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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 12:53

Erik  de Suède

† 1160

 

Les origines d’Erik sont quelque peu incertaines. Il serait fils d’un noble nommé Jedward (Edward) - d’où son nom de Erik Jedvardsson - et de Cécilia, fille du roi suédois Blot-Sven, mais cette descendance apparaît douteuse pour les historiens. On suppose qu’il était plutôt un noble personnage, d’une province christianisée, non soumise au roi de Suède.

On pourrait ainsi supposer que, en opposition au roi païen Blot-Sven, une conspiration lui aurait préféré un roi chrétien et aurait acclamé roi notre Erik, vers 1156 ; ce choix en faveur d’Erik serait dû à son mariage avec la princesse danoise Kristina.

De cette union naquirent quatre enfants : Knut (qui succédera à son père), Filip, Katarina, Margareta.

Erik dut rapidemant faire face à un rival, Karl, fils du roi Sverker Ier de Suède, lui aussi acclamé roi vers 1156.

Chrétien, le nouveau roi Erik IX voulut propager le christianisme dans la Finlande voisine, encore païenne. Cette «croisade» lui paraissait aisée, mais il rencontra une résistance assez farouche et ne put «conquérir» que quelques localités sur la côte ; l’évêque André, qui l’accompagnait dans son expédition, mourut assassiné. On a un témoignage du pape Alexandre III (1159-1181), qui regrette que les Finnois promettent de se convertir quand ils sont menacés par l’armée, mais retournent au paganisme quand le «danger» est écarté.

Dans son pays, Erik s’occupa avec grand zèle de la juste administration de la Suède, protégeant et favorisant l’expansion du culte chrétien par la construction d’églises.

Il eut à cœur de promulguer une législation en faveur des droits des femmes.

Ce règne prometteur s’acheva rapidement. En mai 1160, Erik assistait à l’office divin, lorsqu’on l’avisa que les troupes danoises envahissaient le pays et s’approchaient. Il entendit la messe jusqu’à la fin et enfourcha ensuite sa monture pour marcher avec ses troupes contre l’envahisseur, le prince danois Magnus Henriksson. A la bataille d’Ostra-Aros, sur l’emplacement de l’actuelle Upsal, Erik tomba, percé de coups.

C’était le 18 mai 1160, jour de l’Ascension.

Erik IX fut de tous temps honoré pour ses vertus, ses mœurs austères et sa mort héroïque. Jusqu’à la Réforme du XVIe siècle, il fut reconnu comme le patron de la Suède.

Avec le titre de martyr, saint Erik IX de Suède est inscrit au Martyrologe le 18 mai.

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 10:19

Enrique Ángel Angelelli Carletti

1923-1976

 

Enrique Ángel était le fils d’un couple d’immigrés italiens et naquit le 18 juillet 1923 à Córdoba (Argentine).

Il entra au séminaire Notre-Dame-de-Lorette en 1938 et acheva ses études au Collège Pontifical latino-américain de Rome, où il fut ordonné prêtre en 1949. Il se diplôma ensuite en Droit canonique à l’Université Grégorienne de Rome.

De retour en Argentine, il fut nommé vicaire de la paroisse Saint-Joseph de Barrio Alto et aumônier de l’hôpital ; il s’occupa particulièrement de visiter les pauvres dans les bidonvilles et de former des groupes de jeunes. Il fut aussi nommé professeur de Droit canonique au Grand séminaire et de théologie à l’Institut Lumen Christi.

En 1960, il fut nommé évêque auxiliaire de Córdoba et fut recteur du Grand séminaire ; de concert avec des prêtres préoccupés comme lui de la condition des classes inférieures, des ouvriers, des paysans, le jeune évêque s’intéressa aux conflits sociaux, déclarant ouvertement que l’Eglise devait faire évoluer son attitude devant ces graves problèmes. Le nouvel archevêque de Córdoba, en revanche, n’aimait pas ce genre de déclarations, condamnant même cette position trop gauchisante, et releva l’évêque contestataire de ses fonctions, le nommant simple aumônier du couvent des Adoratrices au Collège Villa Eucharistica.

Mais Mgr Angelelli restait évêque, et comme tel participa aux sessions du Concile Vatican II. Au terme du Concile, il fut rétabli évêque auxiliaire de Córdoba (1965).

En 1968, il fut nommé évêque de La Rioja. Dès lors, il avait les mains libres pour s’introduire dans la cause des mineurs, des ouvriers agricoles, des employés domestiques, qu’il encouragea à se regrouper en syndicats, en coopératives (tissage, briques, boulangerie, coopératives agricoles).

En 1973, un premier incident grave se produisit lors de la visite de Mgr Angelelli à Anillaco : une troupe menée par des grands propriétaires pénétra de force dans l’église, forçant l’évêque à interrompre la cérémonie et jeta des pierres contre l’évêque quand il sortit de l’église ; l’évêque alors frappa d’interdit les auteurs de ces faits.

Une enquête fut ordonnée par Rome, qui fut menée par le général des Jésuites et l’archevêque de Santa Fe. Mgr Angelelli offrit sa démission au Pape. Les prêtres du diocèse soutenaient leur évêque, et tandis que le nonce restait très prudent dans sa position neutre, l’archevêque de Santa Fe prenait ouvertement position pour Mgr Angelelli.

Il y eut ensuite la Guerre Sale et les changements politiques. Attentats, enlèvements, tortures, disparitions. Mgr Angelelli voulut obtenir des renseignements sur les prisonniers ; il lui fut répondu : C’est vous qui devez vous tenir sur vos gardes. L’évêque savait dès lors qu’il était visé et attendait son tour.

Le 4 août 1976, dans la localité de Punta de los Llanos, un «accident» mystérieux renversa la camionnette conduite par l’évêque. Mgr Angelelli mourut ; on releva sur son cou de fortes lésions dues à un objet contondant, une fracture en forme d’étoile dans l’os occipital et plusieurs côtes cassées.

Après la version de l’accident de la route, il y eut celle de l’homicide froidement prémédité. En 2009, une autopsie officielle révéla que la mort avait été causée par les fractures du crâne et non par un banal accident de la route. Peu à peu, l’Eglise reconnut que l’accident avait été provoqué intentionnellement ; enfin un certain cardinal Jorge Bergoglio parla de martyre.

Mgr Enrique Ángel Angelelli Carletti fut béatifié en 2019, et inscrit au Martyrologe le 4 août.

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 12:08

Eustaquia Monedero de la Calle

1864-1936

 

Eustaquia Monedero de la Calle naquit le 20 septembre 1864 à Anaya (Ségovie, Espagne C), de Gaspar et Valentina.

Gaspar fut veuf deux fois ; du premier mariage, il eut un fils, Justo ; du second, quatre enfants ; du troisième, avec Valentina, il eut six enfants : Rogelio, Petra, notre Eustaquia, Dorotea, Miguel, Sinforiano. Il y avait seize ans de différence entre Justo et Eustaquia.

Celle-ci fut donc baptisée dès le 23 septembre 1864.

En 1887, elle entra chez les Conceptionnistes de Madrid, au monastère Saint-Joseph, où elle prit le nom de María Eustaquia de l’Assomption.

Au lendemain de sa profession, on lui confia l’infirmerie, où elle montra toute sa douceur et sa sollicitude fraternelles envers les malades.

Mais vers 1914, sa bonne nature se retourna contre elle et l’affligea d’un cruel rhumatisme qui la condamna au fauteuil pour le reste de ses jours.

On peut lire le résumé des événements de 1936 dans la notice concernant la Supérieure, Isabel Lacaba Andía, ce même jour.

C’est la sœur Eustaquia qui fut si malmenée par les miliciens, quand ils l’embarquèrent au soir du 7 novembe 1936 dans leur camion, sans aucun ménagement, sans aucun égard pour son grand âge et sa douloureuse infirmité.

María Eustaquia de l’Assomption a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 15:08

Eduardo Sáinz Lantarón

1906-1936

 

Eduardo Sáinz Lantarón naquit le 14 novembre 1906 à Renedo de Valdearroyo (Santander, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession et reçu le sacerdoce.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Eduardo Sáinz Lantarón devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 20:10

Edvige Carboni

1880-1952

 

Edvige Carboni naquit le 2 mai 1880 à Pozzomaggiore (Sardaigne), deuxième des six enfants de parents agriculteurs, Giovanni Battista et Maria Domenica Pinna. La fille aînée s’appelait Paulina, un des quatre frères, Galdino.

A la naissance déjà, on lui remarqua une marque de la Croix sur la poitrine.

Edvige fut baptisée deux jours après sa naissance, et confirmée à l’âge de quatre ans.

Elle n’avait que cinq ans, lorsqu’elle eut des visions du Christ, de Marie, de son Ange gardien ; au même âge, elle émit le vœu de chasteté.

La maman lui enseignait la broderie et l’envoya aussi auprès des Religieuses de Saint-Vincent à Alghero.

Edvige reçut l’Eucharistie en 1891.

En grandissant, elle fut membre de plusieurs associations pieuses, participa à la Messe chaque jour, enseignait le catéchisme dans la paroisse. Elle fut aussi membre du Tiers-Ordre franciscain (1906). Elle visitait les malades, leur apportant quelque consolation, quelque soulagement.

En 1910, à la mort de sa mère, elle songea à la vie religieuse, mais son confesseur, sagement, lui conseilla de rester à la maison, où sa présence était nécessaire.

En 1911 - elle a vingt-et-un ans - elle entendit ce message du Christ : Je souhaite que tu sois l’effigie de ma Passion, et reçut alors l’impression des stigmates de la Passion ; Edvige «vécut» littéralement la Passion du Sauveur, souffrant la flagellation, les épines, les clous…

Durant la Grande Guerre, elle connut la bilocation, se trouvant réellement et simultanément en deux endroits bien distincts ; visitant le champ de bataille, elle en rapportait des informations sur les soldats disparus ou morts. Elle visita le cardinal hongrois Mindzenty dans sa prison, ou aussi Staline, à Moscou, pour tenter de le convertir, hélas ! en vain.

Elle eut aussi la grâce de la lévitation, de la transverbération. Elle eut l’apparition d’un Saint qu’elle ne connaissait pas encore, s.Luigi Gonzaga (v. 21 juin), de s.Giovanni Bosco (v. 31 janvier), et d’autres aussi  : Domenico Savio (v. 9 mars), Rita de Cascia (v. 22 mai), Thérèse de Lisieux (v. 30 septembre), Gemma Galgani (v. 30 septembre ; Edvige assista à sa canonisation en 1940), Catherine de Sienne (v. 30 avril), François d’Assise (v. 4 octobre), l’apôtre Paul (v. 29 juin), la Mère de Marie sainte Anne (v.26 juillet).

En 1925, eut lieu une enquête canonique, durant laquelle on devait poser une foule de questions à la voyante, pour s’assurer qu’elle était lucide, en bonne santé, non manipulée, non possédée, que toutes ces manifestations n’étaient pas illusoires ; Edvige accepta humblement et répondit de façon convaincante.

Cette vie ne pouvait plus rester cachée, aussi les siens décidèrent de quitter la Sardaigne et de venir s’installer, d’abord à Albano Laziale en 1934, puis à Rome en 1938, après la mort du papa (Signalons que c’est à Albano Laziale que mourut la jeune martyre Marietta Goretti, v. 6 juillet).

Edvige s’efforçait de vivre de petits travaux, de couture, de services divers, d’assistance aux blessés durant la Guerre mondiale. Elle offrait ses souffrances pour la conversion des pécheurs, pour l’Eglise, pour les persécuteurs en régime communiste.

Bien sûr, on venait la voir, mais pas seulement par curiosité ; on lui demandait des conseils - il y eut des conversions.

Le saint Père Pio l’estimait beaucoup, et aussi s.Luigi Orione (v. 23 septembre et 12 mars).

Edvige souffrit des attaques du Diable en personne : coup de pied dans les jambes, coup de mateau dans les genoux…

On n’a ici que résumé les nombreuses grâces reçues par Edvige ; il faudrait aussi parler de la présence de son Ange gardien, de ses prédictions, de ses extases, etc.

Edvige Carboni mourut à Rome le 17 février 1952, d’une brusque angine de poitrine.

Deux plus tard exactement se produisit le miracle qui fut ensuite retenu pour la béatification d’Edvige. Un homme avait la  jambe dans un état désespéré, où gagnait la gangrène au point que sa vie était directement menacée ; or, ce 17 février 1954, son épouse était à la messe et, au moment de la consécration, entendit en elle une voix qui lui disait : C’est maintenant le moment de demander cette grâce, ce qu’elle fit et, de retour à la maison, elle trouva son époux complètement guéri.

Edvige fut béatifiée en 2019 et sera fêtée le 17 février.

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 00:57

Emilio Huidobro Corrales

1917-1937

 

Emilio, né le 9 août 1917 à Villaescusa del Butrón (Burgos, Espagne), était, avec son frère, orphelin. Leur mère, déjà veuve, s’était remariée, et leur beau-père les maltraitait. Ils furent donc confiés à l’œuvre caritative de Saint-Joseph, fondée et dirigée par le saint prêtre don Valentín Palencia Marquina.

Emilio reçut une excellente formation, au point qu’il devint le professeur de géométrie des enfants. Un de ses élèves donna plus tard ce témoignage :

C’était une personne de profonde humanité, au physique et au moral. Il était très joyeux. Pacifique aussi : il savait calmer n’importe quelle discussion. On le respectait beaucoup. Il dirigeait aussi la musique. Il était très religieux.

On le voit, il avait appris aussi suffisamment de musique pour l’enseigner aux côtés de Donato Rodríguez.

L’été 1936, Emilio se trouvait donc avec ce prêtre à la colonie de Suances au moment de la Guerre civile.

Dénoncé parce qu’un enfant avait dit que Don Valentín célèbre la Messe, le prêtre fut arrêté avec six autres jeunes gens, dont notre Emilio et trois autres jeunes : Donato Rodriguez García, Germán García y García, Zacarías Cuesta Campo (v. ce même 15 janvier).

Emilio, une fois interrogé, aurait pu repartir libre mais, avec ses confrères, il refusa de trahir le prêtre et préféra l’accompagner.

Après quelques temps de détention, on les conduisit tous les cinq sur le Mont Tramalon de Ruiloba (Santander), où ils furent fusillés.

Emilio avait dix-neuf ans.

Don Valentín Palencia Marquina et ses quatre vaillants défenseurs furent béatifiés en 2016 pour être inscrits au Martyrologe le 15 janvier.

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 22:03

Esther Paniagua Alonso

1949-1994

 

Née le 7 juin 1949 à Izagre (León, Espagne), Esther était la seconde des trois filles de Nicasio et Dolorès, qui la firent baptiser le 19 juin suivant.

Les parents l’enracinèrent dans la foi chrétienne ; chaque soir, Esther et sa sœur Gloria priaient le chapelet dans leur chambre.

En 1953, elle fut interne au collège des Sœurs Augustines Missionnaires à León et, au terme de ses études secondaires, demanda à entrer dans cette congrégation.

Le postulat se fit à Valladolid, le noviciat à Madrid.

En 1970, elle émit les premiers vœux et fut envoyée à León, comme surveillante au collège et pour faire des études d’infirmière.

En 1975, elle fit les vœux solennels et partit comme infirmière en Algérie.

Sa situation en milieu arabe, parmi les Musulmans, l’enchantait; elle travailla particulièrement parmi les enfants handicapés et rencontra les familles de ceux-ci.

En 1981, elle partit pour deux ans à Rome, pour y fréquenter les cours de l’Institut Pontifical d’Etudes Arabes et d’Islamologie ; elle s’y imprégna profondément de la langue et de la culture arabes.

De retour en Algérie, elle travailla à l’hôpital de Bab El Oued, toujours auprès des enfants handicapés.

On sait que les années 90 ont été très dures en Algérie, et ensanglantées. Le Groupe Islamique Armé (GIA) se déchaînait, des menaces planaient sur les ressortissants étrangers, et particulièrement sur les Catholiques. Esther dut ainsi quitter cet hôpital de Bab El Oued, pour celui de Beni-Nem. Elle fut nommée supérieure de cette communauté.

Il s’agissait de partir, ou de rester dans l’incertitude totale. Esther expliqua son choix : Personne ne peut nous prendre la vie parce que nous l’avons déjà donnée. Il ne nous arrivera rien puisque nous sommes dans les mains de Dieu… et s’il nous arrive quelque chose, nous sommes encore entre ses mains. L’été 1994, après quelques jours de vacances dans sa famille, elle repartit en Algérie.

Et encore : En ce moment, pour moi, le modèle parfait est Jésus : il a souffert, il eut à vaincre des difficultés et a abouti à l’échec de la croix, d’où jaillit la source de la vie.

Elle disait cela le 6 octobre 1994. Cet «échec» apparent advint quelques jours plus tard, le dimanche 23 octobre 1994, alors qu’elle arrivait à la porte des Petites Sœurs de Jésus pour assister à l’Eucharistie. Elle reçut trois balles dans la tête, et succomba instantanément. Sa collègue, la Sœur María Caridad, devait mourir peu après à l’hôpital.

Le 23 octobre sera son dies natalis, où elle sera mentionnée au Martyrologe.

Elle fut béatifiée en 2018.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 11:27

Eliseo Moradillo García

1906-1937

 

Il naquit le 10 septembre 1906 à Celada del Camino (Burgos, Espagne) et fut baptisé six jours plus tard.

Son père était un camionneur employé des chemins de fer, et changea beaucoup de domicile. Eliseo vint à Barcelone en quête de travail et trouva à se loger chez les Religieux de Saint-Pierre-aux-Liens.

Quand ceux-ci furent expulsés, en juillet 1936, Eliseo leur servit de trait-d’union pour porter des messages des uns aux autres.

Il se trouvait chez M. Gregorio Díez Blanco, lorsque des miliciens vinrent y arrêter ce dernier, sa sœur, les trois Religieux présents, et Eliseo lui-même, qui partagea généreusement leur sort.

Il reçut la palme du martyre au lieu-dit La Rabassada (Barcelone), le 15 février 1937.

Eliseo Moradillo García, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 15 février.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 10:28

Emilio Puente González

1911-1936

 

Il naquit le 5 mars 1911 à San Andrés de Montearados (Burgos, Espagne) et fut baptisé le jour suivant.

La famille comptait déjà plusieurs membres dans les Ordres : un oncle maternel était prêtre ; sa sœur était piariste ; deux cousins étaient dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens

Emilio reçut la Confirmation en 1916, et rejoignit la même Congrégation à Marseille, où il prit le nom de Bernardo et commença le noviciat en 1929. L’année suivante, il faisait la première profession.

Cinq ans plus tard le rejoindra son jeune frère Joaquín (v. ce même jour).

Entre 1930 et 1936, Emilio Bernardo étudia la philosophie et fit deux années de théologie ; il reçut les Ordres mineurs.

En juillet 1936, toute la communauté de Barcelone fut expulsée et Emilio se réfugia chez des amis ; il fut cependant reconnu dans la rue, et arrêté.

Interrogé longuement, torturé, il fut déclaré ennemi du peuple parce que religieux, et condamné à mort.

Il reçut la palme du martyre dans la localité de Montjuic (Barcelone), le 27 juillet 1936. Le même jour, son jeune frère était aussi fusillé, mais dans une autre localité.

C’est un de ses élèves qui reconnut son corps à la morgue de l’hôpital.

Emilio Puente González, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 27 juillet.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 20:21

Eduardo Valverde Rodríguez
1878-1936

Né le 18 février 1878 à Adra (Almería), et baptisé le 26 février suivant, Eduardo appartenait à une famille assez en vue à Adra. Son père envoyait tous ses fils faire de bonnes études à Grenade, et Eduardo créa la surprise en annonçant qu’il voulait entrer au séminaire. En réalité, il alla aussi à Grenade…

En effet, ordonné prêtre en 1901, la même année il passa le doctorat de théologie à Grenade. 

On lui confia l’aumônerie des Filles de la Charité, qui à leur tour lui transmirent leur grande dévotion à Marie Immaculée. Don Eduardo fut vicaire, puis curé au sanctuaire d’Almería et fut nommé chanoine de la cathédrale.

Le 14 août 1936, il fut arrêté une première fois, puis libéré sur versement d’une rançon par sa famille. Arrêté une seconde fois le 29 août, il fut enfermé au couvent des Adoratrices, transformé en prison, puis le 12 septembre au collège salésien. Il fut alors gravement malade ; le médecin voulait le faire hospitaliser et, par ce moyen, l’aider à s’enfuir, mais le bon Prêtre lui dit : Ne risque pas ta vie en me sortant d’ici, laisse-les faire ce qu’ils veulent.

Le 23 octobre, il fut emmené au cimetière d’Almería, où il fut fusillé en même temps que son Confrère, le chanoine Andrés Navarra. Ce dernier eut un moment de faiblesse devant la mort, et don Eduardo lui prit la main et l’encouragea : De quoi as-tu peur ? N’aie pas peur, Dieu nous attend ! Tu ne vois pas qu’il nous regarde déjà ? N’aie pas peur !

Les bourreaux s’acharnèrent sur le corps de don Eduardo, car on retrouva sa tête séparée du corps.

Martyrisé le 23 octobre 1936 et béatifié en 2017, Eduardo Valverde Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

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