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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 11:27

Kim No-sa Rosa

(Gim No-sa Rosa)

1783-1839

 

Rosa était née vers 1783 à Seoul (Corée S).

Veuve, elle embrassa le catholicisme avec une joie non dissimulée, qu'elle montrait à tous, en particulier à ses proches.

On vint brusquement l'arrêter chez elle en décembre 1838, et on l'emmena en prison ; elle ne montra pas d'inquiétude : elle invoquait les noms de Jésus et de Marie, et restait tout-à-fait tranquille. Elle resta en prison plusieurs mois.

Le chef de la police la menaça un jour en lui montrant les instruments de torture. Voici le dialogue :

  

- On va te briser tous les os, à moins que tu renies Dieu et que tu nous donnes les noms des autres Catholiques.

- Je ne peux pas faire ça.

- Et pourquoi ?

- Dieu est le Créateur de tous les hommes. Nous commettons un péché en le reniant et en faisant du mal aux autres. Il est inutile de me demander de telles choses. Je suis déterminée à mourir pour Dieu.

- Le roi interdit ta religion.

- Dieu est plus haut que le roi.

Le chef de police tortura durement Rosa, qui ne céda pas un moment.

Condamnée à mort, elle fut mise en prison, où elle rejoignit les autres femmes catholiques qui s'y trouvaient déjà, arrêtées durant le mois de mars 1839.

Kim No-sa Rosa fut décapitée au-delà de la Porte Etroite Ouest, le 20 juillet 1839, avec sept autres Catholiques. Elle avait cinquante-six ans.

Les Martyrs coréens de cette période ont été béatifiés en 1925 et canonisés en 1984. Ils ont leur fête commune le 20 septembre.

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 11:24

Kim Sŏng-im Martha

(Kim Syeng-im Mareuta)

1786-1839

 

Mareuta (Martha) était née à Pupyeong (Gyeonggi-do, Corée S).

Elle avait divorcé de son premier mari et s'était remariée avec un prétendu diseur de bonne aventure.

Elle connut le Catholicisme et commença à le pratiquer. Après la mort de son deuxième mari, elle vécut dans la maison d'autres Catholiques, qu'elle aidait de son mieux pour compenser l'hospitalité qu'elle en recevait. Cette dépendance la peinait un peu, mais elle resta fidèle dans son attitude et dans la foi en Dieu.

Un jour qu'elle se trouvait avec Yi Magdalena, Yi Theresa et Kim Lucia, la conversation arriva sur la persécution, les courageux martyrs et le bonheur du Ciel. Toutes quatre, transportées par ces pieuses pensées, eurent l'idée de se livrer à la police, pour partager les souffrances et le sacrifice du Christ et obtenir ainsi le martyre.

On leur avait bien appris que s'offrir ainsi spontanément à la mort n'était pas régulier ; mais on pouvait admettre que Dieu inspirât une telle résolution dans des circonstances bien spéciales, par exemple pour échapper à une situation encore plus grave (viol, peur d'apostasier à cause de la torture, peur d'être aveuglé(e) par des interrogatoires trop pointus et de donner sans le vouloir quelque information grave...). Dans ces cas-là, on admettra qu'il ne s'agit pas de suicide, mais d'un don total de tout l'être à Dieu, y compris la vie naturelle, pour ne pas céder au Mal et être plus sûrement uni à Dieu dans la Vérité.

Il y a d'ailleurs des cas analogues dans l'histoire des premiers Chrétiens, comme par exemple sainte Apolline ou sainte Aurélie.

Ces quatre pieuses femmes, donc, sur la fin de mars ou au début d'avril 1839, se rendirent tout simplement au poste de police et demandèrent à être mises en prison, du fait qu'elles étaient catholiques. Au policier éberlué et incrédule, elles montrèrent leur chapelet. Le policier les attacha et les jeta en prison. On imaginera facilement les tortures qu'elles eurent ensuite à subir.

Martha fut interrogée ainsi :

- Tu crois que la religion catholique est la vraie religion ?

- Bien sûr, que je le crois. Sinon, nous ne serions pas ici.

- Renie Dieu.

- Nous ne pouvons jamais renier Dieu, dussions-nous mourir.

- Tu n'as pas peur des tortures ?

- Tu perds ton temps à vouloir nous faire renier Dieu. Nous nous sommes présentées nous-mêmes pour l'amour de Dieu. Comment le renier maintenant ? Nous mourrons si c'est requis par la loi du pays, mais nous ne pouvons jamais renier Dieu.

Les tortures reprirent et se répétèrent. Les courageuses femmes furent présentées à la Haute cour où on les interrogea à nouveau. Mêmes questions, mêmes réponses.

Le chef de la police les tortura encore plus durement, du fait qu'elles s'étaient rendues spontanément, mais elles ne faiblirent pas. Finalement elles furent condamnées à mort.

Martha et ses trois Compagnes, ainsi que quatre autres (trois femmes et un homme) furent décapités, comme Kim No-sa Rosa, le 20 juillet 1839. Martha avait cinquante-trois ans.

Comme ses Compagnes, Martha fut béatifiée en 1925, canonisée en 1968. Leur fête commune est au 20 septembre.

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 22:37

Kim A-gi Agatha

(Gim A-gi Agata)

1787-1839

 

Née en 1787 à Seoul, Agatha était de famille païenne ; elle épousa un mari qui l'entraîna pendant longtemps dans des pratiques superstitieuses, qu'elle finit par abandonner et brûler grâce aux bons conseils de sa sœur aînée, qui était catholique.

Agatha avait peu de mémoire et ne pouvait retenir les prières du matin et du soir.

Durant l'interrogatoire, elle déclara : Je ne connais rien d'autre que Jésus et Marie. J'aime mieux mourir que renier Jésus et Marie.

Elle fut durement torturée, mais ne céda pas. Une fois en prison, les autres Catholiques la reçurent joyeusement : Bienvenue, Agatha, toi qui ne connais que Jésus et Marie ! Ils lui enseignèrent les principales vérités de la Foi et la baptisèrent.

Elle endura encore d'autres tortures, courageusement et sans plier. Le motif de sa condamnation à mort était, comme pour Kim Magdalena, qu'elle professait l'hérésie catholique, qu'elle lisait des livres chrétiens et qu'elle avait des images pieuses.

Le vendredi 24 mai 1839, elle fut décapitée avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Elle avait cinquante-trois ans.

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 20:34

Kim Ŏb-i Magdalena

(Gim Eob-i Magdallena)

1774-1839

 

Née en 1774 à Seoul, elle désirait rester vierge, mais fut forcée de se marier par ses parents. Après avoir perdu son mari et ses enfants, elle vécut à Seoul avec sa mère, dont elle supporta avec patience le tempérament difficile.

Après la mort de celle-ci, Magdalena continua d'enseigner le catéchisme aux enfants et à baptiser les enfants païens en danger de mort.

Elle montra un cran remarquable durant les interrogatoires et les tortures : pendant qu'on torturait sa compagne Han Barbara, elle n'hésitait pas à expliquer au chef de police les points importants de la doctrine chrétienne.

D'après les notes de la police, Magdalena fut condamnée à mort pour trois motifs : elle lisait des livres chrétiens, elle possédait des images saintes, elle croyait en l'hérésie catholique.

Le vendredi 24 mai 1839, elle fut décapitée avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Elle avait presque soixante-six ans.

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 16:12

Kwŏn Chin-i Agatha

(Gweon Ji-i Agata)

1819-1840

 

Agatha était la fille d'un fonctionnaire ; sa mère, catholique, était Han Yŏng-i Magdalena (ou Han Yeong-i Magdallena), future martyre.

Elle se maria (ou on la maria) lorsqu'elle n'avait que douze ou treize ans, avec un homme beaucoup trop pauvre pour s'acheter une maison à lui, de sorte qu'après la cérémonie du mariage, Agatha resta chez un parent.

Elle trouva un petit travail en faisant le ménage chez un prêtre chinois. Ce dernier se prit d'affection pour cette petite femme. Agatha lui dit qu'elle désirait rester vierge et le prêtre fit déclarer nul son mariage. Par la suite, le prêtre et Agatha partagèrent une amitié dangereuse, qui finit par scandaliser la communauté chrétienne. Après plusieurs mois de cette conduite, l'évêque admonesta Agatha et l'engagea à mettre fin à ce comportement. Obéissante, et fortement attachée au Christ, Agatha prit une sage décision.

Elle revint chez sa mère et mena désormais une vie édifiante de prière et de repentir. Elle pensait que seul le martyre pouvait la remettre pleinement dans l'amitité de Dieu.

Elle reçut cette autre Agatha (Yi Kyŏng-i), qui avait dû quitter son « mari » sur le conseil de l'évêque.

Agatha fut arrêtée une première fois avec sa compagne, le 17 juillet 1839, avec une autre jeune fille. Celui qui les avait dénoncées arriva et prétendit séduire notre Agatha, qui ne répondit pas à ses avances.

Touchés par la jeunesse et la beauté des jeunes femmes, les policiers les laissèrent partir, de sorte qu'elles furent un temps hors de portée de leur dénonciateur et tentateur. Mais les policiers furent punis pour leur « lâcheté ».

Les trois jeunes femmes se cachèrent dans une maison de Catholiques à Séoul, mais la jeune fille, arrêtée, révéla leur cachette.

Les deux Agatha furent arrêtées une deuxième fois, et remises en prison. On les tortura, on les frappa, mais elles ne renièrent pas leur foi.

Agatha revit sa mère, en prison, où elles eurent leur dernière conversation avant d'être immolées, la mère le 29 décembre 1839, Agatha un mois plus tard.

Les témoins affirmèrent qu'Agatha versa davantage de larmes et répandit davantage de parfum odorant, que Marie Magdeleine à l'époque de Jésus.

Finalement, on conduisit les deux Agatha au lieu-dit Tangkogae, près de Séoul, où elles furent décapitées, le 31 janvier 1840.

Elles furent béatifiées en 1925 et canonisées en 1984.

 

 

 

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 18:48

Kallistos de Nicée
4e siècle

Voir la notice Theodota de Nicée et ses trois Fils

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 22:21

Kallinikos de Gangres

† 4e siècle

 

Voici comment les Grecs présentent la vie de Kallinikos.

Sa famille était fort aisée. Lui-même reçut une formation très poussée et devint orateur.

Il reçut la grâce de la conversion, et se mit à prêcher avec ardeur dans la ville de Gangres (Paphlagonie, auj. Çankırı, Turquie CN), puis alentour, enfin à Ancyre (Galatie, act. Ankara, Turquie NW).

C’est là qu’il fut arrêté et soumis à la torture ; mais il n’en trouvait que plus d’ardeur à parler au gouverneur. Ce dernier, jugeant compromettant pour lui de le faire mourir à Ancyre, le fit reconduire à Gangres avec une troupe de soldats. En route, il faisait si chaud que les soldats et leurs chevaux mouraient de soif, tandis que Kallinikos n’en éprouvait rien. Les soldats le supplièrent : Kallinikos pria et fit jaillir une source. Les soldats, convertis, l’accompagnèrent jusqu’à Gangres, mais ne voulaient pas le tuer.

Kallinikos leur imposa d’exécuter l’ordre reçu : aussi bien, il était prêt à quitter cette courte vie pour entrer dans la vie éternelle.

Saint Kallinikos de Gangres est commémoré le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 18:32

Kyrillos d’Antioche

† 306

 

Ce Kyrillos (Cyrille) est beaucoup moins connu que ses homonymes d’Alexandrie ou Jérusalem.

Kyrillos fut évêque d’Antioche de Syrie (auj. Antakya) pendant une trentaine d’année, à partir de 272 au moins, période qui demeura, somme toutes, assez calme.

Mais au début de la persécution de 303, il semble que Kyrillos ait été arrêté et exilé en Pannonie (act. Serbie), et qu’un successeur lui ait été donné en la personne de Tyrannos.

Après trois années de captivité et, certainement, de mauvais traitements, Kyrillos mourut dans sa prison, vers 306.

Saint Kyrillos d’Antioche est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:12

Kyndeas à Axiopolis

† 303

 

Se reporter à la notice Axiopolis (Martyrs en 303)

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:10

Kyrillos à Axiopolis

† 303

 

Se reporter à la notice Axiopolis (Martyrs en 303)

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