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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 10:51

Władysław Bukowiński

1904-1974

 

Władysław-Antonij Kiprijanovič Bukowiński naquit le 22 décembre 1904 à Berdyczów ; il était le frère aîné de Gustav et Irene, tous enfants du premier mariage de Jozef Cyprian Bukowiński, dont l’épouse, Jadwiga Scipio del Campo, mourut en 1918 ; ayant alors épousé en 1920 la sœur de cette dernière, Victoria, Jozef eut encore un fils, Zygmunt.

Cette famille était polonaise d’origine et, comme beaucoup de familles de ces régions, habitait dans la zone qui aujourd’hui est l’Ukraine, dans ce qui était l’Empire de Russie.

Władysław reçut le baptême le 26 décembre suivant sa naissance.

En 1912, on déménagea dans la ville polonaise d’Opatów. En 1914, Władysław revint en Ukraine, pour étudier à Kiev puis dans la région de Podolia ; en 1917, il fréquenta une école polonaise à Płoskirów (nom polonais de la ville ukrainienne de Khmelnytskyi) et, en 1920, fuyant l’avancée des Bolcheviks, la famille s’en vint dans la ville polonaise de Sandomierz.

En 1921, Władysław passa l’examen de terminale à Cracovie et entreprit des études de théologie. C’était un esprit supérieur qui savait mener de front plusieurs activités : il fréquenta également les cours de Droit à l’université ; il publia trois mémoires sur l’histoire de droit médiéval, dont deux furent récompensés par la faculté. De 1923 à 1925, Władysław suivit les cours de Sciences Politiques à la faculté de Droit et obtint son diplôme de doctorat.

En 1926, après une heureuse rencontre avec un ecclésiastique, il décida de commencer vraiment la théologie en vue du sacerdoce. Il fut ordonné prêtre en 1931.

De 1931 à 1935, il fut vicaire et catéchiste à Rabka, où il fonda le cercle Revival pour les étudiants. En 1935-1936, il fut vicaire et catéchiste à Sucha Beskidzka ; il fut ensuite à Łucka de 1936 à 1945.

Durant cette période, il travailla beaucoup aux côtés d’immigrants polonais, de prisonniers politiques ou criminels. Il enseigna la sociologie au Grand séminaire de 1936 à 1939, en même temps qu’il devenait le secrétaire général de l’Action Catholique à partir de 1938, directeur de l’Institut Supérieur de Sciences Religieuses et rédacteur en chef adjoint de La Vie Catholique.

Lors de la déclaration de guerre en 1939, l’évêque lui confia la pastorale de la cathédrale de Łuck, où l’on put remarquer et admirer sa grande intelligence, sa sérénité en face du danger, sa détermination à défendre la liberté de la religion.

En 1940, il fut arrêté par les agents du NKVD (la police secrète soviétique) et condamné à huit années de travaux forcés pour le crime d’être prêtre dans une zone contrôlée par le communisme. En 1941, les troupes germaniques envahirent l’Union Soviétique et la police soviétique voulut abattre les prisonniers ; mystérieusement, Władysław ne fut pas fusillé, et put reprendre sa place à Łuck ; là, il s’employa à cacher des enfants juifs chez des familles catholiques.

Survint une seconde arrestation en 1945, avec d’autres prêtres et l’évêque. On les expédia à Kovel puis Kiev, en les accusant de trahison ou d’espionnage en faveur du Vatican. En juin 1946, Władysław fut condamné à dix années de goulag, dans les mines de Karaganda (Kazakhstan) ; mais Władysław n’était pas abattu pour autant : dès qu’il le pouvait, il passait parmi les prisonniers pour les réconforter, pour donner l’absolution, pour donner l’Eucharistie - car il arrivait aussi à célébrer clandestinement.

En 1947, il fut transféré dans une autre prison, où il contracta une sévère pneumonie ; après une brève hospitalisation, il fut renvoyé en prison ; en 1950, nouveau transfert dans un autre camp. Władysław continuait son apostolat caché et efficace auprès des autres prisonniers, particulièrement des malades.

Presqu’au terme des dix années infligées, en 1954, il fut «libéré», mais affecté à la surveillance d’un chantier de construction à Karaganda ; en réalité, il était le premier prêtre à pénétrer dans ce lointain Kazakhstan communiste. Władysław s’organisa pour célébrer la Messe dans des maisons privées, tous rideaux bien fermés. Il devait se présenter chaque mois à la police locale pour pointer.

En 1955, on lui proposa de retourner en Pologne ; il préféra rester au Kazakhstan et devint même officiellement un citoyen soviétique. Il remit sa démission comme surveillant de chantier et ne s’occupa que de ses activités sacerdotales, même cachées.

En 1957, il vint en aide à un groupe de Polonais déportés à Alma-Ata, nouveau crime pour lequel il fut accusé d’activités illégales (il avait fait construire pour eux une chapelle !), et envoyé pour trois ans dans un camp de travail à Irkutsk. Il put revenir à Karaganda en 1962.

De 1963 à 1973, Władysław put voyager trois fois en Pologne : il fut reçu par l’archevêque Karol Wojtyła, futur pape s.Jean-Paul II. Très surveillé par les services secrets, il put faire une brève visite à sa famille, accomplit encore une mission en Tadjikistan, dut passer plusieurs mois d’hospitalisation et retourna au Kazakhstan en octobre 1974, très affaibli. Il célébra la Messe pour la dernière fois le 25 novembre et reçut les ultimes Sacrements.

Władysław avait cumulé plus de treize années de camp de concentration. Il s’éteignit à Karaganda, le 3 décembre 1974, ayant entre ses doigts le chapelet qu’il s’était confectionné avec des boulettes de pain.

Władysław Bukowiński fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 3 décembre.

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 09:47

Wenceslao Pedernera

1936-1976

 

Wenceslao Pedernera naquit à Los Jagüeles (La Calera, Argentine) le 28 septembre 1936, jour où l’on fête s.Wenceslas, dont il reçut le nom au baptême.

Ses études ne dépassèrent pas ce qui est pour nous le cours élémentaire, mais ce fut un travailleur, dans les vignobles d’un certain Gargantini, italien d’origine.

On le surnommait Wence ; en 1961, il rencontra Martha Ramona Cornejo, qu’il voudra épouser, mais pas à l’église, car il n’aimait pas ces prêtres qui ne savent rien dire aux grands propriétaires. Martha cependant, surnommée Coca, finit par l’emporter et le mariage fut célébré chrétiennement en 1962.

La vraie conversion de Wence se fit en réalité six ans plus tard, lors d’une mission populaire ; son cœur fut touché par la prédication de prêtres qui parlaient vraiment au nom de l’Evangile. Sa conviction fut telle qu’il organisa et dirigea un groupe de prière, qui s’appuyait directement sur l’enseignement du Christ. Coca rayonnait de joie. Naîtront bientôt trois filles, María Rosa, Susana et Estela.

Wence fut alors totalement conquis par les idées de Mgr Angelelli, l’évêque de La Rioja, où il désirait s’installer. Coca lui proposa d’abord de rester à Mendoza, mais en 1973, ils déménagèrent à Anguinan, puis à Sañogasta : là, ils firent partie d’une coopérative agricole, où le travail était nourri par la prière et par la lecture de l’évangile.

Avec les prêtres qu’il connaissait bien, il partageait un lopin de terre qu’il cultivait avec amour. Parmi ceux qui fréquentaient Wence, il y eut trois jeunes, qui devinrent prêtres par la suite.

Encouragé par l’évêque Mgr Enrique Angelelli (v. 4 août), Wence organisa le Mouvement Rural Catholique. Ce genre d’organisation syndicale allait à l’encontre des immenses latifundi, dont les grands propriétaires s’enrichissaient sur le dos de leurs ouvriers. Wenceslao fut lui aussi accusé de marxisme et menacé.

Le 25 juillet 1976, quatre hommes masqués firent irruption chez lui et, devant son épouse et ses filles terrorisées, dont l’aînée avait douze ans, le frappèrent de vingt balles. Huit jours plus tôt, avaient été assassinés les deux prêtres Gabriel Longueville et Carlos Murias (v. 18 juillet) ; Mgr Angelelli serait à son tour assassiné le 4 août.

Avant d’expirer à l’hôpital où le transporta son épouse, Wenceslao pardonna à ses assassins et pria Coca de ne pas garder de rancœur envers les assassins.

En 2019, Wenceslao Pedernera fut béatifié avec l’évêque et les deux prêtres martyrs, et inscrit au Martyrologe le 25 juillet.

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 18:48

Władysław Findysz

1907-1964

 

Il vit le jour le 13 décembre 1907 à Krościenko Niżne (Krośno, Pologne), de Stanisław et Apolonia, des paysans de vieille souche catholique.

Il fréquenta une école primaire tenue par les Sœurs féliciennes, puis le lycée à Krośno. Il s’inscrivit à la Congrégation mariale.

En 1927, il entra au Grand séminaire de Przemyśl et fut ordonné prêtre en 1932.

Il exerça le ministère sacerdotal comme vicaire dans des paroisses qui devaient plus tard passer en territoire ukrainien : Borysław, Drohobycz ; puis Strzyżów, Jasło, Nowy Żmigród (Jasła). Il fut nommé curé de cette dernière paroisse en 1942.

Pendant la Deuxième guerre mondiale, il s’efforça de venir en aide aux personnes pauvres et aux victimes du travail forcé en Allemagne.

En 1944, les Allemands l’expulsèrent avec toute la population de Żmigród ; il put y revenir l’année suivante, reprenant son travail au profit des pauvres et de la reconstruction de la ville. Désormais, son activité sera limitée par le régime communiste imposé après la guerre.

L’abbé Findysz poursuivit autant qu’il put l’œuvre de régénérescence spirituelle et morale de sa paroisse, protégeant les fidèles de l’athéisme envahissant. 

Il est reconnu que par son action, beaucoup de familles ont été sauvées de la déportation pendant l’opération Wisła (ou opération Vistule, durant laquelle des populations entières furent déplacées). Il intervint en particulier en faveur de familles d’origine Łemki (les gréco-catholiques, ou catholiques de rite oriental), durement persécutées par les communistes et menacées d’exil.

L’activité de l’abbé Findysz contrecarrait manifestement les efforts du régime communiste ; il fut jusqu’en 1946 sous la surveillance de l’UB (la soi-disant Sécurité Publique, aux ordres du stalinisme). En 1952, il fut interdit d’enseignement du catéchisme dans le lycée. 

Par deux fois, en 1952 et 1954, il essuya un refus de «permis de séjour» pour administrer une entière région de sa paroisse qui se trouvait en zone frontalière et où il n’avait plus accès depuis la fin de la guerre. 

En «compensation» de son zèle pastoral, son évêque le nomma successivement chanoine (1957), vice-doyen, puis doyen (1962) de cette zone pastorale.

A partir de 1963, le chanoine Findysz se livra à une intense activité pastorale pour promouvoir le Concile Vatican II. Il envoya ainsi des lettres pressantes aux paroissiens, les invitant à conserver, ou à reprendre, une vie religieuse et morale vraiment chrétienne. Les autorités civiles l’accusèrent alors de contraindre les fidèles à la pratique religieuse.

En septembre 1963, le chanoine dut se soumettre à une grave intervention chirurgicale, pour l’ablation de la glande tyroïde, et se préparait à une seconde opération, prévue pour décembre,  pour lui retirer une tumeur à l’œsophage.

En novembre 1963, il fut interrogé puis retenu prisonnier au château de Rzeszów. Il fut alors condamné à deux ans et demi de prison : son crime était d’avoir enfreint le décret sur la protection de la liberté de conscience. Il fut enfermé au château de Rzeszów, puis à la prison centrale de Cracovie. Pendant qu’on lui imposait tous les mauvais traitements possibles, physiques et psychiques, on le discréditait publiquement par toute une campagne de presse calomnieuse.

Bien qu’interné à l’hôpital de la prison, le chanoine Findysz ne récupéra pas la santé, par manque de traitements adéquats. La tumeur à l’œsophage gagna l’estomac

Une intense activité, tant de la part de l’évêché que de l’avocat du prêtre, chercha à faire libérer ce prêtre désormais condamné à une mort lente. La demande fut rejetée plusieurs fois. 

Libéré enfin le 29 février 1964, l’abbé Findysz n’était plus qu’une loque humaine vivante ; un examen pratiqué à l’hôpital de Wrocław parvint à la conclusion que l’opération était désormais impossible. Terrassé par l’emphysème pulmonaire, il s’éteignit à Nowym Żmigrodzie le 21 août 1964.

Władysław Findysz fut béatifié en 2005.

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 21:00

Wynnebald de Heidenheim

† 761

 

Né en Angleterre, Wynnebald avait dix-neuf ans lorsqu’il accompagna son père et son frère Willibald (v. 7 juillet) pour un pèlerinage à Rome. Rappelons que sa sœur s’appelait Walburge (v. 25 février).

Leur père mourut à Lucques ; les deux frères poursuivirent leur route, au milieu de grandes difficultés, car ils étaient souvent malades.

A Rome, Wynnebald étudia avec avidité les Ecritures. Son séjour dura sept ans.

Une fois rentré en Angleterre, il persuada Willibald de refaire un pèlerinage à Rome et de se préparer à l’apostolat en Germanie. De fait, il rencontra à Rome s.Boniface (737, v. 5 juin), qui l’ordonna prêtre.

Il reçut d’abord de Boniface la responsabilité de plusieurs églises en Thuringe, et se fixa d’abord à Sulzenbrücken, puis alla fonder un monastère à Heidenheim, dans le diocèse d’Eichstätt, dont Willibald était devenu évêque.

Il fonda également un monastère pour les femmes, dont l’abbesse fut Walburge.

Accablé d’infirmités, il réussit tout de même à se rendre auprès du tombeau de s.Boniface à Fulda ; il voulut encore se rendre au Mont-Cassin, ce que ses proches lui déconseillèrent vivement.

Il fit mettre un autel dans sa cellule pour célébrer la Sainte Messe.

Sentant sa dernière heure arriver, il mourut dans les bras de son frère, le 18 décembre 761.

Parmi les miracles qui se produisirent au  tombeau de Wynnebald, il y eut celui de la conservation totale de son corps, seize années après sa mort.

Saint Wynnebald de Heidenheim est commémoré le 18 décembre dans le Martyrologe Romain.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 20:29

Warmondo d’Ivrea

930-1011

 

Warmondo (Veremondo) naquit vers 930, de la famille noble des Arborio.

Vers 965, il devint le quatorzième évêque d’Ivrea, une charge qu’il allait maintenir jusqu’à sa mort, vers 1011.

Il fit consolider les fondements de la cathédrale d’Ivrea, et surtout développa beaucoup l’activité du scriptorium, qui produisit de précieux manuscrits magnifiquement décorés de miniatures et de lettres d’or, encore conservés dans la bibliothèque capitulaire.

Mais le point central de son activité fut la continuelle lutte qui l’opposa au marquis d’Ivrea, Arduino. Ce dernier montrait des prétentions injustes contre les privilèges de l’évêque, et l’évêque dut recourir à l’empereur Otto III.

Grâce à ce dernier, Warmondo obtint la faculté d’administrer la justice, de percevoir des taxes… et de lever des troupes. L’évêque était ainsi un «évêque-comte». Il n’était pas le seul à cette époque.

Mais la lutte était loin d’être achevée. Arduino réussit à chasser Warmondo de la ville, et Warmondo lança contre lui une terrible sentence d’excommunication. Il en appela encore une fois à l’empereur. En 1001, Arduino s’empara d’Ivrea et de Vercelli et, après la mort de l’empereur, se fit proclamer roi d’Italie (1002).

En 1003, Warmondo n’était toujours pas rentré en possession de son siège. Un intrus, Ottobiano, l’occupait. En 1004, le nouvel empereur battit Arduino, et restitua à Warmondo son siège et son diocèse.

On connaît mal les dernières années de l’épiscopat de Warmondo. Même la date de sa mort est incertaine : on parle de 1011 ou 1012, date à laquelle il se peut qu’Ottobiano ait repris possession du siège d’Ivrea.

Le culte de Warmondo fut reconnu en 1857 ; ce Bienheureux est commémoré le 13 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 19:43

Winnoc de Wormhoudt

640-716

 

Winnoc (Winox, Winokh, Wince, Gaennoc) était peut-être de la maison royale galloise de Domnonia et fils de s.Judicael (v. 16 décembre). Il se peut que sa famille s’enfuît du Pays de Galles devant l’invasion des Saxons et vînt en Armorique.

Winnoc serait passé quelque temps en Angleterre où il aurait vécu avec son frère Arnoch.

Puis, recherchant un lieu sûr pour se donner à Dieu, il arriva dans les Flandres avec trois compagnons, Quadanocus, Ingenocus, Madocus, et ils se présentèrent à s.Bertin de Sithiu (v. 5 septembre), vers 679.

Ce dernier les reçut avec bonté, leur enseigna la vie monastique et, voyant leurs excellentes dispositions, les invita à se bâtir un monastère au pays de Thérouanne ; ce fut d’abord Grunobergue (act. Bergues-Saint-Winnoc), puis Wormhoudt, une propriété cédée par un certain Hérémar, en 693.

Le monastère, avec une dépendance pour recevoir les pauvres, fut dédié à s.Martin (v. 11 novembre) et Winnoc y devint abbé après la mort des trois autres fondateurs.

Winnoc ne voulait pas être «supérieur» et participait aux tâches manuelles. Devant tourner la meule du moulin, il élevait à Dieu des prières et des louanges, pendant que la meule continuait de tourner toute seule. Rien de grave jusqu’ici ; mais voilà qu’un moine voulut voir comment Winnoc s’y prenait pour tourner sans arrêt une meule si pesante, surtout pour son âge ; il guetta par un trou de la porte… et devint aveugle, mais pas muet. Il raconta ce qu’il avait vu, on pria Winnoc de lui pardonner, et celui-ci obtint de Dieu de redonner la vue à son moine un peu trop curieux.

Winnoc s’éteignit le 6 novembre, vers 716.

L’épisode du moulin a rendu Winnoc patron des meuniers. Bien d’autres miracles se produisirent sur son tombeau. Ainsi, un enfant qui s’était noyé dans la rivière de La Colme, fut ramené à la vie par l’intercession de Winnoc : à la suite de ce miracle, on porta chaque année la châsse de s.Winnoc par les rues et on l’immergeait dans la rivière.

En 880, le monastère de Wormhoudt fut détruit par les Normands. Mais une abbaye fut construite à Bergues-Saint-Winnoc, qui subsista jusqu’à la Révolution ; il n’en reste qu’une tour monumentale, qui laisse deviner l’importance des bâtiments.

Saint Winnoc de Wormhoudt est commémoré le 6 novembre dans le Martyrologe Romain.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 08:50

Wenefrid de Holywell

7e siècle

 

Gwenfrewi naquit en Pays de Galles, de noble naissance.

Son oncle, Beuno, la forma à la piété et édifia une église à Treffynnon, à proximité de l’actuel Holywell.

Entrée au monastère de Gutherin, sous s.Elerius, elle fut un jour menacée dans sa chasteté par le prince Caradoc. Elle s’enfuit, mais le prince la rattrappa et la décapita.

Une source miraculeuse jaillit à l’endroit où tomba cette tête, à Holywell. Beaucoup de guérisons eurent lieu à cette source. 

Les pèlerinages ont continué même au temps des persécutions, au point qu’un Protestant déplorait en  1583 qu’Holywell fût encore fréquenté chaque année par des foules.

Les Anglais rebaptisèrent Gwenfrewi Wenefrid.

La source, tarie en 1917, à cause de travaux d’extraction minière, reprit ensuite. 

Sainte Wenefrid de Holywell est commémorée le 2 novembre dans le Martyrologe Romain.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 23:12

Witta de Büraburg

700-760

 

Witta était né vers 700 en Angleterre. 

Son nom, qui évoque la blancheur (white) fut transcrit Albinus en latin.

Il aura pu étudier et se former à l’abbaye de Iona.

Il quitta son pays pour venir soutenir le travail évangélisateur de s.Boniface (v. 5 juin).

Boniface le consacra évêque du nouveau diocèse de Büraburg et le pape Zacharie confirma ce choix.

En 742, Witta prit part au premier synode germanique.

En 745, il signa, avec d’autres prélats, une lettre de Boniface au roi de Mercie, qui suppliait ce dernier de respecter la loi de Dieu et les droits de l’Eglise.

Witta eut des soucis avec les Saxons encore païens, qui n’acceptaient pas facilement d’abandonner leurs idoles et leurs habitudes.

Il mourut à une date imprécise, qui varie selon les auteurs de 747 à 760.

Le siège de Büraburg, réuni à celui de Mayence, fut remplacé par Paderborn.

Saint Witta de Büraburg est commémoré le 26 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 22:22

Wendel de Trèves

554-617

 

On disait que Wendel (ou Wendelin) était d’origine écossaise, mais son nom ne le semble pas.

Il serait né ainsi vers 554, du roi Forchado et d’Irelina.

Après un pèlerinage à Rome, il se serait installé dans la région de Trèves pour y mener une vie érémitique tout en gardant les porcs.

On a aussi prétendu, mais sans preuves suffisantes, que Wendel aurait été moine, puis abbé à Tholey, vers 597.

Autour de la cellule (puis de la tombe) de Wendel, se développa la ville de Sankt Wendel (Sarre). L’abbaye de Tholey se trouve à quelques kilomètres de Sankt Wendel.

On a fait de s.Wendel le patron des animaux domestiques, chiens, chats, poules, bœufs…

Saint Wendel de Trèves est commémoré le 21 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 00:29

Willehad de Brême

740-789

 

Cet Anglais naquit en Norhumbrie vers 740-745.

Prêtre, il demanda au roi et aux évêques de l’envoyer prêcher l’Evangile en Frise.

Il marcha d’abord sur les pas de s.Boniface (v. 5 juin), au nord de l’actuelle Hollande, franchit la Lauwers et passa dans l’Humsterland.

Il fut arrêté et aurait pu y subir déjà le martyre, mais un conseil délibéra ; on avança qu’il n’avait commis aucun crime passible de mort et qu’on devait s’en remettre au sort : le sort fut heureux et on laissa Willehad libre, en le priant tout de même de s’éloigner.

Willehad marcha plus au Sud. Peu de conversions dans cette population attachée à ses rites païens. Mais un néophyte rempli d’un zèle excessif, commença à détruire des temples et la population s’alarma contre lui en le rossant d’importance, puis contre son maître, Willehad, sur lequel s’abattit une épée. Mais l’épée ne fit que tailler la courroie épaisse à laquelle était suspendu un reliquaire que portait toujours Willehad. Les païens, fort étonnés du prodige, n’osèrent plus lever la main contre lui, mais Willehad comprit qu’il valait mieux, pour l’heure, quitter cette dangereuse Frise.

Or Charlemagne cherchait à pacifier définitivement les Saxons : s’ils pouvaient se convertir au christianisme, ils deviendraient moins belliqueux. Aussi l’empereur fit-il appel à Willehad pour entreprendre l’évangélisation de la Saxe, entre la Weser et l’Elbe.

Un début de succès fut en réalité contredit par une attaque soudaine des Saxons contre l’armée franque. C’est tout juste si Willehad eut le temps de repasser la Weser, tandis que ceux de ses compagnons qui avaient voulu rester sur place, furent massacrés.

Willehad prit alors d’autres armes : il se rendit en pèlerinage à Rome et fut reçu par le pape Adrien 1er, qui l’encouragea. Il revint en France et s’arrêta au monastère d’Echternach, qu’avait fondé s.Willibrord (v. 7 novembre). Avec ses compagnons survivants, il y resta deux années, priant, méditant, copiant des manuscrits.

Entretemps, Charlemagne infligea une cruelle défaite aux Saxons et pria Willehad de reprendre son travail évangélique. D’autorité, en 787, il fit sacrer évêque Willehad en lui assignant pour diocèse tout le territoire qu’il avait déjà parcouru.

Cette fois-ci, la moisson fut meilleure. Willehad installa son siège à Brême et y fit construire une belle cathédrale en bois, qui fut consacrée le 1er novembre 789.

Il faut rapporter ici certains détails concernant l’austérité de Willehad. Il priait beaucoup, parfois deux ou trois fois le psautier dans la journée ; il ne mangeait que du pain, du miel, des légumes et des fruits ; il prit du poisson seulement pour obéir au pape. 

Sans se reposer, il repartit en mission. Arrivé à l’embouchure de la Weser, il fut prit de fièvre. Son disciple Egisrik le suppliait de ne pas abandonner si tôt son troupeau, mais Willehad ne voulait rien d’autre que recevoir la couronne de tant de fatigues. Il mourut là, le 8 novembre 789, au lendemain du jour anniversaire de la mort de s.Willibrord ; il n’avait pas cinquante ans, mais beaucoup de mérites. 

Son corps fut ramené à Brême, et enseveli dans la toute nouvelle cathédrale.

Saint Willehad de Brême est commémoré le 8 novembre dans le Martyrologe Romain.

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