses cardiaques et diabétiques conduisirent don Donizetti à être admis plusieurs fois à l’hôpital. En 1961, sa santé s’altéra encore plus et le saint prêtre mourut dans la matinée du 16 juin 1961.

Le miracle retenu en vue de sa béatification, fut la guérison totale et instantanée, inexplicable, d’un commerçant brésilien, qui était paralysé des jambes.

Donizetti Tavares de Lima a été béatifié en 2019 et sera inscrit au Martyrologe le 16 juin.

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 00:54

Donato Rodríguez García

1911-1937

 

Donato, né le 27 janvier 1911 à Santa Olalla de Valdivielso (Burgos, Espagne), était le fils de Diego Rodríguez Fernandez et de Basilia García Valderrama.

Très jeune, il souffrit de la polyomiélite, et dut marcher avec des cannes.

En 1934, il reçut le diplôme du Conservatoire National de Musique, qui lui permettait désormais d’enseigner le piano. Il ne voulait pas faire une carrière de soliste, mais il préféra assister le prêtre Valentín Palencia Marquina, qui s’occupait activement d’enfants pauvres et d’orphelins. C’est grâce à lui que les enfants purent constituer un petit orchestre.

En 1936, Donato se trouvait en effet avec ce prêtre dans la colonie de Suances au moment de la Guerre civile.

Dénoncés, le prêtre fut arrêté avec six autres jeunes gens, dont notre Donato et, avec lui, trois autres jeunes : Germán García y García, Zacarías Cuesta Campo, Emilio Huidobro Corrales (v. ce même 15 janvier).

Après quelques temps de détention, on les conduisit sur le Mont Tramalon de Ruiloba (Santander), où ils furent fusillés.

Donato allait avoir vingt-six ans.

Don Valentín Palencia Marquina et ses quatre vaillants défenseurs furent béatifiés en 2016 pour être inscrits au Martyrologe le 15 janvier.

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