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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 23:00

Chang Sŏng-jip Iosephus

1785-1839

 

Joseph était né dans une famille païenne de Seoul.

Il était pharmacien.

Il se maria deux fois, mais ses deux épouses moururent rapidement. Vers trente ans, il commença à étudier la foi catholique.

Joseph avait une difficulté pour croire en l’Incarnation du Verbe et en sa naissance virginale : il ne pouvait se résoudre à croire que Dieu s’était humilié au point de devenir un homme comme nous, uniquement par amour pour l’humanité.

Découragé par ce problème, il abandonna l’étude du catéchisme pendant quelque temps et chercha à se faire de l’argent. Mais un de ses amis le persuada de revenir à Dieu et Joseph se repentit de son éloignement.

Il se livra à la prière, à la méditation, à la lecture de l’Ecriture ; il évitait de rencontrer les amis et vivait dans une grande solitude.

Ses amis lui demandaient pourquoi il ne travaillait plus ; il répondait qu’il préférait souffrir la faim et le froid par amour pour Dieu et pour obtenir le bonheur éternel, plutôt que de conserver la santé de cette terre.

Il reçut le baptême et la confirmation le même jour en avril 1838.

Quand il entendit parler des martyrs, il en fut si ému qu’il voulut se rendre volontairement à la police pour partager leur sort, mais son beau-père l’empêcha.

Il fut tout de même arrêté le 18 mai 1839. Des voisins, des amis et les policiers eux-mêmes le pressaient de renier sa foi. Au contraire, il leur rappela la doctrine catholique, selon laquelle chacun doit aimer Dieu, créateur de toutes choses sur terre, qui recevra au ciel tous les hommes bons, et repoussera en enfer tous les mauvais.

Finalement, le chef de la police l’envoya à la Haute Cour. Comme on ne l’interrogeait pas tout de suite, Joseph demanda pourquoi on le laissait tout seul, sans l’interroger et sans le torturer. On le prit pour un fou et on l’envoya en prison.

Pressé par le chef de police de renier sa foi, il refusa et fut sévèrement battu : il reçut au moins vingt coups de konjang, ce gourdin en chêne, long 1,5 mètre, large 15 cm, épais 5 cm, avec un long manche. Une dizaine de coups seulement de ce gourdin sur le postérieur du supplicié, couché sur le ventre, fait jaillir le sang et met la chair en lambeaux.

Puis il fut renvoyé en prison à Seoul.

C’est là qu’il mourut quelques jours plus tard, le 26 mai 1839.

Chang Sŏng-jip Iosephus fut béatifié en 1925 et canonisé en 1984.

Saint Kim Sŏng-u Antonius (martyrisé le 29 avril 1841 et canonisé avec lui) serait son frère, d’après certains.

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 12:08

Isabel Lacaba Andía

1882-1936

 

Isabel Lacaba Andía naquit le 3 novembre 1882 à Borja (Saragosse, Espagne NE), de Juan et María, de bons parents chrétiens.

Outre les valeurs chrétiennes, elle apprit la musique.

La jeune Isabel fut plusieurs fois demandée en mariage, mais elle avait déjà choisi son époux : le Christ.

Elle s’unit à Lui en 1903, chez les Conceptionnistes du monastère Saint-Joseph de Madrid, où elle prit le nom de María del Carmen.

Elue maîtresse des novices, elle transmit ce qu’elle avait appris : l’amour de l’oraison, l’élévation de l’âme par la musique.

En 1935, elle fut élue abbesse.

Cette mère sut montrer en toutes choses l’exemple à tout le monastère, et ce, malgré la pneumonie dont elle souffrait. Elle se sentait responsable de chacune, et aimait s’inspirer de la maman des sept frères dont il est question dans l’Ecriture (2Mac 7), sans se douter qu’elle aurait à montrer à son tour ce courage viril.

Le 19 juillet 1936, l’enfer se déchaîna contre toutes les maisons religieuses du pays. Aux portes du monastère Saint-Joseph, toute une foule enragée hurlait des Les nonnes, f… le camp !

La Supérieure invita toutes les moniales à venirconsommer les Hosties du Tabernacle, pour éviter des profanations. L’aumônier leur demanda alors si elles étaient prêtes à offrir leur vie plutôt que de trahir leur consécration, et toutes répondirent Oui.

Elles s’habillèrent alors avec des vêtements laïques, s’équipèrent du strict nécessaire pour se débrouiller et sortirent du couvent. Huit trouvèrent à se réfugier chez des parents ou amis, dix autres, dont la Supérieure, se mirent dans l’appartement d’une amie, mais elles furent dénoncées par la concierge d’un immeuble voisin qui savait les observer.

Peu de temps avant que l’abbesse fut arrêtée, une amie la supplia de rester avec elle, pour éviter d’aller à la mort, mais l’abbesse répondit qu’en aucune manière elle laisserait la communauté, et surtout pas les moniales infirmes.

Les miliciens intervinrent plusieurs fois, d’abord pour fouiller l’appartement et emporter toute la nourriture et même parfois l’eau ; au soir du 7 novembre 1936, ils vinrent embarquer les Religieuses en trois groupes successifs dans un camion, sans aucun ménagement, même à l’égard de la Religieuse âgée et paralysée.

La suite des événements est malheureusement très simple : on ne revit jamais plus ces dix Religieuses. On a supposé avec assez de vraisemblance qu’elles furent toutes fusillées sur une place de Madrid, dans la nuit du 7 au 8 novembre, mais leurs corps n’ont pas pu être retrouvés.

En 1946, la rue de cet appartement prit le nom de Rue des Martyres Conceptionnistes.

María del Carmen a été béatifiée en 2019, avec ses Compagnes, et sera inscrite avec elles au Martyrologe le 8 novembre.

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 10:47

Inés Rodríguez Fernández

1889-1936

 

Inés Rodríguez Fernández naquit le 2 novembre 1889 à Avedillo (Zamora, Castille, Espagne CW), aînée des deux filles de Ángel Rodríguez et Catalina Fernández.

Elle eut un peu de mal à convaincre les parents de la laisser entrer en religion, car elle les aidait vaillamment dans les travaux de la maison et des champs. Mais c’est Dieu qui l’emporta, et elle entra en 1908 dans l’Ordre de l’Immaculée Conception, dont les Religieuses s’appellent aussi les Conceptionnistes Franciscaines. Le couvent se trouvait à El Pardo (Madrid).

En 1910, Inés fit la profession, prenant le nom d’Agnès de Saint-Joseph.

Ce qui la caractérisa, fut l’intensité de sa prière ; elle était persuadée que ce dialogue intérieur avec Dieu lui faciliterait le progrès dans toutes les vertus.

En 1935, elle fut élue supérieure, dès le premier vote des Religieuses, et à l’unanimité. Et ces dernières purent constater qu’elles avaient fait le bon choix : Mère Agnès était toujours présente pour donner l’exemple dans la prière et dans le travail, toujours présente auprès de chacune pour encourager, pour écouter, comme une mère attentive.

Avec les nuages qui s’accumulaient dans le ciel de l’Espagne, en 1936, elle sut prévenir les Religieuses des dangers imminents, et les encourager à s’appuyer sur la divine Providence.

L’orage éclata le 19 juillet 1936. Dès le 21, des hommes armés se présentèrent et ordonnèrent aux moniales de quitter leur maison. Mère Agnès venait de rappeler à ses filles d’être prêtes à donner leur vie pour l’Eglise.

A midi, elles sortirent du monastère, insultées par une cohorte d’hommes et de femmes qui les mirent en rang par deux et les conduisirent sur la place centrale. Certains habitants les reçurent, mais quatre jours plus tard, les miliciens revinrent à la charge : il fallait alors quitter le pays, sinon ils mettraient le feu à ces maisons.

Ces huit moniales se réfugièrent chez la mère de leur aumônier, mais durent encore changer de maison, et mère Agnès avec sa propre sœur furent reçues par un couple âgé, le 2 août.

Vingt jours plus tard, revinrent encore les miliciens, qui voulaient embarquer les Religieuses et les vieux époux avec leur femme de ménage ; mère Agnès demanda la liberté de ses hôtes. Les miliciens emmenèrent alors les deux Religieuses et les fusillèrent à l’aube du 22 août en pleine campagne, à Vicálvaro.

Mère Agnès reçut le coup de grâce dans la bouche, sa compagne dans le ventre.

Mère Agnès de Saint Joseph et sa sœur ont été béatifiées en 2019, et seront inscrites au Martyrologe le 22 août.

 

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 19:26

Isabel Sánchez Romero

1861-1937

 

Isabel Sánchez Romero naquit le 9 mai 1861 à Huéscar (Grenade, Espagne S).

En 1878, elle entra dans l’Ordre des Dominicaines, prenant le nom religieux de Ascension de Saint-Joseph.

Religieuse exemplaire, elle portait une infirmité rare, qui lui causait des plaies sur tout le corps ; elle ne s’en plaignit jamais.

Lors de la Guerre civile de 1936-1937, elle fut arrêtée en février 1937, mise en prison, violée. Sommée de renoncer à la Foi chrétienne et de blasphémer, elle ne fit que répondre par des paroles jaculatoires, comme Vive le Christ Roi !  Elle fut battue. Ses bourreaux auraient été fort contents de voir cette vieille Religieuse de soixante-seize ans, si gentille, rejoindre leurs rangs en abandonnant la vie religieuse, mais ils se trompaient.

Le 17 février 1937, on voulut conduire au cimetière de Huéscar tout un groupe de prisonniers chrétiens, dont cette Religieuse et son propre neveu, Florencio. Comme elle ne pouvait monter dans le camion, à cause de son grand âge, les miliciens s’emparèrent d’elle et l’envoyèrent sans ménagement dans le camion, comme on le fait d’un sac de pommes de terre.

Au cimetière, pendant qu’elle continuait de prier sans relâche, tous tombèrent l’un après l’autre. Elle était la dernière ; les bourreaux ne voulurent pas se «contenter» de la fusiller : ils la mirent la tête sur une pierre et, avec une autre, lui écrasèrent le crâne.

Ainsi «monta au ciel» la Sœur Ascension de Saint-Joseph.

Pour Florencio et tous les autres, on attend l’enquête.

Isabel Sánchez Romero devrait être béatifiée en 2020, et inscrite au Martyrologe le 17 février.

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 00:00

Iuliu Hossu

1885-1970

 

Iuliu Hossu naquit le 30 janvier 1885 à Milaş (Transylvanie, alors Autriche-Hongrie, act. Roumanie), dans une vieille famille de rit gréco-catholique ; les parents s’appelaient Ioan et Victoria Mariutiu ; ils eurent quatre enfants : Iuliu, Vasile, Traian et Ioan.

Alexandru fréquenta l’école à Cluj puis à Budapest, le lycée à Târgu Mureş et Blaj.

Il étudia la Philosophie et la Théologie à Vienne puis à Rome, à l’Université Pontificale Urbaine ; il obtint le doctorat en Philosophie (1906) et  le doctorat en Théologie (1908).

En 1910, il reçut l’ordination sacerdotale des mains de son oncle Vasile Hossu, évêque à Gherla, et compléta ses études pendant une année, travaillant comme archiviste et bibliothécaire. De 1911 à 1914, il fut secrétaire de son oncle Vasile et devint ainsi l’ami du Premier Ministre István Tisza.

Pendant la Première Guerre mondiale, il fut aumônier des armées austro-hongroises, tandis que ses trois frères étaient aussi mobilisés ; un de ses cousins mourut au front de Serbie.

En 1917, il fut nommé évêque de Gherla et consacré en décembre ; suivant une ancienne tradition, l’empereur Karl Ier d’Autriche, aujourd’hui Bienheureux (v. 1er avril), proclama cette nomination et la présenta au pape Benoît XV pour confirmation.

En novembre 1918, Mgr Hossu fut nommé représentant de droit de l’Assemblée Nationale de tous les Roumains de Hongrie, qui proclama en décembre la réunion de la Transsylvanie à la Roumanie et présenta sa soumission au roi Ferdinand de Roumanie.

En 1930, Mgr Hossu fut nommé évêque de Cluj-Gherla quand Gherla fut réuni à Cluj ; puis il fut nommé administrateur apostolique de Maramureş (1930-1931), plus tard aussi d’Oradea Mare (1941-1947).

En 1948 commença la persécution ouverte du gouvernement communiste contre l’Eglise gréco-catholique : on voulait détacher le clergé de son appartenance à Rome et le forcer à entrer dans les rangs de l’Orthodoxie, soumise au gouvernement. Mgr Hossu s’y opposait fermement, même quand on lui proposa le siège métropolite de Moldavie en échange de sa rupture avec Rome ; lorsque trente-six prêtres catholiques lui déclarèrent qu’ils étaient prêts à passer à l’Eglise orthodoxe, il les suspendit ipso facto.

L’évêque s’était ainsi opposé si ouvertement au gouvernement communiste, qu’il se vit forcé de quitter son diocèse ; bientôt arrêté, il fut confiné à Jilava, puis Drogoslavele, où il souffrit la faim et le froid avec les autres évêques prisonniers ; puis il fut à la prison de Sighet, à celle de Curtea de Argeş, au monastère de Ciorogârla en 1956 ; là encore il reçut des «visites» de prélats orthodoxes. Ce fut enfin la résidence forcée à Căldăruşani, où il resta jusqu’à sa mort.

En 1969, il fut suggéré au pape Paul VI de remettre la pourpre cardinalice au Roumain, Mgr Hossu, et au Hongrois, Mgr Áron Márton, les deux piliers de la communauté gréco-catholique, pour manifester le soutien du pape à cette communauté. Le gouvernement roumain accepta seulement la nomination d’Áron Márton, lequel alors refusa d’être élevé au cardinalat. Paul VI nomma Mgr Hossu cardinal in pectore (en secret), et cette nomination ne fut révélée qu’après la mort du Prélat.

Mgr Hossu mourut à l’hôpital Colentina de Bucarest, le 28 mai 1970, veillé par Mgr Alexandru Todea, auquel il dit ces ultimes paroles : Mes combats finissent, les tiens commencent.

La dépouille de Mgr Hossu fut enterrée à Bucarest, et solennellement transférée en 1982.

Iuliu Hossu est un des sept évêques roumains reconnus martyrs et béatifiés en juin 2019, par le pape François lui-même, lors de son voyage apostolique en Roumanie.

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 11:23

Ioan Bălan

1880-1959

 

Ioan Bălan naquit le 11 février 1880 à Teiuş (Roumanie), dans une famille de rit gréco-catholique.

Il étudia la Théologie au Grand séminaire de Budapest et fut ordonné prêtre en 1903.

Après avoir poursuivi d’autres études à Vienne, il revint en Roumanie, à Blaj puis, en 1909, à Bucarest.

En 1919, de retour à Blaj, il fut nommé chanoine et, en 1921, recteur de l’académie de Théologie.

En 1929, il fut appelé à faire partie de la Commission vaticane pour la rédaction du nouveau Code de Droit Canonique concernant les Eglises orientales.

En novembre 1936, il fut consacré évêque de Lugoj.

Lors de l’établissement du gouvernement communiste, il résista courageusement aux injonctions du parti, qui le sommait de rompre avec Rome et de rentrer dans les files de l’Eglise orthodoxe roumaine, qui était noyautée par le parti communiste.

Mgr Balan fut arrêté le 28 octobre 1948, conduit au monastère orthodoxe de Dragoslavele, puis au monastère (transformé en prison) de Căldăruşani en février 1949, enfin à la prison de Sighet en mai 1950.

Plus tard, on le confina dans le monastère de Curtea de Argeş (1955) puis, en 1956, on le transféra au monastère orthodoxe des Sœurs de la Ciorogârla (près de Bucarest), où il devait rester dans l’isolement complet jusqu’à la fin de ses jours.

Mgr Balan approchait des quatre-vingts ans. Affaibli et malade, il fut transporté dans un hôpital de Bucarest, où il mourut le 4 août 1959.

Il faut remarquer que Mgr Balan n’a jamais été ni inculpé, ni jugé, ni condamné.

Il a été enterré au cimetière catholique de Bellu.

Ioan Bălan est un des sept évêques roumains reconnus martyrs et béatifiés en juin 2019, par le pape François lui-même, lors de son voyage apostolique en Roumanie.

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 09:34

Ioan Suciu

1899-1953

 

Ioan Suciu naquit le 4 décembre 1907 à Blaj (Roumanie), de Vasile et Maria.

Il fréquenta la faculté de Blaj puis, en 1925, vint à Rome, d’abord à l’institut Saint-Athanase, puis à l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin (l’Angelicum) où il obtint le doctorat de Théologie.

Ordonné prêtre en 1931 et sacré évêque en 1940, il fut évêque auxiliaire d’Oradea-Mare, puis administrateur apostolique de Blaj.

Son  intense activité pastorale (et sportive) auprès des jeunes et particulièrement des Roms de la périphérie de Blaj, lui valut d’être appelé l’apôtre des jeunes.

Quand le régime communiste s’installa dans le pays, Ioan Suciu et tous les évêques catholiques furent invités à se rallier à l’église orthodoxe de Roumanie : c’était leur demander de rompre avec Rome et le pape. Sept évêques refusèrent et furent pour ce motif mis en prison et soumis à d’infâmes traitements.

Mgr Suciu se déclara ouvertement opposé au gouvernement communiste et fut emprisonné en 1948 : on lui imposa des interrogatoires interminables pendant dix-sept mois.

Relégué dans la prison de Sighetu Marmației, il y mourut de faim le 27 juin 1953.

Comble du  mépris : il fut enterré dans le cimetière des pauvres et l’on n’a jamais pu retrouver sa tombe.

Ioan Suciu est un des sept évêques roumains reconnus martyrs et béatifiés en juin 2019, par le pape François lui-même, lors de son voyage apostolique en Roumanie.

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 19:08

Isidro Alonso Peña
1859-1936

Né le 15 mai 1859 à Zumel (Burgos) en la fête de s.Isidore, il en reçut le nom au Baptême le lendemain. Ses parents s’appelaient Anselmo et Leandra.

Il entra comme Frère dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) et émit la profession en 1880.

On l’envoya à Sigüenza (Guadalajara), Teruel et Madrid, à la maison provinciale puis à celle de la rue Lope de Vega, enfin à Valdemoro.

On va voir avec quelle méchanceté on maltraita ce bon vieillard de soixante-dix-sept ans. La maison de Valdemoro fut prise d’assaut par les révolutionnaires le 26 juillet 1936 et tous les Religieux mis dehors ; ce n’est que sur l’intervention d’un gradé qu’on ne les massacra pas immédiatement sur la place publique. Le groupe auquel appartenait le Frère fut orienté vers la gare, qui se trouvait à plus d’un kilomètre de là ; on marcha sous le soleil brûlant. On les emmena à Getafe (Madrid), dans le collège des Piaristes réquisitionné comme prison. Puis ce fut une autre prison, et ainsi de suite jusqu’à celle de Ventas le 29 juillet.

Le Frère souffrait en silence, humblement, et cette situation dura quatre mois et demi. Sa santé se détériora progressivement et il mourut à l’infirmerie, le 14 décembre 1936.

Reconnu comme martyr et béatifié en 2017, Isidro Alonso Peña sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 décembre.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 22:39

Isidre Costa Hons
1909-1936

Né le 5 janvier 1909 à Taradell (Barcelone) et baptisé trois jours plus tard, il était le fils de Juan et Dolores.

Il apprit les métiers d’électricien et de boulanger. Il fut garçon domestique dans des maisons des Pères Clarétains (La Roca et El Vivet), jusqu’au jour où il demanda à être admis lui-même au noviciat.

Il fut admis au noviciat de Vic en 1930 et fit la profession en 1931.

En 1932, on l’envoya à Solsona comme aide-cuisinier ; en 1934, à Cervera, avec un saut à La Selva del Campo ; en 1936, on l’envoya comme aide-cuisinier à Vic.

Le 21 juillet 1936, il fallut évacuer la maison et le frère Isidre se réfugia à El Vivet, puis à La Roca, dont il avait de si bons souvenirs. Comme ancien travailleur, Isidre avait un sauf-conduit en règle et pouvait se déplacer assez facilement ; il en profitait pour venir à Vic, à Barcelone ; on lui demanda d’aller jusqu’à La Selva del Campo, pour prendre des informations sur le sort des Confrères qui s’y trouvaient. Il apprit ainsi la mort de Jaime Franch, fils du propriétaire d’El Vivet. 

Encouragé par ces expériences, il demanda à son Supérieur l’autorisation d’aller jusqu’à Mas Claret. On lui exprimait des réserves, mais il partit le 8 novembre. Le 9, il s’arrêta à Vergos, où on le soupçonna déjà d’être un des Religieux de Mas Claret. Le 10, la famille où il s’était arrêté, chercha à le prévenir qu’à Cervera, les miliciens ne tenaient pas compte des laisser-passer et qu’il risquait gros. La réponse du Frère restait catégorique : Je m’en moque si je suis arrêté. Si je meurs, je meurs pour Dieu ! Le 11 il se mit en marche.

A Mas Claret, les «gardiens» n’étaient pas convaincus ; ils usèrent de l’épreuve classique pour révéler les Religieux : le faire blasphémer. Ayant refusé, Isidre fut fusillé sur place, à treize heures. Juste avant de mourir, il dit aux bourreaux : Je vous pardonne, pour l’amour de Dieu, je vous pardonne tout.

Martyrisé le 11 novembre 1936 à Mas Claret et béatifié en 2017, Isidre Costa Hons sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 11 novembre.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 21:17

Ismael Tajadura Marcos

1902-1936

 

Il naquit le 17 juin 1902 à Las Quintanillas (Burgos, Espagne) et fut baptisé trois jours plus tard. Il reçut la Confirmation en 1904.

En 1918, il entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens, prit le nom de Estanislao Kostka et fit la profession en 1919.

Sa sensibilité envers les malades et son esprit de service lui valurent d’être chargé de l’infirmerie.

En juillet 1936, les miliciens prirent d’assaut la maison de Barcelone, et Ismael réussit d’abord à s’enfuir chez des amis. Peu après, on l’arrêta une première fois, mais on le laissa en liberté.

Pensant pouvoir encore rendre service, Ismael s’engagea dans l’armée. On l’envoya sur le front près de Teruel, mais, reconnu, il fut arrêté, accusé d’espionnage et condamné à mort.

Il reçut la palme du martyre en la localité Alcañiz (Teruel), le 18 septembre 1936.

Ismael Tajadura Marcos, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 18 septembre.

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