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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 15:27

Tomás Ramírez Caba

1934-1980

 

Tomás Ramírez Caba naquit le 30 décembre 1934 à Chajul (Quiché, Guatemala)

Père de famille chrétien, il était aussi sacristain de la paroisse de Chajul, comme Domingo del Barrio Batz (v. 4 juin).

Il fut assassiné pour sa foi à Chajul, le 6 septembre 1980.

Tomás Ramírez Caba devrait être béatifié en 2020, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 6 septembre.

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 10:36

Tit Liviu Chinezu

1904-1955

 

Tit Liviu Chinezu naquit le 22 juin 1904 à Huduc (Mureş, Roumanie), d’un père qui était lui-même prêtre, comme cela arrive dans le rite gréco-catholique.

En 1925, Tit Liviu vint à l’institut Saint-Athanase de Rome, puis à l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin (l’Angelicum) où il obtint le doctorat de Théologie en 1930.

Il fut ordonné prêtre en janvier 1930 et, en 1931, de retour en Roumanie, il fut professeur à l’Ecole Normale de Blaj, puis, en 1937, à l’Académie de Théologie.

En  1947, il fut nommé archiprêtre (ou doyen) de Bucarest.

On trouve ce détail qu’il fut lui-même arrêté en 1948, mais les précisions manquent terriblement.  Avec vingt-cinq autres prêtres, il aurait été mis en prison au monastère de Căldăruşani (transformé en prison).

C’est dans la prison qu’il reçut l’ordination épiscopale des mains d’autres évêques emprisonnés, dont Mgr Valeriu Traian Frențiu (v. 11 juillet), en décembre 1949. Il fut ainsi évêque titulaire de Regiana, et succéda à Mgr Aftenie sur le siège de Făgăraş et Alba Iulia.

On peut supposer que, étant plus jeune que d’autres, et n’ayant été ni accusé ni condamné, on espérait qu’il serait sorti de prison plus facilement et aurait pu ainsi gouverner le diocèse. Il n’en fut rien.

Relégué dans la prison de Sighet, il y souffrit intensément de faim et de froid.  Gravement malade, il devait être conduit à l’infirmerie mais, sous ce prétexte, on l’isola encore plus dans une chambre glacée, où il s’éteignit deux jours après, le 15 janvier 1955.

On le mit en terre sans cercueil, dans le cimetière des pauvres, où l’on n’a jamais retrouvé son corps.

Tit Liviu Chinezu est un des sept évêques roumains reconnus martyrs et béatifiés en juin 2019, par le pape François lui-même, lors de son voyage apostolique en Roumanie.

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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 20:59

Tomàs Planas Aguilera

1909-1936

 

Né le 17 avril 1909 à Barcelone, Tomàs fut baptisé et confirmé à des dates qu’on n’a pu retrouver, les registres ayant disparu dans les incendies des révolutionnaires.

Il entra chez les Clarétains de Vic pour faire ses Humanités et y obtint des notes si bonnes en toutes les matières qu’on lui décerna du Meritissimus Maior.

Il fit le noviciat à Cervera, la profession en 1926, passa à Solsona pour la philosophie, de nouveau à Cervera pour la théologie et y fut ordonné prêtre en 1934.

Homme aux talents multiples, Tomàs était aussi l’auteur d’un des chants les plus populaires en Catalogne en l’honneur d’Antonio María Claret (v. 24 octobre).

Il fut envoyé à Vic, puis Solsona comme professeur et, en 1936, avait été désigné pour aller compléter ses études à Rome. Il était parti, et s’était arrêté à Barcelone pour attendre un autre étudiant et voyager avec lui.

C’est alors que s’est déchaînée la fureur révolutionnaire. Le 19 juillet, il se réfugia chez son frère Juan. Le 26 août, à trois heures du matin, arrivèrent des miliciens pour un contrôle. On l’emmena, lui et tous ses papiers. On s’arrêta près du Cynodrome, où Tomàs rencontra son parent, Jaime Queralt, lui aussi prisonnier, avec lequel il s’entretint quelques minutes. Il était trois heures et demie.

Pendant toute la journée, les miliciens demandèrent à Tomàs des explications sur ses nombreux papiers ; Tomàs ne dissimula pas un instant qu’il était prêtre - l’unique raison de sa condamnation à mort. Vers dix-huit heures, le p.Tomàs se mit par-terre, vaincu par la fatigue. On l’appela vers vingt-et-une heures.

On ignore la suite, mais on la devine. On a supposé qu’il fut assassiné dans la nuit du 26 au 27, près de Sabadell, mais on n’a pas retrouvé son cadavre.

Son parent, lui, fut relâché le lendemain.

Martyrisé le 27 août 1936 et béatifié en 2017, Tomàs Planas Aguilera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 août.

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 22:48

Teodoro Gómez Cervero
1877-1936

Il naquit le 7 décembre 1877 à Deza (Soria) d’Agustín et María Antonia, qui le firent baptiser deux jours plus tard.

Il entra dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens), fit la profession en 1895 et fut ordonné prêtre le 1er juin 1901.

Trois mois plus tard, il partait pour La Havane (Cuba), où il devait rester vingt-cinq ans, au sein d’une population qu’il aimait beaucoup (et qui le lui rendait), se déplaçant à cheval ou à pied pour rejoindre toute la population dans leurs habitations (Bohíos).

En 1926, il revint en Espagne et fut assigné à la communauté de Valdemoro (Madrid).

En août 1936, il fut arrêté et conduit à la Direction Générale de Sécurité de Madrid puis, le lendemain, à la prison de Ventas, où le rejoignirent deux jours plus tard les autres Confrères de Valdemoro.

Durant les trois mois où il fut dans la prison, le p.Teodoro s’efforçait de faire passer le temps agréablement en racontant ses nombreuses expériences de Cuba.

En novembre, la santé du Père s’altéra notablement. Il devait couver une tuberculose depuis quelque temps, mais n’en parlait pas. Toutefois, le 12 novembre, on le transféra à l’infirmerie. Il était conscient de sa fin ; il se confessa mais ne put recevoir le Viatique ; il offrit sa vie pour l’Espagne et mourut le 16 novembre 1936.

On trouve parfois la date probablement erronée du 22 octobre 1936 pour la mort de ce Prêtre ; ajoutons que sa mort a été considérée comme un martyre, étant donné qu’il fut poursuivi et mis en prison par les ennemis de la Foi.

Béatifié en 2017, Teodoro Gómez Cervero sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 16 novembre.

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 22:07

Toribia Marticorena Sola
1882-1936

Née et baptisée le 27 avril 1882 à Murugarren (Navarre), Toribia était la troisième des six enfants de Santiago et Manuela. Le foyer vivait avec un unique et profond idéal chrétien.

Toribia entra au postulat des Filles de la Charité à l’hôpital de Viana et fit le noviciat à Madrid. Elle fit la profession en 1910 à Valladolid.

Elle fut envoyée en diverses localités : Grenade, León, Valladolid, Larache (hôpital militaire au Maroc), Barcelone (sanatorium de Besós).

Toribia était vive, pleine d’entrain ; quand un malade approchait de la dernière heure, elle laissait tout pour aller près de lui et le réconforter ; à l’approche de la guerre civile et de la persécution, elle répétait : Ils vont nous tuer, mais Dieu par-dessus tout !

Ce martyre commença le dimanche 19 juillet 1936. Des révolutionnaires firent irruption dans l’établissement et commencèrent par obliger les Religieuses à mettre des habits d’infirmières, ce qu’elles firent sans difficulté. Puis, on voulut leur imposer de s’enlever de la tête l’idée de Dieu,  ce qu’elles refusèrent, motif pour lequel elles furent renvoyées. Deux d’entre elles, Toribia et Dorinda, trouvèrent accueil chez le directeur du sanatorium, où elles s’occupèrent d’un petit bébé de treize mois.

Une ancienne domestique de la maison les dénonça. Il y eut une première perquisition au début d’octobre, où la maîtresse de maison chercha à les présenter comme cuisinière et nourrice. Mais au cours d’un long interogatoire, elles ne cachèrent pas leur état de Religieuses.

Le 24 octobre, sept à huit membres des FAI vinrent chercher Toribia et Dorinda, les firent monter chacune dans une voiture, bien gardées par des miliciens, et allèrent les fusiller vers midi le long de la route de la Rabassada. C’était la veille de la fête du Christ-Roi, qu’on célébrait alors au dernier dimanche d’octobre.

L’autopsie révéla qu’elle avait reçu six balles dans la tête, dont deux dans le front et une qui fractura la mâchoire inférieure.

Martyrisée le 24 octobre 1936 à Barcelone et béatifiée en 2017, Toribia Marticorena Sola sera mentionnée dans le Martyrologe Romain au 24 octobre.

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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 14:14

Tiburcio Arnáiz Muñoz

1865-1926

 

Né le 11 août 1865, Tiburcio avait sept ans de moins que sa sœur Gregoria ; leur père, un humble  tisserand, s’appelait Ezequiel ; la famille, bientôt privée de son chef (1870), vivait à Valladolid (Espagne).

Peu de temps après avoir commencé le séminaire, Tiburcio dut le continuer comme élève externe, en raison de sa pauvreté ; il vivait de ses services comme sacristain chez les Dominicaines.

Ordonné prêtre en 1890, il fut nommé en 1893 curé à Villanueva de Duero, tout en préparant son doctorat en théologie, qu’il obtint en 1896. C’est alors qu’il fut envoyé à Poyales del Hoyo.

La maman de Tiburcio mourut peu après cette nomination.

En 1902, Tiburcio se sentit appelé à une vie plus religieuse et entra au noviciat des Jésuites à Grenade ; ensuite, on l’envoya en 1909 en Murcie. De son côté, Gregoria entra chez les Dominicaines de Valladolid.

Etant déjà prêtre, Tiburcio n’eut qu’à «compléter» ses études et même enseigna, mais aussi il fut envoyé prêcher les Exercices spirituels de s.Ignace (v. 31 juillet) dans les environs de Grenade, où l’on commença à parler de lui comme d’un Saint. Tiburcio acheva toute sa formation ignatienne à Loyola, en 1911 : déjà il ne respirait que du zèle pour la conversion des âmes.

En 1911, Tiburcio fut envoyé à Málaga, où il eut à s’occuper des jeunes garçons, souvent déjà tombés  dans une vie de mensonge et de vol ; il ne s’attendait pas particulièrment à ce genre d’apostolat, mais son zèle pour ces garçons les transforma littéralement et les rendit amis du Christ. Eux, qui auraient pu tuer un prêtre, devinrent de bons Chrétiens.

Tiburcio fut confesseur dans une église, où sa sainte spiritualité lui attira bientôt une foule de pénitents. Il développa la dévotion au Sacré-Cœur et à l’Eucharistie.

Après un bref séjour à Cadix, il se dédia totalement à l’apostolat en milieu rural. Il fut ainsi le co-fondateur des Sœurs Missionnaires des Paroisses Rurales, avec María Isabel González del Valle Sarandeses ; leur apostolat fut très appuyé par l’évêque s. Manuel González García (v. 4 janvier).

Toute l’attention du père Tiburcio était de ranimer la foi des Chrétiens des campagnes, trop oubliés, trop laissés à eux-mêmes ; il alla à eux, prêcha, enseigna le catéchisme, s’occupa des enfants, encouragea les parents. Tout le monde aimait ce Père, qui aimait tant ses enfants.

En juin 1926, lors d’une prédication à l’occasion de la fête du Sacré-Cœur, il prit froid. Le Prêtre fut vaincu par une  broncho-pneumonie et s’éteignit le 18 juillet 1926, dix ans avant le début de la Guerre civile espagnole, que la Providence divine lui épargna.

Tiburcio Arnáiz Muñoz fut béatifié en 2018 et sera commémoré dans le Martyrologe le 18 juillet.

Le miracle reconnu pour cette béatification fut la guérison inexplicable et durable d’un malade tombé huit jours dans un coma profond après un arrêt cardio-vasculaire.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 18:02

Tomás Galipienzo Pelarda
1897-1936

Né et baptisé le 6 mars 1897 à Cascante (Navarre), il fut confirmé en 1898, selon la coutume de l’époque.

Son père, Valentín, mourut en 1901 ; sa mère, Margarita, éleva son garçon et sa sœur très chrétiennement. Tomás était un modèle à l’école et manifesta très tôt sa vocation au sacerdoce.

En jouant à la pelote, il se fit une fracture du bras gauche, dont on va reparler un peu plus tard.

Il entra au postulat des Pères clarétains de Barbastro en 1908, commença le noviciat en 1912 à Cervera, où il étudia la philosophie et la théologie.

Au conseil de révision en vue du service militaire, il fut totalement réformé à cause de son bras gauche, mais aussi de sa mauvaise vue.

Il reçut les Ordres à Alagón, où il acheva la théologie, et fut ordonné prêtre à Saragosse en 1921.

Après la première année, il fut nommé professeur de latin et de géographie pour les élèves d’Alagón. En 1923, il fut envoyé prêcher à Cartagena. De là, chaque semaine, il partait en train à Torre Nueva, chez la Marquise de Fuente González, pour célébrer la Messe et enseigner le catéchisme aux enfants. Cela lui valait chaque fois mille pesetas !

Tombé malade à Cartagena, il fut nommé à un climat meilleur, à Requena (1928) et fut envoyé au Congrès Marial de Séville en 1929. La communauté de Requena fut dissoute dès le printemps 1936 et le p.Tomás partit à Játiva, où il dut retirer l’Eucharistie de l’église pour la sauver de la profanation.

L’arrestation et le martyre du père Tomás relèvent de l’incroyable. Il fut arrêté au soir du 11 août et passé en «jugement». A minuit, on l’emmena avec deux autres prêtres à Alboraya, à quelques kilomètres de Valencia. Le père Tomás dit aux bourreaux : Tuez-moi de face, comme un homme. Ils éteignirent le moteur et mirent en marche leur mitraillette. Instinctivement, le Père se roula à terre, de sorte que, dans la nuit, les bourreaux ne virent pas que les balles lui passaient au-dessus ; ils tirèrent pendant une vingtaine de minutes, durant lesquelles le Père se faufila dans l’herbe et alla s’appuyer un peu plus loin, observant ce qui se passait : en rallumant le moteur, les bourreaux ne virent que deux cadavres, ne trouvèrent pas le père Tomás et finirent par décider de revenir au matin.

Le père Tomás rejoignit la première maison qu’il aperçut, mais il tomba sur un communiste, qui le dénonça sans tarder. Mais il eut encore le temps de se réfugier dans une maison plus accueillante où on le cacha de telle façon que les miliciens ne le découvrirent pas quand ils vinrent fouiller la maison. Finalement, il put gagner Valencia en train et se réfugier à une adresse qu’on lui avait proposée. Mais c’est là que les miliciens le retrouvèrent, le 18 août à midi. Conduit au Comité, il fut reconnu par l’un d’eux : Cette fois-ci, tu ne pourras pas t’échapper.

On le conduisit à la prison centrale de San Miguel ; il était absolument nu, sans chaussures, et tremblant de fièvre. Il y retrouva des amis, qui lui trouvèrent de quoi se couvrir.

Le 1. septembre à neuf heures du matin, on appela dix prisonniers, dont le père Tomás. On partit pour Paterna. Au moment de l’exécution, certains condamnés se mirent à courir et l’un d’eux put se sauver et raconter plus tard ce qu’il avait vécu. Le père Tomás, lui, fut abattu sur place.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Tomás Galipienzo Pelarda sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 21:57

Torcuato Pérez López

1881-1936

 

Né le 4 juin 1881 à Guadix (Grenade), il fut baptisé dans la paroisse Sainte-Anne, deux jours plus tard.

Après avoir fréquenté le séminaire, il fut ordonné prêtre en 1904.

Après plusieurs missions en paroisse, il fut nommé en 1908 Sacristain principal de la cathédrale de Guadix, à laquelle il consacra son petit héritage familial. La propreté et l’éclat du sanctuaire étaient son souci majeur. Au moment de la révolution de 1936, il tenait à dormir aux portes de la cathédrale pour être là au cas où le feu prendrait quelque part, car les révolutionnaires, déchaînés, incendiaient les églises, les chapelles, les monastères, les écoles, tout ce qu’ils trouvaient de «religieux».

Le 27 juillet 1936, il fut arrêté. On prétendait lui extorquer les «trésors» de la cathédrale. On lui fit souffrir mille mauvais traitements et on l’envoya à Almería. Il partagea ensuite le sort des deux évêques Diego Ventaja et Manuel Medina Olmos (v. leurs notices) avec beaucoup d’autres prêtres.

Don Torcuato est un des nombreux martyrs - parmis lesquels les deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Torcuato sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 08:47

Teófilo Casajús Alduán
1914-1936

Né le 4 novembre 1914 à Murchante (Navarre), il fut baptisé le lendemain et confirmé l’année suivante. Il était l’un des sept enfants de Jacinto, un menuisier-charpentier, et Agustina. Cette dernière avait déjà deux frères dans la congrégation des pères Clarétains. Teófilo était vif, intelligent.

Il commença ses Humanités chez les Clarétains à Alagón et Cervera ; outre ses dons pour l’étude, il en avait particulièrement pour la musique ; il fit le noviciat à Vic en 1930, la profession l’année suivante et passa à Solsona pour la philosophie et le début de la théologie. Il reçut en juin 1935 les premiers Ordres mineurs (portier et lecteur). Puis il alla à Cervera pour achever la théologie…

Il ne put l’achever, à cause de la guerre civile et de la persécution.

Pour les détails connus sur le martyre des quatorze Postulants de Cervera, se référer à la notice de Manuel Jové Bonet

Martyrisé le 26 juillet 1936 à Lleida, béatifié en 2017, le bienheureux Teófilo Casajús Alduán sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 juillet.

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 11:20

Tomás Valera González
1918-1938

Tomás était né le 7 octobre 1918 à Sorbas (Almería, Espagne SE), deuxième des six enfants de Horacio Valera Gutiérrez de Cabiedes et María Teresa González Crespo. Horacio était directeur des Postes de Sorbas.
Qui le baptisa, fut l’abbé Fernando González Ros, qui devait être martyrisé le 10 septembre 1936.
Tomás fit partie des enfants de chœur et, encore adolescent, des adorateurs nocturnes de l’Eucharistie. Il participa aussi à l’Action Catholique, peu de temps avant son arrestation.
Musicien dans l’âme, il fut clarinettiste dans l’harmonie municipale de son pays. C’était un garçon plein de vie, joyeux, boute-en-train.
Il passa son baccalauréat avec succès à seize ans.
Lors de la révolution de 1936, il s’opposa courageusement à ceux qui voulaient mettre le feu à l’église : Personne n’entrera dans l’église sans me passer dessus ! lança-t-il aux miliciens. Aussi fut-il arrêté, le 26 août 1936, mais vite relâché à cause de son jeune âge : il n’avait pas dix-huit ans !
Il tenta de se réfugier chez son oncle, mais il fut dénoncé par un compagnon de classe comme fascite dangereux qui sentait les cierges, crime odieux et condamnable ! Avec son oncle, Tomás fut arrêté et conduit à la prison El Ingenio d’Almería ; l’oncle devait mourir d’un ulcère à l’estomac.
Tomás, grand garçon de dix-huit ans avait encore la charité et la force, en prison, de partager avec d’autres prisonniers les bonnes choses que lui apportait sa mère. Lui il se privait, et s’il demandait à sa mère de lui apporter davantage à manger, c’était pour donner davantage aux compagnons de prison.
D’Almería on le transféra aux carrières de Turón le 3 mai 1938. 
Une dame qui rendait visite aux prisonniers, vit, sans le connaître, ce beau grand garçon qui était gêné à cause de son pantalon déchiré ; le lendemain, elle lui en apporta un neuf, et Tomás lui dit qu’il espérait pouvoir la remercier un jour, en lui révélant son nom. La dame put rencontrer la mère de Tomás et lui raconta l’épisode.
Le 20 mai 1938, on commanda à Tomás de creuser la fosse pour enterrer un compagnon, peut-être bien Rafaél García Torres, qui mourut le même jour. Alors que Tomás était debout dans la fosse, il reçut un violent coup sur la tête et tomba en criant encore : Vive le Christ Roi !
Martyrisé le 20 mai 1938 à Turón, Tomás n’avait pas vingt ans.
Il a été béatifié avec Rafaél García Torres, ainsi que l’abbé Fernando González Ros, en 2017.
Le nom du bienheureux Tomás Valera González sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 20 mai.

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