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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 23:02

Youssouf de Perse
† 343

Lire la notice Narses et Youssouf de Perse

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 18:51

Ya’qûb de Saroug

450-521

 

Jacques naquit vers 450 dans le village de Kurtam (Saroug, act. Suruç, Turquie SE).

Son père était prêtre et, croit-on, le poussa à fréquenter l’école théologique d’Edesse en Syrie.

Il devint périodeute de l’évêque d’Edesse pour sa région natale, chargé de visiter les prêtres au nom de l’évêque.

En 502-503, il y eut une invasion des Perses, à l’occasion de laquelle Ya’qûb écrivit des lettres à toutes les villes, pour encourager les Chrétiens à rester confiants en Dieu, à ne pas s’enfuir.

En 519, Ya’qûb fut ordonné évêque de Batnan, ville principale du district de Saroug, et diocèse suffragant d’Edesse. Mais Ya’qûb démissionna l’année suivante, peut-être pour n’avoir pas à prendre part aux discussions interminables sur la nature unique ou double du Fils de Dieu incarné, ou peut-être pour demeurer plus solitaire et consacrer davantage de temps à ses ouvrages.

On a reçu de lui pas moins de quatre cents homélies, versifiées, sur un total de plus de sept cents.

Ces homélies sont composées d’un nombre variable de stances (en moyenne plusieurs dizaines) de quatre vers de douze syllabes chacun. Pour cet immense champ de travail, Ya’qûb se fit aider par soixante-dix secrétaires, qui l’aidaient à retrouver et à traduire des passages de l’Ecriture et de la Vie des Pères.

Outre ce vaste corpus, Ya’qûb nous a laissé aussi quelques œuvres et homélies en prose et des lettres.

Si l’on a appelé s.Ephrem le Syrien la lyre du Saint-Esprit (v. 9 juin), Ya’qûb en revanche fut surnommé la flûte du Saint-Esprit. Ses poèmes furent utilisés dans la liturgie.

Il semble que Ya’qûb n’ait pas envisagé l’immaculée Conception de la Vierge Marie, et qu’il ait même penché pour le monophysisme, mais il ignora la diatribe des théologiens, sa doctrine fut généralement reçue par toutes les Eglises comme celle d’un Saint et il fait partie des Pères de l’Eglise.

Ya’qûb mourut, semble-t-il, le 29 novembre 521.

Saint Ya’qûb de Saroug est commémoré le 29 novembre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:52

Ywius, diacre

† 704

 

On a vu (v. 1er mars) le personnage de s.Dewi. Une récente analyse identifierait à Dewi notre Ywius, par déformation de saint Dewi en saint Yvi.

Il ne s’agit pas ici de mépriser ou de contester le travail des chercheurs. Grande est la difficulté de retrouver ce qui est historique et légendaire dans les vies des Saints gallois, irlandais ou écossais. Il faudra sans doute attendre de nouvelles recherches ou découvertes pour confirmer ou non ce qui est dit ici.

Jusqu’à plus amples précisions, Ywius serait né en Ecosse, de Branon et Egida. Très jeune orphelin, il aurait été recueilli à Lindisfarne, sous s.Cuthbert (v. 20 mars), et serait devenu moine (et diacre). Il y a une difficulté ici, à savoir que s.Bede (v. 25 mai) dans son Histoire, mentionne Cuthbert, mais pas Ywius. Est-ce parce qu’Ywius quitta la Grande-Bretagne ?

Ywius serait venu en 685 dans notre Bretagne, où ses vertus, sa sainteté, ses miracles seraient attestés par un certain nombre de localités (Pontivy, Loguivy…).

Ywius serait mort vers 704 (donc un siècle après s.Dewi).

Sous l’autel où se trouve la châsse de s.Ywius, suinte une source dans laquelle les mamans trempent la chemisette des bébés, pour les guérir des coliques. Cette châsse se trouve sans doute en l’église de Saint-Ivi, où mourut Ywius, et contient des fragments du corps d’Ywius, puisqu’au 10 ou 11e siècle son corps fut transporté en Angleterre au monastère de Wilton.

Saint Ywius (qui n’est pas s.Yves, v. 19 mai) est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 23:00

Yrieix d’Attanum

511-591

 

Aredius, devenu Yrieix en français, naquit vers 511 à Augustoritum, ancêtre de l’actuelle Limoges. Ses parents appartenaient à la noblesse ; son père s’appelait Jocondus, et sa sainte mère Pelagia, qui était même inscrite autrefois le 26 août au Martyrologe. Yrieix avait aussi un frère, Renosinde.

Jeune homme, Yrieix se rendit à Trèves, à la cour du roi Théodebert, où l’évêque Nizier le remarqua et l’admit dans le clergé. C’est que des prodiges avaient déjà lieu, entre autres on vit quelque temps une colombe voltiger longuement au-dessus de la tête d’Yrieix, ce qui fut interprété comme la présence évidente du Saint-Esprit dans ce jeune clerc. Il fut bientôt ordonné prêtre.

Quand il apprit la mort de son père, Yrieix s’empressa de venir assister sa pieuse mère ; mais il refusa tout héritage et l’abandonna à la gestion de sa mère et de son frère. Seulement, il demandait à pouvoir bénéficier de quelques rentes pour l’édification de sanctuaires.

Il eut bientôt quelques compagnons, avec lesquels il édifia un monastère qui se situait à Attanum (à l’origine de l’actuelle St-Yrieix-la-Perche, Haute-Vienne). La Règle s’inspirait de plusieurs autres, de Jérôme, Pacôme, Cassien, Basile, Benoît, Césaire… Ce n’était pas un rassemblement hétéroclite, mais un choix judicieux, qui savait s’inspirer des meilleurs maîtres et adapter ces préceptes aux conditions particulières du nouveau monastère.

Yrieix préconisait la stabilité des moines dans leur maison, mais lui-même voyagea beaucoup, non pas par désir de voir du pays, mais pour s’enquérir des coutumes des autres, pour s’enrichir de quelque pèlerinage, et aussi pour prêcher… et faire des miracles. Il se trouva ainsi à Poitiers, auprès de s.Venantius Fortunatus et de sainte Radegonde (v. 14 décembre et 13 août), au tombeau de s.Martin de Tours (v. 11 novembre), à celui de s.Denys de Paris (v. 3 et 9 octobre), etc.

Les miracles opérés par Yrieix furent à ce point nombreux que son biographe et contemporain, s.Grégoire de Tours, qui le connut personnellement, affirme ne pouvoir les compter : il fit jaillir une source, cesser une pluie torrentielle, il délivra des posssédés… 

En 584 mourut sa mère, Pelagia. Il continua encore ses pèlerinages.

Le dernier fut en 591, à Tours. Sentant sa fin prochaine, il revint en hâte à son monastère, rédigea son testament. Il fut pris de dysenterie pendant plusieurs jours et mourut le 25 août 591.

Au 10e siècle, le monastère d’Attanum devait passer à un chapitre de Chanoines Augustins, et donner naissance à une cité très active. Lors de la Révolution française, les Chanoines refusèrent la constitution civile du clergé et furent déportés aux pontons de Rochefort ; la communauté ne se reformera pas. Certains de ces prêtres furent béatifiés en 1995 (v. Raymond Petiniaud de Jourgnac, 26 juin ;  Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, 1er juillet ; Barthélemy Jarrige de la Morelie de Biars, 13 juillet ; Jean-Baptiste de Bruxelles, 18 juillet) ; Jacques Lombardie, 22 juillet ; Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, 26 juillet ; Jean-François Jarrige de la Morelie de Breuil, 31 juillet ; Pierre Jarrige de la Morelie de Puyredon, 12 août ; Pierre Gabilhaud, 13 août ; Antoine Bannassat, 18 août ; Louis-Wulphy Huppy, 29 août ; Claude-Barnabé Laurent de Mascloux et François d’Oudinot de la Boissière, 7 septembre ; Joseph Marchandon, 22 septembre ; tous ces prêtres étaient du diocèse de Limoges, sans qu’on puisse affirmer avec certitude qu’ils étaient de ces Chanoines de Saint-Yrieix). 

Saint Yrieix d’Attanum est commémoré le 25 août dans le Martyrologe Romain.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 00:00

Yves de Chartres

1040-1116

 

Yves naquit vers 1040 aux environs de Beauvais (Oise) d’Hugues d’Auteuil et Hilmenberge, de grands propriétaires.

Après ses études universitaires à Paris, où il apprit les belles-lettres et la philosophie, il se rendit étudier la théolgie à l’abbaye bénédictine du Bec : un de ses condisciples fut Anselme (v. 26 mai), sous la direction de Lanfranc (v. 28 mai), tous deux futurs archevêques de Canterbury.

En 1078, chanoine de Nesles (Picardie), il fut nommé doyen des chanoines réguliers de Beauvais ; Yves y enseigna dans l’église cathédrale. Déjà on venait, de loin, le consulter.

En 1090, il fut choisi pour être évêque de Chartres, en remplacement de l’indigne titulaire, déposé. Le peuple le voulait, le pape avait accepté, ainsi que le roi ; il y eut deux oppositions : Yves, et son métropolitain, l’archevêque de Sens. Yves se rangea à l’autorité papale, mais pas le métropolitain. Ce fut le pape qui sacra Yves.

Le nouvel évêque favorisa la piété et la vie religieuse du diocèse, créant le monastère de chanoines réguliers près de Chartres, soutint la fondation de l’abbaye bénédictine de Tiron, établit des religieuses (de Fontevrault) à Hautes-Bruyères et fonda un hôpital.

Il fut un bon administrateur, économe, mais généreux pour doter sa cathédrale de livres et d’ornements.

Il militait pour la trève de Dieu, et excommunia Gervais Ier de Chaâteauneuf ainsi que son fils Hugues II, qui l’avaient enfreinte.

Mais Yves fut célèbre par son autorité et sa sagesse dans des questions de grand retentissement. On le consultait de partout sur des problèmes canoniques. Les événements suivants vont l’illustrer.

En 1092, le roi se rendit coupable d’adultère. Yves n’assista pas à son remariage et fut pour cela mis aux arrêts pendant plusieurs mois ; c’est l’insistance du pape qui le fit libérer. Le roi fut excommunié en 1094 et de nouveau en 1095. Il fit semblant de promettre sa soumission, en 1096, mais ne tint pas sa promesse. L’excommunication fut confirmée encore en 1100 et les deux «conjoints» ne purent être réconciliés qu’en 1104, promettant de ne plus vivre ensemble.

Pendant la négotiation de cette affaire, Yves s’occupa de composer des collections canoniques, peut-être sur la demande d’Urbain II lui-même. Ainsi furent publiés : la Tripartita, les dix-sept livres du Decretum, résumé dans la Panormia. Dans ces travaux, Yves se montra conciliateur, non pas en mélangeant les concepts opposés entre eux, mais en distinguant plutôt ce qui est d’ordre strictement spirituel, inviolable, et ce qui peut être adapté aux circonstances. Selon lui, un évêque pouvait prêter fidélité au souverain, et recevoir l’anneau de l’Eglise ; c’est cette position qui prévalut peu à peu.

En 1095, il était au concile de Clermont, en présence du pape, qui lançait son appel pour la croisade ; en 1096, à celui de Tours, toujours avec le pape.

En 1100, nouvel épisode d’investiture d’évêque, concernant le siège de Beauvais. Le roi y avait promu un de ses sbires, que le pape désavoua sur l’intervention d’Yves.

Après le règlement de la situation matrimoniale du roi, qu’on a vue plus haut, Yves reçut à Chartres la visite du nouveau pape (Pascal II), à Pâques 1107, mais Yves était désormais malade et ne put assister au concile de Troyes. 

Il intervint encore auprès du roi d’Angleterre, pour le persuader d’accepter les décisions des conciles au sujet des investitures, mais c’est surtout saint Anselme qui ramena le roi à la raison.

A la mort du roi, Yves conseilla à Louis le Gros de se faire sacrer sans tarder, à Orléans, ce qui déplaisait au clergé de Reims, mais Louis suivit le conseil d’Yves et resta en bons termes avec l’Eglise.

En 1111-1112, il intervint encore pour calmer le climat difficile entre l’empereur d’Allemagne et le pape et qui ne fut apaisé qu’au concordat de Worms en 1122.

Yves de Chartres mourut le 23 décembre 1116, et fut l’objet d’une immédiate vénération.

Son culte a été confirmé en 1570.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 23:05

Yi Yŏn-hŭi Maria

1804-1839

 

Maria était née à Seoul (Corée sud) en 1804. C’était l’épouse du martyr Nam Myŏng-hyŏk Damiano (voir au 24 mai).

Cette femme à la forte volonté et très intelligente avait l’habitude courageuse de recevoir chez elle l’évêque Laurent Imbert (voir au 21 septembre) et en général les missionnaires, ainsi que les fidèles, pour soigner les uns, exhorter les autres, tout cela avec grâce et la plus simple modestie.

Elle fut arrêtée en 1839, mise en prison et maltraitée. Elle reprocha sévèrement à ces hommes leurs manières si indélicates, mais quand son époux lui rappela qu’un Catholique doit mourir comme un agneau docile, elle supporta sans se plaindre tout ce qu’on lui imposa comme traitements pénibles et grossiers.

On avait mis son fils dans une cellule proche et on le torturait aussi ; Maria entendait ses cris et les gardiens lui disaient quelles tortures on infligeait à son fils. On espérait ainsi faire apostasier l’un ou l’autre, mais l’unique crainte de Maria était que son fils cédât aux tortures et reniât sa foi. Toutefois elle se rassura par la pensée que toutes ces souffrances étaient pour la gloire de Dieu ; tout ce qu’elle désirait, c’était le Ciel. Elle fut durement battue.

Ensuite, le récit ne donne pas d’autres détails sur ce garçon.

Maria fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 23:04

Yi Chŏng-hŭi Bareubara

1799-1839

 

Bareubara (Barbara) était née à Pongch’ŏn (Sihŭng, Kyŏnggi, Corée sud) en 1799. 

C’était la fille de Hŏ Kye-im Magdallena (voir au 26 septembre), la sœur de Yi Yŏng-hŭi Magdallena (voir au 20 juillet) et la tante de Yi Bareubara (voir au 27 mai).

Née en 1799, elle montra dès sa jeunesse une foi inébranlable et une ferme volonté.

Quand son père voulut la donner en mariage à un païen, elle simula des maux de jambes et, pendant trois années, resta assise ou couchée par-terre. L’homme perdit patience et en épousa une autre. Bareubara alors épousa un Catholique.

Mais son mari mourut deux ans après, et la jeune veuve retourna chez ses parents, puis alla vivre avec sa sœur Yi Yŏng-hŭi Magdallena à Seoul chez sa tante, Yi Teresa.

Elle fut arrêtée en 1839 et supporta très courageusement toutes les tortures qu’on lui infligea dans le but de la faire apostasier.

Bareubara fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 22:31

Ya’Qūb Melkī

1858-1915

 

Ya’Qūb vit le jour en 1858 à Kalaat Mara (Mardin, Turquie ottomane), dans une famille orthodoxe syriaque.

En 1868, il entra au monastère de Saffron, où il étudia la théologie, ainsi que les langues syriaque, arabe et turque. Il devait déjà les parler, mais il les approfondit.

En 1878, il fut ordonné diacre et chargé de cours dans l’école du monastère.

Son étude, son amour de la Vérité, le poussèrent à se rapprocher de l’Eglise catholique. Il rejoignit le monastère syro-catholique de Charafe en 1879. En 1883 il fut ordonné prêtre à Alep et fit partie de la communauté Fraternité de Saint-Ephrem. Il prit le nom de Flavien Michel (Flaby’anūs Mykh’ayl).

Pendant une douzaine d’années, il exercera le ministère pastoral dans divers villages de Tur Abdin, mais en 1895, un courant anti-catholique aboutira au saccage et à l’incendie de son église et de son presbytère ; sa mère  fut assassinée ainsi que divers membres de la paroisse.

Courageusement, les années suivantes, il collaborera à la reconstruction de ces villages.

Son activité était appréciée ; en 1897, il fut nommé chorévêque et vicaire épiscopal de Mardin et Gazarta (actuelle Czire).

En 1899 il fut nommé éparque de Gazireh ; en 1913, il fut consacré évêque.

En été de 1915, Mgr Melkī tenta par tous les moyens de protéger les populations menacées de massacre. Il revint d’urgence à Gazarta prévenir les chrétiens de s’enfuir à temps, car beaucoup avaient refusé de partir, malgré les avertissements des dirigeants locaux. Mgr Melkī vendit tout ce qu’il avait de précieux, même des ornements liturgiques, pour aider les plus pauvres.

On lui conseilla de s’enfuir ; il refusa d’abandonner ses brebis en danger.

Le 28 août 1915, il fut arrêté avec l’évêque chaldéen Philippe-Jacques Abraham. Sommés de passer à l’Islam, ils choisirent le martyre. Mgr Abraham fut abattu d’un coup de fusil ; Mgr Melkī fut battu jusqu’à perdre connaissance, puis fut décapité à Czire, le 29 août 1915.

 

Un siècle plus tard, jour pour jour, Mgr Flavien-Michel Melkī fut proclamé bienheureux.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 23:00

Yolanda de Pologne

1235-1298

 

Yolanda de Pologne vit le jour en 1235 à Esztergom (Hongrie N), à la frontière entre ce pays et la Pologne, où allait s’accomplir sa destinée.

C’était la fille de Bela IV, roi de Hongrie, un tertiaire franciscain, et de Maria Laskaris, qui eurent dix enfants, parmi lesquels : sainte Kinga (ou Cunégonde, v. 24 juillet), sainte Margit de Hongrie (v. 18 janvier).

Signalons aussi qu’elle était la nièce de sainte Elisabeth de Hongrie (v. 17 novembre), la petite-nièce de sainte Hedwige (v. 15 octobre), et descendait des rois de Hongrie saint Etienne (István, v.15 août) et saint Ladislaw (László, v. 30 juin). 

Appartenir à une telle lignée est une bénédiction, à laquelle Yolanda sut répondre avec générosité.

A cinq ans, elle fut confiée à sa sœur aînée, Cunégonde, qui avait épousé le roi de Pologne, Boleslas le Chaste ; sous les bons exemples de ce pieux souverain et de sa sainte épouse, Yolanda grandit dans la crainte de Dieu et, en 1257, épousa avec bonheur un autre Boleslas, duc de Kalisz, dit le Pieux.

Les deux époux rivalisèrent dans l’amour de Dieu et les bonnes œuvres ; Yolanda (devenue en Pologne Helen), s’occupa activement des pauvres, des malades, des monastères, toujours soutenue et encouragée par son époux.

Ils eurent trois filles : Elisabeth, qui épousa le Duc de Legnica ; Hedwig, qui épousa Władysław 1er de Pologne ; Anna, qui fut religieuse clarisse à Újszandec (auj. Nowy Sącz en Pologne).

Devenue veuve en 1279, elle rejoignit Cunégonde, veuve elle aussi, auprès de sa fille à Újszandec. A la mort de Cunégonde (1292), Yolanda alla chez les Clarisses de Gniezno, qui avaient été fondées par son mari, et qui l’élirent pour leur abbesse. Elle mourut le 11 juin 1298.

Le culte de la bienheureuse Yolanda fut approuvé, selon certains au 17e siècle, selon d’autres en 1827.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 23:00

Yves Helory de Kermartin

1253-1303

 

Ewan Helory vit le jour le 17 octobre 1253 au manoir de Kermartin, dans la paroisse de Minihy-Tréguier, d’un humble gentilhomme et d’une mère fort pieuse. Il eut une sœur.

Le prénom, Ewan, qu’il reçut au baptême a suscité beaucoup de commentaires et d’hypothèses. C’est un prénom à mille variantes, qu’on retrouvera sur internet ; pourquoi ce prénom ne pourrait-il pas dériver d’une forme altérée de Ioannes, comme Ivan en russe ? Le fait est que c’est à partir d’Ewan qu’on a fabriqué le nom latin Yvo, à son tour retraduit Yves en français.

Jusqu’à quatorze ans, Yves étudia avec un compatriote, Jean de Kerhoz puis, quand l’élève eut acquis la science du professeur, ils allèrent tous deux à Paris, où Yves étudiera en plus la théologie. Yves et Jean se dirigèrent ensuite à Orléans pour le droit.

Travailleur, Yves se démarqua vite de ses confrères bruyants. Il travaillait, il priait, impressionnant ses camarades par sa douceur et son innocence.

Ce fut au point qu’en 1280, il fut nommé official (c’est-à-dire juge ecclésiastique) à Rennes, alors qu’il n’avait que vingt-sept ans et n’était pas prêtre.

Avec ses modestes rentes, il hébergeait deux orphelins, se contentant de coucher sur un maigre grabat. Quand l’évêque de Tréguier l’apprit, il appela Yves pour être son official, lui faisant attribuer un bénéfice ecclésiastique, de sorte qu’Yves dut, par obéissance, accepter d’être ordonné prêtre.

L’activité juridique d’Yves est légendaire, et lui a valu d’être le céleste protecteur des avocats et des membres du barreau. Le trait dominant du saint Avocat, était avant tout de réconcilier les parties opposées, se faisant d’abord le protecteur du bon droit, même contre les puissants.

A partir de 1290, insatisfait de ses habituelles mortifications, Yves abandonna aussi ses habits soignés pour se contenter de la plus simple bure et de chaussures grossières. 

Son manoir de Kermartin devint une auberge où il accueillait chaque nuit les pauvres et les pèlerins de passage, tandis qu’il dormait à l’étage sur un peu de paille, la tête sur deux livres.

Yves fut curé de Tredrez, puis, plus proche, de Louannec, une paroisse qu’il dut faire émerger d’un niveau de grand abandon spirituel. Yves poussa l’audace jusqu’à célébrer la Messe en breton, et non en latin. Il prêcha beaucoup en divers endroits du diocèse.

Vers 1297, il renonça à sa charge d’official et, en 1298, se retira dans son manoir de Kermartin. En 1302, il voulut encore faire un pèlerinage à Saint-Renan (Quimper), dont il revint épuisé. Le 15 mai 1303, il célébra la messe pour la dernière fois. Il s’éteignit au matin du dimanche 19 mai 1303.

Bien sûr, la piété populaire le canonisa sans attendre et l’on se partagea ses reliques. Le procès de canonisation officiel s’ouvrit en 1330, la canonisation eut lieu en 1347. Voici comment commence la bulle papale de canonisation : 

Le doux créateur des astres, qui, dans sa grande clémence, illumine la succession des siècles, a daigné jeter une clarté nouvelle sur ce temps où le monde vieillissant accélère son déclin vers le dernier des soirs ; le Père des lumières, Orient de l'éternelle lumière, admirable splendeur, a fait surgir de l'extrémité de l'Occident, je veux dire de la Bretagne, une étoile matinale qui ne s'éteindra pas. L'unique soleil a fait surgir un soleil reflétant dès maintenant sa propre lumière.

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