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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 11:22

Yi Mae-im Theresia

(Yi Mae-im Teresa)

1787-1839

 

Theresa était née vers 1787, à Pongch’ŏn (Seoul, Corée S).

On ne connaît rien d'elle, sinon que ses deux nièces furent à leur tour martyrisée : Yi Chŏng-hŭi Barbara et Yi Yŏng-hŭi Magdalena, cette dernière le même jour (20 juillet), la première le 3 septembre.

Theresia est l'une de ces quatre femmes vaillantes dont il est parlé à propos de Rosa et Martha, martyrisées par la décapitation le même 20 juillet 1839, béatifiées en 1925, canonisées en 1968 et fêtées ensemble le 20 septembre.

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 08:39

Yi Kyŏng-i Agatha

(Yi Gyeong-i Agata)

1813-1840

 

Agatha était de famille catholique.

Elle eu la malchance d’épouser un homme concerné par ce passage de l’Evangile : Mt 19:12. Le mariage ne pouvait donc être consommé et devenait nul, de facto.

Mgr Imbert fut consulté par la jeune femme, et lui conseilla de se séparer de cet homme, ce qu’elle fit.

Elle s’en alla vivre chez une autre Chrétienne, Kwŏn Chin-i Agatha, parce que sa mère était trop pauvre pour la garder chez elle.

Agatha fut arrêtée une première fois avec sa compagne, le 17 juillet 1839, mais certains policiers eurent pitié d’elles et les laissèrent partir de prison.

Agatha profita de cette liberté pour amener à la foi toute sa famille, visiter d’autres Catholiques et les aider autant qu’elle pouvait. Désormais, son unique désir était de mourir pour sa foi.

Elle fut arrêtée une deuxième fois, aussi avec sa compagne, dans une pauvre petite bicoque de Séoul, et remises en prison. On les tortura, on les frappa, mais elles ne renièrent pas leur foi.

Finalement, on les conduisit toutes deux au lieu-dit Tangkogae, près de Séoul, où elles furent décapitées, le 31 janvier 1840.

Elles furent béatifiées en 1925 et canonisées en 1984.

 

 

 

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 09:15

Yu Tae-ch’ōl Petrus

(Yu Dae-jeol Peteuro)

1826-1839

 

Petrus était le fils d’un père chrétien, mais d’une mère strictement attachée à la religion des ancêtres et opposée au christianisme.

Son père, Yu Chin-gil Augustinus, fut ce laïc qui alla à Pékin pour demander aux missionnaires d’envoyer des prêtres en Corée ; il fut arrêté en juillet 1839 et martyrisé le 22 septembre 1839.

Petrus, reçut le baptême, comme ses frères, avec le nom du Prince des Apôtres.

La mère et la sœur en revanche lui reprochaient de ne pas «obéir» quand on lui demandait d’offrir l’encens aux ancêtres, mais Petrus répondait gentiment qu’il obéirait en tout ce qu’on lui demanderait, mais que, pour ce qui concernait la foi, il obéirait d’abord à Dieu, qui a créé toutes choses.

Lors de la persécution, Petrus désirait ardemment le martyre. Profondément impressionné par le courage de son père et d’autres Martyrs qu’il vit en prison, il n’eut plus d’autre désir et alla se présenter spontanément aux autorités, dès juillet 1839, peu après l’arrestation de son père.

Après un premier interrogatoire, le juge se rendit compte que Petrus était fils d’un Chrétien, et le mit en prison.

Présenté devant la cour, Petrus fut invité à apostasier, menacé, torturé ; rien n’y fit, il ne renia pas son Dieu.

En prison, le gardien le frappa durement, lui écorchant profondément la jambe ; Petrus répondit qu’il croyait toujours en Dieu et qu’il n’avait pas peur d’être frappé. Le gardien le menaça de lui enfiler un charbon ardent dans la bouche, le garçon ouvrit grand la bouche, prêt à recevoir le charbon : même le gardien n’osa pas. Un jour qu’il fut frappé plus fort, il perdit conscience ; réveillé par ses camarades de prison, il leur dit : N’ayez pas peur, je ne vais pas mourir pour ça.

Les tortures que subit Petrus furent effrayantes. Il fut interrogé quatorze fois et à chaque fois soumis à la torture. Il fut fouetté six-cents fois, et quarante-cinq fois avec le cudgel, ce mince morceau de chêne allongé, d’une vingtaine de centimètres de large et épais de quelques centimètres, avec lequel on frappait la victime allongée sur le ventre : après dix coups, les chairs «sautaient» de tous côtés et le sang coulait abondamment.

On ne comprenait pas comment Petrus avait encore la force de résister et de sourire : il avait les os brisés, les chairs en sang, le corps couvert de bleus. C’étaient les bourreaux qui devenaient ridicules… A un moment, Petrus prit un morceau de chair qui lui tombait de l’épaule et alla le montrer au gardien de prison : tout le monde en demeurait surpris, stupéfait, embarrassé : comment un adolescent de treize ans pouvait-il donc avoir ce cran, cette force, cette endurance ?

Et qu’on ne dise pas que, peut-être, on ait embellit le cadre de ce martyre prolongé : les témoins étaient là, qui purent voir et raconter ce qu’ils virent de leurs yeux.

Les autorités voulaient battre à mort Petrus, mais Petrus ne mourait pas ! Aussi finit-on par l’étrangler dans la prison-même.

Petrus mourut ainsi le 21 octobre 1839, un mois après son père.

Il est le plus jeune des Martyrs coréens, béatifiés en 1925 et canonisés en 1984.

La fête liturgique de ces Martyrs est au 20 septembre.

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 23:02

Youssouf de Perse
† 343

Lire la notice Narses et Youssouf de Perse

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 18:51

Ya’qûb de Saroug

450-521

 

Jacques naquit vers 450 dans le village de Kurtam (Saroug, act. Suruç, Turquie SE).

Son père était prêtre et, croit-on, le poussa à fréquenter l’école théologique d’Edesse en Syrie.

Il devint périodeute de l’évêque d’Edesse pour sa région natale, chargé de visiter les prêtres au nom de l’évêque.

En 502-503, il y eut une invasion des Perses, à l’occasion de laquelle Ya’qûb écrivit des lettres à toutes les villes, pour encourager les Chrétiens à rester confiants en Dieu, à ne pas s’enfuir.

En 519, Ya’qûb fut ordonné évêque de Batnan, ville principale du district de Saroug, et diocèse suffragant d’Edesse. Mais Ya’qûb démissionna l’année suivante, peut-être pour n’avoir pas à prendre part aux discussions interminables sur la nature unique ou double du Fils de Dieu incarné, ou peut-être pour demeurer plus solitaire et consacrer davantage de temps à ses ouvrages.

On a reçu de lui pas moins de quatre cents homélies, versifiées, sur un total de plus de sept cents.

Ces homélies sont composées d’un nombre variable de stances (en moyenne plusieurs dizaines) de quatre vers de douze syllabes chacun. Pour cet immense champ de travail, Ya’qûb se fit aider par soixante-dix secrétaires, qui l’aidaient à retrouver et à traduire des passages de l’Ecriture et de la Vie des Pères.

Outre ce vaste corpus, Ya’qûb nous a laissé aussi quelques œuvres et homélies en prose et des lettres.

Si l’on a appelé s.Ephrem le Syrien la lyre du Saint-Esprit (v. 9 juin), Ya’qûb en revanche fut surnommé la flûte du Saint-Esprit. Ses poèmes furent utilisés dans la liturgie.

Il semble que Ya’qûb n’ait pas envisagé l’immaculée Conception de la Vierge Marie, et qu’il ait même penché pour le monophysisme, mais il ignora la diatribe des théologiens, sa doctrine fut généralement reçue par toutes les Eglises comme celle d’un Saint et il fait partie des Pères de l’Eglise.

Ya’qûb mourut, semble-t-il, le 29 novembre 521.

Saint Ya’qûb de Saroug est commémoré le 29 novembre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:52

Ywius, diacre

† 704

 

On a vu (v. 1er mars) le personnage de s.Dewi. Une récente analyse identifierait à Dewi notre Ywius, par déformation de saint Dewi en saint Yvi.

Il ne s’agit pas ici de mépriser ou de contester le travail des chercheurs. Grande est la difficulté de retrouver ce qui est historique et légendaire dans les vies des Saints gallois, irlandais ou écossais. Il faudra sans doute attendre de nouvelles recherches ou découvertes pour confirmer ou non ce qui est dit ici.

Jusqu’à plus amples précisions, Ywius serait né en Ecosse, de Branon et Egida. Très jeune orphelin, il aurait été recueilli à Lindisfarne, sous s.Cuthbert (v. 20 mars), et serait devenu moine (et diacre). Il y a une difficulté ici, à savoir que s.Bede (v. 25 mai) dans son Histoire, mentionne Cuthbert, mais pas Ywius. Est-ce parce qu’Ywius quitta la Grande-Bretagne ?

Ywius serait venu en 685 dans notre Bretagne, où ses vertus, sa sainteté, ses miracles seraient attestés par un certain nombre de localités (Pontivy, Loguivy…).

Ywius serait mort vers 704 (donc un siècle après s.Dewi).

Sous l’autel où se trouve la châsse de s.Ywius, suinte une source dans laquelle les mamans trempent la chemisette des bébés, pour les guérir des coliques. Cette châsse se trouve sans doute en l’église de Saint-Ivi, où mourut Ywius, et contient des fragments du corps d’Ywius, puisqu’au 10 ou 11e siècle son corps fut transporté en Angleterre au monastère de Wilton.

Saint Ywius (qui n’est pas s.Yves, v. 19 mai) est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 23:00

Yrieix d’Attanum

511-591

 

Aredius, devenu Yrieix en français, naquit vers 511 à Augustoritum, ancêtre de l’actuelle Limoges. Ses parents appartenaient à la noblesse ; son père s’appelait Jocondus, et sa sainte mère Pelagia, qui était même inscrite autrefois le 26 août au Martyrologe. Yrieix avait aussi un frère, Renosinde.

Jeune homme, Yrieix se rendit à Trèves, à la cour du roi Théodebert, où l’évêque Nizier le remarqua et l’admit dans le clergé. C’est que des prodiges avaient déjà lieu, entre autres on vit quelque temps une colombe voltiger longuement au-dessus de la tête d’Yrieix, ce qui fut interprété comme la présence évidente du Saint-Esprit dans ce jeune clerc. Il fut bientôt ordonné prêtre.

Quand il apprit la mort de son père, Yrieix s’empressa de venir assister sa pieuse mère ; mais il refusa tout héritage et l’abandonna à la gestion de sa mère et de son frère. Seulement, il demandait à pouvoir bénéficier de quelques rentes pour l’édification de sanctuaires.

Il eut bientôt quelques compagnons, avec lesquels il édifia un monastère qui se situait à Attanum (à l’origine de l’actuelle St-Yrieix-la-Perche, Haute-Vienne). La Règle s’inspirait de plusieurs autres, de Jérôme, Pacôme, Cassien, Basile, Benoît, Césaire… Ce n’était pas un rassemblement hétéroclite, mais un choix judicieux, qui savait s’inspirer des meilleurs maîtres et adapter ces préceptes aux conditions particulières du nouveau monastère.

Yrieix préconisait la stabilité des moines dans leur maison, mais lui-même voyagea beaucoup, non pas par désir de voir du pays, mais pour s’enquérir des coutumes des autres, pour s’enrichir de quelque pèlerinage, et aussi pour prêcher… et faire des miracles. Il se trouva ainsi à Poitiers, auprès de s.Venantius Fortunatus et de sainte Radegonde (v. 14 décembre et 13 août), au tombeau de s.Martin de Tours (v. 11 novembre), à celui de s.Denys de Paris (v. 3 et 9 octobre), etc.

Les miracles opérés par Yrieix furent à ce point nombreux que son biographe et contemporain, s.Grégoire de Tours, qui le connut personnellement, affirme ne pouvoir les compter : il fit jaillir une source, cesser une pluie torrentielle, il délivra des posssédés… 

En 584 mourut sa mère, Pelagia. Il continua encore ses pèlerinages.

Le dernier fut en 591, à Tours. Sentant sa fin prochaine, il revint en hâte à son monastère, rédigea son testament. Il fut pris de dysenterie pendant plusieurs jours et mourut le 25 août 591.

Au 10e siècle, le monastère d’Attanum devait passer à un chapitre de Chanoines Augustins, et donner naissance à une cité très active. Lors de la Révolution française, les Chanoines refusèrent la constitution civile du clergé et furent déportés aux pontons de Rochefort ; la communauté ne se reformera pas. Certains de ces prêtres furent béatifiés en 1995 (v. Raymond Petiniaud de Jourgnac, 26 juin ;  Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, 1er juillet ; Barthélemy Jarrige de la Morelie de Biars, 13 juillet ; Jean-Baptiste de Bruxelles, 18 juillet) ; Jacques Lombardie, 22 juillet ; Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, 26 juillet ; Jean-François Jarrige de la Morelie de Breuil, 31 juillet ; Pierre Jarrige de la Morelie de Puyredon, 12 août ; Pierre Gabilhaud, 13 août ; Antoine Bannassat, 18 août ; Louis-Wulphy Huppy, 29 août ; Claude-Barnabé Laurent de Mascloux et François d’Oudinot de la Boissière, 7 septembre ; Joseph Marchandon, 22 septembre ; tous ces prêtres étaient du diocèse de Limoges, sans qu’on puisse affirmer avec certitude qu’ils étaient de ces Chanoines de Saint-Yrieix). 

Saint Yrieix d’Attanum est commémoré le 25 août dans le Martyrologe Romain.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 00:00

Yves de Chartres

1040-1116

 

Yves naquit vers 1040 aux environs de Beauvais (Oise) d’Hugues d’Auteuil et Hilmenberge, de grands propriétaires.

Après ses études universitaires à Paris, où il apprit les belles-lettres et la philosophie, il se rendit étudier la théolgie à l’abbaye bénédictine du Bec : un de ses condisciples fut Anselme (v. 26 mai), sous la direction de Lanfranc (v. 28 mai), tous deux futurs archevêques de Canterbury.

En 1078, chanoine de Nesles (Picardie), il fut nommé doyen des chanoines réguliers de Beauvais ; Yves y enseigna dans l’église cathédrale. Déjà on venait, de loin, le consulter.

En 1090, il fut choisi pour être évêque de Chartres, en remplacement de l’indigne titulaire, déposé. Le peuple le voulait, le pape avait accepté, ainsi que le roi ; il y eut deux oppositions : Yves, et son métropolitain, l’archevêque de Sens. Yves se rangea à l’autorité papale, mais pas le métropolitain. Ce fut le pape qui sacra Yves.

Le nouvel évêque favorisa la piété et la vie religieuse du diocèse, créant le monastère de chanoines réguliers près de Chartres, soutint la fondation de l’abbaye bénédictine de Tiron, établit des religieuses (de Fontevrault) à Hautes-Bruyères et fonda un hôpital.

Il fut un bon administrateur, économe, mais généreux pour doter sa cathédrale de livres et d’ornements.

Il militait pour la trève de Dieu, et excommunia Gervais Ier de Chaâteauneuf ainsi que son fils Hugues II, qui l’avaient enfreinte.

Mais Yves fut célèbre par son autorité et sa sagesse dans des questions de grand retentissement. On le consultait de partout sur des problèmes canoniques. Les événements suivants vont l’illustrer.

En 1092, le roi se rendit coupable d’adultère. Yves n’assista pas à son remariage et fut pour cela mis aux arrêts pendant plusieurs mois ; c’est l’insistance du pape qui le fit libérer. Le roi fut excommunié en 1094 et de nouveau en 1095. Il fit semblant de promettre sa soumission, en 1096, mais ne tint pas sa promesse. L’excommunication fut confirmée encore en 1100 et les deux «conjoints» ne purent être réconciliés qu’en 1104, promettant de ne plus vivre ensemble.

Pendant la négotiation de cette affaire, Yves s’occupa de composer des collections canoniques, peut-être sur la demande d’Urbain II lui-même. Ainsi furent publiés : la Tripartita, les dix-sept livres du Decretum, résumé dans la Panormia. Dans ces travaux, Yves se montra conciliateur, non pas en mélangeant les concepts opposés entre eux, mais en distinguant plutôt ce qui est d’ordre strictement spirituel, inviolable, et ce qui peut être adapté aux circonstances. Selon lui, un évêque pouvait prêter fidélité au souverain, et recevoir l’anneau de l’Eglise ; c’est cette position qui prévalut peu à peu.

En 1095, il était au concile de Clermont, en présence du pape, qui lançait son appel pour la croisade ; en 1096, à celui de Tours, toujours avec le pape.

En 1100, nouvel épisode d’investiture d’évêque, concernant le siège de Beauvais. Le roi y avait promu un de ses sbires, que le pape désavoua sur l’intervention d’Yves.

Après le règlement de la situation matrimoniale du roi, qu’on a vue plus haut, Yves reçut à Chartres la visite du nouveau pape (Pascal II), à Pâques 1107, mais Yves était désormais malade et ne put assister au concile de Troyes. 

Il intervint encore auprès du roi d’Angleterre, pour le persuader d’accepter les décisions des conciles au sujet des investitures, mais c’est surtout saint Anselme qui ramena le roi à la raison.

A la mort du roi, Yves conseilla à Louis le Gros de se faire sacrer sans tarder, à Orléans, ce qui déplaisait au clergé de Reims, mais Louis suivit le conseil d’Yves et resta en bons termes avec l’Eglise.

En 1111-1112, il intervint encore pour calmer le climat difficile entre l’empereur d’Allemagne et le pape et qui ne fut apaisé qu’au concordat de Worms en 1122.

Yves de Chartres mourut le 23 décembre 1116, et fut l’objet d’une immédiate vénération.

Son culte a été confirmé en 1570.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 23:05

Yi Yŏn-hŭi Maria

(Yi Jeong-heui Bareubara)

1804-1839

 

Maria était née à Seoul (Corée S) en 1804. C’était l’épouse du martyr Nam Myŏng-hyŏk Damiano (v. 24 mai).

Cette femme à la forte volonté et très intelligente avait l’habitude courageuse de recevoir chez elle l’évêque Laurent Imbert (v. 21 septembre) et en général les missionnaires, ainsi que les fidèles, pour soigner les uns, exhorter les autres, tout cela avec grâce et la plus simple modestie.

Elle fut arrêtée en 1839, mise en prison et maltraitée. Elle reprocha sévèrement à ces hommes leurs manières si indélicates, mais quand son époux lui rappela qu’un Catholique doit mourir comme un agneau docile, elle supporta sans se plaindre tout ce qu’on lui imposa comme traitements pénibles et grossiers.

On avait mis son fils dans une cellule proche et on le torturait aussi ; Maria entendait ses cris et les gardiens lui disaient quelles tortures on infligeait à son fils. On espérait ainsi faire apostasier l’un ou l’autre, mais l’unique crainte de Maria était que son fils cédât aux tortures et reniât sa foi. Toutefois elle se rassura par la pensée que toutes ces souffrances étaient pour la gloire de Dieu ; tout ce qu’elle désirait, c’était le Ciel. Elle fut durement battue.

Ensuite, le récit ne donne pas d’autres détails sur ce garçon.

Maria fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 23:04

Yi Chŏng-hŭi Barbara

(Yi Jeong-heui Bareubara)

1799-1839

 

Barbara était née à Pongch’ŏn (Sihŭng, Kyŏnggi, Corée S) en 1799.

C’était la fille de Hŏ Kye-im Magdalena (v. 26 septembre), la sœur de Yi Yŏng-hŭi Magdallena (voir au 20 juillet) et la tante de Yi Bareubara (v. 27 mai).

Née en 1799, elle montra dès sa jeunesse une foi inébranlable et une ferme volonté.

Quand son père voulut la donner en mariage à un païen, elle simula des maux de jambes et, pendant trois années, resta assise ou couchée par-terre. L’homme perdit patience et en épousa une autre. Barbara alors épousa un Catholique.

Mais son mari mourut deux ans après, et la jeune veuve retourna chez ses parents, puis alla vivre avec sa sœur Yi Yŏng-hŭi Magdalena à Seoul chez sa tante, Yi Teresa.

Elle fut arrêtée en 1839 et supporta très courageusement toutes les tortures qu’on lui infligea dans le but de la faire apostasier.

Barbara fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

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