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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 15:12

Ovidio Bravo Porras

1908-1936

 

Ovidio Bravo Porras naquit le 13 avril 1908 à Fuenteandrino (Palencia, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession comme frère convers.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il reçut la grâce du martyre à El Picado (Almagro, Ciudad Real), le 14 août 1936.

Ovidio Bravo Porras devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 14 août.

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:32

Olinto Marella

1882-1969

 

Olinto Marella naquit le 4 juin 1882 à Pellestrina (Venise, Italie NE), deuxième des trois enfants d’un père médecin, Luigi, et d’une mère institutrice, Carolina de’ Bei.

Le papa mourut en 1892 et un des frères d’Olinto, Ugo, mourut aussi, en 1902. L’autre frère s’appelait Tullio.

En 1896, Olinto entra au séminaire et, une fois ordonné prêtre (1904), poursuivit des études universitaires à l’Apollinaire de Rome : là, il se lia d’amitié avec un certain Angelo Roncalli, futur Jean XXIII, et fut reçu au doctorat en Théologie et en Philosophie.

Il fut nommé professeur au séminaire de Chioggia. Simultanément, il se préoccupa de la trop importante population analphabète italienne, et créa le Ricreatorio popolare (Récréation Populaire) ainsi qu’une école maternelle a Pellestrina.

Son style était nouveau et tranchait avec certaines idées reçues ; et puis, il eut l’audace de recevoir chez lui un prêtre récemment condamné pour modernisme, Romolo Murri, comme s’il n’était pas permis de rester charitable même (et surtout) avec un condamné. Certains prêtres, jaloux de son influence, ne se gênèrent pas pour l’accuser à son tour de modernisme, ce qui eut pour conséquence que don Olinto fut exclu du clergé en 1909, suspendu a divinis et, dirait-on aujourd’hui, mis au chômage. Les hommes d’Eglise, qui prêchent la charité, sont parfois impitoyables dans leurs sentences.

On ne peut imaginer la douleur qu’éprouve un prêtre que l’on prive de son état sacerdotal : c’est un peu comme interdire à un père en bonne santé d’avoir des enfants. Et pour Olinto, cette peine dura pendant seize année.

Que fit don Marella ? Il se soumit humblement, quitta son diocèse et erra dans diverses villes du pays, pour enseigner la philosophie. En 1916, il obtint le doctorat en Histoire de la Philosophie ainsi que l’aptitude à enseigner, qu’il mit à profit à Treviso, Messina, Pola, Rieti, Padoue.

Pendant tout ce temps, notre victime ne critiqua jamais l’Eglise. Il s’occupa des pauvres de diverses façons, édifiant par sa conduite et son zèle. Enfin en 1925, le Cardinal Giovanni Battista Nasalli Rocca di Corneliano, nouvel archevêque de Bologne, s’émut de cette situation anormale et s’employa à réhabiliter le pauvre prêtre. Ressuscité, don Olinto reprit et élargit son activité dans les milieux défavorisés.

En 1934, il fonda le Pieux Groupe d’Assistance religieuse dans les Agglomérations des plus pauvres.

En 1941, il fonda une association de tertiaires franciscains «Pro infantia et iuventute».

Pendant la guerre, il sauva la vie à un groupe de Juifs, cacha chez lui une trentaine de militaires destinés à la déportation, sauva un père de famille qui était déjà devant le peloton d’exécution, ainsi qu’une religieuse arrêtée par les Nazis.

Après cette guerre atroce, il créa en 1948 la Città dei Ragazzi (Cité des Garçons), pour accueillir des gamins des rues, des orphelins, pour lesquels il passait des heures dans les rues de Bologne à mendier.

Des confrères le critiquèrent encore, même le Saint-Office du Vatican demandait chaque année au diocèse de Bologne un rapport écrit sur les activités de don Olinto.

En même temps, beaucoup de volontaires s’offrirent pour l’aider. Un second refuge s’ouvrit en 1954 à San Lazzaro di Savena, et encore un Village artisanal et une Maison de la Charité.

Don Olinto savait aussi éclairer les esprits, et l’on note parmi ses dirigés Gianna Beretta Molla et Maria Bolognesi (v. 28 avril et 30 janvier).

C’est dans cette maison de San Lazzaro di Savena qu’il s’éteignit, le 6 septembre 1969.

Son œuvre continue, à Bologne, avec beaucoup de volontaires qui sont là pour accueillir tout un monde de personnes en difficulté : drogués, migrants, filles-mères, jeunes sans travail.

Suite à la reconnaissance d’un miracle, don Olinto Marella pourrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 6 septembre.

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 20:47

Olga Pérez-Monteserín Núñez

1913-1936

 

Voir la notice María Pilar Gullón Yturriaga

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 20:44

Octavia Iglesias Blanco

1894-1936

 

Voir la notice María Pilar Gullón Yturriaga

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 22:01

Odette Prévost

1932-1995

 

Née le 17 juillet 1932 à Oger (Marne), Odette Prévost voulait être institutrice.

Elle enseigna pendant trois ans, entre 1950 et 1953.

En 1953, elle entra chez les Petites Sœurs du Sacré-Cœur, la famille religieuse fondée par le b. Charles de Foucauld (v. 1er décembre).

En 1958, elle fut envoyée au Maroc ; puis elle revint à Argenteuil, pour travailler (c’est-à-dire pour témoigner) en milieu maghrébin.

En 1959, ce fut la profession perpétuelle.

En 1968, l’année «difficile» en France, elle commença une grande aventure missionnaire en Alger. Là-bas, elle mit tout son zèle pour rencontrer la population d’un quartier pauvre d’Alger, pour aider tous les jeunes dans leurs études. On la disait douée intellectuellement, très pédagogue et généreuse.

Le 10 novembre 1995, elle attendait avec une Consœur la voiture qui devait les conduire à la Messe, lorsqu’un individu s’approcha et tira à bout portant sur les deux Religieuses. Odette fut tuée sur le coup.

L’autre Sœur, grièvement blessée, devait rester toute sa vie très marquée par cet attentat, moralement et physiquement.

Sœur Odette reçut ainsi la palme du martyre ; le 10 novembre sera le dies natalis où elle sera mentionnée au Martyrologe.

Elle fut béatifiée en 2018.

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 21:41

Onésimo Agorreta Zabaleta
1916-1936

Né le 16 février 1916 à Ujué (Navarre), il était l’aîné des trois enfants de Julián et Francisca, qui le firent baptiser deux jours après et confirmer la même année. Les deux autres enfants étaient Josefa et Cándido, leur père était ouvrier.

Onésimo fit ses Humanités à Alagón puis Cervera de 1927 à 1931 ; après le noviciat à Vic, il fit la profession (1932) et partit à Solsona pour la philosophie. Onésimo avait un don pour apprendre les langues. En 1935, il rejoignit Cervera pour la théologie.

Ses études furent dramatiquement interrompues par les événements politiques de 1936.

Pour les détails connus sur le martyre des quatorze Postulants de Cervera, se référer à la notice de Manuel Jové Bonet

A vingt ans, il fut martyrisé le 26 juillet 1936 à Lleida. Béatifié en 2017, le bienheureux Onésimo Agorreta Zabaleta sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 juillet.

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 06:07

Óscar Romero y Galdámez

1917-1980

 

Óscar Arnulfo naquit en la fête de l’Assomption, le 15 août 1917, à Ciudad Barrios (Salvador), deuxième des sept enfants (cinq garçons et deux filles) de Santos Romero et Guadalupe de Jésus Galdámez. Santos travaillait à la poste.

L’enfant fut baptisé en 1919.

Le pays de Salvador était alors l’objet de luttes intestines ; 40% du pays était sous le contrôle de treize familles ; l’Eglise était persécutée ; fréquents les assassinats. La vie d’Óscar fut sans cesse marquée par les incidents politiques.

En 1929, Óscar devint apprenti menuisier et, deux plus tard, entra au séminaire des pères Clarétains, contre l’avis de son père. En 1937, il entra au séminaire national de San Salvador, dirigé par les Jésuites, qui l’envoyèrent les achever à l’Université Grégorienne de Rome. Il sera ordonné prêtre en 1942.

Il était en train de préparer le doctorat en théologie lorsqu’en 1943 son évêque le fit quitter l’Italie fasciste pour rentrer au Salvador. Le voyage passait par l’Espagne et par Cuba : à Cuba, il fut arrêté parce que sa provenance d’Italie le rendait suspect. C’est son état de santé qui lui valut la libération, le passage à Mexico et l’arrivée au Salvador.

Pendant vingt années, il fut très actif comme curé à Abamoros, comme aumônier de groupes d’Action Catholique (entre autres les Alcooliques Anonymes) ; il diffusera la dévotion à la Vierge de la Paix, participera à la construction de la cathédrale, et finira comme recteur du séminaire de San Salvador.

En 1966, il fut nommé secrétaire de la toute jeune conférence épiscopale salvadorienne et deviendra directeur du journal Orientación, qu’on disait de ligne conservatrice et traditionaliste.

En 1970, il fut nommé évêque auxiliaire de San Salvador, en 1974 évêque de Santiago de María, et en 1977 archevêque de San Salvador.

L’archevêque jouissait d’une réputation de «conservateur», ayant condamné la théologie de la libération et soutenant le fondateur de l’Opus Dei, Josemaría Escrivá de Balaguer (v. 26 juin). Mais en 1977, un escadron de la mort assassina le père jésuite Rutilio Grande (v. 12 mars), ami de l’archevêque ; celui-ci demanda en vain une enquête officielle et sérieuse, qui n’arriva jamais.

Désormais, il dénonça ouvertement le climat de persécution de son pays, les assassinats et les actes de tortures ; il en avertit le pape, le président des Etats-Unis. Mgr Romero devenait ainsi l’ennemi privilégié du gouvernement révolutionnaire et de l’oligarchie salvadorienne, en même temps qu’il devenait célèbre à l’étranger : il fut nommé docteur honoraire de l’université de Louvain.

Le 23 mars 1980, durant l’homélie dans la cathédrale, il osa proclamer : Un soldat n’est pas obligé d’obéir à un ordre qui va contre la loi de Dieu. Une loi immorale, personne ne doit la respecter… Au nom de Dieu, au nom de ce peuple souffrant… je vous prie, je vous supplie, je vous l’ordonne, au nom de Dieu : Arrêtez la répression !

Le lendemain, pendant qu’il célébrait la messe à l’hôpital, une balle atteignit l’Archevêque, qui mourut quelques instants après, le 24 mars 1980, veille de l’Annonciation.

Lors des funérailles, une bombe éclata, il y eut des coups de feu, provoquant une panique terrible : on releva une soixantaine de morts.

L’enquête officielle n’aboutit jamais, mais le gouvernement salvadorien a reconnu que le meurtre de Mgr Romero avait été planifié avec la protection de personnalités de l’Etat.

L’Eglise anglicane a fait représenter Mgr Romero parmi les Dix Martyrs du 20e siècle à l’abbaye de Westminster (Londres), dont les plus connus sont Maximilien Kolbe (v. 14 août), Elisabeth de Hesse-Darmstadt (Grande Duchesse de Russie), Martin Luther King, Dietrich Bonhœffer.

Mgr Romero, officiellement reconnu martyr par l’Eglise, a été béatifié en 2015 et canonisé en 2018.

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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 03:36

Orestes d’Arménie
303

Lire la notice Eustratios, Auxentios, Eugenios, Mardarios, Orestes d’Arménie

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 23:12

Octavius, Solutor et Adventor de Turin
4. siècle

Ces trois Martyrs auraient été des soldats de la fameuse Légion Thébéenne (v. 22 septembre). 
Ils auraient échappé au massacre et se seraient enfuis.
Rejoints à Turin, Octavius et Adventor furent tués par le glaive ; Solutor fut blessé d’un coup de lance mais, plus jeune et plus rapide, alla sa cacher dans une carrière de sable. Dénoncé par un enfant, il fut décapité sur les bords de la Dora Riparia, un petit cours d’eau piémontais ; le corps fut jeté au milieu d’un marais - qui s’assécha instantanément.
Les choses pourraient s’arrêter ici, mais un incident presque cocasse s’y ajoute : une pieuse femme réussit à tromper les poursuivants ; les ayant reçus chez elle, elle leur servit tant à boire qu’enivrés, ils finirent par raconter où étaient leurs victimes. La femme alla les retrouver pour leur faire donner une sépulture honorable.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Octavius, Solutor et Adventor de Turin au 20 novembre.

 

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 23:03

Orestes de Tyane
3.-4. siècles

D’après une Passio que les doctes jugent sans valeur, Orestes était un médecin résidant à Tyane (Cappadoce, act. près de Kemerhisar, Turquie CS).
On dénonça bientôt à Dioclétien qu’Orestes détournait les gens du culte des dieux païens. L’empereur se le fit amener et chercha à le faire apostasier devant le temple, en vain. Il le fit flageller très violemment, au point que les intestins pendaient à terre ; puis Orestes eut le dos brûlé avec des lames rougies au feu et on arrosa les plaies avec du sel et du vinaigre. Orestes eut encore la force de souffler sur la statue de l’idole, qui s’effondra ainsi que le temple.
On mit le médecin martyr dans un cachot pendant huit jours, puis on lui perça les pieds et le côté avec des clous ; enfin, on l’attacha à un cheval indompté, qui le traîna pendant vingt-quatre milles, environ trente-cinq de nos kilomètres.
Epuisé et écorché vif, Orestes rendit l’âme. On jeta son corps dans le fleuve, d’où un mystérieux personnage lumineux vint le sortir.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Orestes de Tyane au 10 novembre.

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