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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 09:08

Hubert Unzeitig

1911-1945

 

Hubert Unzeitig naquit le 1er mars 1911 à Greifendorf, un village de la région sudète en Tchéquie ; aujourd’hui le village a pris le nom de Hradec nad Svitavou.

La sœur d’Hubert s’appelait Regina.

En 1928, il entra chez les Missionnaires de Mariannhill à Reimlingen, où il prit le nom d’Engelmar, sous lequel il est principalement connu.

En 1939, il fut ordonné prêtre ; une de ses premières courageuses interventions, fut de célébrer la Messe pour des prisonniers français. Nommé curé à Glöckelberg (Bohême), il rencontra des membres de la Jeunesse Hitlérienne, qui le dénoncèrent pour ses prises de position.

Ayant en effet protesté contre la persécution des Juifs, il fut arrêté en avril 1941, incarcéré six semaines à Linz, puis déporté sans jugement à Dachau, où il porta le numéro 26147, dans la baraque 26. Engelmar portait l’étoile rouge, en tant que «sauveur de Juifs», qui portaient l’étoile jaune.

Il s’efforça de réconforter dans leur foi les prisonniers. Dans ce camp réservé aux «ennemis de l’Etat», se trouvaient près de trois mille hommes, prêtres catholiques à 95%, les autres étant Juifs, pasteurs protestants ou Témoins de Jéhovah. Il apprit aussi le russe pour s’entretenir avec les prisonniers russes. Aux prisonniers qui souffraient de la faim davantage que lui, il donnait sa petite ration.

En 1944, une épidémie de typhus se déchaîna dans les baraquements. Les malades étaient entassés dans une baraque à part et abandonnés à leur sort ;  vingt prêtres, dont Engelmar obtinrent de pouvoir aller les visiter et les réconforter ; bien conscients du danger qu’ils couraient, ils se dépensèrent, administrèrent le Sacrement à des centaines de mourants, donnant l’absolution aussi à des Russes non catholiques, très nombreux dans ce camp. Les survivants dirent qu’ils avaient surnommé Engelmar l’Ange de Dachau. Seuls deux des vingt volontaires survécurent.

Gagné lui-même par l’épidémie, Engelmar mourut en effet le 2 mars 1945, à trente-quatre ans. On put faire sortir du camp ses cendres clandestinement, pour les replacer plus tard à Würtzburg, en 1968- durant le Printemps de Prague -.

Six semaines après la mort d’Engelmar, arrivaient les Américains pour ouvrir les portes du camp de Dachau. Or, un de ces soldats fut atteint de cancer et, par l’intercession du père Engelmar, obtint sa complète guérison.

Il est heureux de constater qu’actuellement Allemands et Tchèques, maintenant réconciliés, se retrouvent ensemble pour prier le père Unzeitig, dans son village natal.

On nous permettra aussi ici une réflexion amusante sur le nom de famille du père Engelmar : Unzeitig, qui signifie prématuré, pourrait s’appliquer à notre Bienheureux qui mourut «prématurément», si jeune ; mais devant Dieu il était consommé en sainteté, mûr, et prêt pour la moisson éternelle.

Hubert-Engelmar Unzeitig fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 2 mars.

Si le miracle mentionné ci-dessus est confirmé, il pourrait servir à la prochaine canonisation du Martyr.

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 13:55

Henri Vergès

1930-1994

 

Né le 15 juillet 1930 à Matemale (Pyrénées Orientales), Henri avait un jeune frère, Pierre.

Il entra à douze ans chez les Frères Maristes.

Au terme de ses études secondaires, il demanda à faire partie de cette Congrégation. Il fit les vœux perpétuels en 1952.

En 1958, il fut nommé sous-maître des novices à Lacabane.

En 1969, il fut envoyé en Algérie, où il fut directeur de l’école Saint-Bonaventure d’Alger.

En 1976, l’école fut nationalisée ; le frère Henri dut laisser sa place de directeur et fut professeur de mathématiques à l’école de Sour-El-Ghozlane.

En 1988, il devint directeur de la bibliothèque diocésaine d’Alger, où il eut l’occasion d’accueillir des centaines d’étudiants, heureux de trouver là une ambiance fraternelle, calme, pour poursuivre leurs études dans un climat de paix.

Le Frère se donna entièrement à son apostolat. S’il prenait quelques «vacances», c’était seulement tous les deux ou trois ans, et pas longtemps, pour revoir les siens.

Il n’hésita pas à s’engager dans les rapports de fraternisation entre Musulmans et Chrétiens ; dans cet esprit, il participa au Ribât-el-Salâm (Le Lien de la paix), fondé à Tibhirine par le p. de Chergé (v. 21 mai).

Mais l’islamisation gagnait du terrain. Bientôt, les étrangers et surtout les catholiques étaient menacés sur le sol algérien. Le frère Henri savait qu’il pouvait lui arriver quelque-chose de funeste, mais, disait-il en riant, ça fait partie du contrat, et ça sera quand il voudra !

C’est dans la bibliothèque-même que Dieu le voulut : Henri y fut agressé par trois jeunes, qui lui tirèrent deux balles dans la tête ; au même moment fut aussi assassinée la Sœur Paul-Hélène.

Le frère Henri Vergès reçut ainsi la palme du martyre en Alger (Algérie), le 8 mai 1994.

Il fut béatifié en 2018. Son frère était présent à la cérémonie.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:46

Heraclio Matute Tobías
1867-1936

Né le 11 mars 1867 à Alesanco (Logroño), baptisé le 14, il était le fils de Román et Micaela, qui eurent aussi une fille, Rosa.

En 1873, Micaela mourut, et Román fut assassiné en 1874 ; on ne nous dit pas l’origine de ce meurtre, mais on sait que Román pardonna à l’assassin. Heraclio avait donc sept ans et fut hébergé chez sa tante maternelle ; on l’envoya garder les chèvres. Un autre oncle au contraire, le fit étudier à Alesanco, où le prêtre faisait l’école : Heraclio fut le premier et commença le latin.

Il entra au séminaire clarétain d’Alagón en 1881, passa à Barbastro pour le noviciat, fit la profession à Vic en 1884 et étudia la philosophie. Pour la théologie, il fut successivement envoyé, à cause de sa santé, à Cervera et Santo Domingo de la Calzada. Il fut ordonné prêtre en 1891.

Il fut envoyé à Calahorra, à Pampelune, à Ciudad Rodrigo (où il fut bibliothécaire), à Medina de Rioseco, à Ciudad Real. En 1901, il fut nommé Provincial pour la Castille et vint à Ségovie. En 1907, il fut Supérieur à Medina de Riosaco. Il passa encore par Calahorra et Bilbao avant d’être Supérieur à Zamora et à Tuy. En 1925, il fut nommé Supérieur pour la province de Castille, et résida à Bilbao.

Le p.Heraclio eut cette particularité rare, qu’on n’eut jamais rien à lui reprocher. En revanche, il eut toujours une mauvaise santé ; en particulier à cause de ses yeux, il eut la permission de célébrer par-cœur toujours la même Messe et de remplacer le Bréviaire par le rosaire, car il était devenu pratiquement aveugle.

C’est pour être opéré de la cataracte à Barcelone qu’il devait prendre le train en mai-juin 1936, mais le voyage fut renvoyé plusieurs fois : le Père eut un rhume, puis en juillet il y eut l’assassinat de José Calvo Sotelo, puis on lui dit qu’il lui manquait une photographie, puis les trains s’arrêtèrent… Finalement, il demeura à Cervera.

Le 21 juillet, toute la communauté fut évacuée de là ; les malades furent hospitalisés : le père Heraclio en était. Tous s’attendaient au martyre et l’attente dura presque trois mois. Le Père était calme et résigné ; il passait beaucoup de temps en adoration devant l’armoire où l’on tenait dissimulé le Saint-Sacrement et cherchait à donner courage aux autres, tout en suggérant aux plus jeunes de s’enfuir, si c’était possible, pour le bien de la communauté clarétaine.

Le 17 octobre à vingt-trois heures trente, des miliciens vinrent enlever les Prêtres. Le p.Heraclio remit à une Sœur son crucifix. Quelques minutes plus tard, on entendit des coups de feu provenant du cimetière ; le p.Heraclio tomba en criant, joyeux, Vive le Christ Roi.

Le lendemain ou le surlendemain revint la Supérieure de l’hôpital, qui était allée à Barcelone pour arranger l’hospitalisation du p.Heraclio ; mais en arrivant à Cervera, elle dut apprendre la mort du Prêtre.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, Heraclio Matute Tobías sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 18:43

Herminio Motos Torrecillas
1877-1936

Né le 9 et baptisé le 10 décembre 1877 à María (Almería), Herminio se prépara au sacerdoce au séminaire d’Almería. 

Il fut ordonné prêtre en 1901.

Il desservit les paroisses de María, de Saint-Sébastien d’Almería, de Vera. Au moment d’être nommé à Vera, il avait demandé : Envoyez-moi là où il y a un malade à assister, une personne triste à consoler, un pauvre à secourir. Dieu l’exauça en envoyant là une grave épidémie qui fit des morts ; il s’occupa tellement bien des malades, qu’il en reçut la croix-d’or de la Croix-Rouge espagnole, ainsi que plusieurs distinctions municipales.

En 1912, il revint à son pays, comme curé-archiprêtre. Il allait y rester presqu’un quart de siècle.

Une de ses grandes préoccupations était la question sociale : le travail et la condition des ouvriers. Il fonda un Syndicat Agricole Catholique et une petite fabrique d’espadrilles.

Dès janvier 1936, il sentit mûrir la révolte et put prédire à son évêque la persécution. Il ne se trompait pas : dès le 23 juillet, on le jetait hors de son presbytère et on l’expulsait même de María. On le retrouva dans une ferme proche où il se cachait et il déclara : J’ai offert ma vie pour le salut de mon pays. Et se mettant à genoux : Vous pouvez m’assassiner, je n’en peux plus ; mais je vous pardonne tous. 

Emmené dans un champ d’Alfahuara, il partagea se qu’il avait entre les miliciens et reçut la palme du martyre, le 13 octobre 1936.

Béatifié en 2017, Herminio Motos Torrecillas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 octobre.

 

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 09:28

Hanna Chrzanowska

1902-1973

 

Hanna vit le jour le 7 octobre 1902 à Varsovie (Pologne), de parents chrétiens et très connus pour leur esprit philanthropique. Le papa, Ignacy, était professeur de Littérature polonaise : la maman, Wanda, était issue d’une riche famille industrielle de confession luthérienne ; la sœur de cette dernière, Zofia, avait ouvert un hôpital pour enfants à Varsovie.

D’Hanna, on n’a trouvé aucun détail de sa petite enfance : dates de son baptême, de sa Première communion, ses études. On sait juste qu’elle eut (au moins) un frère, Bohdan.

En 1910, M.Chrzanowski fut nommé professeur à l’université de Cracovie ; là, Hanna fréquenta l’école des Ursulines, au terme de laquelle elle prêta son concours à la Croix-Rouge : elle soigna les blessés victimes des affrontements entre Polonais chrétiens et Russes bolcheviques.

Après avoir commencé des études à l’université de Cracovie, elle s’inscrivit dans la nouvelle école d’infirmières qui venait de s’ouvrir. Dipômée en 1924, elle fut envoyée en France et en Belgique pour former d’autres infirmières. Puis, dans les années 1926-1929, elle forma les infirmières à l’Ecole de Cracovie.

Entre 1929 et 1939, elle se trouvait à Varsovie et publia un mensuel, L’Infirmière Polonaise, où elle livrait beaucoup de son expérience personnelle. En 1937, elle contribua à la formation d’une Union Catholique des Infirmières Polonaises.

La Seconde Guerre mondiale apporta à la famille Chrzanowski son lot de douleurs : la tante Zofia - celle qui avait ouvert l’hôpital pour les enfants - mourut durant l’invasion de Varsovie ; M.Chrzanowski fut arrêté comme membre de l’opposition et envoyé au camp de Sachsenhausen, où il mourut ; et le propre frère d’Hanna périt dans l’horrible tragédie de la forêt de Katyń (1940).

Malgré sa tristesse, Hanna continua son activité au secours des malheureux. Elle soignait les blessés, mettait toutes ses ressources au profit des réfugiés, des prisonniers, des orphelins ; pour ces derniers, juifs y compris, elle cherchait des familles d’accueil et organisa un camp d’été pour enfants aux environs de Cracovie. Elle ne craignait ni pour sa santé, ni même pour sa vie ; elle puisait de nouvelles forces dans l’approfondissement de sa vie intérieure et dans l’Eucharistie.

Après la guerre, Hanna reprit son enseignement à l’Ecole d’Infirmières de Cracovie. Elle eut aussi l’occasion d’aller aux Etats-Unis pour apporter son témoignage et son expérience aux jeunes infirmières, s’attachant à leur montrer l’importance de leur présence non seulement médicale, mais aussi humaine et spirituelle.

En 1956, Hanna fit un pas de plus dans l’école spirituelle et mystique, devenant tertiaire bénédictine.

Revenue à Cracovie, en 1957 elle fut nommée directrice de l’Ecole de Soins Psychiatriques de Kobierzyn, une école qui fut bientôt fermée par les autorités communistes.

L’activité et l’esprit apostolique d’Hanna toucha un grand nombre d’infirmières, mais aussi de professeurs, de séminaristes, de prêtres, de volontaires… Il devint fréquent que la Messe fût célébrée dans la chambre même des patients. C’est dans cet esprit qu’Hanna rencontra le cardinal Karol Wojtyła, qui lui obtint du pape Paul VI la médaille Pro Ecclesia et Pontifice.

Les dernières années de la vie d’Hanna furent endolories par la maladie du cancer. Hanna mourut le 29 avril 1973, et c’est le même cardinal Wojtyła qui célébra ses funérailles.

A la demande de l’Association même des Infirmières catholiques, l’enquête diocésaine sur les vertus et la sainteté d’Hanna fut ouvert en 1998.

Hanna a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 29 avril au Martyrologe.

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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 07:42

Hilario Barriocanal Quintana

1869-1936

 

Né le 14 janvier 1869 à Quintanavides (Burgos) de Francisco et Josefa, qui le firent baptiser le 17 janvier suivant, Hilario étudia le latin et fit ses Humanités dans son pays natal.

Il entra dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) en 1887, à Madrid, et fit la profession en 1889. C’est à Madrid qu’il fit toutes ses études de philosophie et théologie, et qu’il fut ordonné prêtre en 1895.

C’est encore et toujours à Madrid qu’il exerça ses nombreuses activités : professeur de philosophie dès 1895, de théologie, droit et histoire ecclésiastique (1901), administrateur de la revue La Vierge Immaculée de la Médaille Miraculeuse, préfet et aumônier de San Diego et Santa Isabel jusqu’en 1921 ; secrétaire des Pères Visiteurs, maître de cérémonies.

C’est lui aussi qui prenait les photographies, dont il avait la passion. Discret, voire silencieux, toujours affable même si quelque chose ou quelqu’un l’agaçait.

Déjà avant le mouvement insurrectionnel de 1936, il vivait dans une petite maison de Madrid, et se dissimula chez les Religieuses, vêtu comme un infirmier de la Croix-Rouge, tout en haut de la maison, où on lui portait ses repas. A partir du 9 août, il se mit dans une des chambres de l’appartement du portier, comme «parent» ; personne ou presque ne savait le secret, à part une ou deux personnes de confiance, mais on put quand même dénoncer le Père.

Le 11 août, en fin d’après-midi, une voiture s’arrêta et en sortirent cinq hommes armés. Leur «chef» était bien informé : Ici, il y a un oiseau de prix, un curé. Le père Hilario s’avança sans trembler. On fouilla : il avait un passeport pour la France (car il devait souvent voyager à Paris) ! On l’emmena, avec le portier.

Ensuite, on suppose qu’il fut fusillé près de Madrid, à Boadilla del Monte, le 12 août 1936.

Béatifié en 2017, Hilario Barriocanal Quintana sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 août.

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 23:10

Hilaria de Rome
?

Se reporter à la notice Rome (Sept Vierges Martyres)

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 22:33

Hermes de Bononia
3. siècle

Il y a au Martyrologe plusieurs Hermes (v. 4 jan., 28 août, 22 oct., 4 nov.), et il y a dans l’antiquité plusieurs Bononia, dont l’actuelle Bologne (Italie).
Il s’agit aujourd’hui de la petite ville de Bononia (Mésie, auj. Vidin, Bulgarie).
Hermes est présenté comme  un exorciste, qui fut martyrisé à Vidin, vers 300.
Ce qui est étonnant, est qu’au 4 janvier sont commémorés deux Martyrs de Mésie, et de la même époque, Hermes et Caïus ; à cela s’ajoute que Caïus était honoré à Bononia, et Hermes à Retiaria (act. Arcer), ces deux localités étant proches l’une de l’autre.
Ces rapprochements pourraient laisser supposer qu’il y ait là un doublet : il s’agirait du même Hermes, commémoré dans les deux endroits.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Hermes de Bononia au 30 décembre.

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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 12:08

Henri Grialou
1894-1967

Henri Grialou naquit le 2 décembre 1894 à Aubin (Aveyron), d’Auguste et Marie Miral, qui eurent deux garçons et trois filles. Le papa, un mineur, mourra à quarante-quatre ans, en 1904.
Après ses études à Suse (Italie), Henri fréquenta le Petit séminaire de Graves, le Grand séminaire de Rodez.
En 1913, il devança l’appel au service militaire, et se trouvait encore sous les drapeaux quand éclata la Guerre mondiale. Lieutenant dans le 122e régiment d’infanterie, Henri combattit à Argonne, à Verdun ; il fut sur le Chemin des Dames. Il reçut plusieurs décorations, la Légion d’honneur et la Croix de guerre.
Démobilisé en 1919, il pouvait se préparer à recevoir les Ordres majeurs. Curieusement, un livre de s.Jean de la Croix (v. 14 décembre) à la fois lui parut insipide et l’attira à l’idéal du Carmel. C’est cette même année qu’il eut l’occasion de connaître trois jeunes femmes qui avaient ouvert à Marseille un cours d’abord réservé aux filles. Ces dames voulaient vivre intensément leur idéal de prière tout en maintenant leur activité professionnelle. Cette rencontre allait se montrer providentielle.
En 1922, après son ordination sacerdotale, Henri entra au Carmel de Fontainebleau, où il prit le nom de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. Il fut ensuite à celui de Lille, puis supérieur à Tarascon (1927). Il fit largement connaître le message de sainte Thérèse de Lisieux, canonisée en 1925 (v. 1er octobre), et de s.Jean de la Croix, proclamé Docteur de l’Eglise en 1926.
En 1932, les Dames enseignantes de Marseille se constituèrent en une Fraternité du Tiers-Ordre carmélitain : c’était l’origine du futur Institut Notre-Dame de Vie.
L’activité du père Marie-Eugène fut intense : prieur à Agen puis à Monaco, définiteur général de l’Ordre à Rome de 1937 à 1955.
De 1939 à 1946, il sera mobilisé dans l’armée. Au lendemain de la Guerre, il fut en même temps visiteur apostolique des carmels de France.
Au terme de sa présence à Rome, il fut prieur à Tarascon puis provincial pour toute le région Avignon-Aquitaine (1957-1960), tout en résidant de façon permanente à Notre-Dame de Vie (Venasque).
Cet institut fut reconnu de droit pontifical en 1962. En 1963, furent admis les membres masculins, qui constitueront la nouvelle branche sacerdotale et la branche laïque masculine.
En 1963, il fut à nouveau élu provincial, et devait le rester jusqu’à sa mort, qui advint le lundi de Pâques, 27 mars 1967.
De tous les articles et conférences du père Eugène-Marie, le plus célèbre est son livre Je veux voir Dieu, qui développe de façon très abordable la spiritualité de sainte Thérèse d’Avila (v. 15 octobre).
Le père Eugène-Marie de l’Enfant-Jésus  fut béatifié en 2016.
Le miracle qui fut examiné pour cette béatification concernait un petit enfant né avec de gros kystes ; on l’opéra à onze jours, puis encore à deux semaines ; le cas était désespéré ; à un mois, l’enfant ne pesait qu’à peine plus de trois kilogrammes. La grand-tante de l’enfant commença une prière par l’intercession du père Eugène-Marie : subitement, s’arrêta ce dangereux écoulement  de la plaie au canal thoracique, l’enfant prit du poids et, en trois jours, pouvait regagner la maison en parfaite santé.
Le p.Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus sera commémoré le 27 mars dans le Martyrologe Romain.

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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 22:07


Heron, Ater, Isidoros et Dioscoros d’Alexandrie
† 250

Nous disposons pour ces quatre Martyrs du témoignage de leur propre évêque, Dionysios († 264, v. 8 avril), dont le texte permet de corriger deux petites erreurs du Martyrologe : 
Heron, Ater et Isidore, Egyptiens, et avec eux un enfant de quinze ans environ, Dioscore, furent livrés. 
Et d’abord le juge s’efforça de séduire l’adolescent par ses paroles, comme facile à tromper, et de le contraindre par des tortures, comme facile à faire céder, mais Dioscoros n’obéit ni ne céda.
Quant aux autres, il les fit déchirer d’une manière très sauvage et, comme ils résistaient, il les livra également au feu.
Parce que Dioscore s’était illustré en public et qu’il avait répondu très sagement à ses questions en particulier, le juge étonné le renvoya, disant qu’il lui accordait à cause de son âge un délai pour changer d’avis. 
Et maintenant Dioscoros, très digne de Dieu, est avec nous, étant demeuré pour une lutte plus prolongée et une récompense plus substantielle.

Le texte du Martyrologe mentionne Ateus au lieu de Ater ; douze au lieu de quinze ans pour Dioscoros.
Si l’Evêque écrit qu’ils étaient Egyptiens, c’est qu’ils étaient sans aucun doute indigènes, de langue copte, et non habitants d’Alexandrie, cette grande ville cosmopolite où l’on parlait grec. Peut-être que leurs noms devraient donc s’orthographier différemment.
Leur martyre eut lieu en 250, quatorze ans avant la mort de l’évêque Dionysios.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Heron, Ater, Isidoros et Dioscoros d’Alexandrie au 14 décembre.

 

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